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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>L'arm&#233;e, pas de quoi RIRe</title>
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		<dc:creator>&#201;milien Bernard</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Gwen Tomahawk</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Ouvrir l'un des derniers num&#233;ros du RIRe est une exp&#233;rience troublante. Si le nom diff&#232;re, les pages ressemblent beaucoup aux premiers num&#233;ros de CQFD : format, maquette, id&#233;es politiques, on s'y croirait. Et au fond c'est bien normal, puisque le canard que vous tenez entre les mains est l'h&#233;ritier direct de ce journal antimilitariste. Au d&#233;part, il y a le Journal des Objecteurs, mensuel lanc&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1980, &#233;poque o&#249; &#233;viter son service militaire est une gageure. Le premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no185-mars-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;185 (mars 2020)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gwen-Tomahawk" rel="tag"&gt;Gwen Tomahawk&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/annees" rel="tag"&gt;ann&#233;es&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/journal" rel="tag"&gt;journal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/numero-943" rel="tag"&gt;num&#233;ro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/RIRe" rel="tag"&gt;RIRe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Objecteurs" rel="tag"&gt;Objecteurs&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kittu" rel="tag"&gt;Kittu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue" rel="tag"&gt;revue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/raconte-Herve" rel="tag"&gt;raconte Herv&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvrir l'un des derniers num&#233;ros du &lt;i&gt;RIRe&lt;/i&gt; est une exp&#233;rience troublante. Si le nom diff&#232;re, les pages ressemblent beaucoup aux premiers num&#233;ros de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : format, maquette, id&#233;es politiques, on s'y croirait. Et au fond c'est bien normal, puisque le canard que vous tenez entre les mains est l'h&#233;ritier direct de ce journal antimilitariste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au d&#233;part, il y a le &lt;i&gt;Journal des Objecteurs&lt;/i&gt;, mensuel lanc&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 1980, &#233;poque o&#249; &#233;viter son service militaire est une gageure. Le premier num&#233;ro, tir&#233; &#224; 1 000 exemplaires en juillet 1982, annonce la couleur : on n'est pas l&#224; pour rigoler. Maquette A4 aust&#232;re, pas un dessin, vocabulaire militant... Le fun n'est pas de mise. Mais le but est ailleurs : il s'agit de soutenir ceux qui s'opposent &#224; la conscription. Il y a eu 132 num&#233;ros du &lt;i&gt;Journal des objecteurs&lt;/i&gt;. Au fil du temps, ses r&#233;dacteurs, qui s'&#233;taient lanc&#233;s en amateurs, &#233;toffent leur publication. Des dessins font leur apparition (Sin&#233;, Cabu). Des efforts de mise en page sont faits. L'humour s'invite au coin des pages &#8211; &#171; &lt;i&gt;D&#233;serter&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? &#199;a va pas non&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Pour qu'on me pique ma place&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187; D'autres th&#232;mes sont abord&#233;s. Finis les longs comptes-rendus d'AG, place &#224; des articles parfois passionnants, &#224; l'image de cette interview publi&#233;e dans le num&#233;ro 100 : &#171; &#202;tre objecteur de conscience en Union sovi&#233;tique &#187;. Il n'emp&#234;che : la petite &#233;quipe parisienne confie son &#171; &lt;i&gt;usure&lt;/i&gt; &#187;, attendant une rel&#232;ve qui tarde &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but des ann&#233;es 1990, les collectifs engag&#233;s dans la lutte contre la conscription s'interrogent sur la strat&#233;gie &#224; adopter. &#171; &lt;i&gt;Il y avait bien eu une avanc&#233;e avec la loi sur l'objection de conscience de 1983 &lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'objection de conscience avait &#233;t&#233; l&#233;galis&#233;e d&#232;s 1963, mais soumise &#224; des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;i&gt;, mais le statut restait discriminatoire : double dur&#233;e, r&#232;glement militaire, etc.&lt;/i&gt; &#187;, raconte Herv&#233;, soutier du Chien Rouge qui &#233;tait de l'aventure du &lt;i&gt;RIRe&lt;/i&gt; d&#232;s le d&#233;but. &#171; &lt;i&gt;Nous trouvions que le Mouvement des objecteurs de conscience (MOC), qui f&#233;d&#233;rait des collectifs de tout le pays, manquait de combativit&#233;. Sa majorit&#233; refusait de soutenir concr&#232;tement insoumis et d&#233;serteurs de peur de mettre en danger un statut ch&#232;rement gagn&#233; par les militants des ann&#233;es 1970. On avait envie de faire r&#233;seau, de f&#233;d&#233;rer les groupes qui voulaient &#234;tre plus offensifs, pas contre le MOC mais &#224; c&#244;t&#233;.&lt;/i&gt; &#187; C'est sur cette base que le R&#233;seau d'information aux r&#233;fractaires (RIRe) prend son envol en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le RIRe r&#233;unit donc diff&#233;rents collectifs antimilitaristes diss&#233;min&#233;s dans l'Hexagone. Un journal du m&#234;me nom leur servira de bulletin de liaison. Pour simplifier les d&#233;marches administratives, le petit nouveau reprend le num&#233;ro de commission paritaire de son pr&#233;d&#233;cesseur, marquant symboliquement la continuit&#233; du combat. Au fil des num&#233;ros, qui s'&#233;toffent peu &#224; peu, on croise d'innombrables cas d'insoumis et de d&#233;serteurs envoy&#233;s devant une justice parfois exp&#233;ditive. Comme le proc&#232;s du Basque Kittu Lascaray, dont le cas est &#233;voqu&#233; dans le num&#233;ro de janvier 1996 : &#187; &lt;i&gt;Insoumis le 12 juin 1992, Kittu a &#233;t&#233; incarc&#233;r&#233; le 4 novembre de la m&#234;me ann&#233;e. Condamn&#233; &#224; 13 mois ferme, il a purg&#233; sa peine dans les maisons d'arr&#234;t de Gradignan et de Poitiers. Malgr&#233; cela, l'arm&#233;e a os&#233; le rappeler sous les drapeaux, faisant de lui un insoumis pour la deuxi&#232;me fois. C'est pourquoi il a &#233;t&#233; recondamn&#233; &#224; 12 mois ferme.&lt;/i&gt; &#187; Un cercle vicieux, qui suscite une forte mobilisation. Le proc&#232;s en appel est &#233;pique. Face au chahut dans la salle, le pr&#233;sident menace : &#171; &lt;i&gt;La prochaine fois je ferai &#233;vacuer, nous ne sommes pas aux f&#234;tes de Bayonne. C'est pas un spectacle.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une voix s'&#233;l&#232;ve : &#171; &lt;i&gt;C'est vous&lt;/i&gt; &lt;i&gt;le&lt;/i&gt; spectacle. &#187; Quand le pr&#233;sident demande qui est l'auteur de la saillie, toutes les mains se l&#232;vent. Il fait donc &#233;vacuer la salle : &#171; &lt;i&gt;La situation d&#233;g&#233;n&#232;re en affrontement contre les CRS, matraques et coups de poing jusqu'aux pas perdus.&lt;/i&gt; &#187; Ambiance. Malgr&#233; tout, Kittu est relax&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le &lt;i&gt;RIRe&lt;/i&gt; ne se limite pas &#224; couvrir les proc&#232;s d'insoumis, qui disparaissent peu &#224; peu du paysage apr&#232;s l'abrogation du service militaire. En 1997 le bulletin devient une revue bimestrielle qui cherche &#224; &#233;largir les fronts de luttes. Tr&#232;s vite, le journal se fait pourfendeur des ventes d'armes. Son grand ennemi : le salon Eurosatory, vitrine des marchands de missiles se tenant tous les deux ans en r&#233;gion parisienne et contre lequel de grandes mobilisations sont organis&#233;es. En parall&#232;le, le ton &#233;volue, se fait plus journalistique, ouvert &#224; d'autres horizons, de la Tch&#233;tch&#233;nie &#224; la Sierra Leone. L'antimilitarisme n'est plus le seul cheval de bataille. &#171; Au fil du temps, la revue s'est concentr&#233;e &#224; Marseille et a vu arriver de nouvelles t&#234;tes venues d'autres horizons &#187;, raconte Herv&#233;. &#171; &lt;i&gt;Peu &#224; peu, l'id&#233;e de transformer le &lt;/i&gt;RIRe&lt;i&gt; en revue g&#233;n&#233;raliste s'est impos&#233;e. Se transformer pour continuer.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le changement s'amorce avec le num&#233;ro 47, qui abandonne le format &#171; revue &#187; : Le &lt;i&gt;RIRe&lt;/i&gt; a d&#233;sormais une gueule de journal. Le dernier num&#233;ro, le 49 (mars 2003), ent&#233;rine le grand changement et l'arriv&#233;e en kiosques d'un nouveau venu, &#224; gueule de chien rouge : &#171; &lt;i&gt;La presse aux ordres a parfaitement r&#233;ussi &#224; mettre les opinions&lt;/i&gt; [divergentes] &lt;i&gt;KO. Les troupes en d&#233;sordre de la presse militante continuent pourtant de ramer &#224; contre-courant dans leurs coquilles de noix. Pour acc&#233;l&#233;rer la cadence,&lt;/i&gt; Le RIRe rena&#238;tra en mai prochain sous un nouveau titre : CQFD. &#187; Ainsi fut fait.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#201;milien Bernard&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'objection de conscience avait &#233;t&#233; l&#233;galis&#233;e d&#232;s 1963, mais soumise &#224; des conditions si drastiques que tr&#232;s peu de r&#233;fractaires y eurent recours. La loi de 1983 desserra un peu la vis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>&#171; On remet la photo choc &#224; sa bonne place &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/On-remet-la-photo-choc-a-sa-bonne</link>
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		<dc:date>2019-11-13T11:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ferdinand Cazalis</dc:creator>


		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>n'est</dc:subject>
		<dc:subject>photos</dc:subject>
		<dc:subject>photo</dc:subject>
		<dc:subject>revue</dc:subject>
		<dc:subject>l'&#233;tat d'urgence</dc:subject>
		<dc:subject>d'urgence</dc:subject>
		<dc:subject>photographes</dc:subject>
		<dc:subject>Etats d'urgence</dc:subject>
		<dc:subject>prendre</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La nouvelle revue &#201;tats d'urgence regroupe six professionnel.le.s de la &#171; photographie sociale &#187; . Tous les ans, 128 pages de regards au long cours sur nos urgences quotidiennes : casse sociale, crise migratoire, violence d'&#201;tat, catastrophe &#233;cologique&#8230; Entretien &#224; deux voix pour interroger le r&#244;le de la photo dans les luttes : l'histoire est-elle soluble dans l'esth&#233;tique ? CQFD : Le titre de la revue est &#201;tats d'urgence, pourtant on n'y parle pas des lois antiterroristes mises en place (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no156-juillet-aout-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;156 (juillet-ao&#251;t 2017)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-est" rel="tag"&gt;n'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/photos" rel="tag"&gt;photos&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/photo" rel="tag"&gt;photo&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/prendre" rel="tag"&gt;prendre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La nouvelle revue &lt;i&gt;&#201;tats d'urgence&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;ditions Libertalia.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; regroupe six professionnel.le.s de la &#171; photographie sociale &#187;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Valentina Camu, Val&#233;rie Dubois, Yann Levy, Nnoman, Vincent Palmier (icono), (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Tous les ans, 128 pages de regards au long cours sur nos urgences quotidiennes : casse sociale, crise migratoire, violence d'&#201;tat, catastrophe &#233;cologique&#8230; Entretien &#224; deux voix pour interroger le r&#244;le de la photo dans les luttes : l'histoire est-elle soluble dans l'esth&#233;tique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3108 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH238/-1339-cba03.jpg?1768660615' width='400' height='238' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la revue &#171; Etats d'urgence &#187;, publi&#233;e aux &#233;ditions Libertalia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Le titre de la revue est &lt;i&gt;&#201;tats d'urgence&lt;/i&gt;, pourtant on n'y parle pas des lois antiterroristes mises en place par le gouvernement...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Valentina Camu&lt;/strong&gt; : On ne voulait en effet pas parler directement de l'&#233;tat d'urgence impos&#233; pour r&#233;agir aux attentats, mais de l'&#233;tat d'urgence sociale en France, celui qu'on vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yann Levy&lt;/strong&gt; : Surtout que l'&#233;tat d'urgence d&#233;cid&#233; par le gouvernement a beaucoup servi &#224; r&#233;primer le mouvement social. Il y a bien urgence sociale, avec de plus en plus de pr&#233;carit&#233;, une crise migratoire et &#233;cologique. Le monde est en guerre, et toute l'&#233;conomie doit continuer &#224; fonctionner, tandis que les peuples perdent leurs libert&#233;s. C'est contre cet &#233;tat d'urgence policier, et pour remettre en avant les probl&#233;matiques sociales, que nous avons fait cette revue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment est n&#233; ce projet de revue photographique collective ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Le mouvement contre la loi Travail a permis &#224; beaucoup de photographes de se rencontrer pendant les manifestations. Avec Julien Pitinome et Nnoman, nous avons cosign&#233; une tribune dans Mediapart.fr en juin 2016 : &#171; Reporters ind&#233;pendant.e.s, nous vivons la pr&#233;carit&#233; et la r&#233;pression &#187;. &#199;'a &#233;t&#233; comme une premi&#232;re pierre commune. &#192; partir de l&#224;, nous avons constitu&#233; un portfolio commun sur le printemps dernier avec d'autres photographes, et ajout&#233; d'autres s&#233;ries plus personnelles, sur la ZAD, Assa Traor&#233; et son combat, ou les trajectoires de migrant.e.s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Le travail en collectif sur ce projet est tr&#232;s motivant : on a rassembl&#233; nos diff&#233;rents travaux dans un &#171; almanach &#187; commun sur le mouvement contre la loi Travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Aujourd'hui, il y a de plus en plus de photographes de qualit&#233;, et toujours tr&#232;s peu de canaux de diffusion. On produit tou.te.s des sujets auxquels on tient, mais qui ne sont pas publi&#233;s. Non pas qu'ils manquent de qualit&#233;, plut&#244;t parce qu'on n'est pas dans le bon tempo, parce qu'on ne conna&#238;t pas la bonne personne dans le bon m&#233;dia, etc. Je viens pour ma part du &lt;i&gt;DIY&lt;/i&gt; [&lt;i&gt;Do It Yourself&lt;/i&gt;], donc je me suis dit qu'il ne servait &#224; rien d'attendre qu'on nous propose ce type de publications : autant la fabriquer nous-m&#234;mes ! Le web nous semblait par ailleurs insuffisant, car il y manque cette notion de partage, de main &#224; la main, et on a un certain attachement affectif &#224; l'objet imprim&#233; que tu peux feuilleter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Et puis cela nous a permis de raconter des histoires par la photo, en prenant le temps n&#233;cessaire. Par exemple, le sujet que j'ai publi&#233; dans &lt;i&gt;&#201;tats d'urgence&lt;/i&gt;, &#171; Territoire d'exil &#187; qui rend compte de l'&#233;vacuation des migrant.e.s de La Chapelle : j'avais pu publier quelques-unes des photos dans d'autres canards d'actualit&#233;, mais l&#224;, elles forment un tout coh&#233;rent et in&#233;dit. On quitte la photo d'illustration pour lui redonner toute sa valeur de narration.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3105 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH238/-1336-f3866.jpg?1768650205' width='400' height='238' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la revue &#171; Etats d'urgence &#187;, publi&#233;e aux &#233;ditions Libertalia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les revenus d'un.e photographe de presse aujourd'hui ? Cela permet-il de travailler en toute ind&#233;pendance ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : La presse est devenue ultrapr&#233;caire, en g&#233;n&#233;ral : la pige journali&#232;re est tomb&#233;e &#224; 60 euros, ce qui rend impossible l'id&#233;e de gagner sa vie uniquement ainsi. Il faut bosser &#224; c&#244;t&#233; pour pouvoir joindre les deux bouts. M&#234;me quand on parvient &#224; vendre une photo, &#231;a ne rapporte pas grand-chose : entre 20 et 60 euros sur Internet. Sur papier, c'est un peu plus, &#231;a peut monter &#224; 200 ou 300 euros, voire 1 000 ou 2 000 si tu parviens &#224; n&#233;gocier une exclusivit&#233;. Mais c'est tr&#232;s rare, car nous sommes beaucoup dans la file d'attente. Ensuite, les grosses agences, comme l'AFP, comptent sur la masse de photos qu'elles revendent, et cassent donc les prix : tu peux en acheter pour 50 centimes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Ce qui est s&#251;r, c'est que quand on prend une journ&#233;e pour aller faire des photos de manif, ce n'est pas pour l'argent ! On y va plut&#244;t pour vivre ce moment, t&#233;moigner de ce qu'il se passe, et par engagement. Ce n'est pas la m&#234;me chose pour des photographes qui sont salari&#233;.e.s &#224; l'AFP : eux envoient leurs prises de vue &#224; l'agence en direct par wifi, et c'est cette derni&#232;re qui est propri&#233;taire des images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : En nous affiliant &#224; des agences ind&#233;pendantes (Hans Lucas pour nous deux ici pr&#233;sent.e.s), on conserve le choix de distribuer nos images selon un besoin d'actualit&#233; chaude, de &lt;i&gt;breaking news&lt;/i&gt;, ou bien selon une envie de construire un discours plus documentaire autour d'un &#233;v&#233;nement. Tou.te.s les photographes d'&lt;i&gt;&#201;tats d'urgence&lt;/i&gt; partagent ce go&#251;t de la photo engag&#233;e et humaniste &#8211; ce qu'on appelle &#171; photographie sociale &#187;. Cela implique de se sentir proches des acteurs que nous accompagnons avec notre appareil. On ne cherche pas l'objectivit&#233; froide, mais plut&#244;t &#224; faire corps avec ce qu'il se passe. Il peut arriver qu'une de nos photos serve &#224; illustrer un article, mais ce n'est pas pour cela que nous faisons ce m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Si tu veux vivre de ce m&#233;tier sans &#224;-c&#244;t&#233;s, il faut produire un max, faire dans l'actu &#224; fond et ne pas trop te poser de questions. Pour s'en sortir, certain.e.s photographes partagent leur journ&#233;e entre un &lt;i&gt;meeting&lt;/i&gt; de Marine Le Pen, un autre de Macron, puis un saut rapide &#224; la manif du jour avant le Salon de l'Auto... On se retrouve oblig&#233;.e.s d'aller prendre en photo ce dont vont parler les m&#233;dias &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt;, et non ce qui nous semble important.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3109 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH238/-1340-58eeb.jpg?1768660615' width='400' height='238' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la revue &#171; Etats d'urgence &#187;, publi&#233;e aux &#233;ditions Libertalia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prendre une bonne &#171; photographie sociale &#187;, comme vous d&#238;tes, est-ce aussi prendre une belle photo ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Prenons un exemple : depuis un certain temps, les m&#233;dias se focalisent sur l'esth&#233;tique de l'&#233;meute, avec les affrontements de personnes habill&#233;es de noir et en cagoule. Et nous, en tant que photographes, on voit bien que photographier cela est plus vendeur. Mais on perd du m&#234;me coup toutes les autres r&#233;alit&#233;s qui font une manifestation. On se retrouve donc avec 50 photographes autour de 10 ou 15 personnes qui lancent un pauvre cocktail Molotov : l'info est r&#233;duite &#224; cela. Et ils essaieront tous de vendre la m&#234;me photo du CRS en flammes, car ils savent que c'est ce que veulent les r&#233;dactions en termes de &#171; belle photo &#187; : du spectaculaire et de l'effrayant. Alors qu'au m&#234;me moment, il se passe plein de belles choses parmi les milliers de personnes pr&#233;sentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : La revue &lt;i&gt;&#201;tats d'urgence&lt;/i&gt; permet justement de faire se c&#244;toyer des photos d'assembl&#233;es, de syndicalistes en discussion et du cort&#232;ge de t&#234;te organis&#233; en &lt;i&gt;Black Blocs&lt;/i&gt;. En racontant l'ensemble du mouvement social, on remet la photo choc &#224; sa bonne place, parmi tous les autres moments plus ordinaires qui font qu'une lutte existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : C'est d'ailleurs l&#224; o&#249; le collectif de photographes prend sens : chacun.e apporte ce qu'il a vu, et &#231;a cr&#233;e une diversit&#233; de t&#233;moignages. Seul, on ne peut pas tout raconter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : C'est la m&#234;me chose quand on veut raconter la vie des migrant.e.s : on ne peut pas se contenter de prendre en photo le moment o&#249; les flics leur tapent dessus. Il y a aussi tout le quotidien, l'entraide, quand on fait &#224; manger, ou la lessive... Les portfolios d'&lt;i&gt;&#201;tats d'urgence&lt;/i&gt; permettent de mettre ensemble des images fortes et d'autres moins, avec toujours la m&#234;me pertinence.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3106 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH238/-1337-eefc3.jpg?1768660615' width='400' height='238' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la revue &#171; Etats d'urgence &#187;, publi&#233;e aux &#233;ditions Libertalia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le m&#233;tier de photographe de presse oblige-t-il &#224; photographier tout le r&#233;el, ou faites-vous un tri politique dans vos prises de vue ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : En tant que photographe face &#224; un &#233;v&#233;nement, on se demande si ce qu'il se passe n'a de sens qu'ici et maintenant, ou si cela a un sens plus large et plus durable. Il peut par exemple arriver que des tensions surgissent entre manifestant.e.s, par exemple entre la CGT et le cort&#232;ge de t&#234;te. Quel est l'int&#233;r&#234;t de prendre une photo ? Est-ce qu'on est dans l'anecdotique ou face &#224; une cl&#233; de compr&#233;hension du r&#233;el ? Souvent, on prend l'image, mais on ne la publie pas parce que &#231;a n'a pas assez de port&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Ou encore parce qu'il y a une personne reconnaissable en train de faire quelque chose que la justice pourrait lui reprocher... Nous devons alors prendre la d&#233;cision &#233;thique de ne pas produire cette image. M&#234;me si la photo est bonne : soit on cherche nos rushes une autre photo, moins &#171; sexy &#187; mais aussi moins incriminante, soit on renonce carr&#233;ment &#224; t&#233;moigner de ce moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Et puis la police n'a pas besoin de photographes ind&#233;pendants comme nous pour produire des preuves ! Ils ont la vid&#233;osurveillance, des drones &#233;quip&#233;s de cam&#233;ras, les images tourn&#233;es par les CRS ou les renseignements g&#233;n&#233;raux, sans compter toutes celles que les manifestant.e.s capturent eux-m&#234;mes sur leurs smartphones... Et de toutes fa&#231;ons, l'image n'est pas essentielle pour les procureurs : il leur suffit d'invoquer un t&#233;moignage anonyme pour enclencher une proc&#233;dure. Il faut arr&#234;ter de croire que le journaliste et le photographe sont des ennemis du mouvement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette surabondance des smartphones ou des cam&#233;ras &lt;i&gt;low cost&lt;/i&gt; cr&#233;e-t-elle une gu&#233;guerre entre professionnel.le.s et amateur.trice.s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Tout le monde peut faire une photo, il n'y a pas de l&#233;gitimit&#233; a priori des professionnels par rapport aux amateurs. Ce qui fait la diff&#233;rence, c'est ce que va devenir la photo, dans quelle narration elle sera utilis&#233;e. Les pros ne se contentent pas de prendre les &#233;v&#233;nements sur le vif, ils construisent aussi des sujets et des histoires, pour porter un regard sur une situation peu connue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Certaines techniques font la diff&#233;rence, notamment quand tout va vite autour de toi : comment tu fais le cadrage, comment tu tiens compte de la lumi&#232;re, du mouvement, etc. Si tu ne veux pas faire une photo lisible par hasard, tu as deux ou trois trucs &#224; ma&#238;triser. M&#234;me les &#171; pros &#187; ne font pas toujours de belles photos, notamment dans les sujets d'actu, o&#249; tu dois juste coller &#224; l'&#233;v&#233;nement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Le m&#233;tier est en pleine r&#233;volution &#224; ce niveau-l&#224;, car de plus en plus de photographes font un travail d'auteur.e, avec un style et une patte reconnaissables entre mille. La d&#233;mocratisation de la photo a permis d'am&#233;liorer le niveau g&#233;n&#233;ral des photographes, on n'a jamais eu autant de qualit&#233; et de recherche dans la production d'images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Ce qui fait que parfois m&#234;me des travaux amateurs parviennent &#224; susciter l'admiration de professionnels...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : &#199;a cr&#233;e une &#233;mulation g&#233;n&#233;rale et r&#233;ciproque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Au bout d'un moment, tu cesses d'&#234;tre amateur quand ton regard a &#233;t&#233; entra&#238;n&#233;. Par exemple, quand tu d&#233;cides de ne pas rester avec la foule pour t'int&#233;resser &#224; quelque chose dont les autres photographes se fichent. En changeant d'angle. En suivant tel type de personnes plut&#244;t que telles autres : dans une manif, je peux choisir de prendre en photo les personnes &#226;g&#233;es plut&#244;t que le cort&#232;ge de t&#234;te, et je ressortirai avec une vision plus riche &#224; partager.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3107 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;84&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH238/-1338-a6dde.jpg?1768660616' width='400' height='238' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Extrait de la revue &#171; Etats d'urgence &#187;, publi&#233;e aux &#233;ditions Libertalia
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En plus de vos appareils photo, comment vous &#233;quipez-vous en manifestation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C.&lt;/strong&gt; : Depuis l'ann&#233;e derni&#232;re, la violence des policiers a augment&#233; au point qu'on ne peut plus se rendre en manif sans se prot&#233;ger. Pour prendre des photos, je mets un casque, un masque &#224; gaz et un d&#233;contaminant. Sans oublier ma veste en cuir, qui m'a souvent &#233;vit&#233; le pire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L.&lt;/strong&gt; : Je mets un casque, avec un masque &#224; gaz int&#233;gral qui prot&#232;ge aussi les yeux contre les tirs de Flash-Ball. J'ai aussi un sac &#224; dos renforc&#233;. Les CRS cherchent &#224; nous confisquer notre mat&#233;riel de protection, sous pr&#233;texte que si on &#233;tait positionn&#233;s du bon c&#244;t&#233;, on n'en aurait pas besoin. Mais ce n'est pas &#224; la police de d&#233;cider o&#249; se placent les journalistes ! Le divorce qui existe entre la police et la population est le m&#234;me entre la police et les journalistes. On n'est pas une caste en dehors de la soci&#233;t&#233; : ce que les manifestant.e.s se prennent dans la gueule, on se le prend aussi &#224; un moment donn&#233; en tant que photographe. La carte de presse n'est pas une protection. Qui plus est en tant que photographes, on n'y a pas facilement acc&#232;s, et la police ne nous la demande pas avant de nous filer des coups de matraque. La m&#233;diatisation de la violence d'&#201;tat a desservi les forces de l'ordre au printemps dernier. Il y a eu une volont&#233; d'emp&#234;cher la production d'images soit en ne nous permettant pas de nous prot&#233;ger soit en cherchant &#224; nous blesser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. C. :&lt;/strong&gt; En manif, les photographes risquent des coups des deux c&#244;t&#233;s de la barricade : en nous mettant en avant des cort&#232;ges, on se retrouve dans une zone tampon entre manifestant.e.s et policiers. On prend des coups accidentels ou plus pr&#233;m&#233;dit&#233;s, &#231;a d&#233;pend. C&#244;t&#233; flics, on sait par exemple que si on les photographie pendant qu'ils lynchent une personne au sol, ils risquent fort de venir s'en prendre &#224; nous ensuite. C&#244;t&#233; manifestant.e.s, on a appris ce qu'il faut &#233;viter de prendre en photo pour ne pas &#234;tre vir&#233; de la manif. On ne sort pas l'appareil quand les gens se changent pour mettre ou enlever leurs habits qui servent &#224; anonymiser leurs actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y. L. :&lt;/strong&gt; Ou alors tu travailles en confiance avec les gens qui font &#231;a, et tu prends une photo sur laquelle on ne les reconna&#238;tra pas. Ce n'est pas une question d'autocensure, mais des moyens mis en place pour documenter le r&#233;el en tant que photojournaliste : cela peut passer par des protocoles avec les gens qu'on accompagne pour les prendre en photo.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Ferdinand Cazalis&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;ditions Libertalia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Valentina Camu, Val&#233;rie Dubois, Yann Levy, Nnoman, Vincent Palmier (icono), Julien Pitinome.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; L'&#201;chaud&#233;e &#187; : revue de critique totale</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-Echaudee-revue-de-critique</link>
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		<dc:date>2019-02-23T18:50:15Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L.L.D.M. &amp; B.S</dc:creator>


		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
		<dc:subject>revue</dc:subject>
		<dc:subject>critique</dc:subject>
		<dc:subject>images</dc:subject>
		<dc:subject>L'&#201;chaud&#233;e</dc:subject>
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		<dc:subject>irato</dc:subject>
		<dc:subject>Barth&#233;l&#233;my</dc:subject>
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		<dc:subject>revue politique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si une revue politique n'est pas elle-m&#234;me l'espace d'exp&#233;rimentation qu'elle se donne comme objet &#224; penser, alors comment pourrions-nous croire en la sinc&#233;rit&#233; de sa vision politique ? *** L'&#201;chaud&#233;e, comme si peu de revues, au fond, commence par &#233;chapper aux formules de la revue politique pour s'attaquer &#224; un monde d&#233;sastreusement formul&#233;. Et comme nul ne sait mieux que l'&#226;ne o&#249; le b&#226;t le blesse, laissons Barth&#233;l&#233;my et &#200;ve nous parler de leur revue : &#171; L'&#201;chaud&#233;e est une revue non (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue" rel="tag"&gt;revue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/critique" rel="tag"&gt;critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/images-4560" rel="tag"&gt;images&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-Echaudee" rel="tag"&gt;L'&#201;chaud&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/desastreusement-formule" rel="tag"&gt;d&#233;sastreusement formul&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde-desastreusement" rel="tag"&gt;monde d&#233;sastreusement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/irato" rel="tag"&gt;irato&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Barthelemy" rel="tag"&gt;Barth&#233;l&#233;my&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Eve" rel="tag"&gt;&#200;ve&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue-politique" rel="tag"&gt;revue politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si une revue politique n'est pas elle-m&#234;me l'espace d'exp&#233;rimentation qu'elle se donne comme objet &#224; penser, alors comment pourrions-nous croire en la sinc&#233;rit&#233; de sa vision politique ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2782 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-1037.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH275/-1037-500ac.jpg?1768816310' width='500' height='275' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par L. L. de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;
&lt;i&gt;L'&#201;chaud&#233;e&lt;/i&gt;,&lt;/strong&gt; comme si peu de revues, au fond, commence par &#233;chapper aux formules de la revue politique pour s'attaquer &#224; un monde d&#233;sastreusement formul&#233;. Et comme nul ne sait mieux que l'&#226;ne o&#249; le b&#226;t le blesse, laissons Barth&#233;l&#233;my et &#200;ve nous parler de leur revue : &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#201;chaud&#233;e &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;est une revue non marchande qui est diffus&#233;e en librairie, c'est-&#224;-dire que nous ne cherchons pas &#224; produire des b&#233;n&#233;fices pour am&#233;liorer le sort de ceux qui l'animent. Les ventes servent &#224; &#233;diter les livres d'Ab irato et les num&#233;ros de la revue. C'est banal pour la plupart des revues et des micro &#233;diteurs, mais c'est toujours mieux en le disant. Nous m&#233;langeons dans &lt;/i&gt;L'&#201;chaud&#233;e &lt;i&gt;l'approche po&#233;tique, qu'elle s'exprime par des textes ou des images, et la critique du monde. Nous approchons les contributions par analogie, de th&#232;me, de d&#233;marche, de forme. Nous misons sur l'intelligence des lecteurs : &#224; chacun de trouver ce qui l'int&#233;resse. De la m&#234;me fa&#231;on, nous n'avons publi&#233; aucun &#233;ditorial dans &lt;/i&gt;L'&#201;chaud&#233;e&lt;i&gt;. Plut&#244;t que les d&#233;clarations proclamatoires qui n'engagent que ceux qui les lisent (comme dirait l'autre), nous pr&#233;f&#233;rons que les lecteurs se fassent eux-m&#234;mes une id&#233;e de &lt;/i&gt;L'&#201;chaud&#233;e&lt;i&gt;. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Les images &lt;/strong&gt;ne sont pas au service des id&#233;es. Elles sont des id&#233;es en elles-m&#234;mes exprim&#233;es autrement. Le rapprochement d'un texte et d'une ou plusieurs images vient souvent par analogie (de sujet, d'approche). De m&#234;me que les images n'illustrent pas les textes, elles n'ont pas forc&#233;ment un contenu de contestation explicite. Mais tous les contributeurs de {{}}&lt;/i&gt;L'&#201;chaud&#233;e &lt;i&gt;partagent ce m&#234;me rejet de la soci&#233;t&#233; existante. C'est ce commun rapport au monde qui donne leur unit&#233; &#224; l'ensemble des contributions et aux diff&#233;rents num&#233;ros. &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'&#201;chaud&#233;e &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;s'int&#233;resse &#224; la politique, mais plut&#244;t que parler de &#8220;critique politique&#8221;, il faudrait plut&#244;t dire critique sociale : c'est -&#224;-dire la critique totale &#8211; si possible unitaire &#8211; de l'ensemble des rapports sociaux capitalistes, des plus &#233;vidents aux plus insidieux, et pas seulement la critique des organisations politiques et des individus qui les dirigent. &lt;strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Les rapports sociaux &lt;/strong&gt;dominants impr&#232;gnent tous les moments de notre vie, jusqu'aux r&#234;ves lorsqu'ils s'insinuent sous forme d'angoisse voire de cauchemars, comme lorsque des gens se plaignaient non seulement de voir l'ancien pr&#233;sident partout dans les m&#233;dias, mais aussi dans leurs r&#234;ves sous forme d'angoisse&#8230; {{}}&lt;/i&gt; &#187; &lt;strong&gt;
&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;chaud&#233;e &lt;/strong&gt;
&lt;/i&gt;est une production de la micro maison d'&#233;dition Ab irato. On retrouve d'ailleurs des auteurs des livres publi&#233;s par Ab irato dans la revue, comme Manuel Anceau, Alfredo Fernandes, Alain Joubert, Americo Nunes, Barth&#233;l&#233;my Schwartz. Avec les autres contributeurs r&#233;guliers de la revue : Rachel Deville, Charles Jacquier, L.L. de Mars, &#200;ve Mairot etc&#8230; Il y a des projets de livres avec certaines d'entre elles. On ne surprendra pas les lecteurs de &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;en disant qu'Ab irato aussi s'int&#233;resse &#224; la critique sociale, l'approche po&#233;tique (texte et image) et &#224; l'utopie. Comme &lt;i&gt;L'&#201;chaud&#233;e&lt;/i&gt;, Ab irato est anim&#233; depuis 2009 par &#200;ve et Barth&#233;l&#233;my.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;L.L.D.M. &amp; B.S&lt;/strong&gt; &lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Parmi les textes publi&#233;s : &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Le mouvement Occupy Wall Street &#8226; Entretien avec Ken Knabb sur les mouvements indign&#233;s am&#233;ricains &#8226; D&#233;clin des syndicats am&#233;ricains &#8226; Le d&#233;p&#233;rissement de l'&#201;tat aux &#201;tats-Unis &#8226; Sur la classe dirigeante chinoise &#8226; Ricardo Flores Magon et la r&#233;volution mexicaine &#8226; &#202;tre mineur en Afrique du Sud &#8226; Nucl&#233;aire en France &#8226; Toyen, petits faits et gestes d'une grande dame &#8226; Zo d'Axa, la feuille qui ne tremblait pas &#8226; Gabrielle Wittkop, l'oeil du tigre &#8226; Pour une po&#233;tique de la r&#233;volution &#8226; &#201;tienne Cabet, l'aventure icarienne ou la qu&#234;te de la vie bonne &#8226; Proudhon et la propri&#233;t&#233; : un radical r&#233;formiste &#8226; Marxisme sans Marx, deux interpr&#233;tations de la crise &#233;conomique&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Le probl&#232;me n'est pas le touriste, mais le capitalisme &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-probleme-n-est-pas-le-touriste</link>
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		<dc:date>2019-02-23T18:49:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexandre Hyacinthe</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Plonk et Replonk</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>montagne</dc:subject>
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		<dc:subject>l'&#232;re glaciaire</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;fugie au-dessus</dc:subject>
		<dc:subject>Nunatak</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;*** &#171; Nunatak &#187;, en langue inuit, d&#233;signe une montagne o&#249; la vie se r&#233;fugie au-dessus des glaces pour perdurer pendant l'&#232;re glaciaire. Mais c'est aussi le nom d'une jeune revue &#171; d'histoires, cultures et luttes des montagnes &#187; qui sort deux fois par an &#8211; son dernier num&#233;ro traitait en partie de l'industrie touristique. Le collectif qui la r&#233;alise pr&#233;pare d&#233;j&#224; le prochain, mais il a quand m&#234;me pris le temps de revenir sur les sp&#233;cificit&#233;s de cette belle et intelligente publication. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no167-juillet-aout-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;167 (juillet-ao&#251;t 2018)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Plonk-et-Replonk" rel="tag"&gt;Plonk et Replonk&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/montagne" rel="tag"&gt;montagne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/numero-943" rel="tag"&gt;num&#233;ro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue" rel="tag"&gt;revue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tourisme" rel="tag"&gt;tourisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/critique" rel="tag"&gt;critique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/langue-inuit" rel="tag"&gt;langue inuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-ere-glaciaire" rel="tag"&gt;l'&#232;re glaciaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/refugie-au-dessus" rel="tag"&gt;r&#233;fugie au-dessus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nunatak" rel="tag"&gt;Nunatak&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2787 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH363/-1042-0d7a4.jpg?1768649654' width='500' height='363' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Plonk &amp; Replonk
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Nunatak&lt;/i&gt; &#187;, en langue inuit&lt;/strong&gt;, d&#233;signe une montagne o&#249; la vie se r&#233;fugie au-dessus des glaces pour perdurer pendant l'&#232;re glaciaire. Mais c'est aussi le nom d'une jeune revue &#171; &lt;i&gt;d'histoires, cultures et luttes des montagnes&lt;/i&gt; &#187; qui sort deux fois par an &#8211; son dernier num&#233;ro traitait en partie de l'industrie touristique. Le collectif qui la r&#233;alise pr&#233;pare d&#233;j&#224; le prochain, mais il a quand m&#234;me pris le temps de revenir sur les sp&#233;cificit&#233;s de cette belle et intelligente publication. Questions et r&#233;ponses.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;*****&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Nunatak,&lt;/i&gt; qu'est-ce que c'est ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; l'origine, &lt;i&gt;Nunatak&lt;/i&gt; est une revue italienne, qui existe depuis 2006 et compte 50 num&#233;ros. Elle est n&#233;e autour de la lutte No-Tav du Val de Suse et de la contestation des Jeux olympiques de Turin. En 2015, lors d'une tourn&#233;e de pr&#233;sentation en France, les Italiens ont propos&#233; de faire traduire leur revue en fran&#231;ais. On a adh&#233;r&#233;, mais avec l'id&#233;e de faire une revue &#224; part enti&#232;re plut&#244;t qu'une simple traduction. Le premier num&#233;ro est ainsi sorti &#224; l'automne 2016. On garde des liens avec la r&#233;daction italienne, mais les deux revues sont autonomes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;part, notre collectif rassemble des personnes d'horizons divers &#8211; des C&#233;vennes, des Hautes-Alpes, des Pyr&#233;n&#233;es et des Vosges. Nous ne sommes ni journalistes, ni historiens : on veut seulement se donner les moyens d'analyser nous-m&#234;mes ce qu'on vit. La montagne nous rassemble, mais nos parcours sont diff&#233;rents : certains d'entre nous vivaient il y a peu en ville quand d'autres habitent depuis toujours la montagne. Et parmi nous, il y a des saisonniers, des paysans, des ch&#244;meurs, des int&#233;rimaires, des universitaires... La revue n'entend nullement porter une homog&#233;n&#233;it&#233; id&#233;ologique, mais nous nous retrouvons sur une base politique anticapitaliste et anti-autoritaire. Par contre, nous nous refusons &#224; ne diffuser que dans les r&#233;seaux militants. On souhaite parler au plus de monde possible, en diffusant de la main &#224; la main, lors de pr&#233;sentations, et dans les librairies, caf&#233;s, &#233;piceries et m&#234;me &#233;tals de march&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi centrer la revue sur la montagne ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour une premi&#232;re raison &#233;vidente : il s'agit de partir de r&#233;alit&#233;s partag&#233;es, l&#224; o&#249; on vit &#8211; c'est cela qui permet la rencontre et la discussion. Essentiel. S'il existe d&#233;j&#224; des revues sp&#233;cialis&#233;es sur la montagne, elles abordent le sujet par l'angle sportif, de terroir ou universitaire. Rien &#224; voir avec notre envie de porter un discours critique, politique, sur les r&#233;alit&#233;s des habitants de la montagne. Et d'y trouver le pr&#233;texte &#224; parler de plein d'autres choses. De ce qui nous relie, des mouvements de lutte aux histoires de bandits, des usages aux savoir-faire, de la faune et de la flore... &#199;a nous int&#233;resse de parler d'histoire : &#231;a nous nourrit et c'est une source d'inspiration. Mais on ne veut pas id&#233;aliser le pass&#233; montagnard. Commun&#233;ment, on a tendance &#224; voir les montagnes comme des milieux pr&#233;serv&#233;s, des lieux de passages, de refuges. Mais en r&#233;alit&#233;, ces espaces n'&#233;chappent pas &#224; l'uniformisation : il n'y a pas d'oasis &#233;pargn&#233; par la logique marchande. L'id&#233;e, c'est d'aller fouiller derri&#232;re les apparences, de comprendre les choses plus en profondeur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre dernier num&#233;ro aborde largement la question du tourisme &#8211; quels sont
les sujets trait&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Trois papiers se penchent en effet sur le sujet. Le premier est une r&#233;flexion autour du &lt;i&gt;Fou d'Edenberg&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Albin Michel, 1967.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, un roman de Samivel qui raconte l'arriv&#233;e des sports d'hiver dans un village des Alpes. Un second, &#8220;Le tourisme ou la mort'', aborde les transformations du Queyras &lt;i&gt;[Hautes-Alpes]&lt;/i&gt;, et plus particuli&#232;rement de Saint-V&#233;ran, avec le d&#233;veloppement du tourisme dans cette zone r&#233;put&#233;e &#8220;authentique''. Et dans le troisi&#232;me, &#8220;Activit&#233;s de pleine nature'', un accompagnateur en moyenne montagne analyse la fa&#231;on dont ces activit&#233;s impactent son rapport &#224; l'environnement et au travail. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y a des constats communs qui sous-tendent ces trois papiers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bien s&#251;r ! La premi&#232;re chose qu'on souhaitait poser, c'est que le tourisme fait syst&#232;me. Il s'agit d'un ensemble de rapports sociaux qui place les visiteurs dans une position de &#8220;touristes'', de consommateurs, et suscite &#224; la fois une d&#233;possession des habitants et une restructuration de l'&#233;conomie locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique du tourisme de masse &#8211; sur la c&#244;te ou dans les stations &#8211; est d&#233;sormais assez r&#233;pandue. Un point positif ? Pas tellement, parce qu'il s'accompagne, en r&#233;action, de la cr&#233;ation d'une nouvelle forme de tourisme &#8220; &#233;coresponsable '', de proximit&#233;. Pour nous, ce sont l&#224; deux faces d'une m&#234;me industrie. L'&#233;cotourisme n'est rien d'autre qu'une nouvelle mani&#232;re d'&#233;tendre l'emprise touristique sur l'ensemble du territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La participation individuelle &#224; ces nouvelles formes de tourisme pr&#233;sente un c&#244;t&#233; lib&#233;ral, en fa&#231;ade. Qui tend justement &#224; faire oublier le c&#244;t&#233; syst&#233;mique du tourisme et la planification &#233;tatique qui l'accompagne &#8211; celle-ci se manifeste par des outils d'am&#233;nagement ou de gestion, comme les Parcs naturels r&#233;gionaux. Il s'agit d'un levier &#233;conomique cons&#233;quent, qui pousse chacun &#224; y participer : dans certaines zones, 90 % des habitants vivent du tourisme. En r&#233;alit&#233;, les rapports de classes se reproduisent, entre gal&#233;riens qui veulent s'en sortir et d'autres qui ont du capital, saisonniers et propri&#233;taires, etc. Un ensemble d'&#233;l&#233;ments, comme les labels, les parcs, les offices du tourisme font le lien entre l'individu et les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps, ce ph&#233;nom&#232;ne existe&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : le d&#233;veloppement du tourisme apr&#232;s la Deuxi&#232;me Guerre mondiale a entra&#238;n&#233; dans les zones en d&#233;peuplement l'essor de la double activit&#233; pour les paysans. Le tourisme n'est ainsi pas une activit&#233; qui serait s&#233;par&#233;e des autres, mais quelque chose de transversal, qui s'inscrit dans l'ensemble du territoire. C'est une manifestation du capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;possessions provoqu&#233;es sont multiples. Mat&#233;rielles, d'abord, avec la multiplication des r&#233;sidences secondaires et le cas de villages qui voient leur population quintupler pendant l'&#233;t&#233;. Et symboliques, ensuite. Ainsi des appellations d'origine, par exemple, qui mettent en avant une image d'authenticit&#233; sans lien avec les pratiques et les usages locaux &#8211; et jusqu'&#224; des fromages purement invent&#233;s&lt;i&gt; &lt;/i&gt; ! Le ph&#233;nom&#232;ne de mus&#233;ification des zones touristiques a tendance &#224; figer une image pass&#233;e, et emp&#234;che donc la r&#233;appropriation des usages, des savoirs, de l'habitat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On assiste aussi au d&#233;veloppement d'une forme d'illusion partag&#233;e&lt;i&gt; &lt;/i&gt; : pour que le tourisme fonctionne, il faut que tout le monde, dans les vall&#233;es, entonne un discours positif. D'o&#249; un foss&#233; entre la r&#233;alit&#233; v&#233;cue localement et le discours port&#233;, relevant de cette illusion. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette critique pose des bases pour r&#233;sister au syst&#232;me touristique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour l'instant, il y a peu de pratiques concr&#232;tes de luttes. Et elles sont souvent concentr&#233;es sur de gros projets touristiques. Les protestations &#224; Barcelone ou &#224; Venise contre les nuisances du tourisme de masse sont certes int&#233;ressantes, mais on veut aller un peu plus loin. Critiquer les rapports marchands. Et ne pas dissocier la critique du tourisme de celle du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit aussi de comprendre le r&#244;le de soupape de d&#233;compression jou&#233; par le tourisme pour les classes subalternes &#8211; rien d'autre que la reproduction de la force de travail. On ne veut pas porter un discours de m&#233;pris de classe sur le sujet. Ni jeter la pierre aux personnes qui partent &#224; la montagne pour &#233;viter le &lt;i&gt;burn-out&lt;/i&gt;. D'autant qu'on peut tr&#232;s bien subir le tourisme en &#233;tant exploit&#233; dans un camping hyper fr&#233;quent&#233;, puis devenir touriste &#224; notre tour. Encore une fois, le probl&#232;me n'est pas le touriste, mais le capitalisme.&lt;i&gt; &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et comment se pr&#233;sente votre prochain num&#233;ro ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Cette fois, pas de th&#232;me principal : on fait avec les textes qu'on produit et qu'on nous propose. Dans ce quatri&#232;me num&#233;ro, on &#233;voquera notamment ce qui se passe dans les Alpes autour de la solidarit&#233; avec les migrant.es, la contrebande dans les Pyr&#233;n&#233;es ou la lutte des agriculteurs et agricultrices contre les normes... C'est d'ailleurs l'occasion d'inviter les gens &#224; participer &#224; la diffusion et &#224; nous contacter pour toute proposition, critique ou participation &lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Contact : revuenunatak@riseup.net ou Nunatak / c/o Caf&#233; du si&#232;cle &#8211; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Pour chacun de nos deux num&#233;ros annuels, on organise un week-end de r&#233;flexion ouvert &#224; chacun et chacune. Le prochain se tient &#224; la fin de cet &#233;t&#233;&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#233;t&#233; 2018 [Note du webmaster... &#224; la bourre !].&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#8211; n'h&#233;sitez pas ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Alexandre Hyacinthe&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;div class='spip_document_2739 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;66&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH558/-997-4cde7.jpg?1768669123' width='400' height='558' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La Une du n&#176;167 de CQFD, illustr&#233;e par Jean-Michel Bertoyas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;***&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;
&lt;strong&gt;Cet article&lt;/strong&gt; est issu du dossier &#171; Tourisme : plus loin, plus vite, plus rien &#187;, publi&#233; dans le n&#176;167 de&lt;/i&gt; CQFD &lt;i&gt;en juillet-ao&#251;t 2018&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-no167' class=&#034;spip_in&#034;&gt;le sommaire&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Albin Michel, 1967.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Contact : revuenunatak@riseup.net ou Nunatak / c/o Caf&#233; du si&#232;cle &#8211; Biblioth&#232;que / 1 rue Biron / 34190 Ganges. Les num&#233;ros peuvent &#234;tre t&#233;l&#233;charg&#233;s sur &lt;a href='https://cqfd-journal.org/revuenunatak.noblogs.org'&gt;revuenunatak.noblogs.org&lt;/a&gt; ou command&#233;s en version papier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'&#233;t&#233; 2018 &lt;i&gt;[Note du webmaster... &#224; la bourre !]&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le retour du gros canard</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Le-retour-du-gros-canard</link>
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		<dc:date>2018-04-13T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;En octobre 2014 sortait en librairies le premier num&#233;ro de Jef Klak. Un an et demi plus tard, le troisi&#232;me num&#233;ro &#171; Selle de Ch'val &#187; sort du box. Interview de complaisance sans concession. Jef, salut ! Bon, le nouveau tome&#8230; pardon&#8230; num&#233;ro est sorti le 14 avril. Je ne l'ai pas (encore) lu, mais je suis s&#251;r que c'est bien. Para&#238;t que &#231;a parle surtout des animaux. Tu veux concurrencer 30 millions d'amis, avoue ! Ouaf, ouaf ! Ce num&#233;ro explore en effet les relations entre les hommes et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no143-mai-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;143 (mai 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/animaux" rel="tag"&gt;animaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/numero-943" rel="tag"&gt;num&#233;ro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/left" rel="tag"&gt;left&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jef-Klak-1440" rel="tag"&gt;Jef Klak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue" rel="tag"&gt;revue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sommes" rel="tag"&gt;sommes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salut" rel="tag"&gt;Salut&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jef" rel="tag"&gt;Jef&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Klak" rel="tag"&gt;Klak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Klak-rassemble" rel="tag"&gt;Klak rassemble&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En octobre 2014 sortait en librairies le premier num&#233;ro de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://jefklak.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jef Klak&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Il-est-ne-le-divin-Marabout&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; Marabout &#187;&lt;/a&gt;. Un an et demi plus tard, le troisi&#232;me num&#233;ro &#171; Selle de Ch'val &#187; sort du box. Interview de complaisance sans concession.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_2318 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH594/-590-6ba82.jpg?1768671723' width='400' height='594' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jef, salut ! Bon, le nouveau tome&#8230; pardon&#8230; num&#233;ro est sorti le 14 avril. Je ne l'ai pas (encore) lu, mais je suis s&#251;r que c'est bien. Para&#238;t que &#231;a parle surtout des animaux. Tu veux concurrencer 30 millions d'amis, avoue !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouaf, ouaf ! Ce num&#233;ro explore en effet les relations entre les hommes et les autres animaux. Le collectif d'une trentaine de personnes qui participe &#224; &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt; est parti d'un constat : notre cohabitation avec les animaux est devenue si banale qu'on ne perc&#807;oit parfois plus la singularit&#233; de ces relations. Or elles peuvent &#234;tre &#233;tonnamment &#233;mancipatrices et farouchement subversives. Nous nous sommes pench&#233;s sur ces compagnons de vie, coll&#232;gues de travail, simple marchandises ou mati&#232;res &#224; penser... En plus de 300 pages multicolores, &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt; rassemble des entretiens (avec la sociologue Jocelyne Porcher, la philosophe Vinciane Despret, l'activiste abolitionniste Josh Harper...), des traductions, de l'enqu&#234;te, de la fiction litt&#233;raire, de la po&#233;sie norv&#233;gienne ou portugaise, de la b&#233;d&#233; collective serbe... La revue est aussi accompagn&#233;e d'un CD avec une cr&#233;ation unique et collective : un western sonore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le fond a l'air fort bon. Mais en ce qui concerne la forme, que r&#233;ponds-tu &#224; ceux qui disent (avec un fort accent marseillais) &#171; &lt;i&gt;Jef Klak ? Une revue post-moderne esth&#233;tisante !&lt;/i&gt; &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grroaaar ! Si &#171; &lt;i&gt;post-moderne&lt;/i&gt; &#187; veut dire remettre en question la dualit&#233; homme/animal ou nature/culture propre &#224; notre soci&#233;t&#233; occidentale, ou d&#233;caler les termes de la critique, alors oui, on peut assumer le quolibet. Quant &#224; la dimension esth&#233;tique de notre revue, il est vrai que nous portons une attention toute particuli&#232;re &#224; la maquette : mais pourquoi critique sociale et graphisme soign&#233; ne seraient-il pas compatibles ? Une grande place est donn&#233;e &#224; la photographie et au dessin, mais nous ne versons pas dans &#171; l'art pour l'art &#187; : chaque image est discut&#233;e sur sa consistance politique, et choisie non pas comme illustrant un article, mais comme un &#233;l&#233;ment &#224; part enti&#232;re du sommaire, au m&#234;me titre que les textes et les sons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je verrais bien un @JPGrenier twitter : &#171; La moiti&#233; d'&lt;i&gt;Article 11&lt;/i&gt; est pass&#233;e &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; dont la moiti&#233; &#233;crit dans &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt;. Qui tire les ficelles ? #marigot &#187; Peut-on parler d'une oligarchie de la presse ind&#233;pendante visant &#224; r&#233;gner sur le monde des m&#233;dias ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meuh ? Nous sommes avant tout un collectif ouvert qui rassemble effectivement des personnes qui &#233;crivent &#224; &lt;i&gt;CQFD, Article 11&lt;/i&gt; ou ailleurs, mais aussi et surtout des individus de tous horizons : pr&#233;caires, ch&#244;meurs, &#233;tudiants, libraire, avocat, travailleurs associatifs... Nous fonctionnons sans publicit&#233;, sans patron et de fa&#231;on horizontale, car nous accordons autant d'importance &#224; ce que nous produisons qu'&#224; la mani&#232;re de le produire. Nous avons une personne salari&#233;e en contrat aid&#233; pour &#234;tre plus s&#233;rieux dans toutes les r&#233;alit&#233;s mat&#233;rielles (les abonnements, la thune, la diffusion...). Mais nous sommes loin de r&#233;gner sur le monde des m&#233;dias ind&#233;pendants ! D'autres titres existent (&lt;i&gt;Basta !&lt;/i&gt;, la revue &lt;i&gt;Z&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;, les sites mutu, etc.). L'important est de ch&#233;rir cette diversit&#233; pour que chaque canard puisse proposer aux lecteurs et lectrices des points de vue et des mani&#232;res d'&#233;crire ou de dessiner singuli&#232;res. Pour &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt;, produire un num&#233;ro co&#251;te deux fois plus cher que ce qu'il nous rapporte et seule la passion nous anime. Mais rien ne vaut les lecteurs pour continuer &#224; avoir du mordant, alors courez en librairie, envoyez-nous des lettres d'amour, et surtout, abonnez-vous ! Miaou !&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2319 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH598/-591-ee2ec.jpg?1768678969' width='400' height='598' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note du webmaster :&lt;/strong&gt; Depuis cette remarquable interview de notre talentueux confr&#232;re et n&#233;anmoins d&#233;vou&#233; camarade Julien Tewfiq ci-devant &#034;webmaster&#034;, un nouveau num&#233;ro de &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt; est sorti en librairie : &lt;a href=&#034;http://jefklak.org/chval-de-course-numero-4/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Ch'val de course&#034;&lt;/a&gt;. Une autre fort belle b&#234;te ! A dada !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On me dit que &#034;Course &#224; pied&#034; s'&#233;chaufferait en ce printemps 2018 pour prendre le d&#233;part... prochainement !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Br&#232;ves d'histoire</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Breves-d-histoire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Breves-d-histoire</guid>
		<dc:date>2018-03-16T06:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Charles Jacquier, Christophe Goby, L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;my Cattelain</dc:subject>
		<dc:subject>Bouquin</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>France</dc:subject>
		<dc:subject>l'histoire</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution</dc:subject>
		<dc:subject>revue</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;volution fran&#231;aise</dc:subject>
		<dc:subject>balade nationale</dc:subject>
		<dc:subject>Jeanne d'Arc</dc:subject>
		<dc:subject>Jules Michelet</dc:subject>
		<dc:subject>Jeanne</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;BD/ &#8220;La balade nationale&#8221; Les mythes ont la vie dure. Vous n'enl&#232;verez pas de la t&#234;te d'un Fran&#231;ais que ses anc&#234;tres sont gaulois, qu'il est le rejeton de Jeanne d'Arc ou qu'il cause comme Moli&#232;re. Sans nous assommer de r&#233;v&#233;lations qui pourraient nous rebuter, La Balade nationale &#8211; Les origines, premier volume d'une histoire dessin&#233;e de la France en vingt tomes, prom&#232;ne quelques voyageurs spatio-temporels d'une plage de Bretagne jusqu'&#224; Gergovie. C'est Davodeau qui est aux pinceaux et il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no161-janvier-2018" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;161 (janvier 2018)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bouquin" rel="tag"&gt;Bouquin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/France" rel="tag"&gt;France&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-histoire" rel="tag"&gt;l'histoire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Revolution" rel="tag"&gt;R&#233;volution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue" rel="tag"&gt;revue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Revolution-francaise" rel="tag"&gt;R&#233;volution fran&#231;aise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/balade-nationale" rel="tag"&gt;balade nationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jeanne-d-Arc" rel="tag"&gt;Jeanne d'Arc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jules-Michelet" rel="tag"&gt;Jules Michelet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jeanne" rel="tag"&gt;Jeanne&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;BD/ &#8220;La balade nationale&#8221;&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2080 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L340xH340/-359-da3c9.jpg?1768650094' width='340' height='340' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les mythes ont la vie dure. Vous n'enl&#232;verez pas de la t&#234;te d'un Fran&#231;ais que ses anc&#234;tres sont gaulois, qu'il est le rejeton de Jeanne d'Arc ou qu'il cause comme Moli&#232;re. Sans nous assommer de r&#233;v&#233;lations qui pourraient nous rebuter, &lt;i&gt;La Balade nationale &#8211; Les origines&lt;/i&gt;, premier volume d'une histoire dessin&#233;e de la France en vingt tomes, prom&#232;ne quelques voyageurs spatio-temporels d'une plage de Bretagne jusqu'&#224; Gergovie. C'est Davodeau qui est aux pinceaux et il dessine Jeanne d'Arc, &#233;g&#233;rie de Michelet, comme on l'a imagin&#233;e depuis des si&#232;cles puisque personne n'a fait son portrait de son vivant suppos&#233;. &#192; Gergovie, Vercing&#233;torix dont on conna&#238;t encore moins le visage, sauf par sa r&#233;incarnation en Jos&#233; Bov&#233;, vient pr&#233;ciser son d&#233;sint&#233;r&#234;t pour la France. C'est en fait au Second Empire qu'il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; de situer les racines nationales &#224; l'&#233;poque des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'originalit&#233; du r&#233;cit r&#233;side dans ce bus Renault neuf places o&#249; prennent place Marie Curie, Jeanne d'Arc, Jules Michelet, Moli&#232;re, le g&#233;n&#233;ral Dumas et P&#233;tain (autrement que gueulant des conneries depuis son cercueil). Le voyage va de Carnac &#224; Calais, Paris, Reims&#8230; pour finir &#224; Gergovie. &#192; Reims, Jules Michelet raconte &#224; Jeanne que les Francs ne sont que 2 % des habitants de la Gaule au moment du sacre de Clovis. Ce solide &#233;quipage s'attache par des choix corn&#233;liens &#224; montrer l'envers de l'Histoire et sa r&#233;interpr&#233;tation. Gare aux raccourcis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intrigue est ponctu&#233;e par l'arriv&#233;e dans le v&#233;hicule d'un Syrien qui cherche &#224; rejoindre Calais et d'un soldat inconnu qui, entendant P&#233;tain, sort de sa tombe sous l'Arc de triomphe et braque une moto pour rejoindre le convoi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le dit le Michelet-Venayre devant la statue des bourgeois de Calais : &#171; &lt;i&gt;Si on veut comprendre l'histoire de France, il faut d'abord savoir ce qui se cache derri&#232;re des images comme celle-ci.&lt;/i&gt; &#187; Quant &#224; l'huile de la Sainte Ampoule qui a permis de sacrer les rois depuis Clovis, on dit que le peuple l'a bue jusqu'&#224; la lie &#224; la R&#233;volution fran&#231;aise, mais &#231;a c'est encore une l&#233;gende.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Christophe Goby&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Sylvain Venayre, &#233;tienne Davodeau, &lt;i&gt;La Balade nationale, Tome 1, Les origines.&lt;/i&gt; La Revue Dessin&#233;e/La D&#233;couverte, 2017.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Gavoche nous manque&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2081 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH699/-8-d4fb3.png?1768689498' width='500' height='699' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, pour le grand public, l'Histoire est domin&#233;e par l'apologie des &#171; grands hommes &#187; et par un r&#233;cit national archi-consensuel, voire r&#233;actionnaire. Mais apr&#232;s Mai-68, de jeunes &#171; gauchistes &#187; remettent ces deux traits dominants en cause. Apr&#232;s l'&#233;chec de la plus grande gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale sauvage de l'histoire, ils cherchent notamment &#224; comprendre les raisons de la &#171; trahison &#187; du PCF durant les &#233;v&#233;nements de mai-juin. Et ils souhaitent mettre &#224; jour des traditions et &#233;v&#233;nements r&#233;volutionnaires oubli&#233;s. L'une de ces publications tentant de promouvoir une histoire vue d'en bas &#224; destination du plus grand nombre se distingue particuli&#232;rement : Le Peuple fran&#231;ais (1971-1980), revue trimestrielle sans subventions ni publicit&#233;, ind&#233;pendante des partis politiques et des syndicats. C'est ce projet que &lt;i&gt;Gavroche,&lt;/i&gt; sous-titr&#233; &lt;i&gt;Revue d'histoire populaire&lt;/i&gt;, va prolonger contre vents et mar&#233;es de d&#233;cembre 1981 &#224; avril 2011 &#8211; d'abord sous forme bimestrielle, puis trimestrielle &#224; partir de 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de d&#233;saccords internes qui voient le d&#233;part de deux des fondateurs en 1988, la revue accueille des collaborations ext&#233;rieures fid&#232;les &#224; son esprit et &#224; son projet. Elle conserve &#233;galement son ind&#233;pendance tout en se tenant &#224; distance des strat&#233;gies de carri&#232;re et de pouvoir du monde acad&#233;mique. Ces deux raisons expliquent probablement son exceptionnelle long&#233;vit&#233;. Diffus&#233;e &#224; un petit millier d'abonn&#233;s, dont nombre de biblioth&#232;ques municipales ou de comit&#233;s d'entreprise, la revue est un refuge de passionn&#233;s, amateurs ou enseignants, la plupart en marge. Elle constitue durant trois d&#233;cennies un foyer vivant au service de l'histoire des exploit&#233;s et des domin&#233;s, couvrant un large spectre chronologique, de l'Antiquit&#233; &#224; nos jours. Mais avec une pr&#233;f&#233;rence pour la p&#233;riode allant de la R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 aux ann&#233;es 1960, en insistant particuli&#232;rement sur la Commune de Paris, l'histoire du mouvement ouvrier, les tentatives r&#233;volutionnaires du XXe si&#232;cle et les deux guerres mondiales. Il suffit de s'attarder sur le contenu du dernier num&#233;ro, en date d'avril 2011, pour voir se profiler la ligne &#233;ditoriale de cette &#339;uvre collective. Au sommaire, un aspect n&#233;glig&#233; de la r&#233;sistance des jeunes au nazisme en Allemagne ; Jack London comme militant socialiste ; un martyr anarchiste oubli&#233;, Antoine Cyvoct ; un &#233;pisode m&#233;connu de la vie de journaliste d'Alexandre Dumas en 1848 ; F&#233;lix Juven, un patron de la presse satirique de la Belle &#201;poque ; ou encore, les enrag&#233;s de la R&#233;volution fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son am&#233;lioration formelle (maquette, illustrations couleur), la revue, port&#233;e &#224; bout de bras par un nombre r&#233;duit de personnes, finira par &#233;puiser ses &#171; cuisiniers &#187;. Il en aurait peut-&#234;tre &#233;t&#233; autrement si elle avait d&#233;nich&#233; un &#233;diteur ind&#233;pendant, qui aurait pu l'aider dans sa diffusion et dans ses t&#226;ches mat&#233;rielles r&#233;currentes. Alors que le &#171; pr&#233;sent perp&#233;tuel &#187; des soci&#233;t&#233;s marchandes domine sans partage et que le d&#233;faut de connaissance historique pr&#233;vaut chez ceux qui pr&#233;tendent encore changer le monde en ignorant les le&#231;ons du pass&#233;, c'est peu dire que &lt;i&gt;Gavroche&lt;/i&gt; manque &#224; ses lecteurs comme &#224; tous ceux qui, &#224; un moment ou &#224; un autre, ont apport&#233; leur pierre &#224; l'&#233;difice de cette belle aventure&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Charles Jacquier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;L'ensemble des num&#233;ros du &lt;i&gt;Peuple fran&#231;ais&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;Gavroche&lt;/i&gt; sont consultables en ligne sur le site &lt;a href=&#034;http://archivesautonomies.org/spip.php?article299&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fragments d'Histoire de la gauche radicale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'histoire-business du Puy du Fou&lt;/h3&gt;&lt;div class='spip_document_2082 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/-360.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH824/-360-615bc.jpg?1768689498' width='500' height='824' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Imagin&#233; en 1977 par Philippe de Villiers, alors jeune &#233;narque et fils du vice-pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral de Vend&#233;e, le dispositif&lt;/i&gt; [du Puy du Fou] &lt;i&gt;est &#224; la base une sorte d'&#233;comus&#233;e doubl&#233; d'un grand spectacle (la cin&#233;sc&#233;nie) retra&#231;ant l'histoire de la Vend&#233;e &#224; travers celle d'une famille, les Maupillier. Comme chez Bainville, l'histoire est cyclique et montre une Vend&#233;e toujours renaissante, jamais vaincue. En jouant sur la fiert&#233; des habitants d'une r&#233;gion rurale laiss&#233;e souvent en marge du d&#233;veloppement &#233;conomique, en leur permettant de s'investir dans ce qu'ils consid&#232;rent &#234;tre leur histoire (m&#234;me si en fin de compte, le cr&#233;ateur du Puy garde la main sur le sc&#233;nario), Philippe de Villiers arrive &#224; d&#233;velopper un spectacle &#224; succ&#232;s dont le but est avant tout de maintenir une identit&#233; vend&#233;enne forte centr&#233;e sur le souvenir de la guerre civile de 1793, la d&#233;testation du &#8220;centralisme jacobin&#8221; et &#233;videmment de la R&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'aspect le plus novateur du Puy du Fou ne se situe pas l&#224;. En effet, &#224; c&#244;t&#233; de la cin&#233;sc&#233;nie s'est d&#233;velopp&#233; petit &#224; petit un vaste parc d'attractions historiques o&#249; l'&#233;pop&#233;e vend&#233;enne ne joue en fin de compte qu'un r&#244;le mineur. Il s'agit d'attirer le plus de public possible et d'assurer le succ&#232;s du dispositif en jouant sur une version spectaculaire de l'histoire (en construisant de toutes pi&#232;ces, pour les besoins de la cause, un amphith&#233;&#226;tre romain) tout en proposant &#224; de grands noms de la sc&#232;ne de participer (Jean Piat ou, plus r&#233;cemment, Lor&#224;nt Deutsch). Avec le Puy du Fou, l'histoire s'est faite entreprise locale puis nationale dont le succ&#232;s (80 000 spectateurs la premi&#232;re ann&#233;e, aujourd'hui pr&#232;s de 1,5 million) a assur&#233; &#224; Philippe de Villiers une place pivot dans le paysage politique vend&#233;en, cumulant les casquettes de d&#233;fenseur de l'identit&#233; locale, d'entrepreneur en phase avec la mondialisation et de cr&#233;ateur d'emplois (m&#234;me si la majorit&#233; des acteurs de la cin&#233;sc&#233;nie restent b&#233;n&#233;voles, ce qui permet, en jouant sur la passion des participants, de r&#233;duire les co&#251;ts).&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;William Blanc, Aurore Ch&#233;ry et Christophe Naudin, &lt;i&gt;Les historiens de garde : De Lor&#224;nt Deutsch &#224; Patrick Buisson : la r&#233;surgence du roman national&lt;/i&gt;, Libertalia, 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;div class='spip_document_2083 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-361-d58b5.jpg?1768659388' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au carrefour des luttes &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans son essai &lt;i&gt;Le Ressentiment dans l'histoire&lt;/i&gt; (Odile Jacob, 2007), Marc Ferro &#233;voque la lettre d'une jeune Tatare de Russie, prise dans le tourbillon de la R&#233;volution de 1917, qui &#171; &lt;i&gt;s'interrogeait sur la priorit&#233; des luttes &#224; mener : tatare contre Russes ? ou Islam contre &#201;glise orthodoxe ? ou, encore, ouvri&#232;re contre la bourgeoisie ? femme contre l'autorit&#233; des imams ?&lt;/i&gt; &#187; D&#233;j&#224; les dilemmes de l'&#171; intersectionnalit&#233; &#187; avant l'heure&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Leurs anc&#234;tres les Gaulois&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment les &#233;l&#232;ves kanaks, les petits Polyn&#233;siens, les &#233;coliers am&#233;rindiens de Guyane ou les petits Mahorais apprennent-ils l'histoire &#224; l'&#233;cole de la R&#233;publique ? &#171; &lt;i&gt; L'&#233;cole est totalement inadapt&#233;e.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;C'est ce que j'appelle le n&#233;o-colonialisme &#224; la fran&#231;aise, moderne, sans doute moins brutal qu'avant. Les violences sont surtout symboliques mais tout aussi efficaces&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait Didier Maurelle, ancien instituteur en Guyane sur France Inter, dans l'&#233;mission &#171; Voyage en Outre-mer &#187;, le 23 juillet 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis peu, la Nouvelle-Cal&#233;donie a su n&#233;anmoins adapter un enseignement en histoire-g&#233;ographie respectueux de l'environnement et des cultures autochtones. M&#234;me si la France a adopt&#233; la D&#233;claration sur les droits des peuples autochtones des Nations-unies en 2007 selon laquelle &#171; &lt;i&gt;tout enfant autochtone est en droit de recevoir un enseignement dans sa langue&lt;/i&gt; &#187;, le chemin d'une &#233;cole d&#233;colonis&#233;e n'est pas encore sorti des ronces.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'histoire au tribunal&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les historiens Armelle Mabon et Julien Fargettas se d&#233;chirent depuis 2014 sur le bilan du massacre de Thiaroye au S&#233;n&#233;gal en 1944, o&#249; des tirailleurs africains sans solde en attente de leur d&#233;mobilisation s'&#233;taient r&#233;volt&#233;s et avaient &#233;t&#233; massacr&#233;s par l'arm&#233;e fran&#231;aise. Au c&#339;ur de la querelle, 35 ou 300 morts ? &#171; &lt;i&gt;On a &#233;chang&#233; pendant des ann&#233;es sur le sujet, chacun enrichissant la connaissance de l'autre&lt;/i&gt; &#187;, d&#233;clarait Fargettas&#8230; Jusqu'&#224; ce que sa coll&#232;gue l'attaque &#171; pour diffamation &#187;, pour avoir violemment mis en cause la m&#233;thodologie de celle-ci. Armelle Mabon, qui d&#233;fend le bilan des pertes humaines le plus haut, sera finalement d&#233;bout&#233;e de sa plainte en mars 2017 avant de se retourner r&#233;cemment contre son employeur, l'Universit&#233; de Bretagne sud, pour son manque de soutien. Deux chercheurs qui s'&#233;charpent devant les juges, plut&#244;t que dans les revues acad&#233;miques, &#231;a peut surprendre. Mais comment les champs du savoir pourraient-il &#233;chapper &#224; l'inflation judiciaire qui touche tous les secteurs de la soci&#233;t&#233; ? &lt;i&gt;O tempora&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comparaison n'est point raison&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le vendredi 20 octobre 2017, en promotion pour son dernier livre sur les populismes, l'historien Pascal Ory offrait une comparaison &#224; rebours : &#171; &lt;i&gt;Mussolini, c'&#233;tait le M&#233;lenchon de 1914 en Italie. C'&#233;tait le leader de l'aile la plus &#224; gauche du socialisme. Mais en 1919, quand il cr&#233;e les Faisceaux de combat, il est clairement &#224; l'extr&#234;me droite, il sert de nervi &#224; un capitalisme aux abois.&lt;/i&gt; &#187; Le &lt;i&gt;compagno&lt;/i&gt; Benito de 1914 n'est certes pas encore le Duce du fascisme, mais c'est le moment o&#249; il tourne clairement le dos &#224; l'internationalisme socialiste. Quant au Lider maximo de la France insoumise, on peut trouver affligeant son social-chauvinisme affirm&#233;, mais cela fait-il de lui un Mussolini ou un Doriot en devenir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Panth&#232;re Premi&#232;re sort les crocs !</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Ce 29 septembre, nous avions rendez&#8209;vous avec une panth&#232;re. Mais pas n'importe laquelle ! Panth&#232;re Premi&#232;re ) ou &#224; la m&#233;canique sentimentale h&#233;t&#233;ro&#8230; Les membres du&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/collectif" rel="tag"&gt;collectif&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/avions-rendez-vous" rel="tag"&gt;avions rendez&#8209;vous&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Michele-Firk" rel="tag"&gt;Mich&#232;le Firk&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1982 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L200xH300/-6-7a334.png?1768660233' width='200' height='300' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce 29 septembre, nous avions rendez&#8209;vous avec une panth&#232;re. Mais pas n'importe laquelle ! &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://pantherepremiere.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Panth&#232;re Premi&#232;re&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; : la toute nouvelle revue, fond&#233;e, anim&#233;e et &#233;dit&#233;e par un collectif de quinze femmes et z&#233;ro mec (certains articles ou illustrations sont par contre sign&#233;s par des hommes). Une partie de l'&#233;quipe avait fait le d&#233;placement au caf&#233;&#8209;librairie Mich&#232;le Firk, &#224; Montreuil, pour pr&#233;senter cette nouvelle canarde. Pour partie, nous nous connaissons depuis des ann&#233;es. Certaines ont d&#233;j&#224; &#339;uvr&#233; dans les pages de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ou avec nos amis des revues &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Z&lt;/i&gt;. Dans le public aussi, nous retrouvons des copains et copines de ce petit &#171; milieu &#187; de l'&#233;dition ind&#233;pendante&#8230; Une ambiance presque familiale, avec tartines d'houmous maison, bi&#232;re locale et bonne humeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif de &lt;i&gt;Panth&#232;re Premi&#232;re&lt;/i&gt; revient de deux jours de r&#233;union pour pr&#233;parer le n&#176;2. Ses membres disent qu'elles sont crev&#233;es, qu'elles n'ont rien pr&#233;par&#233;&#8230; Mais en v&#233;rit&#233;, nous sentons la joie d'&#234;tre l&#224; et de pr&#233;senter leur boulot : 100 pages d'articles et d'illustrations in&#233;dits, un an et demi de travail, un dossier &#171; Quiproclash &#187;, trois graphistes, des heures de r&#233;unions et un horoscope. Le tout dans un format souple qui se range dans un sac pour se lire partout, se donner ou s'&#233;changer. Simple, efficace, beau et agr&#233;able &#224; lire. Bien jou&#233; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Une place &#224; chacune &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re panth&#232;re brosse rapidement l'historique de la revue : &#171; &lt;i&gt;C'est en f&#233;vrier 2016 qu'on a tenu la premi&#232;re r&#233;union, mais &#231;a faisait un moment qu'on y r&#233;fl&#233;chissait. &#192; chaque fois qu'on se croisait, dans d'autres journaux ou entre amies, on se disait : &#8216;&#8216; On devrait vraiment la faire, cette revue en non-mixit&#233; &#233;ditoriale ! '' On est m&#234;me all&#233;s plus loin, en &#233;tendant la non&#8209;mixit&#233; aux t&#226;ches techniques (site internet, maquette), g&#233;n&#233;ralement plut&#244;t d&#233;volues ou r&#233;serv&#233;es aux mecs.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une seconde panth&#232;re revient rapidement sur le partage g&#233;n&#233;ralement genr&#233; des t&#226;ches dans une r&#233;daction, f&#251;t&#8209;elle &#171; ind&#233;pendante &#187; : les hommes &#233;crivent et d&#233;cident plus. Aux femmes, la mission de corriger, g&#233;rer, traduire. &#171; &lt;i&gt;&#199;a &#233;volue un peu. Lentement.&lt;/i&gt; &#187; Il s'agissait aussi de voir si une r&#233;daction non mixte changeait effectivement les fa&#231;ons de travailler. R&#233;ponse d'une troisi&#232;me panth&#232;re : &#171; &lt;i&gt;C'est le cas. On a les m&#234;mes difficult&#233;s et engueulades, le m&#234;me travail. Mais les fa&#231;ons d'y faire face diff&#232;rent : on se parle plus. Non pas parce qu'on serait par essence plus douces et compr&#233;hensives, mais parce que nous partageons les m&#234;mes oppressions de genre. Nous avons appris &#224; donner une place &#224; chacune.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mod&#232;le &#233;conomique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, &lt;i&gt;Panth&#232;re Premi&#232;re&lt;/i&gt; est une revue g&#233;n&#233;raliste qui ne fait pas que traiter des questions f&#233;ministes. Mais qui traite ses sujets avec un regard f&#233;ministe. Ses articles explorent en quoi la &#171; sph&#232;re priv&#233;e &#187; renvoie en fait &#224; des questions &#233;minemment politiques. D'une exp&#233;rience personnelle en h&#244;pital psy &#224; celle d'une femme racis&#233;e (article sign&#233; par l'excellente &lt;a href=&#034;https://twitter.com/Melusine_2&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M&#233;lusine&lt;/a&gt;&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A lire, son interview dans CQFD n&#176;157 : &#171; &#192; la crois&#233;e du f&#233;minisme et de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ) ou &#224; la m&#233;canique sentimentale h&#233;t&#233;ro&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres du collectif expliquent aussi comment elles envisagent (ou esp&#232;rent) un mod&#232;le &#233;conomique diff&#233;rent de ce qu'elles ont connu ailleurs &#8211;- &#171; &lt;i&gt;C'est fondamental !&lt;/i&gt; &#187; Avec ce semestriel vendu 8 &#8364; en librairie, elles payeront, m&#234;me a minima, tous ceux et toutes celles qui participent, d'une mani&#232;re ou d'une autre. Un vrai challenge ! Tout autant que leur concept de &#171; &lt;i&gt;revue &#233;cole&lt;/i&gt; &#187; : prendre le temps d'accompagner dans l'&#233;criture d'articles des personnes qui n'en ont pas l'habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au final, une soir&#233;e riche d'informations, de rires, de curiosit&#233; et de d&#233;bats. Et qui se conclut, comme cet article, sur une question du public : &#171; &lt;i&gt;D'o&#249; vient le titre ?&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Ben &#231;a, c'est la question interdite&lt;/i&gt;, rigole une panth&#232;re. &lt;i&gt;Mais c'est quand m&#234;me plus classe que &#8216;&#8216; Poule seconde '', non ?&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1983 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L357xH141/-271-b58c2.jpg?1768710134' width='357' height='141' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;A lire, son interview dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;157 : &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/A-la-croisee-du-feminisme-et-de-l&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#192; la crois&#233;e du f&#233;minisme et de l'antiracisme&lt;/a&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Il est n&#233; le divin Marabout</title>
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		<dc:date>2014-11-14T03:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
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		<dc:subject>Jef Klak</dc:subject>
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		<dc:subject>bout</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dernier arriv&#233; dans la constellation des publications ind&#233;pendantes, la revue Jef Klak ne fait pas dans la demi-mesure : son premier num&#233;ro, &#171; Marabout &#187;, fait 304&#8200;pages ! Le Chien rouge a rencontr&#233; ces dr&#244;les d'oiseaux. CQFD : Salut Jef ! Comment est n&#233;e cette revue, des libraires, des ch&#244;meurs, des avocats, etc. Tous b&#233;n&#233;voles. Et &#231;a a march&#233; ! Notre premi&#232;re satisfaction, c'est quand m&#234;me d'avoir r&#233;uni un collectif d'une trentaine de personnes qui fonctionnent bien ensemble. Et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no125-octobre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;125 (octobre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/exemple" rel="tag"&gt;exemple&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jef-Klak-1440" rel="tag"&gt;Jef Klak&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/revue" rel="tag"&gt;revue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salut" rel="tag"&gt;Salut&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Salut-Jef" rel="tag"&gt;Salut Jef&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tissu" rel="tag"&gt;tissu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marabout" rel="tag"&gt;Marabout&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bout" rel="tag"&gt;bout&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dernier arriv&#233; dans la constellation des publications ind&#233;pendantes, la revue &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jef Klak est le Monsieur Tout le Monde flamand.&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ne fait pas dans la demi-mesure : son premier num&#233;ro, &#171; Marabout &#187;, fait 304&#8200;pages ! Le Chien rouge a rencontr&#233; ces dr&#244;les d'oiseaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Salut Jef ! Comment est n&#233;e cette revue&lt;a href=&#034;#nb5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marabout, n&#176;1 de Jef Klak. 304 pages couleurs. En vente en librairie pour 16 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1218 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH601/p02-jef-klak-b6cf3.jpg?1768659216' width='400' height='601' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jef Klak : &lt;/strong&gt; C'&#233;tait un processus long ! &#199;a fait deux ans qu'on travaille sur ce projet&#8230; Et on l'a boucl&#233; cet &#233;t&#233; dans votre accueillant local marseillais. Au d&#233;but, il y avait un tout petit groupe avec l'envie d'ouvrir un espace de discussion entre nous et avec des lecteurs &#224; travers une revue. Mais on ne savait pas du tout comment serait cette revue. On a d'abord voulu cr&#233;er un collectif qui puisse d&#233;cider ensemble de ce qu'il voulait r&#233;aliser. &#199;a n'a pas toujours &#233;t&#233; facile, &#233;videmment. A chaque r&#233;union, nous &#233;tions de plus en plus nombreux : des journalistes ind&#233;pendants&lt;a href=&#034;#nb5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont quelques plumes issues de nos colonnes.&#034; id=&#034;nh5-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, des libraires, des ch&#244;meurs, des avocats, etc. Tous b&#233;n&#233;voles. Et &#231;a a march&#233; ! Notre premi&#232;re satisfaction, c'est quand m&#234;me d'avoir r&#233;uni un collectif d'une trentaine de personnes qui fonctionnent bien ensemble. Et c'est collectivement que nous avons d&#233;cid&#233; de la forme de la revue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est-&#224;-dire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord le choix de la comptine &#171; &lt;i&gt; Marabout, bout de ficelle, selle de&lt;/i&gt; &lt;i&gt;cheval&#8230;&lt;/i&gt; &#187; pour nommer les num&#233;ros. Le prochain, &#231;a sera donc &#171; Bout de ficelle &#187; et il traitera du tissu. Puis apr&#232;s, &#171; Selle de cheval &#187;, o&#249; on parlera du transport, etc. Ensuite, on a voulu que la revue soit ouverte &#224; d'autres univers que le journalisme avec de la litt&#233;rature, de la po&#233;sie. Puis s'est ajout&#233;e l'id&#233;e de faire aussi un CD et un site Internet compl&#233;mentaire. Une certaine volont&#233; d'aborder la politique par la bande, moins frontalement que ce que certains connaissaient&#8200;&#8211;&#8200;critique de la technologie, de la r&#233;pression, mais les questions sociales ou de genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et c'est particuli&#232;rement visible avec le premier num&#233;ro, &#171; Marabout : Croire, pouvoir &#187;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aborder les th&#232;mes de la croyance, de la spiritualit&#233;, ce n'est pas facile car on a l'impression que ce sont des sujets r&#233;gl&#233;s depuis longtemps par les &#171; anciens &#187; r&#233;volutionnaires de gauche : critique de la domination de la religion &#171; opium du peuple &#187;, des superstitions au service des puissants. On a voulu se laisser la possibilit&#233; de la na&#239;vet&#233;, nous confronter &#224; ces questions qu'on n'a plus trop l'habitude d'aborder. L'id&#233;e est venue d'abord de la comptine avec &#171; Marabout &#187;, et d'une anecdote rapport&#233;e par une copine libraire : une cliente lui disait qu'avec Amazon, elle aurait le livre command&#233;, d&#232;s le lendemain, comme par magie. &#201;videmment, il n'y a rien de magique l&#224;-dedans, mais une certaine organisation du travail et de la technologie. Donc on a voulu d&#233;construire cette &#171; magie contemporaine &#187;, celle des choses dont on ne veut pas savoir comment elles marchent. Mais aussi repartir &#224; la d&#233;couverte des vertus de la &#171; magie &#187;, remettre en valeur des pratiques et des pens&#233;es diff&#233;rentes du positivisme, du mat&#233;rialisme. Explorer quelques pistes de r&#233;flexion politique, d'organisation sociale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par exemple ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, l'article sur les groupes d'entendeurs de voix : comment ces gens, qui entendent des choses qui n'existent pas rationnellement, peuvent s'organiser pour faire de ce que la science et la m&#233;decine psychiatrique d&#233;signent comme une tare, une force, une alli&#233;e dans leur vie quotidienne ? En gros, on s'est beaucoup int&#233;ress&#233;s aux zones grises entre rationalit&#233; et irrationalit&#233;&#8200;&#8211;&#8200;dont la s&#233;paration est d'ailleurs souvent d&#233;termin&#233;e par les repr&#233;sentants d'un savoir &#171; officiel &#187;. Par exemple, la proclamation des &#171; vrais &#187; miracles de Lourdes m&#234;le avis scientifiques et int&#233;r&#234;ts de l'&#201;glise catholique. Ailleurs, ce sont des h&#244;pitaux &#224; la technicit&#233; de pointe qui font appel &#224; des &#171; gu&#233;risseurs &#187; pour soigner de graves br&#251;lures, sans comprendre ces pratiques. Et, dernier exemple, la sorcellerie, souvent vue comme une pratique archa&#239;que, poss&#232;de un pouvoir &#233;mancipateur extr&#234;mement puissant. Ce qui nous int&#233;resse, ce sont les imbrications entre diff&#233;rents modes de pens&#233;es et de pratiques, tout en ayant &#224; l'esprit que les effets de domination (et de sape) sont tr&#232;s forts sur les pratiques consid&#233;r&#233;es comme populaires, non scientifiques, non marchandes, etc. L'id&#233;e est de montrer comment tout cela cohabite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et le prochain num&#233;ro ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Bout de ficelle &#187; sortira en avril. Il traitera du tissu : du textile bien s&#251;r, mais aussi du tissu urbain, du tissu organique&#8230; De la r&#233;cup' de fringues survaloris&#233;es aux questions de la chirurgie esth&#233;tique r&#233;paratrice, de comment l'expression &#171; tissu urbain &#187; appara&#238;t, o&#249; et quand la communaut&#233; urbaine se d&#233;tricote. Peut-on parler de mode vestimentaire avec nos positions politiques ? (Rires) On a encore pas mal de travail sur le m&#233;tier &#224; tisser ! Et surtout &#8211; enfin on va tout faire pour &#231;a &#8211; il y aura un article exclusif de l'excellent publiciste Julien Tewfiq. Mais j'en dis pas plus, &#231;a sera la surprise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt; est le Monsieur Tout le Monde flamand.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Marabout, n&#176;1 de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://jefklak.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jef Klak&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. 304 pages couleurs. En vente en librairie pour 16 euros depuis le 18 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dont quelques plumes issues de nos colonnes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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