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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Brest : la gentrification se pare de vert</title>
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		<dc:creator>Damien Le Bruchec</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Suite aux &#233;lections municipales de 2020, l'alliance ren&#233;goci&#233;e entre le Parti socialiste et Europe &#201;cologie-Les Verts devait permettre d'accorder une place plus importante &#224; l'environnement dans les politiques municipales et m&#233;tropolitaines brestoises. R&#233;sultat : on assiste plut&#244;t &#224; un vague verdissement des projets urbains. Mais des collectifs d&#233;fendent d'autres mani&#232;res d'inventer la ville. Ce jeudi 1er juillet, une trentaine de personnes sont r&#233;unies dans la salle du Patronage la&#239;que (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no201-septembre-2021" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;201 (septembre 2021)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marine-Summercity" rel="tag"&gt;Marine Summercity&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite aux &#233;lections municipales de 2020, l'alliance ren&#233;goci&#233;e entre le Parti socialiste et Europe &#201;cologie-Les Verts devait permettre d'accorder une place plus importante &#224; l'environnement dans les politiques municipales et m&#233;tropolitaines brestoises. R&#233;sultat : on assiste plut&#244;t &#224; un vague verdissement des projets urbains. Mais des collectifs d&#233;fendent d'autres mani&#232;res d'inventer la ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4058 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH399/400px_brest-02845.jpg?1782641367' width='500' height='399' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Marine Summercity
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce jeudi 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet, une trentaine de personnes sont r&#233;unies dans la salle du Patronage la&#239;que Gu&#233;rin, dans le quartier de Saint-Martin, au centre-ville de Brest. La poign&#233;e de riverains &#224; l'initiative de la soir&#233;e vient d'apprendre qu'un nouveau projet immobilier devrait radicalement changer le visage d'un pan du quartier. Bouygues Immobilier pr&#233;voit de b&#226;tir une on&#233;reuse &#171; r&#233;sidence senior &#187; &#224; la place de l'actuel Ehpad (&#201;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes). La majeure partie des 2 300 m&lt;sup&gt;2&lt;/sup&gt; de son jardin est amen&#233;e &#224; dispara&#238;tre. Pour les participants &#224; la r&#233;union, le projet est inqui&#233;tant &#224; double titre : un espace vert doit &#234;tre b&#233;tonn&#233; dans une ville d&#233;j&#224; tr&#232;s min&#233;rale, tout en rel&#233;guant les anciens les plus modestes vers la p&#233;riph&#233;rie. Ils demandent &#233;galement que le jardin devienne un &#171; bien commun &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fringant directeur de l'agence Bouygues Immobilier qui porte le projet a fait le d&#233;placement pour d&#233;fendre son gagne-pain. S'il admet que sa bo&#238;te a &#171; &lt;i&gt;beaucoup de progr&#232;s &#224; faire&lt;/i&gt; &#187; en termes d'impacts environnementaux, il se dit pr&#234;t &#224; conc&#233;der une parcelle de terrain pour un jardin partag&#233;. Peine perdue : la r&#233;union aboutit &#224; la cr&#233;ation d'un collectif, dernier n&#233; de la contestation des projets urbains dans la m&#233;tropole brestoise.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Verdissement municipal&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une ancienne conseill&#232;re municipale, militante EELV (Europe &#201;cologie-Les Verts), est &#233;galement pr&#233;sente &#224; la r&#233;union. Elle se contente de pinailler au sujet des mat&#233;riaux de construction. Son parti a pourtant gagn&#233; en poids ces derni&#232;res ann&#233;es en portant un discours de rupture &#233;cologique avec les mandats pr&#233;c&#233;dents. Alli&#233;s de longue date au PS (Parti socialiste), les Verts ont en effet tent&#233; de voler de leurs propres ailes lors des &#233;lections municipales du printemps 2020. Apr&#232;s une campagne plut&#244;t rugueuse, ils arrivent finalement en troisi&#232;me position au premier tour. Fran&#231;ois Cuillandre, maire socialiste et pr&#233;sident de la M&#233;tropole, conserve son si&#232;ge. EELV retourne dans le giron de la majorit&#233;, non sans avoir obtenu quelques postes cl&#233;s. L'implantation des &#233;cologistes se confirme lors des &#233;lections d&#233;partementales suivantes, en juin dernier. Cette fois, un bin&#244;me EELV - Nouvelle Donne arrache le canton Brest-Centre au PS. Mais cette position nouvellement acquise par les Verts n'annonce pas pour autant de changements majeurs dans les politiques locales, notamment en mati&#232;re d'urbanisme.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Densification, gentrification, artificialisation&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jouant le jeu lib&#233;ral de la concurrence entre les territoires, les &#233;diles brestois s'&#233;chinent depuis plusieurs mandats &#224; transformer l'image, la morphologie et la sociologie d'une ville rest&#233;e ouvri&#232;re. Non sans obtenir quelques r&#233;sultats : le prix du m&#232;tre carr&#233; augmente de 6 % par an&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Brest : un march&#233; immobilier ultra tendu ! &#187;, SeLoger.com (25/11/2020).&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, tandis qu'entre 2020 et 2021, les loyers ont bondi de pr&#232;s de 8 %&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouest-France (02/06/2021).&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Et les projets immobiliers pharaoniques se multiplient. Les &#233;lus les pr&#233;sentent comme n&#233;cessaires pour densifier le tissu urbain. Mais l'objectif est &#233;galement de modifier la composition sociale des quartiers vis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Alors que le secteur nourrit un sentiment d'ins&#233;curit&#233; dont la presse et la droite locale se r&#233;galent, sa restructuration doit donc permettre d'&#233;loigner une population jug&#233;e ind&#233;sirable.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un exemple parmi d'autres, le haut de la rue Jean-Jaur&#232;s, art&#232;re centrale et commer&#231;ante de la ville, aujourd'hui ass&#233;ch&#233;e par les zones commerciales p&#233;riph&#233;riques. Le sentiment de d&#233;clin ressenti par certains riverains constitue une opportunit&#233; pour raser plusieurs immeubles anciens. Des logements neufs doivent, selon la municipalit&#233;, encourager le retour &#171; &lt;i&gt;de familles&lt;/i&gt; &#187;. Alors que le secteur nourrit un sentiment d'ins&#233;curit&#233; dont la presse et la droite locale se r&#233;galent, sa restructuration doit donc permettre d'&#233;loigner une population jug&#233;e ind&#233;sirable&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le T&#233;l&#233;gramme (15/05/2020).&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non loin de l&#224;, l'embl&#233;matique salle de sport Marcel-Cerdan doit laisser place &#224; un nouvel ensemble immobilier. Annonc&#233; comme un mod&#232;le de &#171; &lt;i&gt;mixit&#233; sociale&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;d'excellence&lt;/i&gt; &#187; &#233;cologique, le projet est appuy&#233; par un discours de lutte contre l'&#233;talement urbain&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Soci&#233;t&#233; vivante f&#234;te la friche, &#201;ditions de Renart, 2020.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.
Pour autant, pas de quoi annoncer une politique volontariste visant &#224; freiner le processus. Quartiers pavillonnaires et zones commerciales continuent de grignoter la campagne alentour, dans une r&#233;gion qui d&#233;tient la troisi&#232;me place en termes de taux d'artificialisation des sols&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site de l'Observatoire de l'environnement en Bretagne (30/09/2018).&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. C'est ainsi qu'au cours du mandat pr&#233;c&#233;dent, la ferme bio de Traon Bihan, implant&#233;e sur la commune de Brest, a &#233;t&#233; amput&#233;e d'une partie de ses terres au profit d'un quartier certifi&#233; d&#233;veloppement durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'un ersatz de ville envahit la campagne, les citadins pourront bient&#244;t profiter du spectacle de l'agriculture du futur. Plusieurs projets de &#171; fermes urbaines &#187; sont en cours. Dans le cadre de la restructuration de la cit&#233; de Kerbernier, une barre d&#233;molie devra laisser place &#224; une &#171; &lt;i&gt;serre bioclimatique et verticale&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le T&#233;l&#233;gramme (23/04/2021).&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &#187;. L'urbanisme brutal se veut d&#233;sormais &#233;cofuturiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; entend &#233;galement d&#233;velopper les &#171; mobilit&#233;s douces &#187;, mais certainement pas pour rompre avec la civilisation de la bagnole. Il s'agit plut&#244;t de fa&#231;onner la ville aux go&#251;ts suppos&#233;s des classes sup'. C'est ainsi qu'une partie des rues autour de la turbulente place Gu&#233;rin, bastion populaire et militant du quartier de Saint-Martin, ont &#233;t&#233; pi&#233;tonnis&#233;es. Pour Yohann N&#233;d&#233;lec, adjoint au centre-ville, le but est de &#171; &lt;i&gt;permettre aux familles de s'approprier l'espace et d'en faire un lieu plus convivial&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le T&#233;l&#233;gramme (22/04/2021).&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187;. Sous-titre : pr&#233;caires et zonards sont pri&#233;s d'aller voir ailleurs. Plut&#244;t que de mettre en &#339;uvre de v&#233;ritables politiques en faveur de l'environnement, il s'agit donc de changer l'image de la ville dans un souci d' &#187; attractivit&#233; territoriale &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Contester la ville telle qu'elle se fait&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Heureusement, le collectif oppos&#233; &#224; la r&#233;sidence Bouygues est loin d'&#234;tre isol&#233;. Lutte pour une salle de quartier place Gu&#233;rin ou contre la construction d'immeubles &#224; proximit&#233; du Jardin botanique de Brest, les collectifs se multiplient ces derni&#232;res ann&#233;es pour contester l'am&#233;nagement tel qu'il se m&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la r&#233;union du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet, un &#171; amoureux de la rade de Brest &#187;, qui lutte contre la privatisation d'une friche sur la commune voisine du Relecq-Kerhuon, est venu partager son exp&#233;rience. Le site, &#224; deux pas du rivage, doit accueillir un ensemble d'immeubles et de commerces cossus. Ses opposants d&#233;noncent un projet qui &#171; &lt;i&gt;revient &#224; r&#233;server &#224; quelques privil&#233;gi&#233;s un bien commun qui appartient &#224; ce jour &#224; Brest M&#233;tropole Am&#233;nagement&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;BMA, compos&#233; de deux entreprises publiques locales, en charge des grands (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Il faut stopper le b&#233;tonnage du littoral. Pr&#233;server nos bords de mer et un cadre de vie agr&#233;able, accessible &#224; tous, et non pas r&#233;serv&#233; &#224; quelques privil&#233;gi&#233;s&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouest-France, (26/03/2021).&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre participant &#224; la soir&#233;e a &#233;voqu&#233; la mobilisation pour la sauvegarde de la vall&#233;e du Restic, menac&#233;e par un projet de contournement routier. Cette lutte historique d&#233;bute fin 2008, avec le lancement d'une enqu&#234;te publique portant sur un contournement routier de Brest par le nord-ouest. Selon l'option retenue, 13 hectares de bois et de prairies et un ruisseau doivent &#234;tre engloutis sous le bitume. Apr&#232;s une dizaine d'ann&#233;es de mobilisation du collectif de d&#233;fense de la vall&#233;e, Brest M&#233;tropole doit faire machine arri&#232;re suite &#224; une d&#233;cision du Conseil d'&#201;tat&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouest-France (22/10/2018)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;. Il en aurait fallu plus : exit la &#171; mobilit&#233; douce &#187;, la M&#233;tropole relance aujourd'hui le projet&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le T&#233;l&#233;gramme (26/04/2021)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin du &#171; &lt;i&gt;renouveau sur le fond et dans les m&#233;thodes&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouest-France (01/10/2019).&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt; &#187; promis par EELV lors de sa campagne, les Verts semblent ici davantage adeptes d'une &#233;cologie anecdotique contribuant au verdissement de la gentrification en cours. Mais les collectifs d'habitants veillent. Ce 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet, la r&#233;union au Patronage la&#239;que Gu&#233;rin s'ach&#232;ve sur un espoir : lutter ensemble pour un v&#233;ritable droit &#224; la ville, dans lequel la diversit&#233; du vivant aurait toute sa place. Comme le r&#233;sume un graffiti aper&#231;u dans le centre : &#171; &lt;i&gt;Moins de bourgeois, plus de bourgeons&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187; &lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Damien Le Bruchec&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://edito.seloger.com/actualites/barometre-lpi-seloger/brest-un-marche-immobilier-ultra-tendu-article-40360.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Brest : un march&#233; immobilier ultra tendu ! &#187;&lt;/a&gt;, &lt;i&gt;SeLoger.com&lt;/i&gt; (25/11/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-la-ville-de-france-ou-les-loyers-ont-le-plus-augmente-en-un-an-27271674-c3bc-11eb-b322-dcd0256dd6a7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (02/06/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/a-brest-le-haut-jaures-va-changer-de-morphologie-15-05-2020-12552820.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le T&#233;l&#233;gramme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (15/05/2020).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Soci&#233;t&#233; vivante f&#234;te la friche&lt;/i&gt;, &#201;ditions de Renart, 2020.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Site de l'&lt;a href=&#034;https://bretagne-environnement.fr/donnees-artificialisation-sol-bretagne&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Observatoire de l'environnement en Bretagne&lt;/a&gt; (30/09/2018).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.letelegramme.fr/finistere/brest/a-brest-l-agriculture-urbaine-va-pouvoir-gagner-du-terrain-dans-les-cites-23-04-2021-12739349.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le T&#233;l&#233;gramme&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (23/04/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.pressreader.com/france/le-telegramme-brest/20210422/282325387812213&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le T&#233;l&#233;gramme &lt;/i&gt;&lt;/a&gt;(22/04/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;BMA, compos&#233; de deux entreprises publiques locales, en charge des grands projets d'am&#233;nagement urbains sur Brest M&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ouest-france.fr/bretagne/le-relecq-kerhuon-29480/le-relecq-kerhuon-mobilisation-citoyenne-contre-le-projet-immobilier-a-la-cantine-1ff25c64-8e34-11eb-990e-52e848de4bb3&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, (26/03/2021).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt; (22/10/2018)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le T&#233;l&#233;gramme&lt;/i&gt; (26/04/2021)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/entretien-brest-les-ecologistes-iront-jusqu-au-bout-avec-leur-liste-pour-la-municipale-6545317&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Ouest-France&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (01/10/2019).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La Kanaky toujours malade du colonialisme</title>
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		<dc:date>2020-07-09T05:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Beno&#238;t Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Gabriel Pissondes</dc:subject>
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&lt;p&gt;La Nouvelle-Cal&#233;donie a &#233;t&#233; plut&#244;t &#233;pargn&#233;e par la pand&#233;mie de coronavirus : premier territoire fran&#231;ais &#224; entamer son d&#233;confinement le 20 avril, elle n'a compt&#233; qu'une vingtaine de cas sur son sol, pour z&#233;ro d&#233;c&#232;s. Son &#233;conomie en sort fragilis&#233;e, mais la m&#233;tropole (et son argent) est l&#224; pour l'aider &#224; affronter la crise. C'est en tout cas le sc&#233;nario que d&#233;fendent repr&#233;sentants de l'&#201;tat et t&#233;nors de la droite locale anti-ind&#233;pendantiste, enchant&#233;s de pouvoir vanter une France sauveuse (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no189-juillet-aout-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;189 (juillet-ao&#251;t 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gabriel-Pissondes" rel="tag"&gt;Gabriel Pissondes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/aides" rel="tag"&gt;aides&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Nouvelle-Cal&#233;donie a &#233;t&#233; plut&#244;t &#233;pargn&#233;e par la pand&#233;mie de coronavirus : premier territoire fran&#231;ais &#224; entamer son d&#233;confinement le 20 avril, elle n'a compt&#233; qu'une vingtaine de cas sur son sol, pour z&#233;ro d&#233;c&#232;s. Son &#233;conomie en sort fragilis&#233;e, mais la m&#233;tropole (et son argent) est l&#224; pour l'aider &#224; affronter la crise. C'est en tout cas le sc&#233;nario que d&#233;fendent repr&#233;sentants de l'&#201;tat et t&#233;nors de la droite locale anti-ind&#233;pendantiste, enchant&#233;s de pouvoir vanter une France sauveuse providentielle &#224; quelques mois du second r&#233;f&#233;rendum d'autod&#233;termination. L'&#233;pisode a en r&#233;alit&#233; &#233;t&#233; p&#233;nible, remettant les Kanak face &#224; leur histoire douloureuse. Il a montr&#233; une fois encore que l'&#201;tat fran&#231;ais agit toujours, par atavisme ou par strat&#233;gie politique, en puissance coloniale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3396 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH332/-1581-0fd70.jpg?1783119823' width='500' height='332' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Gabriel Pissondes
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;A&lt;/span&gt;u d&#233;but de cette ann&#233;e, l'inqui&#233;tude suscit&#233;e par la propagation du coronavirus &#233;tait mondiale. Mais elle a eu un retentissement particuli&#232;rement fort chez les Kanak qui, &#224; l'instar de nombreux autres peuples autochtones, avaient subi de plein fouet leur rencontre au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle avec les colons blancs... et leurs maladies. Le peuple premier de Nouvelle-Cal&#233;donie avait alors fr&#244;l&#233; l'extermination, comme le rappelle Daniel Goa, pr&#233;sident de l'Union cal&#233;donienne, l'un des grands partis ind&#233;pendantistes composant le FLNKS (Front de lib&#233;ration nationale kanak et socialiste) : &#171; &lt;i&gt;Notre conscience collective est marqu&#233;e ind&#233;l&#233;bilement des affres des &#233;pid&#233;mies de grippe et autres qui d&#233;cim&#232;rent 80 % de notre population&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1921, les Kanak n'&#233;taient plus que 27 000. Selon l'anthropologue Michel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Un quasi-g&#233;nocide sanitaire&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !! Que nous ne voulons plus revivre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Extrait de sa &#171; Lettre ouverte aux citoyens cal&#233;doniens &#187; (18/05/2020). Les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On comprend d&#232;s lors que les Kanak aient &#233;t&#233; prompts &#224; r&#233;agir, parfois avec emportement, face au risque de contamination ext&#233;rieure. Blocage de paquebots de croisi&#232;re, comme sur l'&#238;le de Mar&#233; o&#249; des habitants emp&#234;chaient leur accostage d&#233;but f&#233;vrier, ou installation dans les semaines suivantes de barrages routiers &#224; diff&#233;rents points de la Grande Terre &#8211; barrages sur lesquels on retrouvait d'ailleurs nombre de membres des autres communaut&#233;s qui peuplent l'archipel. L'unique a&#233;roport international sera m&#234;me caillass&#233; sur le tard, ainsi que des navettes assurant sa liaison avec Noum&#233;a, la capitale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17 mars, le S&#233;nat coutumier, la plus haute autorit&#233; traditionnelle kanak, relayait cette exasp&#233;ration et r&#233;clamait la fermeture des fronti&#232;res a&#233;riennes et maritimes &#8211; une mesure coh&#233;rente pour un archipel isol&#233;. La fermeture n'interviendra au final que le 23 mars, jour du passage local au confinement strict. Entre-temps, deux touristes (en voyage de noces&#8230;) avaient import&#233; le virus sur le territoire. Selon nos informations, la responsabilit&#233; de cette fermeture tardive ne revient pas uniquement &#224; l'&#201;tat fran&#231;ais. Mais il est certain qu'il en porte sa part, le haut-com&#8202;missaire (son repr&#233;sentant sur place) ayant longtemps refus&#233; de suspendre les vols depuis la France au nom du maintien de la &#171; continuit&#233; territoriale &#187; &#8211; et ce, m&#234;me au moment o&#249; la m&#233;tropole tout enti&#232;re se calfeutrait. C'est peu dire que c'&#233;tait l&#224; jouer avec le feu : la Nouvelle-Cal&#233;donie ne comptait alors que 20 lits en r&#233;animation, et la situation sanitaire y est &#224; bien des &#233;gards plus pr&#233;occupante que dans l'Hexagone. Un seul exemple : ob&#233;sit&#233; et diab&#232;te, incontest&#233;s facteurs de comorbidit&#233; du Covid-19, font l&#224;-bas des ravages&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon l'Agence sanitaire et sociale de la Nouvelle-Cal&#233;donie (NC), le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; L'&#201;tat se d&#233;fait de sa parole &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais si l'&#201;tat est aujourd'hui critiqu&#233;, en particulier par les ind&#233;pendantistes, c'est surtout pour ses abus de pouvoir. En imposant &#224; la Nouvelle-Cal&#233;donie le m&#234;me &#171; &#233;tat d'urgence sanitaire &#187; qu'&#224; ses autres collectivit&#233;s, il s'est accapar&#233; des pr&#233;rogatives qui ne lui reviennent pas, ainsi que le souligne le collectif Solidarit&#233; Kanaky : &#171; &lt;i&gt;C'est le gouvernement local et non la France qui a comp&#233;tence en mati&#232;re de sant&#233; publique et de contr&#244;le sanitaire aux fronti&#232;res.&lt;/i&gt; [Cette reprise en main] &lt;i&gt;constitue une violation flagrante de l'accord de Noum&#233;a, qui stipule que les transferts de comp&#233;tence de la m&#233;tropole &#224; la collectivit&#233; sont irr&#233;versibles.&lt;/i&gt; &#187; Le collectif voit l&#224; une &#171; &lt;i&gt;volont&#233; de neutraliser le processus de d&#233;colonisation du territoire&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; L'&#201;tat fran&#231;ais cherche-t-il &#224; s'affranchir de l'accord de Noum&#233;a ? &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Daniel Goa, lui, relie l'attitude de la France au vote qui s'annonce : &#171; &lt;i&gt;Aujourd'hui, par une simple loi, l'&#201;tat se d&#233;fait de sa parole et des engagements forts que nous avons n&#233;goci&#233;s, d&#233;cid&#233;s en commun et mis en &#339;uvre. La spoliation de cette comp&#233;tence par l'&#201;tat donne un signe positif aux partisans du NON pour le second r&#233;f&#233;rendum en montrant qu'il reste l'&#201;tat de tutelle de ce pays. D&#232;s lors les d&#233;s sont pip&#233;s et sa partialit&#233; appara&#238;t au grand jour.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Coronavirus oblige, cette deuxi&#232;me et ind&#233;cise consultation pour ou contre l'ind&#233;pendance, pr&#233;vue pour le 6 septembre&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le sujet, (re)lire &#171; Voyage au bout de l'ind&#233;pendance &#187;, CQFD n&#176; 183 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, va &#234;tre report&#233;e au 4 octobre. Mais, on l'a compris, l'&#233;pisode a pr&#233;cipit&#233; le d&#233;but de la campagne. D&#233;j&#224; les loyalistes (nom que se donnent les partisans de la pr&#233;sence fran&#231;aise) n'ont de cesse de louer le r&#244;le indispensable de la France : seuls ses g&#233;n&#233;reux subsides permettraient &#224; la Nouvelle-Cal&#233;donie d'encaisser le choc. L'argent est depuis longtemps leur argument num&#233;ro un &#8211; durant la campagne r&#233;f&#233;rendaire de 2018, ils r&#233;p&#233;taient &#224; l'envi qu'un pays ind&#233;pendant, priv&#233; de l'apport financier de la m&#233;tropole, n'&#233;tait pas viable&#8230; Contre toute &#233;vidence : interview&#233; en f&#233;vrier 2019, l'&#233;conomiste Samuel Gorohouna nous expliquait que &#171; &lt;i&gt;le PIB de la Nouvelle-Cal&#233;donie est loin devant celui de tous les DOM-TOM. Le PIB par habitant, lui, est sup&#233;rieur &#224; celui de toutes les r&#233;gions fran&#231;aises, except&#233; l'&#206;le-de-France. Les transferts de l'&#201;tat &#224; la Nouvelle-Cal&#233;donie ne repr&#233;sentent que 15 % de ce PIB, leur arr&#234;t aurait certes un impact, mais pas catastrophique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'importe, se cantonner &#224; la question financi&#232;re a l'avantage d'&#233;vacuer la question politique et morale de fond, celle de la colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Une &#171; mise sous tutelle &#187; financi&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme avant le r&#233;f&#233;rendum de 2018, l'argumentaire p&#233;cuniaire des loyalistes est amplement relay&#233; par les m&#233;dias de masse hexagonaux. &#171; &lt;i&gt;La crise sanitaire a mis en &#233;vidence la d&#233;pendance de la collectivit&#233; aux aides de l'&#201;tat&lt;/i&gt; &#187; affirme ainsi &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; le 14 juin. Que la gestion politique de ce m&#234;me &#201;tat soit fortement contest&#233;e et ait pu participer &#224; aggraver ladite crise n'est m&#234;me pas &#233;voqu&#233;. Surtout, ces pr&#233;tendues &#171; aides &#187; en sont-elles vraiment ? Dans son &#233;dition de mai-juin, le journal ind&#233;pendantiste &lt;i&gt;La Voix de Kanaky&lt;/i&gt; note que la France &#171; &lt;i&gt;ne nous a octroy&#233;, finalement, que ce que sa tutelle nous emp&#234;che de faire nous-m&#234;mes puisque nous n'avons encore ni banque ni monnaie : pr&#234;ter de l'argent, et garantir les emprunts que nous faisons&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de ces &#171; aides &#187; en effet, un pr&#234;t exceptionnel de 28,5 milliards de francs CFP (240 millions d'euros), accord&#233; par l'Agence fran&#231;aise de d&#233;veloppement (AFD, une institution financi&#232;re publique), garanti par l'&#201;tat et accept&#233; triomphalement par le pr&#233;sident (Les R&#233;publicains) du gouvernement local. Le taux d'int&#233;r&#234;t est pourtant d&#233;savantageux : 1,48 %, alors que les collectivit&#233;s locales de m&#233;tropole empruntaient en 2018 &#224; un taux moyen de 1,10 %. Quelque 75 millions d'euros d'int&#233;r&#234;ts reviendront ainsi &#224; la France (via l'AFD), ce qui fait dire &#224; Daniel Goa que, sous couvert de &#171; solidarit&#233; nationale &#187;, &#171; &lt;i&gt;l'&#201;tat fait aussi de bonnes affaires&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, les conditions accompagnant ce pr&#234;t sont tellement scandaleuses que les deux d&#233;put&#233;s de Nouvelle-Cal&#233;donie, bien que loyalistes eux aussi&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Loyalistes, mais issus du parti Cal&#233;donie Ensemble, r&#233;put&#233; plus mod&#233;r&#233;.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;, ont d&#233;nonc&#233; de concert une &#171; &lt;i&gt;mise sous tutelle&lt;/i&gt; &#187; de l'archipel : gel des cr&#233;ations de poste dans la fonction publique, durcissement de l'acc&#232;s aux aides sociales, baisse des subventions, nouvelles taxes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assujettissement par la dette : subtile fa&#231;on d'hypoth&#233;quer une &#233;ventuelle souverainet&#233; &#224; venir. En Afrique, comme dans bien d'autres r&#233;gions du monde, la m&#233;thode est &#233;prouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Beno&#238;t Godin&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En 1921, les Kanak n'&#233;taient plus que 27 000. Selon l'anthropologue Michel Naepels, leur population avait diminu&#233; de 75 &#224; 95 % depuis l'arriv&#233;e des Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Extrait de sa &#171; &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/edition/memoires-du-colonialisme/article/190520/covid-19-la-lettre-ouverte-de-l-union-caledonienne-aux-citoyens-caledoniens&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lettre ouverte aux citoyens cal&#233;doniens&lt;/a&gt; &#187; (18/05/2020). Les citations de Daniel Goa dans cet article proviennent toutes de ce texte qui a fait grand bruit.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Selon l'Agence sanitaire et sociale de la Nouvelle-Cal&#233;donie (NC), le diab&#232;te touche 10 % de la population adulte (contre 4 % en m&#233;tropole) et l'ob&#233;sit&#233; pr&#232;s de 70 % (contre 17 %). En NC, qui reste d'abord une &#233;conomie de comptoir, l'acc&#232;s &#224; l'alimentation est 73 % plus cher qu'en France.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#171; &lt;a href=&#034;https://survie.org/pays/kanaky-nouvelle-caledonie/article/l-etat-francais-cherche-t-il-a-s-affranchir-de-l-accord-de-noumea&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'&#201;tat fran&#231;ais cherche-t-il &#224; s'affranchir de l'accord de Noum&#233;a ?&lt;/a&gt; &#187;, communiqu&#233; du 11 juin 2020. Le collectif Solidarit&#233; Kanaky regroupe des mouvements associatifs, syndicaux, politiques qui soutiennent la lutte du peuple kanak. Sur le web : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://solidaritekanaky.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;SolidariteKanaky.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur le sujet, (re)lire &#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Voyage-au-bout-de-l-independance' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voyage au bout de l'ind&#233;pendance&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176; 183 (janvier 2020)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Loyalistes, mais issus du parti Cal&#233;donie Ensemble, r&#233;put&#233; plus mod&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Au grand jeu de la m&#233;tropolisation, ce sont les patrons qui raflent la mise &#187;</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Contre Euralille. Jusque dans son titre, le livre r&#233;cemment sorti aux &#233;ditions Les &#201;taques par Antonio Delfini et Rafa&#235;l Snoriguzzi (confr&#232;res de presse ind&#233;pendante au canard lillois La Brique) ne s'embarrasse pas de faux-semblants. Mais en s'attaquant &#224; la sulfateuse au troisi&#232;me plus grand centre d'affaires fran&#231;ais, c'est surtout l'id&#233;ologie m&#233;tropolitaine qu'ils d&#233;noncent. &#192; Lille comme ailleurs, elle massacre la ville. D&#233;monstration. Cet entretien est la version allong&#233;e d'une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bouquin" rel="tag"&gt;Bouquin&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Koolhaas" rel="tag"&gt;Koolhaas&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Contre Euralille&lt;/i&gt;. Jusque dans son titre, le livre r&#233;cemment sorti aux &#233;ditions Les &#201;taques par Antonio Delfini et Rafa&#235;l Snoriguzzi (confr&#232;res de presse ind&#233;pendante au canard lillois &lt;a href=&#034;http://labrique.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;) ne s'embarrasse pas de faux-semblants. Mais en s'attaquant &#224; la sulfateuse au troisi&#232;me plus grand centre d'affaires fran&#231;ais, c'est surtout l'id&#233;ologie m&#233;tropolitaine qu'ils d&#233;noncent. &#192; Lille comme ailleurs, elle massacre la ville. D&#233;monstration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2957 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH275/-1197-48265.jpg?1783502826' width='500' height='275' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Victor
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;i&gt;Cet entretien est la version allong&#233;e d'une interview publi&#233;e dans le num&#233;ro 177 de &lt;/i&gt;CQFD&lt;i&gt;, en kiosques tout le mois de juin.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concr&#232;tement, &#231;a ressemble &#224; quoi Euralille ? C'est un lieu o&#249; il vous arrive de passer ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#199;a ressemble &#224; un quartier d'affaires moche comme il en pousse un peu partout depuis quarante ans. Un assemblage chaotique de b&#226;timents gris et noirs, articul&#233; autour d'une gare internationale et d'un &#233;norme centre commercial. On y &#8220;passe&#8221; effectivement plus qu'on y vit, et pour cause : le quartier, qui a surgi de la plus grosse op&#233;ration urbaine de l'histoire de la ville, a moins &#233;t&#233; pens&#233; pour les habitants que pour les investisseurs, les consommateurs et les cadres sup&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le livre ne s'attaque pas simplement &#224; un quartier sinistre, il prend pour cible une &lt;i&gt;matrice&lt;/i&gt; &#233;conomique et sociale, qui se r&#233;sume assez simplement : il faut renouer avec les bonnes recettes du capitalisme, non plus dans l'industrie mais dans le tertiaire marchand. C'est ce mirage d&#233;vastateur, qui a produit le quartier avant d'&#233;tendre sa logique &#224; la m&#233;tropole enti&#232;re, que le livre prend pour objet. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous &#233;crivez : &#171; &lt;i&gt;Par-del&#224; les plans d'urbanisme, Euralille consiste surtout &#224; projeter cette id&#233;ologie de la m&#233;tropole qui s&#233;vit aujourd'hui dans la plupart des grandes zones urbaines fran&#231;aises.&lt;/i&gt; &#187; C'est quoi cette id&#233;ologie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Depuis les ann&#233;es 1980, la phase n&#233;o-lib&#233;rale du capitalisme est souvent racont&#233;e sur le mode du changement d'&#233;chelle par le haut : &#8220;l'Europe&#8221; et la &#8220;mondialisation&#8221; auraient ainsi aspir&#233; l'essentiel des pouvoirs d'un &#8220;&#201;tat providence&#8221; d&#233;sormais impuissant face aux &#8220;multinationales&#8221;. Mais il faut aussi regarder ce dessaisissement de l'&#201;tat par le bas. Le n&#233;o-lib&#233;ralisme n'a pas seulement internationalis&#233; l'&#233;conomie, il l'a aussi infra-nationalis&#233;e. Ce que traduit la mont&#233;e en puissance progressive des m&#233;tropoles, c'est le transfert &#224; un niveau local d'une partie toujours plus importante de l'&#233;conomie et de sa r&#233;gulation politique. Parler de m&#233;tropolisation, c'est donc d&#233;signer l'&#233;chelle &#224; laquelle se produit une partie toujours plus grande de l'accumulation de richesse dans le capitalisme d'aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;ologie de la m&#233;tropole, c'est la pens&#233;e qui accompagne cette r&#233;organisation &#233;conomique et politique. Pour les tenants de ce discours, chaque ville est un produit &#224; positionner sur le march&#233; des m&#233;tropoles nationales et internationales. Pour concurrencer sa voisine, chaque m&#233;tropole doit donc tenter de jouer de ses avantages comparatifs, de &lt;i&gt;marchandiser&lt;/i&gt; ses particularit&#233;s locales dans la culture, le sport, la gastronomie, etc. &#8211; quitte &#224; s'en inventer des factices. Tout ce petit jeu ne visant qu'un seul but : attirer les capitaux sur son territoire et les nouveaux cadres dans son centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais &#224; court d'id&#233;es pour relancer leurs agglom&#233;rations industrielles en d&#233;clin, tous les petits notables locaux se mettent &#224; se copier les uns les autres, &#224; l'image de ce pr&#233;fixe risible qui chapeaute la plupart des projets m&#233;tropolitains et dont Euralille a &#233;t&#233; la premi&#232;re mouture : Euratlantique &#224; Bordeaux, EuroSudOuest &#224; Toulouse, Eurom&#233;diterran&#233;e &#224; Marseille, etc. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;organisation du capital &#224; l'&#233;chelle des agglom&#233;rations suppose la mobilisation de ses soutiers locaux : le patronat et ses chambres de commerce et d'industrie, les politiques et leurs communaut&#233;s urbaines. L'avantage dans cette affaire, c'est qu'ils repr&#233;sentent des cibles bien plus atteignables que ne le sont un fonds sp&#233;culatif, un march&#233; d&#233;riv&#233; ou un centre de d&#233;cision d'une multinationale am&#233;ricaine. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Euralille semble condenser tous les pires travers de ce genre de projet hors-sol, pens&#233; contre ses habitants. Pourquoi ses promoteurs et leurs suiveurs s'ent&#234;tent &#224; en proposer des excroissances, type Euralille 2, ou Euralille 3000 ? &#199;a ne fonctionne m&#234;me pas tr&#232;s bien &#233;conomiquement, non ? Qui en tire quelque chose ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au grand jeu de la m&#233;tropolisation, certains ont tout &#224; perdre : les habitants ; d'autres naviguent &#224; vue : les &#233;lus ; quand les troisi&#232;mes raflent la mise : les patrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des &#233;lus, on est effectivement en droit de se poser la question : pourquoi continuent-ils ce genre de projets ? Pourquoi, malgr&#233; les d&#233;mentis factuels incessants, continuent-ils de croire en cette mythologie que certains &#233;conomistes r&#233;sument par un sigle &#233;vocateur : CAME, pour comp&#233;tition, attractivit&#233;, m&#233;tropolisation, excellence ? D'autant que le marketing territorial qu'ils d&#233;veloppent a deux cons&#233;quences : d'un c&#244;t&#233;, il fabrique l'uniformisation des villes &#8211; &#224; l'image des slogans publicitaires que se construisent toutes les agglom&#233;rations, de &lt;i&gt;So Toulouse&lt;/i&gt;, &#224; &lt;i&gt;OnlyLyon&lt;/i&gt; en passant par &lt;i&gt;Hello Lille &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Invest in Provence&lt;/i&gt; ; de l'autre, les promesses de cette uniformisation sont tr&#232;s in&#233;galement distribu&#233;es : beaucoup d'appel&#233;s, tr&#232;s peu d'&#233;lus &#8211; Lille, par exemple, n'aura jamais les atouts pour devenir Lyon, Paris ou Bruxelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;lus sont donc condamn&#233;s &#224; &#233;chouer, et le paysage est d&#233;solant : le mirage de l'&#233;conomie &lt;i&gt;high tech&lt;/i&gt; maintient les pauvres hors de l'emploi, et la ville s'organise autour du mode de vie des cadres sup&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce f&#233;tichisme de la m&#233;tropole renvoie aux transformations du pouvoir local depuis quarante ans. Pour Lille : l'&#233;rosion de l'ancrage populaire du socialisme local, la place plus centrale occup&#233;e par la technocratie territoriale, le chantage exerc&#233; par le patronat dans un contexte de ch&#244;mage de masse, ou encore l'irruption de toute une s&#233;rie de cercles informels o&#249; &#233;lus et entrepreneurs se fabriquent un langage commun. En quelques d&#233;cennies, le socialisme s'est d&#233;plac&#233; depuis la soci&#233;t&#233; vers le champ du pouvoir. R&#233;sultat : leurs scores &#233;lectoraux ne font que chuter, et m&#234;me les baronnies les plus install&#233;es sont aujourd'hui chancelantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands gagnants de l'affaire sont indubitablement les milieux &#233;conomiques, et notamment locaux. En ce sens, Euralille raconte une histoire qu'il faudrait pouvoir &#233;tayer ailleurs : pens&#233; comme une piste d'atterrissage pour le capital international, ce quartier d'affaires a surtout servi de piste de d&#233;collage pour les capitaux locaux. Au point que la mainmise de quelques anciennes familles de la bourgeoisie textile sur la soci&#233;t&#233; lilloise s'est perp&#233;tu&#233;e. Reconverties dans les nouveaux secteurs &#233;conomiques de la grande distribution, l'immobilier ou les assurances, les familles Mulliez, Dutilleul ou Verspieren ont su sortir leurs capitaux avant la crise industrielle et les r&#233;investir dans les secteurs porteurs de l'&#233;conomie m&#233;tropolitaine. La m&#233;tropole est faite par et pour eux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
Dans votre livre, un personnage ressort particuli&#232;rement : l'architecte Rem Koolhaas, en charge d'Euralille, qui a multipli&#233; les d&#233;clarations m&#233;prisantes envers la population &#171; normale &#187;, bien r&#233;sum&#233;es par son c&#233;l&#232;bre &#171; &lt;i&gt;Fuck the context&lt;/i&gt; &#187;. Une phrase qui r&#233;sume bien l'ensemble du projet, non ? Histoire, habitants, usages, il s'agit de dire &#171; &lt;i&gt;Fuck&lt;/i&gt; &#187; &#224; tout, semble-t-il. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Si notre livre se concentre sur le quartier d'affaires Euralille, c'est effectivement qu'il est l'incarnation, chez nous, de cette nouvelle phase du capitalisme urbain. Mais c'est aussi parce qu'il nous semblait concentrer &#224; l'&#233;tat de caricature quelques-unes des plus grandes vilenies dont les m&#233;tropoles sont coutumi&#232;res. Au premier rang desquelles l'esth&#233;tique ali&#233;nante de ces nouvelles constructions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant trente ans, &#224; Lille, les d&#233;bats sur la forme urbaine de ce quartier ont &#233;t&#233; enferm&#233;s dans des consid&#233;rations morales, sur le mode : &lt;i&gt;&#8220;L'architecture, c'est comme les couleurs : on aime ou on aime pas.&#8221;&lt;/i&gt; Sans &#234;tre des sp&#233;cialistes de la question, il nous a sembl&#233; opportun de tenter de retrouver toute la port&#233;e politique de la question esth&#233;tique. Cette approche &#233;tait d'autant plus int&#233;ressante que le quartier a &#233;t&#233; construit par quelques-uns des architectes fran&#231;ais les plus renomm&#233;s (Jean Nouvel, Christian de Portzamparc, Claude Vasconi, Dominique Perrault) et puis par celui qui est devenu l'un des plus branch&#233;s au monde, Rem Koolhaas, l'architecte en chef d'Euralille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rem Koolhaas est un personnage qui fascine jusque dans les rangs de la gauche, et qui a pour particularit&#233; de joindre &#224; ses r&#233;alisations, d&#233;sormais diss&#233;min&#233;es aux quatre coins du globe, une propension quasi maladive &#224; se mettre en sc&#232;ne dans les m&#233;dias. R&#233;sultat : nous n'avons eu qu'&#224; nous pencher pour recueillir les saillies cyniques qu'il a encha&#238;n&#233;es au sujet d'Euralille, et dans lesquelles il d&#233;roule ostensiblement tout son m&#233;pris de l'habitat populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce quartier d'affaires a &#233;t&#233; pour lui l'occasion d'une mise en pratique de th&#233;ories qu'il &#233;laborait depuis la fin des ann&#233;es 1970. Pour faire court, Koolhaas a d&#233;cr&#233;t&#233; l'entr&#233;e de l'architecture dans une nouvelle &#232;re de la d&#233;mesure qu'il appelle &lt;i&gt;&#8220;bigness&#8221;&lt;/i&gt;. Cette rupture historique suppose pour lui une rupture esth&#233;tique : assumer de produire des constructions qu'il qualifie d'&lt;i&gt;&#8220;extravagantes&#8221;&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;&#8220;m&#233;galomaniaques&#8221;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, l'esth&#233;tique d'Euralille traduit la vision de la ville de ceux que l'on appelle &#8211; c'est une expression &#224; la mode &#8211; les &#8220;starchitectes&#8221;. Ils sont l'incarnation de cette &#233;lite transnationale hors sol qui fixe l'environnement quotidien de plusieurs millions de personnes &#224; coups de provocations esth&#233;tiques qui ne r&#233;sonnent que dans leurs petits c&#233;nacles d'&lt;i&gt;happy few&lt;/i&gt;. Un propos qu'on r&#233;sume par une sorte de clin d'&#339;il sociologique : Euralille est l'incarnation de l'&lt;i&gt;habitus&lt;/i&gt; de ceux qui ont perdu l'habitude d'&lt;i&gt;habiter&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On est un peu d&#233;munis face &#224; ce rouleau-compresseur urbain, &#224; Lille comme ailleurs. Quelles pistes pour faire obstacle au d&#233;sert qu'ils imposent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&#171; Il faut &#234;tre lucide : les quelques luttes r&#233;centes contre l'extension m&#233;tropolitaine, dans le bocage nantais ou par chez vous &#224; Marseille &#8211; avec le chantier de La Plaine &#8211; ont &#233;t&#233; avant tout d&#233;fensives et se sont sold&#233;es, au mieux, par des demi-victoires. Donc il faut rouvrir une voie strat&#233;gique, qui s'&#233;tage sur trois niveaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, le plus imm&#233;diat, consiste d'abord &#224; mieux articuler des r&#233;pertoires d'actions qui sont souvent dispers&#233;s : le squat, les occupations et la gu&#233;rilla judiciaire notamment. Ces derniers mois, par exemple, la SPL Euralille, l'am&#233;nageur du quartier, vient de se manger deux beaux r&#226;teaux juridiques. De la part des habitants d'un &#238;lot &#8211; dit P&#233;pini&#232;re &#8211; qui devaient &#234;tre expropri&#233;s, et de la part des opposants &#224; l'urbanisation de l'ancienne gare de marchandises Saint-Sauveur &lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire &#171; &#192; Lille, gu&#233;rilla judiciaire contre projet nuisible &#187;, CQFD n &#176; 170 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Si ces issues ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme des victoires, elles permettent de suspendre les coups de pelleteuses et de repartir &#224; l'offensive sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second niveau suppose de d&#233;ployer de fa&#231;on plus m&#233;thodique des syndicats de quartiers. Dans des territoires sinistr&#233;s par le ch&#244;mage, ces collectifs permettent de recr&#233;er du lien, des &#233;changes de pratiques et de ressources, et de tenir durablement un rapport de force avec les d&#233;cideurs. Le troisi&#232;me niveau, &#224; plus long terme, consiste &#224; tout remettre &#224; plat : inventer une &#233;conomie soustraite aux sir&#232;nes du &lt;i&gt;high tech&lt;/i&gt;, penser une vie sociale lib&#233;r&#233;e des flux ali&#233;nants, et redonner toute leur place aux architectures populaires et vernaculaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un terrain en friche que doit occuper prochainement une nouvelle extension d'Euralille, &#224; proximit&#233; d'une cabane en bois au doux nom d' &#8220;El Gourbi&#8221;, tr&#244;ne depuis un mois un doigt d'honneur de 4 m&#232;tres de haut construit en cagettes et orient&#233; directement vers le beffroi de la mairie. C'est un joli panneau d'indication. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par &#201;milien Bernard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &#171; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/A-Lille-guerilla-judiciaire-contre' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#192; Lille, gu&#233;rilla judiciaire contre projet nuisible&lt;/a&gt; &#187;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n &#176; 170 (novembre 2018).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La r&#233;volte des sans-gants</title>
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		<dc:creator>Marie Causse</dc:creator>


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&lt;p&gt;Dans la m&#233;tropole lyonnaise, un conflit de plusieurs semaines vient d'opposer les &#233;boueurs &#224; leurs patrons du public et du priv&#233;. Retour sur une gr&#232;ve en deux temps, qui &#233;claire sur les cons&#233;quences n&#233;fastes des d&#233;l&#233;gations de service public. En mars 2012, les &#233;boueurs employ&#233;s du public se sont mis en gr&#232;ve quand la M&#233;tropole a attribu&#233; le ramassage des ordures de Lyon et Villeurbanne &#224; deux soci&#233;t&#233;s priv&#233;es : Sita et Pizzorno. Les travailleurs craignaient pour leurs conditions de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la m&#233;tropole lyonnaise, un conflit de plusieurs semaines vient d'opposer les &#233;boueurs &#224; leurs patrons du public et du priv&#233;. Retour sur une gr&#232;ve en deux temps, qui &#233;claire sur les cons&#233;quences n&#233;fastes des d&#233;l&#233;gations de service public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;E&lt;/span&gt;n mars 2012, les &#233;boueurs employ&#233;s du public se sont mis en gr&#232;ve quand la M&#233;tropole a attribu&#233; le ramassage des ordures de Lyon et Villeurbanne &#224; deux soci&#233;t&#233;s priv&#233;es : Sita et Pizzorno. Les travailleurs craignaient pour leurs conditions de travail car, comme le souhaitait le maire G&#233;rard Collomb, la d&#233;l&#233;gation partielle de service public devait pousser la r&#233;gie et le priv&#233; &#224; &#171; &lt;i&gt;se challenger mutuellement&lt;/i&gt; &#187;. Mais en fin de compte, cette redistribution a &#233;t&#233; plut&#244;t profitable aux employ&#233;s du public : les zones d&#233;l&#233;gu&#233;es &#233;taient les plus charg&#233;es et les plus p&#233;nibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2017, les &#233;boueurs de la M&#233;tropole demandent de meilleures conditions de travail. Ils obtiennent deux samedis non travaill&#233;s sur trois. Mais pour compenser cela, la M&#233;tropole l&#226;che encore plus de communes : Vaulx-en-Velin, Bron et Tassin-la-Demi-Lune. Dans l'agglom&#233;ration, 57 % de la collecte sera effectu&#233;e par des entreprises priv&#233;es, r&#233;mun&#233;r&#233;es au poids de d&#233;chets collect&#233;s. Le groupe Pizzorno obtient la plus grosse part du g&#226;teau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour augmenter leurs marges, les op&#233;rateurs l&#233;sinent sur les effectifs. Les &#233;boueurs de Pizzorno doivent collecter jusqu'&#224; 28 tonnes par jour, contre 10 pour les agents de la M&#233;tropole, six jours sur sept, avec un mat&#233;riel d&#233;faillant, l'entreprise ne prenant pas m&#234;me la peine de leur fournir des gants. Les cadences sont difficilement tenables, car les d&#233;chets augmentent, comme la population, tandis que les effectifs baissent : on passe de huit &#224; quatre camions pour le 6e arrondissement. Les journ&#233;es s'allongent : &#171; &lt;i&gt;On finit parfois &#224; 17&lt;/i&gt; &lt;i&gt;h&lt;/i&gt; &#187;, confie un employ&#233;. Un ripeur (la personne &#224; l'arri&#232;re du camion) touche moins de 1 200 &#8364; net par mois ; un chauffeur moins de 1 400 &#8364;. Et gare &#224; ceux qui ne se laissent pas faire : pour son engagement, un d&#233;l&#233;gu&#233; syndical, chauffeur, s'est retrouv&#233; avec la mention &#171; ripeur &#187; sur sa fiche de paie, avec la baisse de salaire correspondante.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Les casseurs de gr&#232;ve mis en &#233;chec&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que s'est d&#233;roul&#233;e entre mars et avril une gr&#232;ve en deux temps. Ce sont d'abord les employ&#233;s de la M&#233;tropole qui se sont mis en gr&#232;ve le 19 mars. Le collectif comprenant &#233;boueurs, chauffeurs et encadrants revendique une augmentation de salaire et une am&#233;lioration des conditions de leur &#233;prouvant travail. Le 2 avril, alors que le conflit s'enlise, les salari&#233;s de Pizzorno rejoignent le mouvement. Soutenus par le syndicat Solidaires, ils r&#233;clament les m&#234;mes conditions de travail et le m&#234;me salaire que les employ&#233;s du public. La M&#233;tropole saisit le tribunal pour faire d&#233;bloquer les incin&#233;rateurs occup&#233;s par les gr&#233;vistes. Finalement, le 5 avril, un accord est trouv&#233; entre la M&#233;tropole et ses salari&#233;s, qui reprennent le travail. Mais Pizzorno refusant de n&#233;gocier, ses &#233;boueurs poursuivent la gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;pression anti-syndicale ne tarde pas : Pizzorno fait appel &#224; la police pour d&#233;loger les gr&#233;vistes et leurs soutiens, et un huissier est mandat&#233; r&#233;guli&#232;rement sur le piquet de gr&#232;ve. Au m&#233;pris du droit de gr&#232;ve, Pizzorno envoie des int&#233;rimaires ou fait appel &#224; ses salari&#233;s d'autres villes. Le 11 avril, les &#233;boueurs sollicitent le soutien de David Kimelfed, pr&#233;sident de la M&#233;tropole (LREM). Cette derni&#232;re menace Pizzorno de sanctions si une solution n'est pas trouv&#233;e rapidement. Plut&#244;t que de s'asseoir &#224; la table des n&#233;gociations, l'entreprise assigne une dizaine de gr&#233;vistes devant le tribunal de grande instance. Le 18 avril, le tribunal donne raison aux gr&#233;vistes et Pizzorno est d&#233;bout&#233;. D&#233;go&#251;t&#233; aussi sans doute : il va bien falloir n&#233;gocier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir m&#234;me, les repr&#233;sentants des gr&#233;vistes annoncent qu'un accord a &#233;t&#233; trouv&#233; et que la reprise du travail est imminente. L'augmentation de salaire obtenue n'est pas &#224; la hauteur des revendications (65 &#8364; brut au lieu de 300), mais des am&#233;liorations notables ont &#233;t&#233; obtenues sur les conditions de travail (notamment des gants de m&#234;me qualit&#233; que ceux de la M&#233;tropole), ainsi que six jours de gr&#232;ve pay&#233;s. Pizzorno a fait pr&#233;ciser dans le protocole d'accord que ces mesures ne concernent que ses employ&#233;s de la r&#233;gion lyonnaise. Par peur de la contagion.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Marie Causse&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aix-Marseille : M&#233;tropole ou m&#233;gapole ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Aix-Marseille-Metropole-ou</link>
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		<dc:creator>G&#233;rald Perilli</dc:creator>


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&lt;p&gt;Aux forceps, Aix-Marseille-M&#233;tropole a fini par voir le jour, avec son organe d&#233;cisionnel, le conseil m&#233;tropolitain, et la promesse d'un &#171; projet d'am&#233;nagement et de d&#233;veloppement &#233;conomique &#187;. Les multinationales ont d&#233;j&#224; mis le pied dans la porte entrouverte. Si Aix-Marseille-M&#233;tropole na&#238;t dans la douleur, c'est que cette aire marseillaise du &#171; projet m&#233;tropolitain &#187; de 119&#8239;communes est sortie au forceps. Or, la quasi-totalit&#233; de celles-ci, 113 sur 119, s'y est oppos&#233;e, craignant une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no146-septembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;146 (septembre 2016)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aux forceps, Aix-Marseille-M&#233;tropole a fini par voir le jour, avec son organe d&#233;cisionnel, le conseil m&#233;tropolitain, et la promesse d'un &#171; &lt;i&gt; projet d'am&#233;nagement et de d&#233;veloppement &#233;conomique&lt;/i&gt; &#187;. Les multinationales ont d&#233;j&#224; mis le pied dans la porte entrouverte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix-Marseille-M&#233;tropole&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Renomm&#233;e depuis M&#233;tropole Aix-Marseille-Provence.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; na&#238;t dans la douleur, c'est que cette aire marseillaise du &#171; projet m&#233;tropolitain &#187; de 119&#8239;communes est sortie au forceps. Or, la quasi-totalit&#233; de celles-ci, 113 sur 119, s'y est oppos&#233;e, craignant une perte de contr&#244;le sur leur fiscalit&#233; et sur les Plans locaux d'urbanisme. Initi&#233;e en 2008, la r&#233;forme des collectivit&#233;s territoriales s'est concr&#233;tis&#233;e en 2010 par une loi qui devait all&#233;ger le mille-feuilles administratif en supprimant les conseillers d&#233;partementaux et r&#233;gionaux au profit de nouveaux &#233;lus territoriaux. Mais huit ans et trois gouvernements plus tard, tous ces conseillers sont encore l&#224;, auxquels vient s'ajouter un nouveau cheptel de 240&#8239;conseillers m&#233;tropolitains&#8230; 223 d'entre eux sont des conseillers de territoire et n'ont qu'un avis consultatif. Ils joueront dans le bac &#224; sable de la politique locale, un peu comme le font les &#233;lus des mairies de secteur &#224; Marseille. Des notables de surcro&#238;t non &#233;lus puisque r&#233;affect&#233;s depuis les anciennes intercommunalit&#233;s &#8211; les six ex-&#233;tablissements publics de coop&#233;ration intercommunales (EPCI) de Marseille, Aix, Salon, Aubagne, Martigues, Fos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des recours en justice de plusieurs maires visaient &#224; marchander une meilleure r&#233;partition des conseillers, mais le 19&#8239;janvier 2016, le conseil d'&#201;tat fait l'impasse et le chantier peut reprendre. La fronde des maires durait depuis plus de deux ans et la guerre des si&#232;ges entre Aix et Marseille, les deux poids lourds de la m&#233;tropole &#224; venir, ne s'ach&#232;ve que le 17&#8239;mars&#8239;2016. Jean-Claude Gaudin est &#233;lu pr&#233;sident de la nouvelle instance, tandis que la maire d'Aix porte encore l'affaire devant la commission europ&#233;enne d&#233;but avril. Baroud d'honneur m&#233;diatique de Mme Joissains davantage que combat juridique s&#233;rieux, puisque la commission europ&#233;enne ne peut juger ce genre d'affaire. Apr&#232;s ce dernier coup d'&#233;p&#233;e dans l'eau, la m&#233;tropole devrait &#234;tre en ordre de marche &#224; la rentr&#233;e et prendre le relais des six ex-EPCI. Le mammouth se mettra ensuite en branle, avec ses 7 500 fonctionnaires territoriaux.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2561 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH256/-826-6965a.jpg?1782693102' width='400' height='256' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Charmag.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;mocratie locale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour pr&#233;parer la M&#233;tropole, un organe a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; fin 2012 : la Mission interminist&#233;rielle au projet m&#233;tropolitain (MIPM). Quinze personnes embauch&#233;es &#224; temps plein sur trois ans pour aplanir le terrain et organiser quatre conf&#233;rences qui ponctuent l'avancement de la r&#233;flexion. La derni&#232;re s'est tenue au parc Chanot le 17&#8239;d&#233;cembre 2015, en pr&#233;sence de la ministre de la D&#233;centralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu. Devant un parterre de 800 &#171; acteurs de la m&#233;tropole &#187;, la consultation urbaine s'est partag&#233;e entre prises de parole d'experts et pause &#224; midi avec buffet pl&#233;thorique. La m&#233;tropole n'a pas encore vu le jour que ce projet &#224; six maires sur 119 a d&#233;j&#224; co&#251;t&#233; pr&#232;s d'un million d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de cette s&#233;ance, la directrice de la consultation urbaine, Marie Baduel, s'est f&#233;licit&#233;e du travail accompli : &#171; &lt;i&gt;&#8239;Huit chantiers m&#233;tropolitains impliquant 1200 acteurs locaux !&lt;/i&gt; &#187; Les &#171; &lt;i&gt;acteurs de la m&#233;tropole&lt;/i&gt; &#187; &#233;taient donc invit&#233;s &#224; participer &#224; ce pince-fesse. Para&#238;t-il. Contact&#233;es par &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, deux associations marseillaises, le collectif Laisse B&#233;ton et Un Centre-ville pour tous (CVPT), qui luttent sur l'espace urbain pour le respect des droits des habitants et la pr&#233;servation des espaces verts, mettent un b&#233;mol. Guy Coja, membre de Laisse B&#233;ton, raconte : &#171; &lt;i&gt;J'ai voulu m'inscrire, on ne m'a jamais rappel&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Pour CVPT, m&#234;me constat : &#171; &lt;i&gt;1 200 participants ? Ils ont compt&#233; les petits pois !? Le bilan est tr&#232;s n&#233;gatif, la plupart des gens &#233;taient des professionnels, il n'y a jamais vraiment eu de travail avec les associations&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;plore Patrick Lacoste. Quant aux habitants, hormis ceux qui suivent d'assez pr&#232;s les rares annonces dans les journaux pour avoir connaissance des dates des conf&#233;rences (inscription sur Internet obligatoire), ils n'ont pas &#233;t&#233; associ&#233;s au projet. &#171; &lt;i&gt;C'est angoissant, on nous rajoute encore une entit&#233;, j'ai des &#233;chos, on me dit que c'est encore une usine &#224; gaz. Le risque est que les communes soient d&#233;poss&#233;d&#233;es de la gestion urbanistique de leur territoire&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te Fr&#233;d&#233;ric, enseignant. Rien de tr&#232;s encourageant. N&#233;anmoins, un &#171; maillage &#187; des transports devrait s'organiser sur l'ensemble du territoire m&#233;tropolitain en vue de dynamiser l'aire marseillaise. Des projets comme une nouvelle ligne de TER et des lignes de tramway ont &#233;t&#233; act&#233;s lors du conseil m&#233;tropolitain du 30&#8239;juin&#8239;2016. Quid du &#171; projet d'am&#233;nagement et de d&#233;veloppement &#233;conomique &#187; et de la promesse de &#171; concourir &#224; un d&#233;veloppement durable et solidaire du territoire r&#233;gional &#187; &#233;voqu&#233;e par la loi ? (voir encadr&#233; ci dessous) Qui vivra verra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les multinationales en embuscade&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la newsletter n&#176;6 de la MIPM, un titre attire l'&#339;il : &#171; &lt;i&gt;Les multinationales, facteur de coh&#233;sion sociale.&lt;/i&gt; &#187; L'article vante une &#233;tude command&#233;e &#224; une professeure &#224; la facult&#233; des g&#233;osciences de Lausanne, C&#233;line Rozenblat, qui centre son analyse sur &#171; &lt;i&gt;les effets des firmes multinationales sur l'&#233;conomie locale en termes d'emploi&lt;/i&gt; &#187; et sur le point fort d'Aix-Marseille-M&#233;tropole, &#171; &lt;i&gt;sa fonction logistique et portuaire, qui favorise la promotion, la mutation urbaine et la production mondialis&#233;e&lt;/i&gt; &#187;. On peut lire plus loin que &#171; &lt;i&gt;cette &#233;conomie&lt;/i&gt; [est] &lt;i&gt;li&#233;e aux march&#233;s urbains, immobilier haut de gamme, culture, tourisme et services avanc&#233;s&lt;/i&gt; &#187;. Demandez le programme ! La M&#233;tropole repr&#233;sente pour les grands groupes des milliards d'investissements dans les march&#233;s urbains, dont &#171; &lt;i&gt;&#8239;l'immobilier haut de gamme&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instances de l'&#201;tat font de la com' pour les multinationales. Mais comment celles-ci, dans une m&#233;gapole &#171; tout-en-un &#187;, pourraient &#234;tre &#171; &lt;i&gt;facteur de coh&#233;sion sociale&lt;/i&gt; &#187; ? On est d'autant plus perplexe lorsqu'on d&#233;couvre le voyage diplomatico-&#233;conomique de Martine Vassal, pr&#233;sidente du d&#233;partement, le 20&#8239;mai&#8239;2016, en compagnie du VRP du BTP Jean-Claude Gaudin. Trois jours outre-Manche pour une &lt;i&gt;charming operation&lt;/i&gt; aupr&#232;s d'investisseurs anglais : Hammerson&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;j&#224; ma&#238;tre d'&#339;uvre et g&#233;rant du centre commercial des Terrasses du port, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, Real Land, McArthurGlen Corporate &#8211;&#8239;parmi les plus importants fonds d'investissement en Europe. D&#233;j&#224; programm&#233; pour dans un an, un &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Are-you-experienced&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;village des marques&lt;/a&gt; &#187; de 120&#8239;boutiques sera implant&#233; &#224; Miramas, avec la cr&#233;ation d'une &#233;cole pour la formation des futurs vendeurs. Lors de la rencontre avec la d&#233;l&#233;gation marseillaise, Nicolas Hill, PDG de Real Land, d&#233;clarait : &#171; &lt;i&gt;Je cr&#233;e des fonds d'investissement pour faire de la promotion. La plupart des partenaires sont des acteurs qui font dans l'immobilier chez eux, &#224; Londres, Dublin et Chicago, mais il y a d&#233;j&#224; trop de monde qui fait la m&#234;me chose, alors ils cherchent &#224; s'implanter ailleurs et &#224; s'amuser un peu !&lt;/i&gt; &#187; Propos retranscrits sans commentaire dans &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; du 21&#8239;mai&#8239;2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le fiasco de la rue de la R&#233;publique, victime de l'irruption cannibale des centres commerciaux sur tout le territoire marseillais, Gaudin and Co sont all&#233;s chercher ces investisseurs boute-en-train pour faire de l'aire m&#233;tropolitaine leur nouveau terrain de jeu. &lt;i&gt;Once again&lt;/i&gt;, immobilier et grandes enseignes au programme. Tant pis si &#171; &lt;i&gt;la fonction logistique et portuaire&lt;/i&gt; &#187; de Marseille est battue en br&#232;che par l'&#233;radication des petits commerces et des march&#233;s populaires et l'occultation des liens et &#233;changes avec l'Afrique&#8230; Pourquoi parier sur l'imagination quand tout le pouvoir est donn&#233; &#224; la contribution &#233;conomique territoriale (ex-taxe professionnelle) ? Les habitants ne seront convi&#233;s aux festivit&#233;s que pour achalander les &lt;i&gt;shopping malls&lt;/i&gt;. Quant &#224; l'hinterland, il risque de perdre vignes et oliviers au profit d'une m&#233;ga-zone commerciale. Aix-Marseille-M&#233;tropole, capitale des &#233;changeurs d'autoroute et des hypermarch&#233;s !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Bla-bla-bla &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;(Extrait de la loi du 27 janvier 2014 d&#233;finissant la m&#233;tropole) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &#171; La m&#233;tropole est un &#233;tablissement public de coop&#233;ration intercommunale (EPCI) &#224; fiscalit&#233; propre regroupant plusieurs communes, d'un seul tenant et sans enclave au sein d'un espace de solidarit&#233; pour &#233;laborer et conduire ensemble un projet d'am&#233;nagement et de d&#233;veloppement &#233;conomique, &#233;cologique, &#233;ducatif, culturel et social de leur territoire afin d'en am&#233;liorer la coh&#233;sion et la comp&#233;titivit&#233; et de concourir &#224; un d&#233;veloppement durable et solidaire du territoire r&#233;gional. Elle valorise les fonctions &#233;conomiques m&#233;tropolitaines, ses r&#233;seaux de transport et ses ressources universitaires, de recherche et d'innovation, dans un esprit de coop&#233;ration r&#233;gionale et inter&#233;gionale et avec le souci d'un d&#233;veloppement territorial &#233;quilibr&#233;. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Renomm&#233;e depuis M&#233;tropole Aix-Marseille-Provence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D&#233;j&#224; ma&#238;tre d'&#339;uvre et g&#233;rant du centre commercial des Terrasses du port, ench&#226;ss&#233; sur le domaine portuaire de Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Grenoble : le &#171; mod&#232;le &#187; vert et rouge</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Grenoble-le-modele-vert-et-rouge</link>
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		<dc:date>2015-04-10T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Peyret</dc:creator>


		<dc:subject>Nardo</dc:subject>
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		<dc:subject>&#201;ric Piolle</dc:subject>
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		<dc:subject>Grenoblois</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s La Rotative &#224; Tours, CQFD poursuit sa vir&#233;e en compagnie des canards ind&#233;pendants locaux qui, chacun dans leur coin de France et de Navarre, s'&#233;chinent &#224; faire entendre une autre voix que celle du bulletin municipal. Avec Le Postillon grenoblois, nous allons interroger les ombres et les lumi&#232;res de la politique men&#233;e par la nouvelle municipalit&#233; verte et rouge. Pas tous les jours facile d'habiter &#224; Grenoble. Depuis l'arriv&#233;e au pouvoir municipal, en mars dernier, d'une &#233;quipe (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no130-mars-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;130 (mars 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nardo-59" rel="tag"&gt;Nardo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Carte-blanche" rel="tag"&gt;Carte blanche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Grenoble" rel="tag"&gt;Grenoble&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fin" rel="tag"&gt;fin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/gauche" rel="tag"&gt;gauche&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nouvelle" rel="tag"&gt;nouvelle&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/municipale" rel="tag"&gt;municipale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Grenoblois" rel="tag"&gt;Grenoblois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;a href=&#034;http://larotative.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Rotative&lt;/a&gt; &#224; Tours, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; poursuit sa vir&#233;e en compagnie des canards ind&#233;pendants locaux qui, chacun dans leur coin de France et de Navarre, s'&#233;chinent &#224; faire entendre une autre voix que celle du bulletin municipal. Avec &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lepostillon.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Postillon&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; grenoblois, nous allons interroger les ombres et les lumi&#232;res de la politique men&#233;e par la nouvelle municipalit&#233; verte et rouge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH128/p07-lepostillon-3fe2a.png?1782644452' width='400' height='128' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pas tous les jours facile d'habiter &#224; Grenoble. Depuis l'arriv&#233;e au pouvoir municipal, en mars dernier, d'une &#233;quipe compos&#233;e de membres d'Europe &#233;cologie les Verts, du Parti de Gauche et de collectifs &#171; citoyens &#187;, le Grenoblois se trouve r&#233;guli&#232;rement somm&#233; par ces connaissances plus ou moins &#171; de gauche &#187; si&#233;geant hors de la cuvette de r&#233;pondre &#224; ce type de questions : &#171; &lt;i&gt;&#199;a doit quand m&#234;me &#234;tre sympa d'avoir un maire &#233;colo, non ?&lt;/i&gt; &#187;, &#171; &lt;i&gt;Alors, qu'est-ce qu'il y a de nouveau, &#224; Grenoble ? Fais-nous r&#234;ver un peu.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette curiosit&#233; enthousiaste a redoubl&#233; fin novembre, lorsque la municipalit&#233; est parvenue &#224; faire une tr&#232;s belle op&#233;ration de communication en annon&#231;ant la &#171; &lt;i&gt;fin de la publicit&#233;&lt;/i&gt; &#187; &#224; Grenoble. Une annonce qui a fait le tour des m&#233;dias nationaux, m&#234;me si les Grenoblois verront encore quotidiennement les &#339;uvres des disciples de S&#233;gu&#233;la pendant de nombreuses ann&#233;es : la &#171; &lt;i&gt;fin de la publicit&#233;&lt;/i&gt; &#187; ne concerne que les 326&#8200;panneaux de JC Decaux, mais pas les centaines d'espaces sur les abribus, qui devraient encore profiter du temps de cerveau disponible des pi&#233;tons grenoblois au moins jusqu'en 2019 (fin du contrat entre JC Decaux et le syndicat des transports en commun de l'agglom&#233;ration).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1436 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH231/p06-piolle-02-15-b1261.png?1782644452' width='500' height='231' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Nardo.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;viction partielle de la cit&#233; alpestre des pollutions visuelles publicitaires est &#233;videmment en soi une bonne nouvelle&#8200;&#8211; confirm&#233;e par les cris d'orfraie pouss&#233;s par l'ancien maire PS Michel Destot et Jacques S&#233;gu&#233;la &lt;i&gt;himself&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Les-breves-du-no127&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;affirmant sans rire&lt;/a&gt; que la fin de la publicit&#233; &#233;tait une &#171; &lt;i&gt;castration de l'imaginaire &#187;&lt;/i&gt; et le &#171; &lt;i&gt; d&#233;but de la dictature&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le site placegrenet.fr, 23/11/2014&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arbres qui devraient remplacer certaines des sucettes enlev&#233;es (une &#171; cinquantaine &#187; sur les 326&#8200;panneaux) cachent la for&#234;t des limites de cette &#233;quipe municipale cens&#233;e repr&#233;senter une &#171; &lt;i&gt;alternative &#224; gauche&lt;/i&gt; &#187; &#224; l'instar du revirement de Syriza en moins de quinze jours en Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La m&#233;tropole contre la d&#233;mocratie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le divorce avec JC Decaux est pour l'instant la seule v&#233;ritable rupture avec les politiques municipales men&#233;es jusque-l&#224;&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme rupture, certains auraient pu aussi citer la tr&#232;s grosse baisse de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Si des projets d'urbanisme ont momentan&#233;ment &#233;t&#233; stopp&#233;s, d'autres continuent presque tels quels (comme celui affectant le quartier de la Villeneuve, th&#233;&#226;tre des &#233;meutes de juillet 2010). Pour persuader d'un changement de m&#233;thode, une multitude de machins participatifs est mise en place, &#224; base de Post-it et de grandes pr&#233;tentions d&#233;mocratiques. Le nom tr&#232;s po&#233;tique de cette &#171; &lt;i&gt; nouvelle mani&#232;re de faire&lt;/i&gt; &#187; est la &#171; &lt;i&gt;co-construction&lt;/i&gt; &#187;. Mais si l'&#233;quipe municipale s'efforce d'&#233;couter tous ceux qui daignent venir &#224; ce genre de pince-fesses, les d&#233;cisions sont loin d'&#234;tre partag&#233;es. Suite &#224; l'une d'entre elles concernant la Villeneuve contre l'avis de certains habitants, le maire &#201;ric Piolle a d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;J'assume ! Il y a un temps pour la co-construction, un temps pour les d&#233;cisions politiques.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le site crieur.net, 06/01/2015.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187; Soit une version moderne du c&#233;l&#232;bre &#171; cause toujours &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re d'urbanisme comme ailleurs, le passage d'une multitude de comp&#233;tences de la ville &#224; la m&#233;tropole, regroupant les 49&#8200;communes de l'agglom&#233;ration, compromet s&#233;rieusement toute vell&#233;it&#233; participative un tant soit peu sinc&#232;re. Cette nouvelle organisation administrative, ayant pour but premier de rivaliser &#224; armes &#233;gales dans cette comp&#233;tition barbare appel&#233;e &#171; mondialisation &#187;, ne fait qu'&#233;loigner les simples habitants du pouvoir. Alors que les bla-bla participatifs sont d&#233;j&#224; foireux &#224; 160 000 (nombre d'habitants de Grenoble), comment pourraient-ils &#234;tre satisfaisants &#224; 440 000 (nombre d'habitants de la m&#233;tropole) ? Comment, dans ce genre d'entit&#233; complexe, le pouvoir ne pourrait-il pas &#234;tre encore plus entre les mains d'experts conduisant une politique uniforme &#224; toutes les m&#233;tropoles&lt;a href=&#034;#nb5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ce sujet, lire le n&#176;22 du Postillon.&#034; id=&#034;nh5-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; &#171; verte &amp; rouge &#187; de Grenoble a n&#233;anmoins accept&#233; sans rechigner cette nouvelle organisation technocratique. Juste apr&#232;s l'&#233;lection municipale, les fra&#238;chement &#233;lus se sont d'ailleurs alli&#233;s avec ces m&#234;mes socialistes, contre lesquels ils venaient de faire campagne, pour prendre le pouvoir &#224; la m&#233;tropole. Preuve que sur les grands sujets d'importance que traite le machin m&#233;tropolitain (l'&#233;conomie, la recherche, l'am&#233;nagement du territoire, ou les d&#233;placements, entre autres), la &#171; nouvelle gauche &#187; parvient parfaitement &#224; s'entendre avec l'ancienne. Et puis ce transfert de comp&#233;tences au niveau sup&#233;rieur est assez pratique pour se d&#233;barrasser de sujets complexes : la phrase &#171; &lt;i&gt;de toute fa&#231;on la mairie ne peut rien faire, c'est un sujet qui rel&#232;ve de la m&#233;tropole&lt;/i&gt; &#187; devrait &#234;tre l'un des tubes grenoblois de ces prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privatiser pour mieux municipaliser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ces &#171; sujets complexes &#187;, l'&#233;quipe municipale avait promis pendant la campagne &#233;lectorale de renforcer les services publics locaux, notamment en cr&#233;ant un &#171; &lt;i&gt;service public de l'&#233;nergie&lt;/i&gt; &#187; ou en &#171; &lt;i&gt;retirant au secteur priv&#233; la gestion des parkings&lt;/i&gt; &#187;. Pour y arriver, les n&#233;o-&#233;lus adoptent une technique particuli&#232;re, ayant fait les grandes heures du mitterrandisme, consistant &#224; privatiser pour mieux municipaliser. Un parking de la Villeneuve, jusque-l&#224; g&#233;r&#233; directement par la ville, vient d'&#234;tre confi&#233; &#224; Effia qui se pr&#233;sente comme &#171; &lt;i&gt;le leader du stationnement en gare&lt;/i&gt; &#187;. Quant &#224; l'&#233;clairage public, il a failli tomber entre les mains avides d'une filiale de Vinci. Sans un coup de force des salari&#233;s de la soci&#233;t&#233; d'&#233;conomie mixte GEG (Gaz &amp; &#233;lectricit&#233;s de Grenoble) qui le g&#233;rait jusque-l&#224;, les &#233;lus verts et rouges auraient en effet confi&#233; la gestion des lampadaires grenoblois &#224; la multinationale n&#233;cessiteuse pour les huit prochaines ann&#233;es. Suite &#224; la pol&#233;mique, ils sont pour l'instant en train d'&#233;tudier &#171; &lt;i&gt;l'option&lt;/i&gt; &#187; de la r&#233;gie municipale, mais pourraient quand m&#234;me bien finir par donner le contrat &#224; Vinci. La firme &#171; &lt;i&gt;pr&#233;sente dans 100 pays&lt;/i&gt; &#187; serait plus &#171; &lt;i&gt; efficace&lt;/i&gt; &#187; pour mettre en place le &#171; Plan Lumi&#232;re &#187; de la ville, qui vise &#224; r&#233;duire la consommation &#233;lectrique et &#224; mettre en place un &#233;clairage &#171; &lt;i&gt;intelligent&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plus de d&#233;tails dans le n&#176;&#8200;28 du Postillon.&#034; id=&#034;nh5-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &#187;. Pour la nouvelle &#171; &lt;i&gt;alternative &#224; gauche&lt;/i&gt; &#187;, les questions &#171; &lt;i&gt;&#233;co-techniciennes&lt;/i&gt; &#187; semblent plus importantes que les questions sociales...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'int&#233;resser &#224; la personnalit&#233; du maire &#201;ric Piolle permet de tout de suite calmer les espoirs &#171; r&#233;volutionnaires &#187; que certains entretiennent par rapport &#224; la municipalit&#233; grenobloise fra&#238;chement &#233;lue. Ancien cadre dirigeant chez HP, Piolle a &#233;galement &#171; cofond&#233; &#187; Raise Partner, bo&#238;te dans laquelle il est toujours un (tr&#232;s petit) actionnaire. Cette start-up, repr&#233;sentative du fameux &#171; mod&#232;le grenoblois &#187;, s'est gav&#233;e pendant des ann&#233;es de millions d'euros d'argent public avant d'aller faire des b&#233;n&#233;fices dans le paradis fiscal de Singapour. Tout &#231;a pour quoi ? Pour concevoir des logiciels visant &#224;&#8230; optimiser les investissements en Bourse, c'est-&#224;-dire pour aider les fonds d'investissements &#224; se faire plus de thunes. Int&#233;ressant pour un maire cens&#233; symboliser &#171; &lt;i&gt;l'autre gauche&lt;/i&gt; &#187;, celle qui aurait &#171; &lt;i&gt;vraiment&lt;/i&gt; &#187; la finance comme ennemie. Mais ce pass&#233; trouble, r&#233;v&#233;l&#233; apr&#232;s l'&#233;lection, n'a jamais fait r&#233;agir tous les adjoints ou fans du nouveau maire, qui &#171; &lt;i&gt;assume tout&lt;/i&gt; &#187; par rapport &#224; cette entreprise&lt;a href=&#034;#nb5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire encore et toujours Le Postillon, qui dans ses n&#176;&#8200;26, 27 et 28, a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, ceux qui attendent de la nouvelle &#233;quipe municipale du courage et de l'audace afin de &#171; &lt;i&gt;v&#233;g&#233;taliser l'espace public&lt;/i&gt; &#187; ne seront certainement pas d&#233;&#231;us en 2020, &#224; l'issue du mandat. Mais pour les autres&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur le site placegrenet.fr, 23/11/2014&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Comme rupture, certains auraient pu aussi citer la tr&#232;s grosse baisse de la subvention aux Musiciens du Louvre (orchestre de musique classique difficilement d&#233;fendable car pr&#233;sid&#233; par l'ultra-lib&#233;ral Pascal Lamy).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur le site crieur.net, 06/01/2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur ce sujet, lire le n&#176;22 du &lt;i&gt;Postillon&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Plus de d&#233;tails dans le n&#176;&#8200;28 du &lt;i&gt;Postillon&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire encore et toujours &lt;i&gt;Le Postillon&lt;/i&gt;, qui dans ses n&#176;&#8200;26, 27 et 28, a beaucoup parl&#233; de Raise Partner.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La strat&#233;gie du choc culturel</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-strategie-du-choc-culturel</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-strategie-du-choc-culturel</guid>
		<dc:date>2013-04-19T05:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


		<dc:subject>Marseille 2013 n'aura pas lieu</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>culture</dc:subject>
		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>m&#233;tropole</dc:subject>
		<dc:subject>capitale</dc:subject>
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		<dc:subject>zinc anim&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>entresols ouat&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>CCIMP</dc:subject>
		<dc:subject>strat&#233;gie</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Du zinc anim&#233; des comptoirs du centre-ville aux entresols ouat&#233;s des administrations, Marseille-Provence 2013, capitale europ&#233;enne de la culture, est sur toutes les l&#232;vres. Apr&#232;s six ans de propagande &#224; la nord-cor&#233;enne, c'est un euph&#233;misme de dire que le sujet est difficile &#224; &#233;viter. On en parle quasiment partout &#8211; mais de quoi parle-t-on, au juste ? Sous le clinquant packaging d'une manifestation culturelle branch&#233;e se dissimule un dispositif dont les enjeux vont au-del&#224; du simple (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no109-mars-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;109 (mars 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille-2013-n-aura-pas-lieu" rel="tag"&gt;Marseille 2013 n'aura pas lieu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/culture-959" rel="tag"&gt;culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/metropole" rel="tag"&gt;m&#233;tropole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/capitale" rel="tag"&gt;capitale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Capitale-europeenne" rel="tag"&gt;Capitale europ&#233;enne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/zinc-anime" rel="tag"&gt;zinc anim&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/entresols-ouates" rel="tag"&gt;entresols ouat&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CCIMP" rel="tag"&gt;CCIMP&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/strategie" rel="tag"&gt;strat&#233;gie&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Du zinc anim&#233; des comptoirs du centre-ville aux entresols ouat&#233;s des administrations, Marseille-Provence 2013, capitale europ&#233;enne de la culture, est sur toutes les l&#232;vres&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ou presque. L'indiff&#233;rence populaire semble &#234;tre la pire des menaces planant (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Apr&#232;s six ans de propagande &#224; la nord-cor&#233;enne, c'est un euph&#233;misme de dire que le sujet est difficile &#224; &#233;viter. On en parle quasiment partout &#8211; mais de quoi parle-t-on, au juste ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous le clinquant packaging d'une manifestation culturelle branch&#233;e se dissimule un dispositif dont les enjeux vont au-del&#224; du simple divertissement. Et &#224; en juger par la teneur des causeries en ville, la dissimulation a fait long feu : personne n'ignore le lien entre MP2013 et le nettoyage social du centre-ville, amorc&#233; depuis bient&#244;t vingt ans &#224; Marseille sous d'autres formes jusqu'ici plus ou moins couronn&#233;es de succ&#232;s. Mais le programme de la capitale de la culture, loin de se cantonner au centre de Marseille, s'&#233;tend jusqu'aux confins du d&#233;partement, et &#224; cette &#233;chelle, le li&#232;vre &#224; lever semble tout autre. Le 10 avril, un &#171; avant projet de loi de d&#233;centralisation &#187; sera &#224; l'ordre du jour du Conseil des ministres. Le document, disponible sur Internet, &#233;voque la cr&#233;ation de trois &#171; m&#233;tropoles &#187; &#8211; nouvelles entit&#233;s territoriales &#224; mi-chemin entre villes et d&#233;partements &#8211; &#224; Paris, Lyon et Marseille. Dans l'agglom&#233;ration proven&#231;ale, malgr&#233; la contestation d'une grande partie des &#233;lus locaux, beaucoup d&#233;fendent le projet avec un enthousiasme gonfl&#233; aux st&#233;ro&#239;des.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas de Jacques Pfister, pr&#233;sident de la chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence (CCIMP), pour qui la d&#233;marche de l'&#201;tat en faveur de la m&#233;tropole est &#171; une excellente nouvelle&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Marseillaise, 11 septembre 2012.&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;, comme il se pla&#238;t &#224; le r&#233;p&#233;ter dans la presse&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le quotidien &#233;conomique Les &#201;chos semble &#234;tre son porte-voix pr&#233;f&#233;r&#233; : en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Celui qui est aussi le pr&#233;sident de l'association Marseille-Provence 2013 ne fait l&#224; que refl&#233;ter la strat&#233;gie de l'institution qu'il cornaque &#8211; car &#224; travers l'expression d'un optimisme philantropique, c'est un v&#233;ritable lobby qui man&#339;uvre. Dans la droite ligne de la doxa n&#233;olib&#233;rale de mise en concurrence des territoires, la CCIMP d&#233;fend la n&#233;cessaire &#171; &lt;i&gt;comp&#233;titivit&#233;&lt;/i&gt; &#187; de la r&#233;gion urbaine et, silence dans les rangs s'il vous pla&#238;t, &#171; &lt;i&gt;la comp&#233;tition concerne tout le monde, depuis le chef d'entreprise jusqu'au petit commer&#231;ant, le politique comme le simple citoyen.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Site internet de la CCIMP.&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pfister et consorts voient dans la mise en place de cette nouvelle m&#233;tropole l'occasion r&#234;v&#233;e pour le priv&#233; de s'immiscer un peu plus dans les affaires publiques. &#171; &lt;i&gt;La gouvernance est l'une des cl&#233;s de la r&#233;ussite d'une m&#233;tropole et de son attractivit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, peut-on lire sur le site de la CCIMP. &#171; &lt;i&gt;Elle implique une r&#233;elle coop&#233;ration, &#224; une large &#233;chelle, entre tous les acteurs publics, mais aussi priv&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Ce qui est en jeu serait donc de &#171; &lt;i&gt;fonder une collectivit&#233; omnipotente avec comme feuille de route : la mobilisation des moyens publics pour cr&#233;er un environnement favorable aux entreprises&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Marseillaise, 11 septembre 2012.&#034; id=&#034;nh6-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelle que soit la puissance de la chambre de commerce, cette OPA hostile est un peu grosse &#224; avaler. Il y manque un &#171; d&#233;sastre fondateur &#187;, fa&#231;on Strat&#233;gie du choc&lt;a href=&#034;#nb6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans La strat&#233;gie du choc : la mont&#233;e d'un capitalisme du d&#233;sastre, la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;, sur lequel s'appuyer : la capitale europ&#233;enne de la culture, ce label que son directeur, Jean-Fran&#231;ois Chougnet, compare &#224; &#171; &lt;i&gt;une marque, un concept, un buzz&lt;/i&gt; &#187; qui &#171; &lt;i&gt;renforce l'attractivit&#233; d'un territoire&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Marseillaise, 24 mai 2011.&#034; id=&#034;nh6-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187; pourrait bien &#234;tre cette catastrophe programm&#233;e. La nomination &#224; l'automne de Laurent Th&#233;ry, urbaniste reconnu comme un expert de l'am&#233;nagement des villes par la culture, en tant que &#171; pr&#233;fet en charge de la m&#233;tropole &#187;, ne doit rien au hasard : la strat&#233;gie du choc culturel est en marche &#224; Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ou presque. L'indiff&#233;rence populaire semble &#234;tre la pire des menaces planant sur l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, 11 septembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le quotidien &#233;conomique &lt;i&gt;Les &#201;chos&lt;/i&gt; semble &#234;tre son porte-voix pr&#233;f&#233;r&#233; : en plus de papiers et d'entretiens r&#233;p&#233;t&#233;s, l'&#233;dition du 31 octobre 2012 lui a offert une tribune de 4500 signes &#233;loquemment intitul&#233;e &#171; &lt;i&gt;Marseille ne s'en sortira que par une r&#233;forme de sa gouvernance&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Site internet de la CCIMP.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, 11 septembre 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;La strat&#233;gie du choc : la mont&#233;e d'un capitalisme du d&#233;sastre&lt;/i&gt;, la journaliste canadienne Naomi Klein soutient que les d&#233;sastres et catastrophes naturelles sont utilis&#233;s par les tenants de l'ultralib&#233;ralisme pour faire passer des r&#233;formes que seuls la situation de crise et le choc psychologique li&#233;s &#224; la catastrophe permettent.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;La Marseillaise&lt;/i&gt;, 24 mai 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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