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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La d&#233;brouille en temps de crise</title>
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		<dc:creator>Tiphaine Gu&#233;ret</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Dans les squats et les bidonvilles de Marseille, pr&#232;s d'un millier de Roms vivotent au rythme des expulsions. D&#233;j&#224; pr&#233;caire, leur quotidien a &#233;t&#233; boulevers&#233; par le confinement. Trente-quatre. C'est le nombre de bidonvilles et de squats marseillais dans lesquels des centaines de Roms &#8211; et des dizaines d'autres personnes originaires d'Europe de l'Est &#8211; se bricolent une vie. Depuis 2003, Caroline Godard, salari&#233;e de Rencontres Tziganes, une association qui lutte pour le respect de leurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no187-mai-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;187 (mai 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Elena-Barsan" rel="tag"&gt;Elena Barsan&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Barsan" rel="tag"&gt;Barsan&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les squats et les bidonvilles de Marseille, pr&#232;s d'un millier de Roms vivotent au rythme des expulsions. D&#233;j&#224; pr&#233;caire, leur quotidien a &#233;t&#233; boulevers&#233; par le confinement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3343 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH400/-1533-bcdb9.jpg?1782645403' width='500' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Trente-quatre. C'est le nombre de bidonvilles et de squats marseillais dans lesquels des centaines de Roms &#8211; et des dizaines d'autres personnes originaires d'Europe de l'Est &#8211; se bricolent une vie. Depuis 2003, Caroline Godard, salari&#233;e de Rencontres Tziganes, une association qui lutte pour le respect de leurs droits, tente de tenir les comptes : &#171; &lt;i&gt;Actuellement, 950 personnes sont r&#233;parties sur ces diff&#233;rents sites.&lt;/i&gt; &#187; Elle &#233;num&#232;re : &#171; &lt;i&gt;Il y a le squat de la place Cazemajou, le plus gros, avec 250 personnes ; le bidonville sous l'&#233;changeur de Frais-Vallon, o&#249; vivent une soixantaine de personnes ; le squat du chemin de la Madrague-Ville o&#249; ils sont une quarantaine. Et puis tous les autres.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La liste est longue et &#224; chaque expulsion, chaque incendie, un bidonville de moins c'est un squat de plus &#8211; et &lt;i&gt;vice versa&lt;/i&gt;. Ici, rien ne se perd, rien ne se cr&#233;e, tout se transforme. Mais quand la pand&#233;mie s'est d&#233;clar&#233;e et que le confinement a &#233;t&#233; d&#233;cr&#233;t&#233;, tout le monde &#233;tait inquiet.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un robinet pour 250 personnes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;C'est un peu compliqu&#233; de demander aux gens de se laver les mains quand ils n'ont pas d'eau&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;, ironise Caroline Godard. &#192; force de ferrailler dans ce sens, ses coll&#232;gues et elle viennent d'obtenir l'installation de points d'eau sur presque tous les lieux de vie. Au squat de Cazemajou, o&#249; Elena Barsan vit avec son mari et ses trois enfants, il y avait d&#233;j&#224; un robinet : &#171; &lt;i&gt;C'est bien, mais on est 250 et forc&#233;ment tout le monde met ses doigts dessus&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;, constate la trentenaire arriv&#233;e de Roumanie en 2014. Pour d&#233;sinfecter les lieux, chacun y va de son huile de coude : &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui trois familles ont lav&#233; le sol et le trottoir avec le tuyau d'eau et la javel.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du confinement, Elena Barsan craignait surtout le manque de nourriture : &#171; &lt;i&gt;Ici, plus personne n'a de travail : on ne peut plus r&#233;cup&#233;rer la ferraille ou d'autres objets dans la rue, sinon on risque d'&#234;tre infect&#233;s. De toute fa&#231;on on ne peut plus rien vendre.&lt;/i&gt; &#187; Rapidement, des distributions de colis alimentaires ont &#233;t&#233; organis&#233;es par des associations et des ch&#232;ques-services viennent d'&#234;tre distribu&#233;s par l'&#201;tat : &#171; &lt;i&gt;On peut enfin acheter de la farine, de l'huile et tout ce qu'il faut&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;jouit la r&#233;sidente de Cazemajou.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;L'adaptation, chacun conna&#238;t&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Avant le confinement, les enfants d'Elena Barsan, &#226;g&#233;s de 4, 13 et 16 ans, allaient quotidiennement en classe : &#171; &lt;i&gt;Maintenant, je discute avec les profs sur WhatsApp pour savoir ce qu'il y a &#224; faire&lt;/i&gt; &#187;, raconte leur m&#232;re. Mais &#224; cinq dans la m&#234;me pi&#232;ce, pas toujours simple de se concentrer. Jane Bouvier, fondatrice de l'association L'&#201;cole au pr&#233;sent, qui suit quatre cents enfants dont une grande majorit&#233; de Roms, ne semble pourtant pas inqui&#232;te : &#171; &lt;i&gt;Beaucoup de mamans se d&#233;placent dans les &#233;tablissements pour r&#233;cup&#233;rer les cours quand elles n'ont pas internet et certains professeurs se rendent sur les lieux de vie.&lt;/i&gt; &#187; C'est que les familles en ont vu d'autres : au gr&#233; des expulsions, les enfants ont souvent &#233;t&#233; ballott&#233;s d'&#233;cole en &#233;cole. Alors l'adaptation, chacun conna&#238;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'adaptation ? Le concept semble par contre avoir &#233;chapp&#233; &#224; certains policiers. M&#234;me dans cette situation exceptionnelle, il en est qui ne freinent pas leur z&#232;le : &#171; &lt;i&gt;Dans le quartier de Saint-Antoine, la police a demand&#233; &#224; des familles de partir, alors qu'elles vivaient sur un parking&lt;/i&gt; &#187;, rapporte Caroline Godard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cet &#233;pisode tristement banal, la travailleuse associative s'inqui&#232;te pour les personnes &#224; la sant&#233; vuln&#233;rable vivant sur les bidonvilles et dans les squats : &#171; &lt;i&gt;Des chambres d'h&#244;tel ont parfois &#233;t&#233; mises &#224; disposition, mais d&#232;s qu'il y a une famille avec plus de trois enfants, il n'y a plus rien de pr&#233;vu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Tiphaine Gu&#233;ret&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'uranium, c'est pas de la tarte</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-uranium-c-est-pas-de-la-tarte</link>
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		<dc:date>2019-03-11T12:46:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tiphaine Gu&#233;ret</dc:creator>


		<dc:subject>David Giancatarina</dc:subject>
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		<dc:subject>Caroline</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
		<dc:subject>Yellow Cake</dc:subject>
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		<dc:subject>Yellow</dc:subject>
		<dc:subject>Cake</dc:subject>
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		<dc:subject>Photo David</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Illustratrice fid&#232;le de CQFD, Caroline Sury se penche, dans Yellow Cake &#8211; une exposition pr&#233;sent&#233;e &#224; Marseille jusqu'au 22 d&#233;cembre &#8211; sur l'extraction d'uranium au Niger. Une catastrophe &#233;cologique et humaine d&#233;clench&#233;e par la France. Avec Yellow Cake, Caroline Sury et Ludovic Ameline font moins r&#233;f&#233;rence &#224; la p&#226;tisserie fine qu'&#224; une tambouille extractiviste &#224; laquelle on go&#251;te peu. Le terme d&#233;signe en fait la p&#226;te jaune vif qui constitue l'une des &#233;tapes de la transformation de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no171-decembre-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;171 (d&#233;cembre 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/David-Giancatarina" rel="tag"&gt;David Giancatarina&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline" rel="tag"&gt;Caroline&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury-5008" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yellow-Cake" rel="tag"&gt;Yellow Cake&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Photo-David" rel="tag"&gt;Photo David&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Illustratrice fid&#232;le de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, Caroline Sury se penche, dans &lt;i&gt;Yellow Cake &lt;/i&gt;&#8211; une exposition pr&#233;sent&#233;e &#224; Marseille&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; la Galerie Porte Avion, au 96, boulevard de la Lib&#233;ration (Marseille 4e).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; jusqu'au 22 d&#233;cembre&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&#8211; sur l'extraction d'uranium au Niger. Une catastrophe &#233;cologique et humaine d&#233;clench&#233;e par la France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2839 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/-1091-7042c.jpg?1782749393' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo David Giancatarina
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;A&lt;/span&gt;vec &lt;i&gt;Yellow Cake&lt;/i&gt;, Caroline Sury et Ludovic Ameline font moins r&#233;f&#233;rence &#224; la p&#226;tisserie fine qu'&#224; une tambouille extractiviste &#224; laquelle on go&#251;te peu. Le terme d&#233;signe en fait la p&#226;te jaune vif qui constitue l'une des &#233;tapes de la transformation de l'uranium en combustible nucl&#233;aire. Utilisant des supports et mat&#233;riaux divers (plaques m&#233;talliques, tissu, peinture phosphorescent...), &lt;i&gt;Yellow Cake&lt;/i&gt; renvoie aussi &#224; &#171; &lt;i&gt; la part du g&#226;teau telle que les &#233;conomistes la sch&#233;matisent pour mat&#233;rialiser des statistiques&lt;/i&gt; &#187;. Pour Caroline Sury, cette exposition &#171; &lt;i&gt;s'appr&#233;hende comme une irradiation au c&#339;ur d'un fait soci&#233;tal de confrontation des populations &lt;/i&gt;[...]&lt;i&gt; &#224; la mondialisation, li&#233;e aux int&#233;r&#234;ts des puissances &#233;conomiques&lt;/i&gt; &#187;. Une interpellation des consciences, en somme, qui ne doit pas pour autant faire oublier l'aspect artistique de la d&#233;marche : &#171; &lt;i&gt;Au-del&#224; de l'orientation politique, nous sommes en pr&#233;sence de formes et mati&#232;res nourrissant des propositions plastiques multiples. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2840 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH698/-1092-c46d8.jpg?1782703559' width='500' height='698' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo David Giancatarina
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les deux artistes ont choisi d'articuler leur travail autour de la cit&#233; mini&#232;re d'Arlit, situ&#233;e dans la r&#233;gion d'Agadez, au nord-est du Niger. Sortie de terre en 1969, la ville a &#233;t&#233; construite de toutes pi&#232;ces apr&#232;s la d&#233;couverte d'un profond gisement d'uranium. D&#232;s le d&#233;but, c'est la Cogema (Compagnie g&#233;n&#233;rale des mati&#232;res atomiques) qui s'octroie les droits d'exploitation. La multinationale, plus connue sous le nom d'Areva, s'appelle aujourd'hui Orano. L'&#201;tat fran&#231;ais en est le principal actionnaire. Au Niger comme ailleurs, la course &#224; l'uranium provoque des d&#233;sastres &#233;cologiques et sanitaires. Extr&#234;mement gourmande en eau, l'extraction de ce minerai ne se contente pas de pomper les nappes fossiles : elle pollue ces r&#233;serves de fa&#231;on quasi d&#233;finitive. Un scandale environnemental qui se double ici d'une catastrophe humanitaire. Les Touaregs qui vivaient l&#224; endossent aujourd'hui le costume des r&#233;fugi&#233;s. D&#233;poss&#233;d&#233;s de leur terre, ils n'ont re&#231;u aucune compensation. Et se trouvent donc, d&#233;nonce Caroline Sury, confront&#233;s &#224; &#171; &lt;i&gt; un choix permanent : prendre les armes ou devenir mineurs pour Areva &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Tiphaine Gu&#233;ret&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; la Galerie Porte Avion, au 96, boulevard de la Lib&#233;ration (Marseille 4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; R&#234;ver o&#249; personne n'a r&#234;v&#233; ! &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Rever-ou-personne-n-a-reve</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Rever-ou-personne-n-a-reve</guid>
		<dc:date>2018-05-10T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Goby</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Mickomix</dc:subject>
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		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>Caroline</dc:subject>
		<dc:subject>bo&#238;te</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;marre fort</dc:subject>
		<dc:subject>bo&#238;tes</dc:subject>
		<dc:subject>CMA CGM</dc:subject>
		<dc:subject>Michel Fallah</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Octobre 2017 : Marseille accueille le Salon des entrepreneurs. Le Chien rouge m'a demand&#233; d'y faire un tour, pour voir ce que &#171; la startup nation &#187; ch&#232;re &#224; Macron pensait de la fain&#233;antise. Cerise sur le CAC 40, je devais ramener le t&#233;moignage d'un dirigeant gratin&#233;. Un vrai. &#171; Un cost-killer, mon petit Totof &#187;, a pr&#233;cis&#233; le r&#233;dac-pas-chef. &#171; Affirmatif &#187;, j'ai r&#233;pondu. D&#232;s l'entame, &#231;a d&#233;marre fort. &#171; Les Fran&#231;ais ne sont pas pr&#234;ts &#224; en finir avec les CDI &#187;, regrette Jonathan, jeune (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no159-novembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;159 (novembre 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mickomix" rel="tag"&gt;Mickomix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il-faut" rel="tag"&gt;qu'il faut&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline" rel="tag"&gt;Caroline&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/boite" rel="tag"&gt;bo&#238;te&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/demarre-fort" rel="tag"&gt;d&#233;marre fort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/boites" rel="tag"&gt;bo&#238;tes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CMA-CGM" rel="tag"&gt;CMA CGM&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Michel-Fallah" rel="tag"&gt;Michel Fallah&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Octobre 2017 : Marseille accueille le Salon des entrepreneurs. Le Chien rouge m'a demand&#233; d'y faire un tour, pour voir ce que &#171; la startup nation &#187; ch&#232;re &#224; Macron pensait de la fain&#233;antise. Cerise sur le CAC 40, je devais ramener le t&#233;moignage d'un dirigeant gratin&#233;. Un vrai. &#171; &lt;i&gt;Un cost-killer, mon petit Totof&lt;/i&gt; &#187;, a pr&#233;cis&#233; le r&#233;dac-pas-chef. &#171; &lt;i&gt;Affirmatif&lt;/i&gt; &#187;, j'ai r&#233;pondu.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s l'entame, &#231;a d&#233;marre fort. &#171; &lt;i&gt; Les Fran&#231;ais ne sont pas pr&#234;ts &#224; en finir avec les CDI&lt;/i&gt; &#187;, regrette Jonathan, jeune auto-entrepreneur muscl&#233;. Lui, oui. Sept ans de petits boulots et un passage par l'arm&#233;e l'ont convaincu que l'entreprise constituait le bon chemin, la &lt;i&gt;good way&lt;/i&gt;, pour un &lt;i&gt;business plan&lt;/i&gt; de combat. &#201;chaud&#233; par l'entreprise traditionnelle, il est heureux de monter sa bo&#238;te. En plus, s'enthousiasme-t-il, Jupiter &#171; &lt;i&gt;a rehauss&#233; le plafond&lt;/i&gt; &#187; du statut d'auto-entrepreneur. D'ailleurs, lui le dit tout net : il a vot&#233; pour le fringant pr&#233;sident, notamment pour son &#171; &lt;i&gt;c&#244;t&#233; jeune, actif&lt;/i&gt; &#187;. Voire super actif. Sa proposition de faire b&#233;n&#233;ficier du ch&#244;mage les d&#233;missionnaires ? &#171; &lt;i&gt;C'est bien, mais tout le monde va se barrer. Beaucoup de gens ne sont pas heureux au travail.&lt;/i&gt; &#187; Sans d&#233;c' ? Soit dit en passant, ce rejeton d'un p&#232;re fonctionnaire et d'une m&#232;re salari&#233;e trouve Xavier Niel formidable. Et tant pis si le patron de Free r&#233;duit les co&#251;ts (mais pas les coups) sur les salaires. Moins d'espace dans un bureau, &#231;a fait gagner de l'argent, ajoute Jonathan, partisan d'un management agressif.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1986 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH285/-274-164bf.jpg?1782641024' width='400' height='285' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Mickomix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;The Place to be&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jonathan est loin d'&#234;tre isol&#233; : ici, les sp&#233;cimens de son esp&#232;ce pullulent, amalgam&#233;s en grappes &#233;parses autour des stands archi-bond&#233;s de Google ou de Facebook, leur enthousiasme en bandouli&#232;re. Les seuls &#224; g&#226;cher l'ambiance sont les commerciaux du journal &lt;i&gt;has been&lt;/i&gt; (communiste, donc dans la mouise) &lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;. Eux font grise mine, pas assez &#171; startup nation &#187; &#224; l'&#233;vidence&#8230; Ne m'attardant pas avec ces losers, je file vers le stand Business France o&#249; je ne vois &#8211; c'est une honte ! &#8211; aucun portrait de la ministre Muriel P&#233;nicaud. Cette bo&#238;te sert pourtant &#224; promotionner la France &lt;i&gt;everywhere&lt;/i&gt;, &#224; Las Vegas comme &#224; Vierzon. Objectif : booster les PME pour qu'elles sortent du cash. &#202;tre &lt;i&gt;on the place to be&lt;/i&gt;, qu'ils proclament. Je dois y &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; droite, je jette un &#339;il sur le coin des Scops et des bo&#238;tes pour petits capitalistes. Ceux-l&#224; sont des gagne-petit : ils te proposent de v&#233;g&#233;ter dans un capitalisme de seconde zone, d'ouvrir un bar &#224; eau en Bretagne ou un restaurant &#224; hu&#238;tres dans l'Est. L'important consiste &#224; faire croire que tout le monde y croit. Pas gagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je progresse dans les all&#233;es avec une &#233;trange sensation de vide. Au Salon des entrepreneurs, on ressent vite l'impression d'un brassage de vent g&#233;n&#233;ralis&#233;, entre les bo&#238;tes qui agissent comme des sangsues et celles qui vendent des services inutiles. Du coup, c'est truff&#233; de jeunes qui se ventilent d'un stand futile &#224; une conf&#233;rence guignolesque. En bon mouton, je les suis. Droit vers une conf&#233;rence qui s'intitule pompeusement : &#171; Management, agilit&#233;, innovation, quels sont les secrets des startups qui explosent ? &#187; P&#244;le emploi ayant canard&#233; l'invit' dans les bo&#238;tes mail des &#233;loign&#233;s de l'emploi, c'est plein &#224; craquer d'esp&#233;rants au travail. Des jeunes Espoirs, comme on dirait aux C&#233;sars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conf&#233;-rance au sommet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour t&#234;te d'affiche, il devait y avoir l'h&#233;ritier de CMA CGM (une bo&#238;te de containers, &lt;i&gt;Inception&lt;/i&gt; n'est pas loin). Super ! Mais pas de bol : Monsieur est absent. Qu'&#224; cela ne tienne, six entrepreneurs sont bien l&#224;, dont la moiti&#233; conseille les autres. Premi&#232;re conqu&#233;rante : Mathilde de Pouzic, de Hellocare. Un service m&#233;dical, comme son nom l'indique, qui permet de parler &#224; un m&#233;decin en ligne. 29 &#8364; la consultation pour savoir &#224; tout moment comment se perce un bouton sur le nez. G&#233;nial. Si ce n'est pas un service de sangsue, &#231;a y ressemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En seconde pr&#233;tendante, la pimpante Caroline Pailloux, qui sourit comme on lui a appris chez les s&#339;urs. Elle vend gentiment les conseils de ma grand-m&#232;re : dire bonjour, &#234;tre poli, &#171; r&lt;i&gt;egarder dans le r&#233;troviseur&lt;/i&gt; &#187;, ne pas d&#233;penser ce qu'on n'a pas. Passionnant. Et tout le contraire du fonctionnement du grand capital (plus on a de dettes, plus on devient le cr&#233;ancier de nos pr&#234;teurs et, plus on domine). Sa bo&#238;te de recrutement va t'acc&#233;l&#233;rer, c'est le nouveau mot &lt;i&gt;not in english&lt;/i&gt; qui est prononc&#233; environ 200 fois en une heure. Caroline sait se positionner &#224; la &lt;i&gt;place to be&lt;/i&gt;, mais aussi prendre du plaisir, r&#233;ussir et trouver du sens dans son activit&#233;. Dans sa bo&#238;te, ils s&#233;lectionnent des p&#233;quenots entrepreneuriaux, les connectent &#224; des startups sans cash, et leur apprennent le &lt;i&gt;how to&lt;/i&gt;. Apr&#232;s ils les collent sur un &lt;i&gt;rooftop&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Toit-terrasse, concept tr&#232;s en vogue.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#224; Paris. Et s'ils ont bien suivi toutes ces &#233;tapes, ils deviennent naturellement pr&#233;sident de la R&#233;publique, avec un sourire Colgate. Pas une paillasse de fain&#233;ant &#224; dormir dans une calanque un apr&#232;s-midi de juin apr&#232;s une cuite au Pernod.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me larron s'appelle Michel Fallah, fondateur de Smart Fret. On sent qu'il a d&#233;croch&#233; la timbale, le gonze, et pas qu'une fois. Il sourit de toutes ses dents. Prend des poses. Se pavane comme un possesseur de ticket gagnant. Et pour cause : il a s&#233;duit CMA CGM, le transporteur de containers, lui fourguant une application pour tracer ses grosses bo&#238;tes. Ignare comme tu l'es, tu ne le savais pas, mais c'est super angoissant de ne pas conna&#238;tre l'emplacement de ton container dans ce putain d'oc&#233;an. &#171; O&#249; se trouve ma cargaison ? &#187;, stressent ses clients. Heureusement, ils peuvent consulter Hellocare si leur mental flanche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'acc&#233;l&#233;ration sans fin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plateau, un Jean-Michel Apathie de belle prestance saute sur tous les mots-cl&#233;s qu'on lui pr&#233;sente. Une d&#233;licieux concours de perroquets commence : &#171; &lt;i&gt;Il faut r&#234;ver o&#249; personne n'a r&#234;v&#233;&lt;/i&gt; &#187;, lance Patrick Siri, qui lui aussi acc&#233;l&#232;re les startupers. St&#233;phane Soto, de La French Tech, imitant le c&#233;g&#233;tiste Philippe Martinez, appelle &#224; une convergence public-priv&#233; pour acc&#233;l&#233;rer l'&#233;conomie. Et allez donc&#8230; &#224; une telle vitesse, il est conseill&#233; d'enfiler un casque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas dans l'ambiance, J&#233;r&#244;me Allary, ing&#233;nieur conseil (autrement dit, comptable) chez BDO, douche tout le monde avec des bilans et des chiffres. Il ne fait pas r&#234;ver (et surtout pas &#171; o&#249; personne n'a r&#234;v&#233; &#187;). R&#233;sultat, St&#233;phane Soto se r&#233;veille pour expliquer &#171; &lt;i&gt;qu'il faut sortir de sa zone de confort&lt;/i&gt; &#187;. Patrick Siri rench&#233;rit : &#171; &lt;i&gt;L'inconstance est une vertu pour l'entrepreneur. Il faut changer d'avis.&lt;/i&gt; &#187; Pas en reste, Mathilde de Pouzic ne peut s'emp&#234;cher de filer la m&#233;taphore : &#171; &lt;i&gt;Il faut changer de route en pilote virtuose des courses.&lt;/i&gt; &#187; Puis Caroline, probable &#233;pouse d'un dentiste, parle de pivots : &#171; &lt;i&gt;Savoir pivoter est essentiel. Pourquoi se lever le matin alors que le march&#233; ne nous suit plus ?&lt;/i&gt; &#187; Navigateur d'&#233;lite, Michel Fallah estime &#224; son tour &#171; &lt;i&gt;qu'il faut un cap, une vision, un besoin de marins qui vont prendre tous les vents.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Je vis des aventures passionnantes avec des vents violents&lt;/i&gt; &#187;, insiste le patron de la seule startup florissante du plateau. Ce n'est plus le salon des Entrepreneurs, c'est le Vend&#233;e Globe...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gens-l&#224; sont fascinants : porteurs d'une &#233;nergie d&#233;mente, ils empilent des monceaux de fadaises absconses sans jamais se d&#233;monter. Et le cirque continue : &#171; &lt;i&gt;Time to market&lt;/i&gt; &#187;, lance l'animateur avec une &#339;illade &#224; Mathilde. Caroline rappelle le r&#244;le des Early Adopters, tes premiers clients (en g&#233;n&#233;ral, des amis p&#233;t&#233;s de thunes ou qui ont le r&#233;seau). Ici, tout est affaire de r&#233;seau. On vient y chercher un carnet d'adresses qu'on va rappeler au &lt;i&gt;phone&lt;/i&gt; apr&#232;s. Le b.a.-ba du commerce se revend toujours deux fois. Si ce n'est pas cynique, c'est au moins fain&#233;ant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;puis&#233; par toute cette agitation entrepreneuriale, je tombe sur le salari&#233; d'un site de r&#233;f&#233;rencement. Lui d&#233;plore le manque d'&#233;nergie du cru phoc&#233;en : &#171; &lt;i&gt;&#192; Marseille, les gens sont peinards, ils ne se jettent pas sur notre questionnaire en ligne. Alors qu'&#224; Paris, c'&#233;tait la foire d'empoigne.&lt;/i&gt; &#187; Faut dire que Marseille, c'est bien connu, est terre d'incurables fain&#233;ants pr&#233;f&#233;rant jouer &#224; la p&#233;tanque en citant Pagnol que remplir des questionnaires. Et au sortir de ce Salon des patrons neuneus, ce bon vieux pr&#233;jug&#233; des familles a quelque chose de profond&#233;ment rassurant...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Toit-terrasse, concept tr&#232;s en vogue.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le resto-basket, de A &#224; (presque) Z</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-resto-basket-de-A-a-presque-Z</link>
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		<dc:date>2018-02-10T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Baptiste Alchourroun</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>Jacques</dc:subject>
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		<dc:subject>Tribulations d'un</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quitter un restaurant sans r&#233;gler la douloureuse ? Tout un art. Ici sous forme d'ab&#233;c&#233;daire : histoires v&#233;cues et &#233;change de techniques (plus ou moins) confirm&#233;es. Mais attention : si vous vous faites chopper, on niera toute responsabilit&#233;. A comme &#171; Argent &#187; Vous n'en avez pas, ou pas assez. Ou vous n'aimez pas en d&#233;penser. B comme &#171; Bouffe &#187; Mais vous avez faim. Solution : ne pas r&#233;gler la note. Ce qu'on appelle resto-basket, resquille ou addition volante. C comme &#171; Courir &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no157-septembre-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;157 (septembre 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jacques" rel="tag"&gt;Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/s-est" rel="tag"&gt;s'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline" rel="tag"&gt;Caroline&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/resto-basket" rel="tag"&gt;resto-basket&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fumer" rel="tag"&gt;fumer&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tribulations-d-un" rel="tag"&gt;Tribulations d'un&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quitter un restaurant sans r&#233;gler la douloureuse ? Tout un art. Ici sous forme
d'ab&#233;c&#233;daire : histoires v&#233;cues et &#233;change de techniques (plus ou moins) confirm&#233;es.
Mais attention : si vous vous faites chopper, on niera toute responsabilit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A comme &#171; Argent &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous n'en avez pas, ou pas assez. Ou vous n'aimez pas en d&#233;penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B comme &#171; Bouffe &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais vous avez faim. Solution : ne pas r&#233;gler la note. Ce qu'on appelle resto-basket, resquille ou addition volante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C comme &#171; Courir &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas obligatoire. Certains se barrent en courant comme des d&#233;rat&#233;s, d'autres partent discr&#232;tement, d'un pas innocent. Si vous optez pour la premi&#232;re solution, n'oubliez pas qu'on court moins vite apr&#232;s avoir bien bu et mang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2090 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH291/-368-13a53.jpg?1782647985' width='400' height='291' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D comme &#171; Dispositif &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un resto-basket r&#233;ussi demande un peu de planification. Jacques&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, qui a pas mal pratiqu&#233; &#224; Toulouse, reconna&#238;t ainsi toujours les lieux avant &#8211; avec une pr&#233;f&#233;rence pour les terrasses, dont il est plus facile de partir, et pour les &#233;tablissements d'angle. Organis&#233;, il va jusqu'&#224; planquer son v&#233;lo aux alentours, pour dispara&#238;tre plus vite : &#171; &lt;i&gt;G&#233;n&#233;ralement, je sors fumer une clope, et je marche jusqu'au coin de la rue. Puis je tape un sprint pour rejoindre mon v&#233;lo, je l'enfourche et bim, je ne suis plus l&#224;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E comme &#171; Enfoir&#233;s &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que dit le serveur en constatant votre fuite. C'est l&#224; que le b&#226;t blesse : l'addition est souvent retenue sur le salaire ou les
pourboires du serveur&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans 80% des cas, &#224; en croire la CGT Restauration.&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Une pratique pourtant interdite &#8211; l'article L.1331-2 du Code du travail stipule que l'employeur ne peut sanctionner financi&#232;rement son salari&#233;. Les restaurateurs se
justifient (mal) en pr&#233;tendant vouloir s'assurer que les serveurs ne les arnaquent pas et qu'ils gardent bien &#224; l'&#339;il les clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les serveurs n'aiment pas les pratiquants de resto-baskets. &#192; l'image de l'auteur du blog &#171; Tribulations d'un barman &#187;, qui leur adresse quelques mots&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; De l'art et la mani&#232;re du resto-basket &#187;, billet mis en ligne le 31 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;Non, ce n'est pas le chiffre d'affaires du restaurant que vous volez ; non, ce n'est pas une multinationale douteuse et sans scrupules. Mais bien les quelques pi&#232;ces&lt;/i&gt; [...] &lt;i&gt;que nous imaginions d&#233;j&#224; au fond de notre poche.&lt;/i&gt; &#187; Restauration, ton univers impitoyable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;F comme &#171; Fumer &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le resto-basket, il y a eu un avant et un apr&#232;s f&#233;vrier 2007 &#8211; date d'application de la loi interdisant de fumer dans les lieux publics. Depuis, les restaurateurs doivent tol&#233;rer les all&#233;es et venues de leurs clients. S'en griller une est ainsi devenu parfait pr&#233;texte pour mettre les voiles. Quitte &#224; pr&#233;parer le terrain, comme Jacques : &#171; &lt;i&gt;Je sors fumer une clope entre chaque plat ou verre. &#199;a habitue les serveurs &#224; me voir sortir, ils se m&#233;fient moins.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;G comme &#171; Griv&#232;lerie &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou la qualification juridique du resto-basket. Soit le fait de commander un service qu'on n'est pas en capacit&#233; ou qu'on refusera de payer. Un d&#233;lit th&#233;oriquement punissable de six mois d'emprisonnement et de 7 500 &#8364; d'amende. Dans la pratique, les restaurateurs appellent rarement les cond&#233;s. S'ils vous choppent, vous risquez surtout une copieuse engueulade avant de devoir r&#233;gler la douloureuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;H comme &#171; Habits &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux que vous abandonnerez &#224; votre table en sortant fumer une clope au moment du caf&#233;. Habile technique, expliqu&#233;e par Caroline, du haut de sa dizaine de resto-baskets (plus ou moins) r&#233;ussis : &#171; &lt;i&gt;L'id&#233;e, c'est de se pointer au restaurant avec des affaires dont tu te fiches ou trouv&#233;es dans la rue. Apr&#232;s avoir mang&#233;, tu sors cloper en laissant une vieille veste sur la chaise, un portefeuille vide sur la table, un jeu de cl&#233;s inutile ou un portable cass&#233;. En voyant tes affaires, le serveur ne s'inqui&#232;te pas &#8211; il pense que tu vas revenir...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;I comme &#171; Incitation &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les bonnes surprises, &#231;a existe. Pour Gaby, c'&#233;tait il y a vingt ans, dans un resto de Bayonne. &#171; &lt;i&gt; On &#233;tait cinq, les seuls clients de la salle. D&#232;s notre arriv&#233;e, le serveur nous a branch&#233;s : &#8220;La bouffe est crade, le patron est un connard, faut pas payer.&#8221; Et &#224; la fin du repas, il nous a fait sortir par la cuisine, en douce.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J comme &#171; Je ne paye pas &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L comme &#171; La moiti&#233; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne rien raquer, mais ne manger qu'une partie du plat. Petit bras ? Oui, mais sans risques, selon le blog &#171; Tribulations d'un barman &#187;. L'auteur revient ainsi sur le cas d'un couple tr&#232;s furtif : &#171; &lt;i&gt;Commande &#233;clair, deux cheeseburgers, une carafe d'eau, le moins de contacts possibles avec le staff. Plus invisible, tu t'effaces dans le n&#233;ant. Mais&lt;/i&gt; [le couple] &lt;i&gt;n'a mang&#233; que la moiti&#233; de ses plats. Avant de partir.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Qui soup&#231;onnerait qu'ils sont partis en laissant les assiettes &#224; demi pleines ? Pendant une heure, nous avons suppos&#233; qu'ils &#233;taient aux toilettes, en terrasse, dehors en train de fumer&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Pas con.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M comme &#171; Massif &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant voir les choses en grand. En mars dernier, un restaurateur espagnol a eu la surprise de voir les 100 convives attabl&#233;s dans son resto se lever et gagner leurs v&#233;hicules. Sans r&#233;gler la note de 2 000 &#8364;, se plaint le patron : &#171; &lt;i&gt;Ils ne sont pas sortis par petits groupes, mais tous &#224; la fois. Les employ&#233;s n'ont pas pu les retenir. On ne peut rien faire quand ils sont si nombreux.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N comme &#171; Nombreux &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas besoin d'&#234;tre 100 non plus. &#192; une dizaine, l'effet de nombre joue d&#233;j&#224;. &#192; l'image du seul resto-basket jamais effectu&#233; par Bastien, il y a une trentaine d'ann&#233;es &#224; Marseille. Souvenir : &#171; &lt;i&gt;Je tra&#238;nais alors avec une bande de rockeurs-motards sans le sou. On a d&#233;cid&#233; un jour de se faire un resto-basket, dans un &#233;tablissement trop cher pour nous. Avec nos d&#233;gaines, le patron a tout de suite flair&#233; l'embrouille... Il est m&#234;me venu nous expliquer qu'il avait du mal &#224; joindre les deux bouts &#8211; j'avais de la peine pour lui. &#192; la fin, on s'est quand m&#234;me tous tous ru&#233;s &#224; l'ext&#233;rieur, en explosant la porte au passage et en pi&#233;tinant le chien couch&#233; &#224; l'entr&#233;e&#8230; On a couru vingt m&#232;tres, puis on s'est mis &#224; marcher &#8211; qu'est-ce que le mec pouvait faire, de toute fa&#231;on ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;O comme &#171; Oh mince, j'ai oubli&#233; de payer ! &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que vous direz... si on vous attrape.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P comme &#171; Plaisir &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrast&#233;. C'est jouissif de jouer avec les r&#232;gles. De &#171; &lt;i&gt;commander les plats les plus chers, ceux que tu ne pourrais jamais te payer&lt;/i&gt; &#187;, note Caroline. Et de &#171; &lt;i&gt; prendre un grand coup d'adr&#233;naline au moment de t'enfuir&lt;/i&gt; &#187;, compl&#232;te Jacques. Mais le stress peut aussi g&#226;cher le plaisir. Caroline encore : &#171; &lt;i&gt; Je n'ai jamais vraiment profit&#233; d'un repas que j'avais pr&#233;vu de ne pas r&#233;gler. La perspective de la fuite plane tout au long, elle t'emp&#234;che de savourer.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Q comme &#171; Qualit&#233; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quitte &#224; prendre des risques, autant que &#231;a en vaille la peine. Pour Jacques, qui ne s'est jamais fait chopper, les resto-baskets sont l'occasion de fr&#233;quenter des &#233;tablissements qu'il ne pourrait pas se payer, &#171; &lt;i&gt;style t'as deux ou trois serveurs qui s'occupent de toi, et tu manges vraiment bien.&lt;/i&gt; &#187; Plus difficile quand l'addition est sal&#233;e ? &#171; &lt;i&gt;Pas forc&#233;ment. Ils sont tellement persuad&#233;s que le client est roi qu'ils n'imaginent pas que tu vas la leur faire &#224; l'envers.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R comme &#171; R&#233;torsion &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la bouffe n'est pas bonne, le resto-basket est un devoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S comme &#171; Standing &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas se faire chopper, mieux vaut la jouer cam&#233;l&#233;on. Et s'adapter au standing de l'&#233;tablissement, recommande Jacques : &#171; &lt;i&gt;S'il s'agit d'un bon resto, je repasse mes habits et mets une petite chemise. Rien de fou : les classes moyennes sup&#233;rieures ne se mettent pas sur leur 31 pour aller au resto... Il s'agit juste de bien pr&#233;senter, avec les bons codes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T comme &#171; Tr&#233;bucher &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; &#233;viter si vous partez en courant. Au risque sinon de prendre cher. Fabrice se souvient ainsi de pintes descendues en terrasse d'un bar touristique : &#171; &lt;i&gt;On &#233;tait une douzaine, on a descendu cinq bi&#232;res chacun. Avant de nous rendre compte que la pinte &#233;tait &#224; 8 &#8364;. On s'est motiv&#233;s pour partir en courant, mais on a renvers&#233; la table en nous levant. L'un d'entre nous s'est emm&#234;l&#233; les pattes dedans, les serveurs lui ont saut&#233; dessus. Il a d&#251; payer pour tout le monde, il y en avait pour 500 &#8364;...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;U comme Urgence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'urgence de fuir pour ne pas risquer d'y finir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;W comme WC&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'y cacher ? Mauvaise id&#233;e. On ne fuit pas aux toilettes. Tout au plus, on s'y barricade. Et encore... Ainsi de cette histoire v&#233;cue par Caroline : &#171; &lt;i&gt;J'&#233;tais avec une copine &#224; Barcelone, sans un rond. On va quand m&#234;me au resto, puis on d&#233;cide de se barrer en courant. Sauf que le patron nous poursuit. Et gagne peu &#224; peu du terrain. &#192; bout de souffle, on se r&#233;fugie dans un kebab et on s'enferme dans ses toilettes. Le mec &#233;tait de l'autre c&#244;t&#233;, &#224; taper sur la porte, il a bien fallu sortir&#8230; Il nous a ramen&#233;es &#224; son &#233;tablissement et on a r&#233;gl&#233; la note. Pas glorieux.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans 80% des cas, &#224; en croire la CGT Restauration.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://plumedecomptoir.wordpress.com/2016/07/31/de-lart-et-le-maniere-du-resto-basket/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;De l'art et la mani&#232;re du resto-basket&lt;/a&gt; &#187;, billet mis en ligne le 31 juillet 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du 123</title>
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		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
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&lt;p&gt;CQFD n&#176;123, en kiosque &#224; partir du 14 juin 2014. Num&#233;ro sp&#233;cial 20 pages. Les articles sont mis en ligne au fil de l'eau apr&#232;s la parution du CQFD d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... En une : all&#233;gorie de Garrincha par Caroline Sury. Le dossier : Foot populaire vs foot business A CQFD, tout le monde n'aime pas le foot, mais certains vont de temps &#224; autre gueuler &#171; aux armes ! &#187; dans les trav&#233;es du V&#233;lodrome. De toute fa&#231;on, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no123-juin-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;123 (juin 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde" rel="tag"&gt;monde&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bresil" rel="tag"&gt;Br&#233;sil&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline" rel="tag"&gt;Caroline&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury-5008" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sury" rel="tag"&gt;Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Coupe" rel="tag"&gt;Coupe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/foot-feminin" rel="tag"&gt;foot f&#233;minin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L107xH150/arton1277-1c33a.jpg?1782884639' class='spip_logo spip_logo_right' width='107' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;123, en kiosque &#224; partir du 14 juin 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Num&#233;ro sp&#233;cial 20 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no123-juin-2014'&gt;au fil de l'eau&lt;/a&gt; apr&#232;s la parution du &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En une : all&#233;gorie de Garrincha par &lt;a href=&#034;http://carolinesury.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le dossier : Foot populaire vs foot business&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, tout le monde n'aime pas le foot, mais certains vont de temps &#224; autre gueuler &#171; &lt;i&gt;aux armes !&lt;/i&gt; &#187; dans les trav&#233;es du V&#233;lodrome. De toute fa&#231;on, en vivant &#224; Marseille, qui peut ignorer cette r&#233;alit&#233; omnipr&#233;sente ou se contenter d'une posture id&#233;ologique anti-sport de bon aloi ? Nous avons eu envie, &#224; l'approche de cette Coupe du monde c&#233;l&#233;br&#233;e au Br&#233;sil &#8211; La Mecque du &lt;i&gt;futebol&lt;/i&gt;, qu'ils disaient&#8230; &#8211; de prendre le temps de parler des contradictions abyssales qui traversent cette plan&#232;te-l&#224;, comme un condens&#233; du monde tel qu'il va. &#171; &lt;i&gt; L'histoire du football est un voyage triste du plaisir au devoir. &#192; mesure que le sport s'est transform&#233; en industrie, il a banni la beaut&#233; qui na&#238;t de la joie de jouer pour jouer.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;Le football professionnel condamne ce qui est inutile, et est inutile ce qui n'est pas rentable.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Eduardo Galeano, Le Football, ombre et lumi&#232;re, Climats, 1995, r&#233;&#233;d. Lux &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on encore avoir le c&#339;ur &#224; s'enthousiasmer pour cette stupide comp&#233;tition qui voit vingt-deux millionnaires en short courir pendant une heure et demie apr&#232;s une balle fabriqu&#233;e par des semi-esclaves pakistanaises, tout en se voulant solidaire du mouvement social &#171; Il n'y aura pas de Coupe &#187; au Br&#233;sil ? Comment ne pas bondir lorsque Michel Platini &#8211; &#171; &lt;i&gt;un politicien comme les autres&lt;/i&gt; &#187;, selon &#201;ric Cantona &#8211; tance les Br&#233;siliens qui manifestent leur col&#232;re et les somme de &#171; &lt;i&gt;se calmer&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; S'ils peuvent attendre un mois avant de faire des &#233;clats un peu sociaux, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; pour ne pas d&#233;ranger cette &#171; grande f&#234;te du foot &#187; ? Comment ne pas ricaner quand la presse anglaise r&#233;v&#232;le que la France est sans doute m&#234;l&#233;e de pr&#232;s &#224; la corruption millionnaire qui a permis l'&#233;lection du Qatar comme h&#244;te ubuesque de la Coupe du monde 2022&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La r&#233;v&#233;lation de cette rencontre [Michel Platini avec Mohamed Bin Hammam, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; ? Comment ne pas grincer des dents quand le Bar&#231;a &#8211; qui, il n'y a pas si longtemps, vantait l'Unesco sur son maillot &#8211; se fait &#233;pingler par l'UEFA pour avoir bidouill&#233; des contrats pour de &#171; jeunes espoirs &#187; qui se trouvent &#234;tre des enfants de dix ans ? Pourtant, oui, on peut clairement voir dans le super-show du foot-business l'expression ultime d'un capitalisme pr&#233;dateur et ali&#233;nant, tout en appr&#233;ciant le beau jeu et la pratique populaire d'un sport qui, ne l'oublions pas, a aussi, dans son expression la plus libre, l'immense m&#233;rite d'encourager l'esprit collectif et le geste gratuit. &#171; &lt;i&gt; Il y a des gens qui croient que le football est une question de vie ou de mort. Cette attitude me d&#233;&#231;oit. Le football est en r&#233;alit&#233; bien plus important que cela.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bill Shankly, l&#233;gendaire entra&#238;neur &#233;cossais de l'&#233;quipe de Liverpool entre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Br&#233;sil : La Coupe du monde n'aura pas lieu&lt;/strong&gt; &gt; D&#232;s les pr&#233;paratifs de la gabegie mundialistique, les Br&#233;siliens ont saisi l'opportunit&#233; de ramener les d&#233;cideurs &#224; l'urgence des r&#233;alit&#233;s sociales. Que les contestations s'invitent bruyamment lors de ce m&#233;ga-&#233;v&#233;nement capitaliste au pays du &lt;i&gt;futebol&lt;/i&gt; roi, c'est un juste retour des choses. A l'heure o&#249; nous imprimons, l'annonce d'une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale apporte l'espoir que la rue g&#226;che le coup d'envoi. A moins que l'hypnose du ballon rond n'endorme aussi les plus r&#233;fractaires &#224; l'op&#233;ration de diversion en cours. Fragments de lutte par notre correspondant sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Garrincha, &#171; la joie du peuple &#187;&lt;/strong&gt; &gt; Le 27 mai 2014, la police charge une manifestation d'Indiens et de travailleurs sans-abri autour du nouveau stade de Brasilia. Ce stade, la construction la plus ch&#232;re du Mundial qui a d&#233;but&#233; le 12 juin au Br&#233;sil, porte le nom de Man&#233; Garrincha. Les officiels du football et leur police ne pouvaient salir davantage ce descendant d'Indiens qui, toujours, fut du peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; M&#225;gico &#187; Gonz&#225;lez, un rebelle sans cause ?&lt;/strong&gt; &gt; Bringueur et antih&#233;ros au football flamboyant &#8211; aux antipodes des calculs mesquins ayant cours aujourd'hui sur les terrains &#8211;, &#171; M&#225;gico &#187; Gonz&#225;lez a laiss&#233; peu de traces dans l'histoire officielle. Mais dans le c&#339;ur des supporters du Cadix CF, il est immortel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Histoire : Les &#171; principes &#187; du &lt;i&gt;Miroir&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &gt; &#171; &lt;i&gt;Kopa se saisit du ballon assez loin du but et feinta successivement quatre ou cinq adversaires. Chaque fois, il levait la t&#234;te, attendant qu'un de ses partenaires d&#233;marre pour lui glisser la balle dans les meilleures conditions. Mais rien ne se passait, si bien qu'il trompa &#233;galement le gardien et poussa comme oblig&#233; le ballon dans les filets. Alors que ses partenaires l'entouraient pour le f&#233;liciter, il les repoussa en secouant la t&#234;te avec d&#233;pit !&lt;/i&gt; &#187; Cette anecdote, racont&#233;e par Jean Levron, conforte &#224; rebours la boutade de Cantona qui sert de titre au dernier livre de Jean-Claude Mich&#233;a,&lt;i&gt; Le plus beau but &#233;tait une passe&lt;/i&gt;. Jean Levron &#233;tait pigiste au &lt;i&gt;Miroir du football&lt;/i&gt;. Lire le &lt;i&gt;Miroir&lt;/i&gt; aujourd'hui, pour ceux qui aiment le jeu et sombrent d'ennui devant le p&#233;nible spectacle du football moderne, c'est comme respirer un peu d'air frais. Retour sur les &#171; principes &#187; du &lt;i&gt;Miroir&lt;/i&gt; et mise en regard avec le dernier livre de Mich&#233;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Foot f&#233;minin : Des sir&#232;nes bien en jambes&lt;/strong&gt; &gt; &#171; &lt;i&gt; Le foot aide &#224; d&#233;passer le train-train quotidien. Apr&#232;s l'effort d'aller &#224; l'&#233;cole, vient le r&#233;confort du jeu.&lt;/i&gt; &#187; &#192; l'Estaque, une &#233;quipe de foot f&#233;minin (LSC-Estaque-S&#233;on) a fait sa place au soleil. La parole est &#224; Beka, l'entra&#238;neur, et &#224; C&#233;lia, M&#233;lissa, Sandra, &#171; &lt;i&gt;des joueuses, des battantes&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Istanbul : &#171; &lt;i&gt;Carsi est contre tout, m&#234;me contre lui-m&#234;me !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; Banderoles humoristiques dans les stades, barricades place Taksim ou solidarit&#233; avec les luttes populaires et &#233;cologiques&#8230; Les Carsi, groupe de supporters d'Istanbul, sont r&#233;put&#233;s pour leur esprit contestataire. Reportage sur ce ph&#233;nom&#232;ne social et footballistique dans le quartier de Besiktas.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1069 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH154/titre-foot-vs-foot-bce7f.jpg?1782668716' width='500' height='154' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ultras : Une contre-culture menac&#233;e&lt;/strong&gt; &gt; Malmen&#233; par la presse, m&#233;connu du grand public, le mouvement &#171; ultra &#187; en France, comme ailleurs en Europe, souffre d'une r&#233;putation sulfureuse et largement galvaud&#233;e. Ce ne sont certes pas des enfants de ch&#339;ur, mais pas non plus une horde ivre de violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paris est tragique&lt;/strong&gt; &gt; Retour sur comment le PSG &#224; la mode du Qatar f&#234;te ses titres de champions de France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Liverpool : &lt;i&gt;Common football !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &gt; &#192; Liverpool, le foot amateur s'&#233;teint tandis que les grands clubs s'offrent de grands projets. Tesco, leader de la distribution en qu&#234;te de nouveaux march&#233;s, met son grain de sel, sans &#233;gards pour les fondements communautaires des clubs de quartier. Reportage sur les rives de la Mersey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PPP : Le stade terminal du partenariat profit-profit&lt;/strong&gt; &gt; Main basse sur le foot pour des stades qui co&#251;tent les yeux de la t&#234;te. Des &#233;quipements publics capt&#233;s par des jeux d'actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les articles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nettoyage : Les mains dans le luxe&lt;/strong&gt; &gt; Le 7 mai 2014, une dizaine de femmes de chambre d&#233;non&#231;aient leurs conditions de travail devant l'Intercontinental, h&#244;tel cinq &#233;toiles dominant le Vieux-Port de Marseille. L'occasion d'a&#233;rer un peu les pratiques de la sous-traitance dans le nettoyage&#8230; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#233;tait pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rap : Danser et speeder la r&#233;volution&lt;/strong&gt; &gt; Entre Funkadelic et Rage against the Machine, les rap-funksters de &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=uaFQw52wJug&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;The Coup&lt;/a&gt; balancent un message espi&#232;gle et subversif. De passage &#224; Montreuil et &#224; Marseille, le groupe de Oakland a encourag&#233; la s&#233;dition autant que le d&#233;hanchement. T-shirt tremp&#233;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a bavard&#233; avec Boots Riley.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Planning familial : &#171; &lt;i&gt;On ne mendie pas le droit&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &gt; Avec ses 150 lieux d'information, le planning familial proc&#232;de &#224; un maillage du territoire. Sexualit&#233;, IVG, homophobie, violences conjugales : la crise &#233;conomique met &#224; vif les rouages d'une soci&#233;t&#233; patriarcale. Aux premi&#232;res loges, les femmes du Planning racontent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'habitat urbain : Smart illusions au Salon de la ville intelligente&lt;/strong&gt; &gt; Les illusions du progr&#232;s industriel se sont &#233;croul&#233;es avec le XXe si&#232;cle, coin&#231;ant les citadins entre les canines du ch&#244;mage, du cancer et du vote Front national. Qu'&#224; cela ne tienne, les marchands de &#171; solutions &#187; ont un nouvel imaginaire pour urbaniser le si&#232;cle &#224; venir : la &#171; ville intelligente &#187;. CapUrba, le salon de l'urbanisme innovant, nous montre comment la &#171; ville sous contr&#244;le &#187; ne sera pas seulement le fait de politiques s&#233;curitaires, mais de technocrates soucieux de g&#233;rer le d&#233;sastre urbain.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les Chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Queen Kong : Et&#8230; je t'emmerde !&lt;/strong&gt; &gt; Pour ne plus dire &#171; &lt;i&gt;Je ne suis pas f&#233;ministe, mais&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je vous &#233;cris de l'usine : Gros chantier&lt;/strong&gt; Quand on arrive &#224; l'usine, ce qui surprend c'est le silence. Pas de bruit, pas de fum&#233;e. Que dalle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais qu'est-ce qu'on va faire des&#8230; Voisins vigilants ?&lt;/strong&gt; &gt; Ils ont pour &#233;tendard un &#339;il grand ouvert sur fond jaune. Dispos&#233;s aux endroits strat&#233;giques du quartier, les logos informent la canaille adepte de rapine : attention, cette zone est sous l'&#233;troite surveillance des &#171; voisins vigilants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cap sur l'utopie&lt;/strong&gt; &gt; Comme si nous &#233;tions d&#233;j&#224; libres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Eduardo Galeano, &lt;i&gt;Le Football, ombre et lumi&#232;re&lt;/i&gt;, Climats, 1995, r&#233;&#233;d. Lux &#224; para&#238;tre en automne 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;S'ils peuvent attendre un mois avant de faire des &#233;clats un peu sociaux, ce serait bien pour le Br&#233;sil et pour la plan&#232;te football. Faites un effort pendant un mois, calmez-vous.&lt;/i&gt; &#187; (Michel Platini, pr&#233;sident de l'UEFA, &lt;i&gt;So Foot&lt;/i&gt;, 27 mai 2014)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;La r&#233;v&#233;lation de cette rencontre&lt;/i&gt; [Michel Platini avec Mohamed Bin Hammam, ex-vice-pr&#233;sident qatari de la FIFA, au c&#339;ur du scandale] &lt;i&gt;signifie que la France est le premier pays europ&#233;en impliqu&#233; dans le scandale de corruption autour de la Coupe du monde alors que les soup&#231;ons s'&#233;taient limit&#233;s &#224; des pays des Cara&#239;bes et africains jusque-l&#224;.&lt;/i&gt; &#187; (&lt;i&gt;Daily Telegraph&lt;/i&gt;, 2 juin 2014)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Bill Shankly, l&#233;gendaire entra&#238;neur &#233;cossais de l'&#233;quipe de Liverpool entre 1959 et 1974.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Petit pogrom &#233;lectoraliste</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Petit-pogrom-electoraliste</link>
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		<dc:date>2012-07-18T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Lindingre</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Jeudi 24 mai, accompagn&#233;e d'une quarantaine d'&#233;nergum&#232;nes, Nora Remadnia Preziosi, candidate UMP dans la troisi&#232;me circonscription des Bouches-du-Rh&#244;ne, a fait irruption dans un campement rom install&#233; depuis janvier sur un terrain vague de Ch&#226;teau-Gombert. &#171; Pour que Marseille incarne le bien vivre ensemble &#187;, promet-elle dans un clip &#233;lectoral&#8230; &#171; Cassez-vous ou on vous met le feu ! &#187; hurle la petite foule surexcit&#233;e. Son b&#233;b&#233; dans les bras, une femme court se r&#233;fugier dans sa caravane. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no101-juin-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;101 (juin 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lindingre" rel="tag"&gt;Lindingre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Godard" rel="tag"&gt;Caroline Godard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline" rel="tag"&gt;Caroline&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/campement" rel="tag"&gt;campement&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jeudi 24 mai, accompagn&#233;e d'une quarantaine d'&#233;nergum&#232;nes, Nora Remadnia Preziosi, candidate UMP dans la troisi&#232;me circonscription des Bouches-du-Rh&#244;ne, a fait irruption dans un campement rom install&#233; depuis janvier sur un terrain vague de Ch&#226;teau-Gombert. &lt;i&gt;&#171; Pour que Marseille incarne le bien vivre ensemble &#187;&lt;/i&gt;, promet-elle dans un clip &#233;lectoral&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cassez-vous ou on vous met le feu ! &#187;&lt;/i&gt; hurle la petite foule surexcit&#233;e. Son b&#233;b&#233; dans les bras, une femme court se r&#233;fugier dans sa caravane. Mariana appelle Caroline Godard, de l'asso Rencontres tsiganes : &lt;i&gt;&#171; Ils sont trente ou quarante et ils viennent vers nous en faisant de grands gestes. Il y a des cam&#233;ras avec eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 20h30 quand Caroline arrive sur les lieux en compagnie de Bernard Eynaud, pr&#233;sident de la Ligue des droits de l'homme (LDH) des Bouches-du-Rh&#244;ne, et de la compagne de celui-ci. Voyant que la meute gesticule toujours sur la rotonde voisine, ils s'approchent pour tenter de calmer les esprits. Nora Preziosi et sa suppl&#233;ante sont encore l&#224;. La suppl&#233;ante prend &#224; partie les nouveaux venus : &lt;i&gt;&#171; C'est votre faute ! Vous leur amenez &#224; manger, vous les avez branch&#233;s sur le r&#233;seau d'eau potable ! &#187;&lt;/i&gt; Les insultes pleuvent, dont un chapelet de jurons misogynes. Un poing s'abat sur l'&#339;il de Bernard et un coup violent dans le dos d&#233;s&#233;quilibre sa compagne. Les trois militants s'&#233;loignent sous les hu&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La cam&#233;ra pr&#233;sente ce jour-l&#224; &#233;tait celle d'une &#233;quipe de Serge Moati effectuant un tour de France des candidats en campagne. La voil&#224; servie&#8230; Mais partis trop t&#244;t, l'&#233;quipe t&#233;l&#233; comme l'envoy&#233; de &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; n'ont pas assist&#233; &#224; l'agression envers les &#171; droits-de-l'hommistes &#187;. Et le journaliste local &#233;crira qu'il ne s'est rien pass&#233; &#8211; puisqu'il n'a rien vu !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 2008, une rumeur accusant les Roms d'enlever des enfants pour alimenter un trafic d'organes provoqua un lynchage &#224; la cit&#233; de la Bricarde&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Rapts d'enfants : comment la rumeur s'est propag&#233;e &#187;, La Provence, 20 juin (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Le 7 octobre 2009, une manif anti-Rom r&#233;unissait &#171; communaut&#233;s &#187; et &#233;lus de gauche des quartiers Nord&#8230; Fin 2010, apr&#232;s le discours de Grenoble de Sarkozy, un bivouac install&#233; sous une bretelle d'autoroute fut incendi&#233; &#224; coup de cocktails Molotov. Le 16 janvier 2011, un commando attaqua &#224; coups de gourdin un campement de fortune sur la porte d'Aix et mit le feu &#224; deux tentes&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;20 Minutes, 17 janvier 2011.&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 mai 2012, Nora Preziosi s'est content&#233;e d'haranguer les habitants de la r&#233;sidence ferm&#233;e mitoyenne du campement de Ch&#226;teau-Gombert. Sur son blog, elle qualifie de&lt;i&gt; &#171; regrettable &#187;&lt;/i&gt; la d&#233;cision du tribunal de grande instance (TGI) accordant aux familles un d&#233;lai de quatre mois pour quitter les lieux : &lt;i&gt;&#171; Les habitants sont victimes de cette d&#233;cision, ils doivent subir les nuisances olfactives et sonores sous leurs fen&#234;tres sans rien dire, c'est injuste. &#187;&lt;/i&gt; En r&#233;alit&#233;, la pin&#232;de o&#249; les familles roms se sont install&#233;es apr&#232;s une &#233;ni&#232;me expulsion est situ&#233;e &#224; bonne distance de la r&#233;sidence. Malgr&#233; la pr&#233;carit&#233; de leur situation, elles ont d&#233;cor&#233; l'entr&#233;e du terrain avec des pierres blanchies &#224; la chaux, des fleurs en plastique et des nains de jardin. La ferraille qu'elles recyclent est soigneusement rang&#233;e &#224; proximit&#233;. L'ordonnance du TGI du 22 mars&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_427 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH569/101lindingre-52d35.jpg?1782691454' width='400' height='569' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Lindingre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;2012, tout en soulignant le caract&#232;re illicite de l'occupation, s'appuie sur une d&#233;cision du Conseil d'&#201;tat du 10 f&#233;vrier 2012 : le non-respect du droit &#224; l'h&#233;bergement d'urgence pour des personnes en d&#233;tresse est une atteinte aux libert&#233;s fondamentales&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Contrairement &#224; ce que laissait supposer notre pr&#233;c&#233;dent article (CQFD n&#176; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la page d'accueil de son blog, Nora Preziosi balance un discours tr&#232;s politiquement correct. Sa priorit&#233; n&#176;1 ? &lt;i&gt;&#171; Le droit au logement pour chacun &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Priorit&#233; n&#176;4 : &lt;i&gt;&#171; la lutte contre les discriminations &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Priorit&#233; n&#176;6 : &lt;i&gt;&#171; retrouver la joie de vivre tous ensemble &#187;&lt;/i&gt;&#8230; La n&#176;7 ? &lt;i&gt;&#171; Une meilleure justice sociale &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Mais la candidate en campagne sait aussi caresser l'&#233;lecteur frontiste dans le sens du poil : &lt;i&gt;&#171; Au mois de septembre une habitante de Ch&#226;teau-Gombert n'a pas pu scolariser son enfant pour un manque de place. Dans le m&#234;me temps au cours de l'ann&#233;e scolaire cette &#233;cole a inscrit cinq enfants de ce campement illicite. Il faut arr&#234;ter de se moquer de nous. Stop ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Aix-en-Provence, la maire Maryse Joissains a d&#233;clar&#233; &lt;i&gt;&#171; ne plus vouloir un seul Rom sur sa commune &#187;&lt;/i&gt; avant de d&#233;poser aupr&#232;s des tribunaux un &lt;i&gt;&#171; r&#233;f&#233;r&#233; d'heure en heure &#187;&lt;/i&gt;, applicable &lt;i&gt;&#171; en cas de trouble &#224; l'ordre public &#187;&lt;/i&gt;. Ce qui permet d'expulser fissa et &#224; la cha&#238;ne. En septembre 2011, Caroline a vu le pr&#233;fet de police Alain Gard&#232;re invectiver une Rom lors de l'expulsion du campement de La Capelette : &lt;i&gt;&#171; C'est indigne, la fa&#231;on dont vous &#233;levez vos enfants. Vous n'avez pas le droit de rester ici. Vous devez rentrer dans votre pays. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps, Fran&#231;ois Hollande d&#233;clarait dans une lettre aux associations : &lt;i&gt;&#171; Je souhaite que lorsque un campement est d&#233;mantel&#233;, une solution alternative soit propos&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Mais depuis son arriv&#233;e au pouvoir, aucun infl&#233;chissement de la traque aux Roms n'a &#233;t&#233; observ&#233;. Le harc&#232;lement est quotidien, la police distribuant des OQTF&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Obligation de quitter le territoire fran&#231;ais.&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#224; tour de bras. Le but est de les d&#233;go&#251;ter de revenir bien qu'ils en aient le droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand elle se souvient du jeudi 24 mai, Caroline en fr&#233;mit : &lt;i&gt;&#171; Ces pr&#233;misses de pogrom me rappellent les ratonnades des ann&#233;es 1970. &#187;&lt;/i&gt; Bernard Eynaud ne porte pas plainte et l'UMP fait profil bas. Afin de calmer le jeu, le mari de Nora, l'avocat Jacques-Antoine Preziosi, a t&#233;l&#233;phon&#233; &#224; la LDH en affirmant que son &#233;pouse avait &#233;t&#233; boulevers&#233;e par le d&#233;nuement dans lequel vivent &lt;i&gt;&#171; ces gens-l&#224; &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Elle a pris un enfant dans ses bras, elle en avait les larmes aux yeux. &#187;&lt;/i&gt; Car son &#233;pouse est &#233;galement adjointe au maire d&#233;l&#233;gu&#233;e &#224; l'action familiale, ainsi que membre du Haut Conseil &#224; l'int&#233;gration&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;CQFD a tent&#233; de joindre Mme Preziosi pour conna&#238;tre sa version des faits, en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je demeure persuad&#233;e que la libert&#233; est le moteur de l'existence, [qu'il faut] en toutes circonstances demeurer libre d'agir, de penser, d'aller et venir. &#187;&lt;/i&gt; Voil&#224; la conclusion du discours de Nora Preziosi, fille d'immigr&#233;s berb&#232;res et ex-shampouineuse entr&#233;e en politique, lorsqu'en ao&#251;t 2010, au palais de l'&#201;lys&#233;e, on la fit chevalier de l'Ordre national du m&#233;rite. Certains mots ne mangent pas de pain, d'autres en distribuent &#224; la vol&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; Rapts d'enfants : comment la rumeur s'est propag&#233;e &#187;, &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;, 20 juin 2008. Tout en colportant une rumeur qui fait vendre du papier, le quotidien fait mine de s'horrifier devant l'infinie cr&#233;dulit&#233; du populo. Il dut faire machine arri&#232;re et licencier le journaliste impliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;20 Minutes&lt;/i&gt;, 17 janvier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Contrairement &#224; ce que laissait supposer &lt;a href='https://cqfd-journal.org/En-marge-et-au-pilori'&gt;notre pr&#233;c&#233;dent article&lt;/a&gt; (&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 97), ces Roms ne sont pas des nomades. D&#233;pourvus de livret de circulation, ils ne peuvent pr&#233;tendre aux aires d'accueil que chaque municipalit&#233; est cens&#233;e mettre &#224; disposition des gens du voyage.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Obligation de quitter le territoire fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a tent&#233; de joindre Mme Preziosi pour conna&#238;tre sa version des faits, en vain.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Br&#232;ves du 91</title>
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&lt;p&gt;Couverture sociale &gt; Le 9 juin 2011, James R. Verone a sollicit&#233; une banque de la ville de Gaston, en Caroline du Sud. Apr&#232;s avoir annonc&#233; qu'il &#233;tait arm&#233;, il a exig&#233; qu'on lui donne un dollar, puis s'est assis en attendant la police. Apr&#232;s dix-sept ans pass&#233;s comme livreur chez Coca-Cola, d'o&#249; il a &#233;t&#233; licenci&#233;, il a surtout besoin de soins : il souffre de maux de dos, d'arthrite et d'un syndrome du canal carpien. Son petit boulot dans une &#233;picerie du coin ne lui permet pas de se les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Couverture sociale &gt;&lt;/strong&gt; Le 9 juin 2011, James R. Verone a sollicit&#233; une banque de la ville de Gaston, en Caroline du Sud. Apr&#232;s avoir annonc&#233; qu'il &#233;tait arm&#233;, il a exig&#233; qu'on lui donne un dollar, puis s'est assis en attendant la police. Apr&#232;s dix-sept ans pass&#233;s comme livreur chez Coca-Cola, d'o&#249; il a &#233;t&#233; licenci&#233;, il a surtout besoin de soins : il souffre de maux de dos, d'arthrite et d'un syndrome du canal carpien. Son petit boulot dans une &#233;picerie du coin ne lui permet pas de se les offrir. Imm&#233;diatement incarc&#233;r&#233;, il devrait &#234;tre condamn&#233; &#224; une peine inf&#233;rieure &#224; trois ans de prison : le temps, esp&#232;re-t-il, d'&#234;tre soign&#233;. Depuis la r&#233;forme de la S&#233;cu d'Obama, le non-paiement des th&#233;rapies est enfin accessible &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas qu'en Gr&#232;ce &gt;&lt;/strong&gt; Le 30 juin, les fonctionnaires anglais manifestent en masse. L'&#226;ge de la retraite passant &#224; 66 ans comme dans le secteur priv&#233;, 20 % de coupes budg&#233;taires et le licenciement programm&#233; de 400 000 d'entre eux leur donne l'impression de payer les d&#233;g&#226;ts d'une crise provoqu&#233;e par les banquiers. Leur syndicat, fort de plus d'un million de membres, menace le gouvernement d'arr&#234;ts de travail &#224; r&#233;p&#233;tition et &#233;voque la grande gr&#232;ve de 1926, qui avait dur&#233; huit mois. Apr&#232;s les &#233;meutes de l'automne 2010 et de mars 2011, le retour de l'agitation dans ce pays massacr&#233; devrait donner l'occasion au vice-premier ministre Nick Clegg de sortir sa cagoule, en bon libertaire &#8211; et lib&#233;ral &#8211; qu'il affirme &#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas tr&#232;s sport &gt;&lt;/strong&gt; 5 juillet 2011, Annecy est priv&#233;e de JO ! Avec sept voix contre soixante-trois pour Pyeongchang &#8211; Cor&#233;e du Sud &#8211;, Annecy a pris une &lt;i&gt;&#171; douche tr&#232;s tr&#232;s froide &#187;&lt;/i&gt;, selon Guy Drut, membre du Comit&#233; international olympique. Un beau succ&#232;s pour notre confr&#232;re &lt;i&gt;Le Postillon&lt;/i&gt;, journal de contre-information bas&#233; &#224; Grenoble et sa cuvette, dont la campagne de d&#233;nigrement a visiblement port&#233; ses fruits. F&#233;licitations, camarades !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;v&#232;re mais juste &gt;&lt;/strong&gt; Le 16 juin, une nouvelle loi anti-bonneteau est entr&#233;e en vigueur dans le canton de Gen&#232;ve. Ce jeu de rue qui consiste &#224; faire croire au quidam qu'il pourra facilement localiser un objet dissimul&#233; sous de petites bo&#238;tes manipul&#233;es avec dext&#233;rit&#233;, est dor&#233;navant interdit sur le domaine public, ainsi que tout autre jeu d'argent. La police a d'ores et d&#233;j&#224; op&#233;r&#233; de somptueux coups de filet dans le milieu des bonimenteurs, presque tous originaires de Mac&#233;doine, Moldavie, Serbie et Roumanie. La rigueur de la loi s'&#233;tendra-t-elle aussi aux agents de change, sp&#233;culateurs et autres financiers, qui sont l&#233;gions sous ces latitudes et sont connus pour faire tourner l'argent &#224; grande vitesse, masquant avec adresse leurs profits et falsifiant prestement leurs bilans ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Peaux-rouges &gt;&lt;/strong&gt; Le 7 juillet, des obstacles ing&#233;nieusement d&#233;pos&#233;s sur les voies contraignent un TER &#224; s'arr&#234;ter &#224; la hauteur de la cit&#233; du Ruisseau Mirabeau, dans le xve arrondissement de Marseille. Aux dires des t&#233;moins, une vingtaine d'assaillants masqu&#233;s se pr&#233;cipitent vers un train de marchandises bloqu&#233; &#224; son tour par le premier convoi. Ouverture des wagons, &#233;vaporation des marchandises et retrait en bon ordre des outlaws. Les syndicats de police protestent vigoureusement et r&#233;clament une augmentation d'effectifs afin de mettre fin au plus t&#244;t &#224; ce genre d'actes r&#233;pr&#233;hensibles. Ils risqueraient de nourrir, dans les bars, des conversations pleines de tendresse &#224; l'&#233;gard de cette belle jeunesse qui a su conserver la tradition et, aussi, du respect pour les anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mono-m&#233;pris &gt;&lt;/strong&gt; Pour six melons et trois laitues ramass&#233;s dans un conteneur &#224; ordures, Kader, r&#233;-assortisseur de rayons &#224; Monoprix, est mis &#224; pied le 4 juillet. Arriv&#233; &#224; Marseille en 1974, ce p&#232;re de six enfants, aujourd'hui &#224; deux ans de la retraite, a les bras qui lui en tombent. Depuis, il passe ses journ&#233;es au caf&#233;, il a honte, il ne veut pas que sa femme sache. La direction va-t-elle le licencier pour cette faute gravissime ? Samira, d&#233;l&#233;gu&#233;e CGT, n'est pas optimiste : &lt;i&gt;&#171; Monsieur Kader est un ouvrier &#224; l'ancienne, il dit toujours oui, il baisse les yeux, mais les chefs veulent faire un exemple : en septembre 2010, il a fait un jour de gr&#232;ve en solidarit&#233; avec les caissi&#232;res en lutte. On le punit pour &#231;a, pour faire peur aux autres. &#187; &#171; Acharnement moyen&#226;geux &#187;&lt;/i&gt;, clame un tract distribu&#233; aux clients. Craignant la mauvaise publicit&#233;, Monoprix se contentera finalement d'un bl&#226;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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