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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Que vas-tu faire &#224; l'arm&#233;e, camarade ?</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Dubost</dc:creator>


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&lt;p&gt;On l'appellera Claude. C'est mon ancien voisin. 26 ans, sympathique et r&#233;serv&#233;. Une famille moiti&#233; du centre de la France, moiti&#233; de Kabylie. &#192; l'ap&#233;ritif, sa conversation porte plus volontiers sur les luttes sociales que sur le football. Pas tellement l'image d'&#201;pinal du bidasse de base. Pourtant, Claude veut s'engager : il a ses id&#233;es bien &#224; lui sur l'arm&#233;e. Entretien. Qu'est-ce qui te pousse &#224; t'engager ? &#171; &#192; 18 ans, je faisais beaucoup de conneries et je suis pass&#233; &#224; deux doigts du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On l'appellera Claude. C'est mon ancien voisin. 26 ans, sympathique et r&#233;serv&#233;. Une famille moiti&#233; du centre de la France, moiti&#233; de Kabylie. &#192; l'ap&#233;ritif, sa conversation porte plus volontiers sur les luttes sociales que sur le football. Pas tellement l'image d'&#201;pinal du bidasse de base. Pourtant, Claude veut s'engager : il a ses id&#233;es bien &#224; lui sur l'arm&#233;e. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3382 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH548/-1569-e4956.jpg?1782656914' width='400' height='548' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui te pousse &#224; t'engager ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; 18 ans, je faisais beaucoup de conneries et je suis pass&#233; &#224; deux doigts du ballon. Je me suis dit : si tu continues, &#231;a sera la rue ou la prison, alors je suis parti &#224; la L&#233;gion. Un mois et demi d'incorporation et de service. Mais je n'ai pas pu rester parce que j'avais encore des jugements en attente et que, malgr&#233; le pass&#233; sulfureux de la L&#233;gion, ils sont tr&#232;s regardants sur le casier. Ils m'ont renvoy&#233; &#224; la vie civile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis rentr&#233; dans la restauration et je m'en sortais bien. J'avais des copains dans des groupes LGBT &lt;i&gt;queer&lt;/i&gt;, avec qui j'ai beaucoup boug&#233;. &#199;a m'a ouvert les yeux sur des choses sur lesquelles je pouvais &#234;tre ferm&#233;. Puis, j'ai eu l'occasion de venir &#224; Marseille. Je me suis impos&#233; un cadre : ici je n'ai plus de potes, pas trop de thunes pour faire la teuf comme &#224; Paris. J'ai du temps pour me pr&#233;parer et r&#233;fl&#233;chir. C'est le bon moment pour me lancer. Et puis, ce qui a un peu acc&#233;l&#233;r&#233; les choses, c'est qu'un camarade est mort, au Mali, en novembre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un camarade de la L&#233;gion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non, non, &#224; Paris je faisais du graff et c'&#233;tait un de mes meilleurs amis dans mon &#233;quipe de graff. Il &#233;tait militaire depuis deux ou trois ans. Comme c'&#233;tait sa deuxi&#232;me projection au Mali, on n'&#233;tait pas inquiets, sa famille non plus. Et puis, il y a un copain qui m'appelle et me dit que le camarade est d&#233;c&#233;d&#233;. J'ai cru que c'&#233;tait une blague. Une semaine avant, on s'&#233;tait parl&#233;&#8230; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu ne crains pas de te retrouver en op&#233;ration de guerre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non, l'Opex [&lt;i&gt;op&#233;ration ext&#233;rieure&lt;/i&gt;], je la fantasme plus qu'autre chose. Mon camarade, il a saut&#233; sur un IED [&lt;i&gt;Improvised Explosive Device, &#8220;bombe artisanale&#8221;&lt;/i&gt;]. L'IED c'est pas le plombier du coin qui l'a mis. &#199;a prouve qu'il y a vraiment quelque chose &#224; aller combattre. J'ai envie de me confronter &#224; &#231;a. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#199;a ne te fait pas flipper ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je ne sais pas. Enfin si. Le jour o&#249; je vais &#234;tre devant l'avion, c'est s&#251;r, je vais bien me caguer. Mais je serai &#224; fond dans mon taf, &#224; appliquer tout ce qu'on m'a appris de A &#224; Z. Le r&#233;giment que j'ai demand&#233;, il bouge tout le temps. C'est &#231;a que je cherche, j'ai pas envie de me tourner les pouces. Bon, je sais que je vais &#234;tre oblig&#233; de faire du Sentinelle en France. &#199;a me fait chier, mais c'est le boulot. C'est vraiment une mission de merde, qui sert &#224; rien, &#224; part m&#233;diatiquement. C'est la psychose terroriste. Du fard &#224; paupi&#232;res. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu m'as dit une fois que tu &#233;tais patriote. Tu sais que c'est un terme tr&#232;s connot&#233; extr&#234;me droite...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Pour moi, &#234;tre patriote, c'est aimer son pays, mais avant tout vouloir le d&#233;fendre et tous les &#234;tres humains qu'il y a &#224; l'int&#233;rieur. Peu importe qu'ils aient des papiers ou pas. Malgr&#233; nos diff&#233;rences on est tous &#233;gaux ; bon, pas pour la richesse, hein, mais on est tous &#233;gaux. Que tu sois d'extr&#234;me droite, d'extr&#234;me gauche, centriste&#8230; T'es un &#234;tre humain, je me dois d'&#234;tre apte &#224; te d&#233;fendre, s'il le faut, jusqu'au sacrifice ultime. C'est &#231;a le patriotisme. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l'amour du pays, &#231;a te vient d'o&#249; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De l'engagement de mon grand-p&#232;re en 1940-45. Je porte au pays le m&#234;me amour que lui. Quand t'as un jeune de mon &#226;ge qui dit &#231;a, les gens le mettent dans une case d'extr&#234;me droite. Sauf que non. J'ai &#233;t&#233; &#233;duqu&#233; de fa&#231;on musulmane, ce qui ne m'emp&#234;che pas d'aimer fortement les valeurs fran&#231;aises &#8211; qui d'ailleurs ne sont plus trop mises en avant : quand tu vois que la France rechigne &#224; accepter des migrants ou &#224; ouvrir ses ports aux bateaux, moi &#231;a me fait doucement rigoler&#8230; Pour moi, les valeurs de la France sont celles de mon grand-p&#232;re, qui a arr&#234;t&#233; ses &#233;tudes et est entr&#233; dans la R&#233;sistance. Pour d&#233;fendre le peuple, les opprim&#233;s, les personnes de confession juive, les r&#233;fractaires au STO [&lt;i&gt;Service du travail obligatoire&lt;/i&gt;]&#8230; J'ai &#233;t&#233; &#233;duqu&#233; comme &#231;a. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et dans ta bande, entre graffeurs et copains/copines LGBT, tu es le seul &#224; avoir cet avis ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une grosse bande, on se conna&#238;t depuis une quinzaine d'ann&#233;es. Y a un parachutiste, deux autres qui ne veulent pas &#234;tre militaires mais qui respectent. Les autres, en grande majorit&#233;, sont tr&#232;s politis&#233;s ; mais selon moi, ils se mettent des &#339;ill&#232;res. Tout ce qu'ils entendent, c'est qu'un militaire est mort &#224; l'autre bout du monde, que certains ont pu violer des gonzesses&#8230; S&#251;r, faut punir ces gens-l&#224; ! Qu'il y ait des fachos, ben oui, c'est comme partout, sauf qu'&#224; l'arm&#233;e, c'est dommage &#224; dire, t'en as plus qu'ailleurs. Mes potes civils ne retiennent que &#231;a, mais je me suis retrouv&#233; dans un camp o&#249; tu as toutes les origines du monde, qui se battent pour la m&#234;me chose. Sur cinquante bonhommes, t'en a trois qui sont fachos. Si t'enl&#232;ves les trois, derri&#232;re, t'en as quarante-sept qui sont g&#233;niaux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les soldats qu'on envoie au feu sont des gens jeunes, souvent issus des classes populaires...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui, tu as beaucoup de classes populaires. Parce que l'arm&#233;e est un des seuls employeurs, avec McDo, qui nous acceptent sans &#233;tudes. Moi, je m'engage en tant que militaire du rang. Je pars de rien, j'ai arr&#234;t&#233; l'&#233;cole en quatri&#232;me, z&#233;ro brevet, z&#233;ro bac&#8230; et je peux finir officier, sous-officier. Bon, pas tout de suite, mais dans dix ans, peut-&#234;tre. Cette barri&#232;re qu'on a dans le civil du fait que certains ont davantage de thune ou d'&#233;ducation, on la perd l&#224;-bas [&lt;i&gt;&lt;a href='https://cqfd-journal.org/La-meritocratie-dans-l-armee-est' class=&#034;spip_in&#034;&gt;lire aussi page V&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;]. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tu n'as pas peur du racisme dans l'arm&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une fois, on m'a dit :&lt;i&gt; &#8220;T'es un bougnoule, toi, tu sais bien faire le caf&#233;. Ben, va faire un caf&#233;&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&#8221;&lt;/i&gt; Moi, je sais ce que je suis : je suis fran&#231;ais. Ce probl&#232;me de racisme, tu peux le rencontrer dans un bar, avec un patron, un coll&#232;gue serveur ou un client. Bon, &#224; la L&#233;gion, c'est une culture diff&#233;rente : t'avais des Russkofs, c'&#233;tait la premi&#232;re fois qu'ils voyaient des Blacks de leur vie&#8230; Mais ils travaillaient avec eux tous les jours. Dans l'arm&#233;e, on est oblig&#233;s d'apprendre &#224; se c&#244;toyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si un gars d&#233;passe les bornes, comme on est dans un milieu o&#249; il y a un peu de testost&#233;rone, on va dire, je lui en d&#233;coche une, il m'en d&#233;coche une, on se r&#232;gle, on va au trou une semaine, deux semaines. On risque de devenir copains apr&#232;s, tu vois ? C'est con &#224; dire, mais je sais que &#231;a fonctionne plus ou moins comme &#231;a&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est une arm&#233;e la&#239;que, toutes les religions sont accept&#233;es. Moi, je suis ath&#233;e, mais mes coll&#232;gues qui faisaient le ramadan et qui n'arr&#234;taient pas de se plaindre qu'ils avaient soif&#8230; Ben, gros, le fais pas ! T'as le droit d'avoir une religion, mais t'as pas &#224; la montrer &#224; qui que ce soit. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des policiers de culture musulmane se sont plaints r&#233;cemment de la d&#233;fiance de leurs coll&#232;gues...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ils se m&#233;fient du mec qui se radicalise. Apr&#232;s, faut pas oublier que la police et l'arm&#233;e, c'est totalement diff&#233;rent. Avec la police, j'ai beaucoup de mal&#8230; Tu vois, je me suis fait tatouer un 1312 [&lt;i&gt;correspondant &#224; l'ordre alphab&#233;tique des lettres ACAB, &#8220;All Cops are Bastards&#8221;, &#8220;Tous les flics sont des enfoir&#233;s&#8221;&lt;/i&gt;] &#233;tant plus jeune. J'ai une haine visc&#233;rale contre elle. C'est des gros cons fachos, pour la majorit&#233;.
Ce sont surtout les grandes instances de la police nationale qui diabolisent l'islam. L'arm&#233;e a une coh&#233;sion diff&#233;rente. La police, apr&#232;s leur service, ils rentrent chez eux. L'arm&#233;e, non : tu restes avec tes camarades, tu dors avec eux. Sur un an, y a que quarante jours o&#249; on n'est pas ensemble. Alors, faut prendre sur toi. Je pense que cette coh&#233;sion, chez les pompiers, tu l'as aussi. Parce que c'est prendre des risques pour les autres. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour ce qui est de ton engagement, quelles sont les prochaines &#233;tapes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je vais passer mes derniers tests et mon dossier sera envoy&#233; en commission nationale. Si je suis pris, je vais faire mes classes dans mon r&#233;giment, trois mois. Et encore trois mois pour me sp&#233;cialiser dans le m&#233;tier que j'ai choisi. J'h&#233;site encore, mais j'aimerais bien &#234;tre dans une compagnie de reconnaissance : tu pars devant sur un v&#233;hicule blind&#233; l&#233;ger. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le risque maximum ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ben, quitte &#224; le faire&#8230; J'ai 26 ans, j'ai rien &#224; perdre dans ma vie, si &#231;a m'a fait chier dans cinq ans, &#231;a m'aura recadr&#233; et je repars &#224; z&#233;ro. Mais mon objectif, c'est de faire carri&#232;re. Et puis, m&#234;me si j'arr&#234;te avant, je l'aurai fait &#224; fond et je serai tranquille dans ma t&#234;te. C'est &#231;a le plus important. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par S&#233;bastien Dubost&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Marseille : Guerre au kebab</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Marseille-Guerre-au-kebab</link>
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		<dc:date>2018-11-13T17:06:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Baptiste Alchourroun</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; Marseille, la mairie n'aime pas les snacks &#171; ouverts sur la rue qui distribuent des aliments chauds &#187;. En un mot, le chiche kebab est dans le collimateur, lui qui attire une population qu'on ne veut plus voir en ville. Mais la faim du peuple a la dent dure. Il y avait autrefois, de part et d'autre du cours Saint-Louis, et pareillement sur les trottoirs du cours Belsunce, une petite dizaine de kiosques o&#249; l'on mangeait pour pas cher. En sandwich surtout, mais aussi dans une assiette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/kebab" rel="tag"&gt;kebab&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, la mairie n'aime pas les snacks &#171; &lt;i&gt;ouverts sur la rue qui distribuent des
aliments chauds&lt;/i&gt; &#187;. En un mot, le chiche kebab est dans le collimateur, lui qui attire une population qu'on ne veut plus voir en ville. Mais la faim du peuple a la dent dure.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y avait autrefois, de part et d'autre du cours Saint-Louis, et pareillement sur les trottoirs du cours Belsunce, une petite dizaine de kiosques o&#249; l'on mangeait pour pas cher. En sandwich surtout, mais aussi dans une assiette pos&#233;e en &#233;quilibre sur l'&#233;troit comptoir en inox qui ceinturait ces cabanes sentant bon la graille populaire. On y engloutissait le traditionnel &lt;i&gt;pan bagnat&lt;/i&gt;, la daube, les boulettes &#224; la coriandre, le thon rouge au poivron vert ou, en toute simplicit&#233;, le double &#339;uf au plat, cuit &#224; l'espagnole dans un doigt d'huile d'olive et servi avec frites et ketchup (option gratuite) dans une demi-baguette. Byzance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seul survivant de cet &#226;ge d'or du casse-dalle prol&#233;tarien &#8211; il n'y avait pas que la d&#233;cri&#233;e faune nocturne qui fr&#233;quentait ces hauts tabourets de la gastronomie locale, mais aussi des ma&#231;ons, les caissi&#232;res du Prisu, les quincailliers de L'Empereur&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C&#233;l&#232;bre boutique marseillaise, fort ancienne, &#034;une institution !&#034; disent les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; , des cantonniers, deux ou trois projectionnistes et d'endiabl&#233;s portefaix tout droit &#233;chapp&#233;s du bazar environnant&#8230; &#8211;, ne subsiste aujourd'hui que Toinou, le d&#233;taillant de fruits de mer, dont les h&#233;ritiers ont transform&#233; le restaurant qui faisait face &#224; leur stand en caf&#233;t&#233;ria, o&#249; ils dealent leurs hu&#238;tres et bulots en self-service, avec la sauce &#224; l'&#233;chalote (option payante) dans une micro-barquette en polystyr&#232;ne fa&#231;on fast-food chinois&#8230; Et le kiosque n&#233;o-art-d&#233;co de Quique la fleuriste, aux gerbes non comestibles.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_2086 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH550/-364-47cc3.jpg?1782655353' width='400' height='550' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Baptiste Alchourroun.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avanc&#233;e du d&#233;sert&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La disparition de ces autels d&#233;di&#233;s &#224; la bouffe sur le pouce se serait tram&#233;e d&#232;s l'&#233;poque Vigouroux (maire de 1986 &#224; 1995), qui souhaitait voir le bon march&#233;, qu'il soit alimentaire ou textile, c&#233;der la place &#224; des activit&#233;s commerciales et culturelles plus dignes d'une m&#233;tropole moderne. Mais c'est l'&#233;quipe Gaudin qui allait oser les d&#233;truire, ces fameux kiosques au fumet cors&#233;, non pas au nom de la culture prout-prout qui vote &#224; gauche, mais tout simplement parce que selon elle de tels endroits n'attiraient que des Arabes et des drogu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224;, vous allez rire, dans cette histoire, les m&#233;chants g&#233;rants de la chose publique se sont quand m&#234;me sacr&#233;ment pris les pieds dans le tapis volant. En &#233;radiquant ces temples du bon gros go&#251;t et du verbe haut, le pagnolesque Gaudin a provoqu&#233; une nette avanc&#233;e du d&#233;sert des Tartares &#8211; qu'il redoute tant, pourtant&#8230; Les ventres, tout comme la nature, ayant horreur du vide, notre vieux fan de Raimu avait ouvert toute grande la porte au r&#232;gne sans partage du kebab !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, partout en ville, la lourde toupie de barbaque recompos&#233;e tourne, vire et hypnotise le chaland, comme pour l'inviter &#224; sacrifier &#224; un trouble rituel pa&#239;en. Et &#231;a ne pla&#238;t toujours pas aux &lt;i&gt;haters&lt;/i&gt; institutionnels de cette pauvre cit&#233;. Action. &#171; &lt;i&gt;La Ville souhaite r&#233;duire le nombre de kebabs et de &#8220;taxiphones&#8221; en centre-ville pour y installer des boutiques de luxe et des restaurants haut de gamme&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;v&#232;le une d&#233;p&#234;che du 27 juin 2017. &#171; &lt;i&gt;On assume de ne plus vouloir certains types de commerces comme les snacks et les magasins de t&#233;l&#233;phonie&lt;/i&gt; &#187;, avoue &#224; &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; Solange Biaggi, adjointe au maire d&#233;l&#233;gu&#233;e aux commerces. Qu'on se rassure, sa phobie ne concerne pas les McDo, Quick, King Burger et autres KFC, pourtant &#233;galement ouverts sur la rue et attirant la pl&#232;be. Ni les brasseries du Vieux-Port, qui truandent le gogo avec une pseudo-bouillabaisse qu'on jurerait vomie par un Tetra brik. &#171; &lt;i&gt;On ne pr&#233;empte pas de force, mais l'id&#233;e est de travailler d'abord sur les locaux vacants&lt;/i&gt; [15% des fonds de commerce sont inoccup&#233;s]. &lt;i&gt;L'hypercentre a besoin de plus de restaurants avec terrasses, de boulangeries, d'&#233;piceries&#8230; Il faut retrouver des espaces conviviaux&lt;/i&gt;. &#187; Mais la convivialit&#233; n'est pas le fort des &lt;i&gt;shopping malls&lt;/i&gt; implant&#233;s pr&#232;s du port par la volont&#233; de cette dame &#8211; et qui tuent les commerces de proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Machin &#224; th&#232;me&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout o&#249; la mairie touille et tripatouille sa requalification urbaine, l'a&#239;oli retombe lamentablement. Sur la rue de la R&#233;publique &#171; redynamis&#233;e &#187;, le beau caf&#233; de Paris a &#233;t&#233; remplac&#233; par une mangeoire kitch, rose et bleu, qui pr&#233;tendait fourguer des smoothies et des salades en barquette &#224; d'hypoth&#233;tiques employ&#233;s tellement stress&#233;s qu'ils n'avaient pas le temps de lever le nez de leur smartphone pour parler &#224; leur voisin dans la file d'attente. La g&#233;rante a mis la cl&#233; sous la porte au bout de deux ans, sans doute victime de d&#233;pression chronique. &#192; un jet de pierre de l&#224;, &#224; l'ombre du chantier d'un futur h&#244;tel 4 &#233;toiles avec brasserie-wifi et SPA-anti-hammam, les vendeurs de Legend &#224; la sauvette et les mara&#238;chers de la rue Longue pr&#233;f&#232;rent se nourrir des parts de pizza &#224; 1 &#8364; chez Charlie ou du d&#246;ner rococo d'En Suisse. Mais la mairie insiste. Elle s'est dot&#233;e d'un budget de 1 million et demi d'euros pour mettre le grappin sur les locaux menac&#233;s par l'invasion, la toupie maudite, dans un quadrilat&#232;re qui va de l'Op&#233;ra &#224; Noailles et de Belsunce &#224; la Pr&#233;fecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le volontarisme de ces gens-l&#224; frise la froide d&#233;termination des plans quinquennaux sovi&#233;tiques. Au nom du libre march&#233;, bien s&#251;r. La municipalit&#233; a, par exemple, lourdement courtis&#233; la franchise Hard Rock Caf&#233; pour qu'elle s'installe sur la Canebi&#232;re, quitte &#224; lui offrir une ristourne sur les taxes. Salu&#233; par une manchette triomphale de &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;, le machin &#224; th&#232;me s'est finalement parachut&#233; sur le cours d'Estienne-d'Orves, mais se morfond d&#233;j&#224;, faute de client&#232;le pr&#234;te &#224; payer 7 &#8364; un mauvais cappuccino&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le &#034;machin&#034; (le plus grand d'Europe disait-il) a, depuis, bel et bien ferm&#233;. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;emption des murs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, l'Aurore du Bosphore n'a pas besoin de subventions ou de campagne publicitaire pour resplendir. C'est le lieu de rencontre des Kurdes en mal de thunes : en attente d'un chantier, on y boit le th&#233;, et un &#233;l&#233;gant notaire informel, assis en terrasse comme &#224; son bureau, met &#224; disposition son compte en banque, que se soit pour encaisser le ch&#232;que d'une gache ou payer un loyer au black &#8211; il prend tout de m&#234;me de 5 &#224; 10% de commission au passage. L'endroit est un v&#233;ritable centre social ouvert &#224; tout le monde, sous les couleurs d'un pays que les accords Sykes-Picot de 1919 ont oubli&#233; de dessiner sur la carte du Moyen-Orient. Voil&#224; pourquoi l'endroit est &#233;pi&#233; par l'Urssaf et les services de renseignement : &#224; voir si le b&#233;n&#233;fice n'arrose pas les gu&#233;rillas du PKK&#8230; Quant &#224; Riad le Tunisien, qui concocte un falafel et un soduk arm&#233;nien &#224; se taper le cul par terre, il s'est mang&#233; quinze jours de fermeture administrative pour ne pas avoir effac&#233; assez vite de son rideau de fer un graffiti affirmant que tout le monde d&#233;teste la police&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Gr&#226;ce &#224; une subvention du conseil d&#233;partemental, qui couvrira 70% de la pr&#233;emption des murs, nous allons pouvoir acqu&#233;rir des locaux dans des endroits strat&#233;giques&lt;/i&gt; &#187;, explique Yves Moraine, maire des 6e et 8e arrondissements. Strat&#233;gie d'une reconqu&#234;te que ne renierait pas le rat musqu&#233; d'Occitanie. &#171; &lt;i&gt;J'assume, je ne veux pas que #B&#233;ziers devienne la capitale du #kebab. Ces commerces n'ont rien &#224; voir avec notre culture !&lt;/i&gt; &#187;, a twitt&#233; Robert Meynard. Devant les cam&#233;ras de France T&#233;l&#233;visions, il s'est m&#234;me pos&#233; en d&#233;fenseur de la civilisation jud&#233;o-chr&#233;tienne, le tr&#232;s cr&#233;tin. &#171; &lt;i&gt;Je trouve qu'&#224; un moment donn&#233;, trop c'est trop. Quand il y a trop d'immigr&#233;s dans un pays, c'est trop d'immigr&#233;s.&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;&#192; un moment donn&#233;, dans le domaine alimentaire, dans le domaine de la restauration, je trouve que trop de kebabs, c'est trop.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vaut mieux sentir l'ail&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les app&#233;tits pr&#233;empteurs d'Yves Moraine n'inqui&#232;tent pas le patron du Louvre-Pyramide, sur La Plaine : &#171; &lt;i&gt;Je serai l&#224; pendant et apr&#232;s les travaux, fid&#232;le au poste ! La r&#233;novation de la place, elle ne me fait pas peur, elle va attirer de nouveaux clients&lt;/i&gt;. &#187; M&#234;me son de cloche chez Le Syrien, et tant pis si le quadrilat&#232;re de la purification gastro-ethnique le fr&#244;le de pr&#232;s, lui qui cale ses gu&#233;ridons avec des madriers pour compenser la pente face au Conservatoire r&#233;gional de la place Carli. &#171; &lt;i&gt;Je suis pas concern&#233;, je suis pas turc. Je fais pas de kebab, mais du shawarma, avec du pur mouton pr&#233;par&#233; artisanalement, aux fines herbes de M&#233;diterran&#233;e&lt;/i&gt;. &#187; Pas d'entourloupe sur la marchandise, la saveur ici est diff&#233;rente, intense comme la cecina, ces filets de viande que dans le sud du Mexique on fait s&#233;cher au soleil avant de laisser mariner dans le citron et les piments&#8230; &#171; &lt;i&gt;T'as peur de ma sauce, ma belle ? Dis-toi bien que dans la vie, il vaut mieux sentir l'ail qu'avoir mauvaise haleine !&lt;/i&gt; &#187; &#192; vrai dire, la bonne humeur de ce Syrien &#224; l'accent tr&#232;s &#171; quartier &#187; ne semble pas alt&#233;r&#233;e par le souffle f&#233;tide de la normalisation culinaire pr&#244;n&#233;e par Gaudin &amp; co.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C&#233;l&#232;bre boutique marseillaise, fort ancienne, &#034;une institution !&#034; disent les locaux. Voir &lt;a href=&#034;http://www.leravi.org/spip.php?article2915&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'article&lt;/a&gt; de nos confr&#232;res du &lt;i&gt;Ravi&lt;/i&gt;. (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le &#034;machin&#034; (le plus grand d'Europe disait-il) a, depuis, bel et bien ferm&#233;. Et vlan ! &#201;videmment, en janvier dernier, un nouveau &#034;machin&#034; du m&#234;me tonneau a rouvert... En attendant sa fermeture prochaine ! (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Post-bolchevisme</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Notre journal. Construit avec trois salarie&#769;s et quatre be&#769;ne&#769;- voles renforce&#769;s ale&#769;atoirement par cinq extras paye&#769;s en litres de bie&#768;re tie&#768;de, et par une horde de contributrices virtuelles. De&#769;rive anar, contrainte communiste : bizness model diago- nal. On vous raconte notre mois de mars. Vente. Il fallait bien aller le vendre a&#768; Primeve&#768;re, le salon de &#171; l'alter-e&#769;cologie &#187; (sic), notre canard, mais... damned ! Trop tard. Notre service commercial a manque&#769; de punch. Tant pis. Alors on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no153-avril-2017" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;153 (avril 2017)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une3_cabrule" rel="tag"&gt;une3_cabrule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ca-brule" rel="tag"&gt;&#199;a br&#251;le !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bon" rel="tag"&gt;bon&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/model-diago" rel="tag"&gt;model diago&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre journal. Construit avec trois salarie&#769;s et quatre be&#769;ne&#769;- voles renforce&#769;s ale&#769;atoirement par cinq extras paye&#769;s en litres de bie&#768;re tie&#768;de, et par une horde de contributrices virtuelles. De&#769;rive anar, contrainte communiste : &lt;i&gt;bizness model diago- nal&lt;/i&gt;. On vous raconte notre mois de mars.&lt;br class='manualbr' /&gt;Vente. Il fallait bien aller le vendre a&#768; Primeve&#768;re, le salon de &#171; l'alter-e&#769;cologie &#187; (&lt;i&gt;sic&lt;/i&gt;), notre canard, mais... &lt;i&gt;damned&lt;/i&gt; ! Trop tard. Notre service commercial a manque&#769; de &lt;i&gt;punch&lt;/i&gt;. Tant pis. Alors on s'est rendus contrits a&#768; la manif pour l'Industrie de la CGT en pensant convertir les dockers a&#768; notre canard post-bol- chevik. C&#807;a a fait flop. Heureusement un stage syndical de profs nous a rendu des couleurs. Une instit de maternelle e&#769;tait ravie de nous retrouver, elle qui vit a&#768; Aix-en-Provence. &lt;br class='manualbr' /&gt;Aix, d'ailleurs. Invite&#769;s dans leur universite&#769; pour parler de&#769;mo- cratie au travail, nous sommes alle&#769;s pre&#770;cher notre auto-ex- ploitation, heureuse malgre&#769; tout, devant un parterre d'uni- versitaires et d'e&#769;tudiants. Accueillis par notre sociologue &#8211; spe&#769;cialiste de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#8211;, nous sommes partis visiter l'campus. C&#807;a nous a rappele&#769; nos vieilles anne&#769;es d'e&#769;tudes et de baston contre la flicaille. Bon, c&#807;a a change&#769;. Tout est neuf et moche &#8211; sauf la BU, vieille et pourrie &#8211; mais nous avons e&#769;te&#769; agre&#769;ablement surpris de voir des drapeaux rouges flotter, par dizaines, sur les ba&#770;timents en construction. Sans doute l'Arme&#769;e re&#769;volutionnaire marxiste, leurs affiches sont partout. Ah non... Eiffage ! Bon.
Des fois, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, c'est une boue&#769;e dans la mer incontinente des gale&#768;res. Une lectrice vale&#769;tudinaire qui aime bien les dossiers, les de&#769;tache et les met de co&#770;te&#769;... Voila&#768; notre vie. A&#768; nous pauvres purotins qui bricolons ce journal inoui&#776;, re&#769;volte&#769;, mais toujours bigarre&#769; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mais qu'est-ce qu'on va faire de la pub sur le Net ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1795</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1795</guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Guillaume de Poinz&#233;reau</dc:creator>


		<dc:subject>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Nos archives : Novembre 2016. La mission m'a &#233;t&#233; confi&#233;e de d&#233;gommer la pub sur Internet. Bien&#8230; Mais comment d&#233;noncer la pub sans enfoncer des portes ouvertes ? Je doute que CQFD compte beaucoup d'adorateurs de S&#233;gu&#233;la dans son lectorat ! L'id&#233;e a surgi en mars dernier quand les copains du pr&#233;sent journal, insouciants surfeurs des Internets &#224; la recherche d'information ou de sujets de moquerie chez la concurrence (entendez d'autres sites de presse) se sont retrouv&#233;s nez &#224; nez avec (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no148-novembre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;148 (novembre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-76" rel="tag"&gt;Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sites-749" rel="tag"&gt;sites&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/left" rel="tag"&gt;left&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bon" rel="tag"&gt;bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Net" rel="tag"&gt;Net&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/presse" rel="tag"&gt;presse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/prix-4622" rel="tag"&gt;prix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mission-m-a" rel="tag"&gt;mission m'a&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pub" rel="tag"&gt;pub&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Internet" rel="tag"&gt;Internet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sites-Internet" rel="tag"&gt;sites Internet&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nos archives : Novembre 2016.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1824 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;6&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH600/-127-471b8.jpg?1782645445' width='400' height='600' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;C.C.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La mission m'a &#233;t&#233; confi&#233;e de d&#233;gommer la pub sur Internet. Bien&#8230; Mais comment d&#233;noncer la pub sans enfoncer des portes ouvertes ? Je doute que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; compte beaucoup d'adorateurs de S&#233;gu&#233;la dans son lectorat !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e a surgi en mars dernier&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mars 2016, donc. (Note du webmaster.)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; quand les copains du pr&#233;sent journal, insouciants surfeurs des Internets &#224; la recherche d'information ou de sujets de moquerie chez la concurrence (entendez d'autres sites de presse) se sont retrouv&#233;s nez &#224; nez avec divers messages plus ou moins agressifs leur refusant l'acc&#232;s &#224; l'information sauf &#224; d&#233;sactiver leur &#171; bloqueur de publicit&#233; &#187;. Alors... pour les caves de l'&#232;re du Geek, un bloqueur de pub ou Adblock, c'est un petit logiciel qu'on t&#233;l&#233;charge le plus souvent gratuitement, qui vient s'ajouter &#224; ton navigateur web et qui, comme son nom l'indique bien, bloque l'affichage des publicit&#233;s sur la plupart des sites Internet. T'installes en deux clics et puis t'oublies jusqu'&#224; l'existence des pubs ! &#192; se demander pourquoi tout le monde n'en utilise pas encore&#8230;
Bref. Ce qui les a titill&#233;, les coll&#232;gues, c'est de voir ces avertissements-menaces arriver simultan&#233;ment sur la quasi-totalit&#233; des grands sites de presse fran&#231;ais, &lt;i&gt;Le Figaro, l'Express, Le Monde, L'&#201;quipe&lt;/i&gt;... Une r&#233;ponse coordonn&#233;e ! Un tir de barrage group&#233; ! L'empire Lagard&#232;re (et consort) contre-attaque ! Faudrait-il d&#233;sormais accepter la pollution publicitaire&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pollution visuelle autant que mat&#233;rielle, les pubs &#233;tant des paquets de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; sur le net ou renoncer &#224; consulter gratuitement les m&#233;dias &lt;i&gt;mainstream&lt;/i&gt; ? Cette fois-l&#224;, &#231;a n'a pas dur&#233; plus d'une semaine. Pr&#233;sent&#233;e comme une action de &#171; &lt;i&gt;sensibilisation&lt;/i&gt; &#187;, l'op&#233;ration n'&#233;tait peut-&#234;tre qu'un coup d'essai ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de cette strat&#233;gie-choc, le Geste, un groupement d'&#233;diteurs de contenus et services en ligne. L'enjeu pr&#233;sent&#233; ? Rien moins que la pr&#233;servation de la libert&#233; de la presse ! &#171; &lt;i&gt;Sans publicit&#233;, qui finance notre &#233;quipe, mais aussi le d&#233;veloppement du site, L'Express ne peut pas vivre&lt;/i&gt; &#187;, p&#233;rore le magazine. Encore un peu et la pub serait le nec plus ultra du fameux &#171; esprit Charlie &#187;. Car si la pub emmerde, elle permettrait &#224; bon nombre de sites de proposer un acc&#232;s gratuit &#224; leur contenu ! Enfin, gratuit&#8230; Au prix de l'ind&#233;pendance des m&#233;dias (critiquer la bagnole entre deux pubs pour des bagnoles ? Allons, mon brave !), de la disponibilit&#233; d'esprit du lecteur (la banni&#232;re pub qui surgit, vrombit, clignote, &#231;a aide pas la concentration), de la vie priv&#233;e (chaque clic est enregistr&#233;, diss&#233;qu&#233;, analys&#233;), du renforcement de repr&#233;sentations mentales st&#233;r&#233;otyp&#233;es (de genre, de race, de culture), j'en oublie certainement, mais passez quand m&#234;me &#224; la caisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur Internet aussi, il faudrait donc qu'on choisisse : payer ou accepter la pub. Ce choix appara&#238;t manifestement issu de m&#233;dias traditionnels qui veulent adapter un dispositif technique et ses pratiques &#224; leur mod&#232;le &#233;conomique. Or Internet ne s'est pas construit sur ces mod&#232;les-l&#224;. Si l'on cherche du c&#244;t&#233; des cr&#233;ateurs ayant d&#233;but&#233; sur le web, on tombe assez vite sur une piste int&#233;ressante et pourtant pas vraiment neuve : l'&#233;conomie du don et/ou du prix libre. Je pense ici &#224; des vid&#233;astes, des &#233;crivains, des musiciens et m&#234;me des journalistes... qui parviennent &#224; faire vivre et parfois &#224; vivre de leurs activit&#233;s sur le Net gr&#226;ce &#224; leur public et ses dons. On y trouve du bon, du moins bon et m&#234;me de l'excellent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et chez les arri&#233;r&#233;s du Net de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, me direz-vous ? Leur site sans pub est &#224; prix libre, on peut leur faire un don via PayPal, et &#231;a leur rapporte bon an mal an quelques dizaines euros. &lt;i&gt;Peanuts&lt;/i&gt;. Mais leur libert&#233;, elle, n'a pas de prix. ;-)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Mars 2016, donc. (Note du webmaster.)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pollution visuelle autant que mat&#233;rielle, les pubs &#233;tant des paquets de donn&#233;es qui n&#233;cessitent comme les autres, &#233;nergies, production et espaces de stockage en plus de ceux qui sont d&#233;j&#224; n&#233;cessaires pour les sites visit&#233;s&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Emplois poubelle pour prospectus jetable</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Emplois-poubelle-pour-prospectus</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Emplois-poubelle-pour-prospectus</guid>
		<dc:date>2016-10-10T03:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Brygo, Olivier Cyran</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Benoit Guillaume</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
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		<dc:subject>Thierry</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Denis Combrexelle</dc:subject>
		<dc:subject>Combrexelle</dc:subject>
		<dc:subject>d&#233;cret</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'extrait que nous vous pr&#233;sentons ici, en exclusivit&#233;, est tir&#233; du livre de Julien Brygo et Olivier Cyran, Boulots de merde ! Du cireur au trader, enqu&#234;te sur l'utilit&#233; et la nuisance sociales des m&#233;tiers (&#201;ditions La D&#233;couverte). Disponible, depuis peu, dans toutes les bonnes librairies. Les d&#233;pliants criards qui inondent votre bo&#238;te aux lettres pour vous fourguer des mezzanines en kit ou vous inviter &#224; la semaine du cassoulet de Super U ne tombent pas du ciel : ils vous sont d&#233;livr&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no147-octobre-2016" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;147 (octobre 2016)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Benoit-Guillaume" rel="tag"&gt;Benoit Guillaume&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/temps" rel="tag"&gt;temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bon" rel="tag"&gt;bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/heures" rel="tag"&gt;heures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Thierry" rel="tag"&gt;Thierry&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jean-Denis-Combrexelle" rel="tag"&gt;Jean-Denis Combrexelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Combrexelle" rel="tag"&gt;Combrexelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/decret" rel="tag"&gt;d&#233;cret&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'extrait que nous vous pr&#233;sentons ici, en exclusivit&#233;, est tir&#233; du livre de Julien Brygo et Olivier Cyran, &lt;i&gt;Boulots de merde ! Du cireur au trader, enqu&#234;te sur l'utilit&#233; et la nuisance sociales des m&#233;tiers&lt;/i&gt; (&#201;ditions La D&#233;couverte). Disponible, depuis peu, dans toutes les bonnes librairies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les d&#233;pliants criards qui inondent votre bo&#238;te aux lettres pour vous fourguer des mezzanines en kit ou vous inviter &#224; la semaine du cassoulet de Super U ne tombent pas du ciel : ils vous sont d&#233;livr&#233;s par des dizaines de milliers de paires de jambes qui sillonnent quartiers, r&#233;sidences pavillonnaires et zones rurales pour une poign&#233;e de pi&#233;cettes, le plus souvent sans qu'on les remarque. Un &#171; &lt;i&gt;capital humain&lt;/i&gt; &#187; qui fait la &#171; &lt;i&gt;force &lt;/i&gt; &#187; et la &#171; &lt;i&gt; fiert&#233; &lt;/i&gt; &#187; d'Adrexo, lit-on sur son site Internet. [...]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1749 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH459/-66-2973d.jpg?1782641267' width='400' height='459' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette industrie du remplissage de nos poubelles constitue un march&#233; hautement convoit&#233;. La Poste s'y positionne en bon deuxi&#232;me, via sa filiale priv&#233;e Mediapost, dont les dix mille colporteurs servent &#224; roder les m&#233;thodes de pressage des ressources humaines &#233;tendues ensuite au m&#233;tier de facteur. Les quelque vingt milliards d'imprim&#233;s publicitaires d&#233;vers&#233;s chaque ann&#233;e alimentent un syst&#232;me de rotation d'emplois aussi jetables que les prospectus eux-m&#234;mes. Il suffit de se promener sur le parking d'un centre de distribution Adrexo - on en compte deux cent cinquante dans le pays &#8211; et de parler avec les trimardeurs en train de charger des dizaines de kilos de paquets dans leur voiture. Ce sont tous des pauvres, fran&#231;ais ou immigr&#233;s, avec les habituelles variantes : jeunes en r&#233;insertion, allocataires des minima sociaux qui rament pour quelques sous de plus, &#233;tudiants pris &#224; la gorge par le montant de leur loyer, m&#232;res isol&#233;es qui ne trouvent pas de meilleure solution pour nourrir leurs gosses, retrait&#233;s qui ne s'en sortent pas. Ceux-l&#224;, les retrait&#233;s, sont particuli&#232;rement nombreux. Le &#171; &lt;i&gt;capital humain&lt;/i&gt; &#187; d'Adrexo ? Les naufrag&#233;s du monde du travail qui se d&#233;battent pour ne pas couler &#224; pic. [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre des murs de publicit&#233;s pour Auchan, Carrefour et La Foir'fouille tout frais sortis d'imprimerie, Andr&#233;e et Florimont&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s &#224; la demande des salari&#233;s.&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, un couple de retrait&#233;s septuag&#233;naires, entassent 194 kilos de papier dans un chariot, qu'ils vont ensuite pousser p&#233;niblement jusqu'&#224; leur voiture pour les ramener &#224; la maison. &#171; &lt;i&gt;Nous avons &#233;t&#233; oblig&#233;s de nous y mettre parce qu'avec notre petite retraite d'ouvriers, on n'y arrive plus. Au d&#233;but, c'&#233;tait dur. &#199;a prend du temps de bien conna&#238;tre ses tourn&#233;es&lt;/i&gt; &#187;, explique Andr&#233;e. &#192; 72 ans, elle a d&#233;cid&#233; de repiquer au turbin en d&#233;couvrant une annonce de recrutement d'Adrexo d&#233;pos&#233;e... dans sa bo&#238;te aux lettres. &#171; &lt;i&gt;Nous travaillons &#224; deux une trentaine d'heures par semaine. Pour faire les tourn&#233;es, on met toujours au moins une &#224; deux heures de plus que ce qui est indiqu&#233; sur la feuille de route, poursuit-elle. Comme tout le monde ici, on travaille en moyenne 30% plus longtemps que ce qui est pr&#233;vu. On le dit chaque semaine &#224; notre direction, mais rien ne change, on est toujours pay&#233;s pareil.&lt;/i&gt; &#187; [...]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me qui permet &#224; Adrexo de tailler en pi&#232;ces le salaire l&#233;gal d'Andr&#233;e et Florimont porte un nom : la pr&#233;quantification du temps de travail. Une merveille de r&#233;gime d&#233;rogatoire, source in&#233;puisable de &#171; merdification &#187; pour les corps de m&#233;tiers qui lui sont soumis &#8211; comme les routiers, les ouvriers du b&#226;timent ou les for&#231;ats de la restauration. Le principe est d'une simplicit&#233; lumineuse : l'employeur quantifie en amont le temps de travail qu'il juge n&#233;cessaire &#224; l'ex&#233;cution d'une t&#226;che, et tant pis pour le salari&#233; incapable de s'y tenir. Si sa dur&#233;e effective de travail sort des clous fix&#233;s par le patron, ce n'est &#233;videmment pas parce que celui-ci a op&#233;r&#233; un calcul &#233;triqu&#233; ou malhonn&#234;te : cela prouve simplement que le travailleur n'est pas assez efficace ou qu'il a un poil dans la main. En aucun cas il ne pourra r&#233;clamer le versement des heures suppl&#233;mentaires correspondant au travail r&#233;ellement fourni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le secteur du prospectus, ce r&#233;gime d&#233;mentiel se fonde sur la convention collective de 2004, sign&#233;e apr&#232;s plus de huit ans de n&#233;gociations filandreuses par le syndicat patronal de la distribution directe (SDD) et les cinq syndicats repr&#233;sentatifs du personnel (CGT, CFTC, CGC, FO et CFDT). Ces derniers ont donc donn&#233; carte blanche au patronat pour arnaquer ses salari&#233;s tout &#224; sa guise ? Pas vraiment. Au d&#233;part, il s'agissait de corriger le syst&#232;me du paiement &#224; la t&#226;che qui r&#233;gnait jusque-l&#224; sur le secteur. Les signataires ont certes ent&#233;rin&#233; le principe de la pr&#233;quantification, mais en le dotant de garde-fous cens&#233;s &#233;viter des abus trop flagrants. Des contr&#244;les &#233;taient notamment pr&#233;vus pour v&#233;rifier l'ad&#233;quation entre la feuille de route impos&#233;e &#224; la main-d'&#339;uvre et son temps de travail effectif. En cas de distorsion notable et r&#233;p&#233;t&#233;e, il revenait &#224; l'inspection du travail et aux &#233;lus du personnel d'alerter l'employeur afin qu'il revoie son calcul. Telle &#233;tait du moins l'id&#233;e sur le papier. Dans les faits, les choses se sont pass&#233;es diff&#233;remment : les directions d'Adrexo et de Mediapost ont gard&#233; ce qui les int&#233;ressait &#8211; la pr&#233;quantification &#8211; et jet&#233; &#224; la corbeille tout le reste. En d&#233;pit des dizaines de rapports accablants pondus par les inspecteurs du travail et l'accumulation des plaintes aux prud'hommes, le patronat continue tranquillement de plumer ses volailles. Parce que le rapport de forces le lui permet. Et parce qu'on est plus &#224; l'aise pour faire la loi quand on a l'&#201;tat dans sa poche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la multiplication des contentieux prud'homaux, les g&#233;ants du secteur ont re&#231;u en effet un soutien de poids : un d&#233;cret minist&#233;riel de janvier 2007 qui les autorise noir sur blanc &#224; ne &#171; &lt;i&gt;pas compter les heures de travail&lt;/i&gt; &#187; de leurs salari&#233;s et donc &#224; les voler sur leur paie. Paraph&#233; par le ministre du Travail de l'&#233;poque, G&#233;rard Larcher, ce texte est l'&#339;uvre de son directeur g&#233;n&#233;ral du Travail, Jean-Denis Combrexelle, que l'on retrouvera quelques ann&#233;es plus tard comme porte-flingue de Manuel Valls, pour les beaux yeux duquel il signera le rapport sur la &#171; r&#233;forme &#187; du Code du travail. En attendant, son r&#244;le consiste plus modestement &#224; exaucer les v&#339;ux des industriels du prospectus. &#192; l'instar de ces directives europ&#233;ennes coproduites par les lobbyistes de Bruxelles, le d&#233;cret de Combrexelle aurait &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; sous la dict&#233;e de Nicolas Routier, P-DG de Mediapost de 2004 &#224; 2009. &#171; &lt;i&gt;Il ne s'en est jamais cach&#233; et nous l'a avou&#233; en r&#233;union priv&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, nous assure Jean-Louis Frisulli, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de SUD-PTT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en 2009, patatras ! Le Conseil d'&#201;tat, saisi par les syndicats, annule le d&#233;cret Mediapost-Adrexo pour cause d'infraction criante &#224; la l&#233;gislation sur le d&#233;compte du temps de travail. Qu'&#224; cela ne tienne : le 8 juillet 2010, un second d&#233;cret mitonn&#233; par le m&#234;me Combrexelle et sign&#233; cette fois par &#201;ric Woerth, successeur de G&#233;rard Larcher, restaure le patronat du tract publicitaire dans ses pr&#233;rogatives r&#233;galiennes. On ne saurait trouver illustration plus &#233;clatante du r&#244;le protecteur de l'&#201;tat... Pendant que les inspecteurs du travail s'&#233;gosillent sur le terrain contre l'exploitation forcen&#233;e du personnel, leur autorit&#233; de tutelle se plie en quatre pour servir la soupe aux exploiteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, rebelote : le second d&#233;cret est annul&#233; &#224; son tour par le Conseil d'&#201;tat, qui enjoint le minist&#232;re de formaliser l'ad&#233;quation entre grilles pr&#233;quantifi&#233;es et heures r&#233;ellement travaill&#233;es. Mais le minist&#232;re s'en moque. De 2012 &#224; 2016, rien ne se passe. &#171; &lt;i&gt;On a beaucoup p&#226;ti de la pr&#233;sence de Combrexelle au plus haut niveau de la direction du Travail&lt;/i&gt; &#187;, nous raconte un des participants aux r&#233;unions minist&#233;rielles. &#171; &lt;i&gt;C'est lui qui a refus&#233; de remettre ses &#233;quipes d'inspecteurs du travail sur le terrain, lui encore qui a bloqu&#233; toute avanc&#233;e pour les salari&#233;s. Son seul souci a toujours &#233;t&#233; de permettre au patronat du secteur de continuer &#224; faire bosser &#224; plein les quelque trente mille colporteurs. Sa pr&#233;sence et son action &#224; la t&#234;te de la direction g&#233;n&#233;rale du Travail ont &#233;t&#233; une catastrophe pour les salari&#233;s de la distribution directe.&lt;/i&gt; &#187; Ses comp&#233;tences se sont av&#233;r&#233;es fort utiles en revanche au gouvernement &#171; socialiste &#187; de Manuel Valls, puisque Combrexelle, une fois claqu&#233;e la porte du minist&#232;re, a pr&#233;par&#233; les antis&#232;ches qui ont inspir&#233; la loi El Khomri. D'une certaine fa&#231;on, Andr&#233;e et Florimont ont servi de cobayes aux logiques d&#233;rogatoires que les pouvoirs publics entendent g&#233;n&#233;raliser &#224; l'ensemble du salariat. &#192; l'image des prospectus d'Adrexo ou de Mediapost, les droits du travailleur ont vocation &#224; finir dans la benne &#224; ordures.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1750 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH450/-67-9804c.jpg?1782645813' width='400' height='450' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Nous avons rencontr&#233; Jean-Denis Combrexelle. C'&#233;tait fin 2011, dans le cadre d'une &#171; pige &#187; pour France Inter. &#192; l'&#233;poque, le grand serviteur du patronat en &#233;tait d&#233;j&#224; &#224; sa cinqui&#232;me ann&#233;e &#224; la t&#234;te de la direction du Travail. Il nous re&#231;oit dans son immense bureau ovale avec vue plongeante sur la Seine et la Maison de la radio. Traits ternes et regard fuyant, l'homme respire la joie de vivre d'un formulaire administratif qui attend son coup de tampon. L'interview commence sur un mode feutr&#233;, comme il sied entre un personnage de haut rang et des journalistes d'une antenne aussi respectable et arrangeante que France Inter. Mains crois&#233;es sur son bureau, il d&#233;roule en confiance son plan com' sur les d&#233;crets qui enfoncent les livreurs de prospectus : &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, c'&#233;tait le paiement &#224; la t&#226;che. Tout le monde &#233;tait d'accord pour dire que ce syst&#232;me portait atteinte aux droits &#233;l&#233;mentaires du salari&#233;. On a donc trouv&#233; le syst&#232;me de la pr&#233;quantification, avec quatre gros crit&#232;res pour &#233;valuer le temps de travail en fonction des zones g&#233;ographiques. C'est pas uniquement sur demande du patronat qu'on &#233;crit ces d&#233;crets. C'est apr&#232;s une large participation des partenaires sociaux. Vous savez, cette maison, c'est celle des partenaires sociaux, hein. Bon, souvent, il y a l'un des deux c&#244;t&#233;s qui trouve que c'est pas satisfaisant, hein, mais bon. Aux deux entreprises, on leur a dit, un : &#8220;Soyez vigilants pour que le d&#233;cret soit respect&#233;&#8221; ; et deux : &#8220;R&#233;fl&#233;chissez &#224; une nouvelle convention collective, qui portera aussi sur des questions de mutuelle, de protection sociale, de conditions de travail et autres.&#8221; On part de loin, c'est un secteur tr&#232;s particulier. Le temps moyen des distributeurs, c'est quinze &#224; dix-neuf heures par semaine. C'est beaucoup de temps partiel. Donc, nous, on a adoss&#233; les d&#233;crets &#224; la convention collective, voil&#224;.&lt;/i&gt; &#187; C'est confirm&#233;, le gars nous prend pour des billes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu'on a oubli&#233; de lui dire, &#224; Jean-Denis, c'est que le technicien qui nous accompagne est en fait un salari&#233; de Mediapost que nous avions suivi quelques semaines plus t&#244;t sur une tourn&#233;e en banlieue. Ce jour-l&#224;, Thierry se trimballait cent cinquante kilos de pub &#224; distribuer en une heure et trente-cinq minutes. Du coup, on lui a fil&#233; un coup de main. Apr&#232;s quarante minutes de route sur le p&#233;riph&#233;rique bond&#233;, on a commenc&#233; la tourn&#233;e &#224; 7h42. La batucada des claquements de bo&#238;tes aux lettres, combin&#233;e aux chants des oiseaux et aux exclamations inqui&#232;tes des habitants (&#171; &lt;i&gt;Oh ! Pas de pub, hein ! J'ai un &#8220;stop pub&#8221; sur ma bo&#238;te aux lettres !&lt;/i&gt; &#187;), conf&#233;rait &#224; l'exercice un rythme saccad&#233; un peu saoulant. Pas le temps de s'arr&#234;ter pour causer avec quiconque, encore moins de faire une pause au troquet. On a v&#233;rifi&#233; sur chrono : c'est seulement &#224; 9h45, apr&#232;s deux heures et trois minutes d'une tourn&#233;e &#224; tout berzingue partag&#233;e &#224; deux, qu'on pouvait reprendre notre souffle et faire les comptes. &#171; &lt;i&gt;Voil&#224;, vingt-huit minutes de vol&#233;es, soit 25% du temps de travail. Et, encore, on a boss&#233; &#224; deux en ne ch&#244;mant pas, tu as vu, a dit Thierry. Comment les syndicats ont-ils pu signer &#231;a ? C'est dingue, quand m&#234;me ! Ah, si je pouvais changer les choses...&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bureau de Jean-Denis Combrexelle, Thierry tente d'abord de jouer le jeu dont nous &#233;tions convenus, mais au bout de quelques minutes il craque. Tombant le masque devant le directeur abasourdi, il lui ass&#232;ne une le&#231;on de choses : &#171; &lt;i&gt;&#192; la fin de la semaine vous avez d&#233;j&#224; perdu dix heures. Vous multipliez &#231;a par le nombre de semaines de travail : je perds au bas mot 3 000 euros par an. Vous voyez ?&lt;/i&gt; &#187; Moue agac&#233;e de Jean-Denis Combrexelle, que l'on sent pr&#234;t &#224; appuyer sur le bouton rouge qui rameutera la cavalerie des vigiles. Thierry embraie : &#171; &lt;i&gt;Pourquoi y a-t-il un turn-over exceptionnel chez Mediapost et Adrexo, &#224; votre avis ? Parce que tout le monde constate que &#231;a ne colle pas ! Dans mon d&#233;p&#244;t, la majorit&#233; des salari&#233;s sont &#233;trangers, ils ne comprennent pas cet &#233;cart incroyable entre le temps estim&#233; et le temps r&#233;el. Ils patientent un mois, deux mois, et puis ils partent, rinc&#233;s. Ce sont des heures VOL&#201;ES ! La pr&#233;quantification du travail, c'est le travail des femmes et des enfants &#224; la maison. Pourquoi ne peut-on pas faire marcher le principe d'une heure travaill&#233;e, une heure pay&#233;e, comme dit le Code du travail ? C'est si difficile ?&lt;/i&gt; &#187; Combrexelle para&#238;t un peu sonn&#233;. Les mots de Thierry rebondissent sur la baie vitr&#233;e, cognent son gigantesque bureau et viennent susciter au bout de ses l&#232;vres exsangues un appel au calme teint&#233; d'une &#233;motion de papier m&#226;ch&#233; : &#171; &lt;i&gt;Oui, bon. Euh, on va faire le point avec les deux entreprises. Mais je ne suis pas s&#251;r que &#231;a soit uniquement une question de temps de travail... Quand vous dites qu'une partie du travail est r&#233;alis&#233;e par la famille, on n'est pas dans les clous, l&#224; ! Et l&#224; ce n'est pas tol&#233;rable.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apparemment, la famille, &#231;a lui parle, &#224; Jean-Denis Combrexelle. Y a-t-il l&#224; une br&#232;che susceptible d'&#234;tre exploit&#233;e pour la lutte silencieuse des sherpas du prospectus ? Ne r&#234;vons pas. L'&#233;vidence d'un travail dissimul&#233; &#224; tr&#232;s grande &#233;chelle laisse le directeur de glace. On le prend &#224; t&#233;moin des cinq cents proc&#233;dures prud'homales enregistr&#233;es en 2011, avant de lui reposer la question du temps de travail pill&#233;. Sur quoi il entonne la chanson du dialogue social et de la n&#233;gociation constructive : &#171; &lt;i&gt;Le premier point, c'est de travailler avec les partenaires sociaux pour savoir quelle est la r&#232;gle la plus adapt&#233;e. L'&#201;tat ne va pas prendre sa plume, comme &#231;a, pour r&#233;diger un d&#233;cret qui part de rien...&lt;/i&gt; &#187; Ah bon ? Il l'a pourtant prise par deux fois, sa plume, Jean-Denis Combrexelle, pour voler au secours du patronat, non ? &#171; &lt;i&gt;Non, non !&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;crie-t-il. &#171; &lt;i&gt;Il faut quand m&#234;me &#224; un moment que dans notre pays, on comprenne, et notamment les m&#233;dias, que tout ne r&#233;sulte pas du...&lt;/i&gt; [Il ne finit pas sa phrase.] &lt;i&gt;Le souci que l'on a, c'est de renvoyer davantage &#224; la n&#233;gociation collective, parce qu'on pense que les accords entre partenaires sociaux sont plus proches que ce que pourrait faire le l&#233;gislateur dans son bureau. C'est pas pour faire plaisir &#224; je ne sais qui. Le sujet, c'est de trouver une norme qui soit au plus proche de la r&#233;alit&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Et s'il arr&#234;tait deux secondes de se payer notre t&#234;te ? Et s'il pr&#234;tait l'oreille aux avocats de &#171; &lt;i&gt;je ne sais qui&lt;/i&gt; &#187; qui brandissent ses d&#233;crets de complaisance aux prud'hommes pour justifier la surexploitation des colporteurs ? &#171; &lt;i&gt;On a fait passer un message de responsabilit&#233; aux employeurs&lt;/i&gt; &#187;, &#226;nonne-t-il d'une voix blanche. &#171; &lt;i&gt;On leur a rappel&#233; qu'on est dans un syst&#232;me d&#233;rogatoire au Code du travail et qu'il est de la responsabilit&#233; des employeurs d'appliquer loyalement ces textes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loyaut&#233; des employeurs ? Peut-il d&#233;tailler ce concept pittoresque ? &#171; &lt;i&gt;Le but de cette maison, c'est... Bon, Xavier Bertrand&lt;/i&gt; [ministre du Travail de mai 2007 &#224; janvier 2009] &lt;i&gt;a d&#233;clar&#233; la guerre au travail ill&#233;gal, donc c'est pas la tradition de cette maison de le sanctuariser, ce travail ill&#233;gal. Voil&#224;. En revanche, il faut simplement admettre que c'est un secteur un peu particulier. C'est pas exactement la profession de facteur, donc il faut trouver une bonne r&#232;gle.&lt;/i&gt; &#187; Comme si le facteur n'&#233;tait pas assujetti lui aussi &#224; une d&#233;gradation brutale de ses conditions de travail... Une id&#233;e de &#171; bonne r&#232;gle &#187; ? &#171; &lt;i&gt;C'est pas au directeur g&#233;n&#233;ral du Travail d'&#233;crire la bonne r&#232;gle. Vous venez de d&#233;crire vos conditions de travail, il faut entendre les employeurs maintenant. Nous, si on trouve une bonne r&#232;gle, on est pr&#234;ts &#224; la valider tout de suite.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela tombe bien, Thierry a justement planch&#233; sur une proposition de &#171; bonne r&#232;gle &#187;, que nous lui soumettons &#224; br&#251;le-pourpoint. &#171; &lt;i&gt;Dans ce d&#233;cret figure comme premier principe le fait que tout salari&#233; doit &#234;tre r&#233;mun&#233;r&#233; pour son travail effectif. Ce serait donc la fin de la pr&#233;quantification. Ensuite, toutes les heures de travail non r&#233;mun&#233;r&#233;es devront lui &#234;tre rembours&#233;es. Par exemple, Thierry s'est fait voler huit mille euros.&lt;/i&gt; &#187; Auxquels s'ajoutent bien entendu les d&#233;dommagements qui lui sont dus au titre du pr&#233;judice subi, et que l'on n'a pas eu le temps d'&#233;valuer. On poursuit : &#171; Les entreprises seront dans l'obligation de d&#233;compter le temps de travail r&#233;el par tous les moyens n&#233;cessaires dans les quinze jours suivant ce d&#233;cret. Manque plus que votre signature et c'est bon. Qu'en dites-vous ?
&#8211; Bon, si vous voulez, bon... Nous on dit : commencez par n&#233;gocier et on transposera cette r&#232;gle dans le d&#233;cret.
&#8211; Mais souvent les n&#233;gociations ne servent &#224; rien.
&#8211; Je sais, mais nous pensons que l'une des solutions de progr&#232;s, c'est d'essayer de n&#233;gocier. On pr&#233;f&#232;re une r&#232;gle qui a &#233;t&#233; n&#233;goci&#233;e plut&#244;t qu'un d&#233;cret &#233;crit sur le bureau d'un directeur du travail. Je dis pas que le temps de travail, c'est pas important, mais bon, il n'y a pas que &#231;a ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas que &#231;a, en effet : il y a aussi les d&#233;g&#226;ts physiques et psychologiques. Thierry : &#171; &lt;i&gt;Quand vous avez fait dix ou douze kilom&#232;tres dans votre journ&#233;e et que la moiti&#233; vous est vol&#233;e, vous savez, votre corps, il fait la gueule le soir.&lt;/i&gt; &#187; Long silence de Combrexelle, qui finit par balbutier :
&#171; Oui, oui, non, mais je peux pas prendre position, ici, &#224; la radio...
&#8211; Au final, on se d&#233;barrasse de nos prospectus dans les lacs, dans les bennes, dans les rivi&#232;res. L'&#234;tre humain, au bout, il p&#232;te les plombs, vous comprenez ?
&#8211; On va faire le bilan, loyalement. Et on en tirera les cons&#233;quences... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve la sortie par nos propres moyens, sans y &#234;tre aid&#233;s par les agents de s&#233;curit&#233;, ce qui prouve bien que le dialogue social n'est pas un vain mot dans la bouche de cet homme-l&#224;. Les deux camouflets inflig&#233;s &#224; Jean-Denis Combrexelle par le Conseil d'&#201;tat &#8211; ainsi qu'un troisi&#232;me dans une affaire li&#233;e &#224; une autre gentillesse patronale, au profit cette fois d'Air France&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Contre l'avis d'un inspecteur du travail, Combrexelle a autoris&#233; le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#8211; ne l'emp&#234;cheront pas, apr&#232;s dix ans de loyaux services &#224; la direction g&#233;n&#233;rale du Travail, d'int&#233;grer les rangs du... Conseil d'&#201;tat et d'y prendre, fin 2014, la pr&#233;sidence de la section &#171; sociale &#187;. La ranc&#339;ur n'est pas de mise dans le monde des boulots de merde de la haute aristocratie d'&#201;tat, o&#249; l'on trouve toujours une petite mission d'int&#233;rim &#224; faire entre deux jobs. Comme la r&#233;daction, command&#233;e en avril 2015 par le Premier ministre Manuel Valls, de quarante-quatre propositions visant &#224; &#171; &lt;i&gt;donner plus de souplesse aux entreprises&lt;/i&gt; &#187; et &#224; &#171; &lt;i&gt;&#233;largir la place de l'accord collectif dans notre droit du travail et la construction des normes sociales&lt;/i&gt; &#187;. Le rapport Combrexelle&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le rapport Combrexelle sert de br&#233;viaire &#224; la r&#233;forme El Khomri, puisqu'il (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; tr&#244;nera en bonne place &#224; c&#244;t&#233; des pav&#233;s de l'Institut Montaigne, de la fondation Terra Nova ou de Robert Badinter sur l'&#233;tag&#232;re des fossoyeurs du code du travail. [...]&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1751 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;22&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH360/-68-0e6fe.jpg?1782645813' width='400' height='360' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le patronat, de son c&#244;t&#233;, ne cache pas sa bonne humeur. Non content de participer &#224; une exaltante aventure humaine, ses employ&#233;s ont la chance d'&#234;tre &#171; &lt;i&gt;r&#233;mun&#233;r&#233;s pour faire du sport&lt;/i&gt; &#187;, s'amuse Fr&#233;d&#233;ric Pons, P-DG d'Adrexo de 2008 &#224; 2012, dans une interview &#224; l'hebdomadaire Marianne. &#171; &lt;i&gt;Le conditionnement puis la livraison de prospectus sont un exercice un peu physique pour cette main-d'&#339;uvre vieillissante, mais, honn&#234;tement, j'estime qu'Adrexo rend service &#224; ces gens : gr&#226;ce &#224; ce boulot, ils se maintiennent en forme et &#233;conomisent un abonnement au Gymnase Club. R&#233;mun&#233;r&#233;s pour faire du sport : il n'y a pas de quoi crier au servage&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marianne, 10 octobre 2009.&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. &#187; Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;es, on pourrait envisager d'envoyer Fr&#233;d&#233;ric Pons casser des cailloux dans un bagne : cela lui &#233;conomiserait son v&#233;lo d'appartement et son abonnement au club de golf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses mots d'esprit prennent une saveur toute particuli&#232;re deux ans plus tard, lorsque Raymond, un colporteur de soixante-quinze ans pay&#233; 280 euros par mois pour vingt-six heures de travail par semaine, meurt foudroy&#233; par une crise cardiaque au milieu d'une tourn&#233;e de distribution &#224; Noisy-le-Grand. Atteint d'un diab&#232;te et d&#233;j&#224; victime d'un infarctus quelques ann&#233;es plus t&#244;t, il charriait ce jour-l&#224; vingt-cinq cartons d'imprim&#233;s pesant chacun 12,5 kilos. Adrexo avait jug&#233; inutile de lui faire passer une visite m&#233;dicale. &#171; &lt;i&gt;Bien qu'avertie le 30 ao&#251;t 2011 du d&#233;c&#232;s de Raymond par la police, la soci&#233;t&#233; a continu&#233; &#224; &#233;mettre chaque mois des bulletins de paie &#224; son nom &#224; z&#233;ro euro jusqu'en avril 2012, o&#249; elle a &#233;tabli la fin du contrat pour &#8220;absence injustifi&#233;e&#8221;. Ce qui donne une vague id&#233;e de l'attention qu'elle porte &#224; ses salari&#233;s&lt;/i&gt; &#187;, note l'auteur de l'un des tr&#232;s rares articles consacr&#233;s &#224; cette affaire &lt;a href=&#034;#nb3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Micha&#235;l Hajdenberg, &#171; Adrexo condamn&#233; apr&#232;s la mort d'un salari&#233; de 75 ans (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. La famille de Raymond attendra cinq ans pour obtenir &#171; justice &#187; : en mars 2016, le conseil des prud'hommes de Bobigny a condamn&#233; Adrexo &#224; lui verser... 6 200 euros pour solde de tout compte &lt;a href=&#034;#nb3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont 2 000 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts pour d&#233;faut de visite m&#233;dicale et 3 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s &#224; la demande des salari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Contre l'avis d'un inspecteur du travail, Combrexelle a autoris&#233; le licenciement d'un pilote d'Air France en ao&#251;t 2009, sanction invalid&#233;e ensuite par le Conseil d'&#201;tat en juin 2010. Source : &lt;i&gt;Le Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;, 15 octobre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le rapport Combrexelle sert de br&#233;viaire &#224; la r&#233;forme El Khomri, puisqu'il propose que le Code du travail se contente de &#171; &lt;i&gt;fixer seulement les grands principes relevant de l'ordre public&lt;/i&gt; &#187;, que &#171; &lt;i&gt;les branches d&#233;fini(ssent) l'ordre public conventionnel&lt;/i&gt; &#187; et que &#171; &lt;i&gt;l'accord d'entreprise (devienne) la norme prioritaire&lt;/i&gt; &#187;. Se passer du Code du travail pour lui substituer des accords d'entreprise : une marotte que le patronat s'appr&#234;te enfin &#224; voir mise en &#339;uvre &#8211; par un gouvernement socialiste, cette fois (loi Travail, 2016, adopt&#233;e avec l'article 49.3 de la Constitution).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;, 10 octobre 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Micha&#235;l Hajdenberg, &#171; Adrexo condamn&#233; apr&#232;s la mort d'un salari&#233; de 75 ans &#187;, &lt;i&gt;Mediapart&lt;/i&gt;, 25 mars 2016.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dont 2 000 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts pour d&#233;faut de visite m&#233;dicale et 3 000 euros pour manquement &#224; l'obligation de sant&#233; et de s&#233;curit&#233; au travail. La mort d'un salari&#233;, c'est donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Iaata : L'ordre r&#232;gne dans la ville rose !</title>
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		<dc:date>2015-06-18T18:30:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le site &#171; Information anti autoritaire Toulouse et alentours &#187; (Iaata) est dans le viseur des autorit&#233;s depuis le d&#233;but du mois de mai. Surprise ! c'est par la presse que l'&#233;quipe apprend que la plateforme d'infos qu'elle anime est poursuivie en justice et que son pr&#233;tendu administrateur a &#233;t&#233; plac&#233; en garde &#224; vue&#8230; Reportage. En ce dimanche brumeux de la fin du mois de mai, c'est jour de march&#233; dans le quartier de Saint-Aubin &#224; Toulouse. Apr&#232;s une s&#233;rie de messages t&#233;l&#233;phoniques et autres (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no133-juin-2015" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;133 (juin 2015)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une_focus" rel="tag"&gt;une_focus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/proces" rel="tag"&gt;proc&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Toulouse" rel="tag"&gt;Toulouse&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-affaire-Iaata" rel="tag"&gt;l'affaire Iaata&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le site &#171; Information anti autoritaire Toulouse et alentours &#187; (&lt;a href=&#034;https://iaata.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Iaata&lt;/a&gt;) est dans le viseur des autorit&#233;s depuis le d&#233;but du mois de mai. Surprise ! c'est par la presse&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans 20 minutes du 7 mai 2015.&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; que l'&#233;quipe apprend que la plateforme d'infos qu'elle anime est poursuivie en justice et que son pr&#233;tendu administrateur a &#233;t&#233; plac&#233; en garde &#224; vue&#8230; Reportage.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En ce dimanche&lt;/strong&gt; brumeux de la fin du mois de mai, c'est jour de march&#233; dans le quartier de Saint-Aubin &#224; Toulouse. Apr&#232;s une s&#233;rie de messages t&#233;l&#233;phoniques et autres SMS, nous avons obtenu un entretien avec deux personnes susceptibles de nous &#233;clairer sur l'affaire Iaata. &#171; &lt;i&gt;On se retrouve sur les marches de l'&#233;glise Saint-Aubin.&lt;/i&gt; &#187; Et d'aviser donc un petit groupe, hommes, femmes et chiens confondus, d&#233;gustant force bi&#232;res et apostrophant les bigotes sortant de cette sacr&#233;e enceinte. &#171; &lt;i&gt;Salut, je suis Iffik de CQFD, on a rendez-vous ?&lt;/i&gt; &#187; La r&#233;ponse en forme de &#171; &lt;i&gt;Mmmh&lt;/i&gt; &#187; est aussit&#244;t interpr&#233;t&#233;e comme un acquiescement. Quelques minutes passent sans que le groupe, pris dans d'audacieuses hypoth&#232;ses m&#234;lant Viagra et &#226;ge du capitaine, ne calcule l'intr&#233;pide reporter. C'est le moment pour lui de proposer d'aller chercher quelques rafra&#238;chissements suppl&#233;mentaires. &#171; &lt;i&gt;Mmmh&lt;/i&gt; &#187;, derechef. Encourag&#233;, il se met en chemin quand il aper&#231;oit deux types qui semblent en attendre un autre. &#171; &lt;i&gt;Salut, je suis Iffik de CQFD, on a rendez-vous ?&lt;/i&gt; &#187; Confirmation explicite cette fois : &#171; &lt;i&gt;Ouais et &#231;a fait un bon bout de temps !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attabl&#233; autour&lt;/strong&gt; d'un petit jaune d'apr&#232;s march&#233;, nous entamons enfin la discussion. L'inculp&#233; dans cette affaire commence par raconter les conditions de son interpellation et de sa garde &#224; vue. &#171; &lt;i&gt;Le 6 mai, ils ont d&#233;barqu&#233; chez moi &#224; 6 h 30 du matin avec deux questions : &#8220;vous connaissez Iaata&#8221; et &#8220;vous nous laissez perquisitionner ?&#8221; Ensuite, ils m'embarquent pour une garde &#224; vue d'une dizaine d'heures. Ils me parlent de traces informatiques &#8211;&#8200;une adresse IP sur un renouvellement de nom de domaine qui date d'un an &#8211;&#8200;qui leur auraient permis de m'identifier comme &#233;tant un administrateur du site. Je leur pr&#233;cise que si je suis lecteur et solidaire de la presse libre, je n'ai aucune responsabilit&#233; dans ce projet, n&#233;anmoins fort sympathique.&lt;/i&gt; &#187; Il est vrai qu'&#224; ce propos, la consultation du site en question aurait d&#251; permettre aux pandores de s'&#233;pargner un peu de salive et un d&#233;marrage de la journ&#233;e de boulot d&#232;s potron-minet. Son &#171; originalit&#233; &#187;, dans la lign&#233;e des collectifs Indymedia qui ont essaim&#233; &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es 2000, est de mettre &#224; disposition une plateforme collaborative pour &#233;changer des informations&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;iaata.info fait partie de &#171; Mutu &#187;, un r&#233;seau de m&#233;dias libres o&#249; l'on (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; non ou peu relay&#233;es par les m&#233;dias officiels. Donc pas de chef ni de professionnels de la profession, pas de comit&#233; &#233;ditorial ni de directeur de la publication mais des contributions nombreuses et vari&#233;es, une publication ouverte et une mod&#233;ration a priori r&#233;alis&#233;e par une &#233;quipe fonctionnant de mani&#232;re horizontale. N&#233;anmoins, pour les flics, et le procureur qui a diligent&#233; l'enqu&#234;te pr&#233;liminaire, il y a n&#233;cessairement une cellule secr&#232;te &#339;uvrant dans l'ombre pour abattre la R&#233;publique. De toute fa&#231;on, il faut un coupable &#224; embastiller. &#171; &lt;i&gt;Au commissariat, ils ont cherch&#233; &#224; savoir qui avait &#233;crit l'article intitul&#233; &#8220;Lapins de Garenne, acte 2&#8221; en usant de pressions classiques, mena&#231;ant de s'en prendre &#224; mes colocataires, d'aller chercher mon fils au lyc&#233;e.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet article,&lt;/strong&gt; publi&#233; le 1er mars dernier sur Iaata, serait une &#171; &lt;i&gt;provocation publique &#224; la commission d'un d&#233;lit ou d'un crime&lt;/i&gt; &#187;, un d&#233;lit punissable de 5&#8200;ans de taule et 45 000 euros d'amende. Parmi les dizaines d'autres commentaires d&#233;non&#231;ant la r&#233;pression brutale des manifestations qui ont suivi la mort de R&#233;mi Fraisse &#224; Toulouse et ailleurs, son auteur faisait &#233;tat de quelques conseils, somme toute assez connus, pour &#233;viter de se faire tirer comme un canard sauvage d&#232;s que la situation commence &#224; d&#233;g&#233;n&#233;rer avec les forces de l'ordre. Cependant, dans le contexte d'un tour de vis s&#233;curitaire, &#224; Toulouse comme ailleurs sur le territoire national, &#224; l'encontre de tout ce qui pourrait ressembler de pr&#232;s ou de loin &#224; un zadiste, le gouvernement et ses repr&#233;sentants en r&#233;gions semblent faire le choix d'une application tr&#232;s stricte des dispositions limitant la libert&#233; d'expression contenues dans la loi de 1881 sur la presse. Ce qui a pour effet de placer les conseils pr&#233;cit&#233;s au m&#234;me niveau qu'un appel au pogrom. Un virage qui n'est pas d&#233;menti par les propositions de la Commission d'enqu&#234;te parlementaire sur le maintien de l'ordre rendues publiques le 28 mai dernier. Apr&#232;s l'interdiction administrative de certains sites facilit&#233;e par les mesures r&#233;primant l'apologie du terrorisme, voici venir l'interdiction administrative de se rendre &#224; une manifestation sur le mod&#232;le de l'interdiction de stade pour les hooligans. Au milieu de ce d&#233;ferlement si peu dans l'esprit Charlie, l'inculp&#233; 1 74 09 99 192.168.0.1 (comme il se pr&#233;sente en r&#233;f&#233;rence aux traces num&#233;riques qui auraient permis de remonter jusqu'&#224; lui) attend son proc&#232;s. Venir le soutenir le 29 juin prochain&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Un rassemblement de soutien est pr&#233;vu &#224; partir de 12 h devant le TGI de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;, c'est s'opposer &#224; la surveillance g&#233;n&#233;ralis&#233;e qui s'appr&#234;te &#224; broyer n'importe lequel d'entre nous.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le retour du b&#226;illon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le communiqu&#233; ci-dessous a &#233;t&#233; r&#233;dig&#233; et sign&#233; par divers journaux, revues et sites d'information ind&#233;pendants, dont &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Il est publi&#233; conjointement sur plusieurs sites et plateformes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1514 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;32&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/retourbailloncommunique.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 71.6 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1783456042' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Retour du baillon - Communiqu&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Premiers signataires (17 juin 2015) : &lt;i&gt;Jef Klak&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Revue Z&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Article 11&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Paris-luttes.info&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La lettre &#224; Lulu&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Rotative&lt;/i&gt;, &#201;ditions Libertalia, &lt;i&gt;Le Jura Libertaire&lt;/i&gt;, Le collectif Bon pied Bon oeil, &lt;i&gt;La Brique&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Rebellyon.info&lt;/i&gt;...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;dias &#171; libres &#187;, pour de bon&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;J'abdique&lt;/i&gt; &#187;, a d&#233;clar&#233; le parquet en ouverture du proc&#232;s ce lundi 29 juin contre la personne qui &#233;tait suspect&#233;e d'&#234;tre directrice de publication du site d'information toulousain Iaata, et qui risquait 5 ans de prison et 40 000 euros d'amende pour un compte rendu de manif publi&#233; en ligne. Le proc&#232;s n'aura m&#234;me pas eu lieu, les accusateurs ayant pli&#233; devant les conclusions envoy&#233;es par la d&#233;fense avant l'audience. Une belle d&#233;culott&#233;e pour des magistrats aussi impulsifs que vindicatifs, qui voulaient par cette attaque intimider celles et ceux qui protestent contre les violences polici&#232;res et la mort de R&#233;mi Fraisse. Cette tentative de proc&#232;s aura au moins renforc&#233; la solidarit&#233; envers les m&#233;dias libres. Longue vie !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Dans &lt;i&gt;20 minutes&lt;/i&gt; du 7 mai 2015.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://iaata.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;iaata.info&lt;/a&gt; fait partie de &#171; Mutu &#187;, un r&#233;seau de m&#233;dias libres o&#249; l'on trouve aussi &lt;a href=&#034;http://rebellyon.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Rebellyon&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://paris-luttes.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;paris-luttes.info&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://larotative.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Rotative&lt;/a&gt;, &#8230;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Un rassemblement de soutien est pr&#233;vu &#224; partir de 12 h devant le TGI de Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Au sommaire du 126</title>
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		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
		<dc:subject>Sommaire</dc:subject>
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		<dc:subject>d'une mort</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;CQFD n&#176;126, en kiosque &#224; partir du 07 novembre 2014. Les articles sont mis en ligne au fil de l'eau apr&#232;s la parution du CQFD d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... En Une : Le dit des trois morts... par L.L. de Mars (pdf &#224; t&#233;l&#233;charger pour affichage chez par chez vous ci-dessous). Dossier : La mort qui tue Y-a-t-il une vie avant la mort ? &gt; La conscience de la mort est, avec la pens&#233;e, le langage et le rire, le propre de l'homme. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no126-novembre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;126 (novembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une-mort" rel="tag"&gt;d'une mort&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L119xH150/arton1380-35fcb.jpg?1783882205' class='spip_logo spip_logo_right' width='119' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;126, en kiosque &#224; partir du 07 novembre 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no126-novembre-2014&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;au fil de l'eau&lt;/a&gt; apr&#232;s la parution du &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En Une : &lt;i&gt;Le dit des trois morts...&lt;/i&gt; par L.L. de Mars (pdf &#224; t&#233;l&#233;charger pour affichage chez par chez vous ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1220 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/pdf/p01_cqfd126.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 16.2 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1783456042' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le dit des trois morts... par L.L. de Mars.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dossier : La mort qui tue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Y-a-t-il une vie avant la mort ? &gt;&lt;/strong&gt; La conscience de la mort est, avec la pens&#233;e, le langage et le rire, le propre de l'homme. Nous voil&#224; bien vernis, car &#224; part la certitude que la vie, dans son enveloppe corporelle, a une fin certaine, on ne sait pas grand-chose de cette finitude. Face &#224; la grande &#233;galisatrice, il n'y aurait pas d'autres options que l'esquive philosophique&#8200;&#8211; &#171; &lt;i&gt;Avant l'heure c'est pas l'heure, apr&#232;s l'heure c'est trop tard&lt;/i&gt; &#187;, aurait prof&#233;r&#233; S&#233;n&#232;que en reprenant des moules &#8211; ou la croyance en l'immortalit&#233; de l'esprit. En exclusivit&#233;, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; vous r&#233;v&#232;le enfin la v&#233;rit&#233; sur cette exp&#233;rience d&#233;finitive.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1221 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH445/p08-11-cul-de-mort06-37bc9.jpg?1782651203' width='400' height='445' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par L.L. de Mars.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transhumanisme : La mort dans l'&#226;me &gt;&lt;/strong&gt; Convaincus que les technologies seraient &#224; m&#234;me de lib&#233;rer l'homme de ses limitations physiques et intellectuelles, les transhumanistes ont toujours &#233;t&#233; obnubil&#233;s par la qu&#234;te de l'immortalit&#233;. Au bout du tunnel, il y a de la lumi&#232;re : un joli tube de n&#233;on &#224; la dur&#233;e de vie scientifiquement calcul&#233;e&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deuil &gt;&lt;/strong&gt; Lola, le crabe et les perdants magnifiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Num&#233;rique : Poussi&#232;re tu &#233;tais, pixels tu seras ! &gt;&lt;/strong&gt; C'est bien connu, le num&#233;rique est une hydre infernale qui investit jusqu'aux pores du vivant. Et voil&#224; qu'il s'attaque au repos &#233;ternel de nos chers d&#233;funts. Vir&#233;e non exhaustive sur la toile d'une mort devenue virtuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Service r&#233;a : Entre la vie et la mort &gt;&lt;/strong&gt; Sauver une vie ou accompagner un patient vers sa fin, c'est le quotidien de R&#233;mi (le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233; pour respecter le &#171; devoir de r&#233;serve &#187;), infirmier dans le service de r&#233;animation d'un grand h&#244;pital. Confront&#233; &#224; la mort au turbin depuis deux ans, ce grand gaillard trentenaire n'en est pas pour autant devenu blas&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du berceau &#224; la tombe : Gardienne du dernier repos &gt;&lt;/strong&gt; Il y a 2 635 cimeti&#232;res en France. C'est dans l'un d'eux que &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; Nadine. Adjoint technique &#224; la mairie de Perpignan, voil&#224; trois ans qu'elle est gardienne. Un job qui lui pla&#238;t : &#171; &lt;i&gt;Ici, c'est calme et on rencontre du monde. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pompes fun&#232;bres : M&#234;me les morts paieront &gt;&lt;/strong&gt; Le croque-mort dans &lt;i&gt;Lucky Luke&lt;/i&gt; &#233;tait peut-&#234;tre &#226;pre au gain, mais il aimait le travail bien fait. D'apr&#232;s J&#233;r&#244;me (le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;), employ&#233; dans l'une plus grosses entreprises du secteur des pompes fun&#232;bres, les choses ont bien chang&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les articles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ZAD du Testet : Chronique d'une mort annonc&#233;e &gt;&lt;/strong&gt; Beaucoup d'encre et de larmes ont coul&#233; depuis la mort de R&#233;mi Fraisse, &#233;tudiant &#173;botaniste, sur la ZAD du Testet. Loin d'&#234;tre purement accidentel, ce d&#233;c&#232;s est le r&#233;sultat d'un patient acharnement politique et policier. Retour sur cette mobilisation sous tension &#224; travers une visite pastorale de la vall&#233;e du Tescou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sautes-fronti&#232;res : Gare aux gares ! &gt;&lt;/strong&gt; Avec ou sans le d&#233;clenchement d'op&#233;rations spectaculaires &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne, la chasse aux clandestins va bon train &#224; Marseille. Pour acc&#233;l&#233;rer les flux d'expulsions, le tribunal, charg&#233; d'emballer la chose avec un minimum de formalisme juridique, est situ&#233; en plein c&#339;ur du centre de r&#233;tention du Canet. Retour sur une routine administrative qui se veut toujours plus discr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kurdes : &#171; &lt;i&gt;Nous vivons sous la menace d'un g&#233;nocide.&lt;/i&gt; &#187; &gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a rencontr&#233; Aydin, porte-parole de l'Association du centre d&#233;mocratique des Kurdes &#224; Marseille alors que la ville de Koban&#234; en Syrie mena&#231;ait de tomber entre les griffes de Daesh. L'occasion de revenir avec lui sur l'effervescence r&#233;volutionnaire et la trag&#233;die qui secouent le Rojava.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Massacre : Le Mexique dans tous ses d&#233;mons &gt;&lt;/strong&gt; &#171; &lt;i&gt;Au Mexique, c'est tous les jours le jour des morts&lt;/i&gt; &#187;, affirmait une banderole lors d'une manifestation d'&#233;tudiants, profs et parents des 43&#8200;normaliens disparus le 26&#8200;septembre &#224; Iguala, dans l'&#233;tat du Guerrero.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Greenwashing : Et BNP Paribas refit le monde &gt; &lt;/strong&gt; Un pr&#233;dateur de la finance qui fait l'&#233;loge du partage et de &#171; l'&#233;conomie inclusive &#187;, &#231;a se passe comme &#231;a dans le monde magique de la science amusante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Litt&#233;rature : God save John King &gt;&lt;/strong&gt; Auteur de six romans traduits en fran&#231;ais, John King &#233;tait invit&#233; au festival litt&#233;raire &#171; En premi&#232;re ligne &#187; d'Ivry-sur-Seine le 19 septembre dernier. Rencontre avec une figure rare de la litt&#233;rature britannique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vari&#233;t&#233;s : Po&#232;te &#224; chien &gt;&lt;/strong&gt; Daniel H&#233;lin ? Un po&#232;te en forme, &#224; la fois chanteur d&#233;gag&#233;, com&#233;dien &#233;nerv&#233;, musicien al&#233;atoire et &#233;crivain &#233;pais. En disque ou en live, il n'a pas le bon format, le bon accord ni le bon costume de sc&#232;ne. Et c'est &#231;a qu'est bon !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Usine occup&#233;e : Les ouvriers prennent de la graine &gt;&lt;/strong&gt; Il y a un an, les Grands Moulins Maurel (GMM), &#224; Marseille, cessaient leur activit&#233;. Mais la moiti&#233; des soixante salari&#233;s licenci&#233;s refusent d'abandonner l'usine. &#192; la recherche d'un repreneur, ils veulent emp&#234;cher le groupe Nutrixo de d&#233;manteler le site. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est pass&#233; derri&#232;re les barricades.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Machine arri&#232;re &gt;&lt;/strong&gt; Fessenheim, Nogent&#8230; et la banalit&#233; des becquerels&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Media : (Presque) insoumis &gt;&lt;/strong&gt; Jour apr&#232;s jour, les &#233;ditorialistes de l'hebdomadaire &lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt; (HVA) squattent tous les plateaux, des cha&#238;nes d'information jusqu'&#224; &#171; C dans l'air &#187; o&#249; ils occupent une fort honorable quatri&#232;me place en nombre d'invitations. Leur qualit&#233; ? Banaliser les outrances d'un discours ouvertement ultra-lib&#233;ral et extr&#234;me-droitier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je vous &#233;cris de l'usine : &#171; Bonjour chez vous &#187; &gt;&lt;/strong&gt; On s'aper&#231;oit depuis quelque temps, dans les usines de l'industrie chimique, de l'arriv&#233;e ou de la remont&#233;e aux affaires d'un syndicat qui passe pour ringard, &#224; savoir la CFTC. C'est encore marginal, mais le mal semble bien revenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cap sur l'utopie &gt;&lt;/strong&gt; Machines &#224; saloper ou &#224; d&#233;tourner ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ma cabane pas au Canada : La magie du cirque &gt;&lt;/strong&gt; Assis en l'air, en &#233;quilibre sur les pieds tendus de Maxime, Youssef a les yeux qui p&#233;tillent et le sourire aux l&#232;vres. Ce minot sourd savoure son heure de cirque &#171; adapt&#233; &#187; au sein de l'association Zimzam, install&#233;e au c&#339;ur de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Management &#224; l'ancienne</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Management-a-l-ancienne</link>
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		<dc:date>2014-10-10T04:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>atelier</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>temps</dc:subject>
		<dc:subject>l'usine</dc:subject>
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		<dc:subject>bon</dc:subject>
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		<dc:subject>&#233;quipe</dc:subject>
		<dc:subject>t&#233;l&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Oui, bon, je sais, le foot, marronnier de l'&#233;t&#233; sur vos &#233;crans et m&#234;me dans les pages de CQFD. Pourtant, le football est un sujet qui s'impose tr&#232;s souvent &#224; l'usine et, d&#232;s cinq heures du mat', ils sont nombreux &#224; refaire le match de la veille devant le premier caf&#233; pris dans le r&#233;fectoire. Il faut bien avouer que c'est un sujet de discussion f&#233;d&#233;rateur qui permet d'oublier les conditions de travail m&#234;me si, en fonction des &#226;ges, il y en a qui se revendiquent de l'OM pendant que les plus (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no124-juillet-aout-septembre" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;124 (juillet-aout-septembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/atelier" rel="tag"&gt;atelier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/temps" rel="tag"&gt;temps&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-usine" rel="tag"&gt;l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/sais" rel="tag"&gt;sais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bon" rel="tag"&gt;bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/foot" rel="tag"&gt;foot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/equipe" rel="tag"&gt;&#233;quipe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tele" rel="tag"&gt;t&#233;l&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Oui, bon, je sais, le foot, marronnier de l'&#233;t&#233; sur vos &#233;crans et m&#234;me dans &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/CQFD-no123-juin-2014&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les pages&lt;/a&gt; de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. Pourtant, le football est un sujet qui s'impose tr&#232;s souvent &#224; l'usine et, d&#232;s cinq heures du mat', ils sont nombreux &#224; refaire le match de la veille devant le premier caf&#233; pris dans le r&#233;fectoire. Il faut bien avouer que c'est un sujet de discussion f&#233;d&#233;rateur qui permet d'oublier les conditions de travail m&#234;me si, en fonction des &#226;ges, il y en a qui se revendiquent de l'OM pendant que les plus jeunes affichent des T-shirts du PSG ou du Bar&#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1180 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH455/p11--efix-cqfd53-fd793.jpg?1782639629' width='500' height='455' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jadis, dans l'usine, il y avait une &#233;quipe &#171; corpo &#187;. Quelle satisfaction pour une direction adepte des &#171; challenges &#187; &#224; relever, d'avoir sa propre &#233;quipe portant les couleurs de la soci&#233;t&#233;, jouant toutes les semaines contre les &#233;quipes d'autres usines dans des stades r&#233;gionaux. C'est tout &#224; fait dans la culture d'entreprise : esprit de comp&#233;tition, culte de la performance et paternalisme. Pour ce faire certains furent embauch&#233;s, non pas pour leurs comp&#233;tences en chimie, mais parce qu'ils se d&#233;brouillaient correctement avec un ballon. Les joueurs &#233;taient entra&#238;n&#233;s par le contrema&#238;tre d'un atelier de fabrication de lessive aujourd'hui d&#233;truit : compl&#232;tement d&#233;vou&#233; &#224; son &#233;quipe, il avait tendance &#224; d&#233;laisser la production. C'&#233;tait un vrai coach, m&#234;me si &#224; l'&#233;poque ce terme n'existait pas encore. Presque tous les co&#233;quipiers se trouvaient dans son atelier. Ils b&#233;n&#233;ficiaient d'horaires tr&#232;s variables pour pouvoir s'entra&#238;ner, et de presque tous leurs week-ends pour participer &#224; des tournois. Forc&#233;ment il existait une certaine tension entre eux et ceux qui ne jouaient pas, tension aiguis&#233;e par le versement de primes exceptionnelles aux joueurs en fonction de leurs r&#233;sultats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y avait aussi des matchs inter-ateliers, davantage dans un esprit de foot de quartier. Il est m&#234;me arriv&#233;, lors de dimanches apr&#232;s-midi ensoleill&#233;s alors que l'atelier &#233;tait arr&#234;t&#233; et que le temps ne passait pas vite, que certains tapent du ballon dans le terre-plein d'&#224; c&#244;t&#233;. Tandis que d'autres, voire les m&#234;mes, taquinaient la p&#233;tanque, les fl&#233;chettes ou le paint-ball.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette pratique du foot a diminu&#233; au fur et &#224; mesure du vieillissement de la population et des chevilles, genoux et autres ligaments bousill&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De temps en temps, l'envie de recr&#233;er une &#233;quipe refait surface, notamment depuis l'embauche de quelques jeunes plut&#244;t sportifs, mais comme les salari&#233;s s'investissent moins dans leur usine et ne veulent y rester que le temps de leur travail, ce n'est pas pour demain. Reste le foot &#224; la t&#233;l&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, &#224; l'usine, le Mondial a eu moins la cote que les ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, pour des raisons de retransmissions de matchs sur des cha&#238;nes payantes difficilement accessibles &#224; l'usine, mais aussi parce que nous avons &#233;t&#233; trop pris par les man&#339;uvres de red&#233;marrage des installations. Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; certains &lt;i&gt;aficionados&lt;/i&gt; de trouver des biais pour se tenir au jus des buts et autres penalties.
C'est gr&#226;ce au foot si, d&#233;sormais, la t&#233;l&#233; est partie int&#233;grante des salles de contr&#244;les. H&#233; oui ! D'ann&#233;e en ann&#233;e, de Coupe de France en Coupe d'Europe et en Mondial, il s'est toujours trouv&#233; quelqu'un pour amener un t&#233;l&#233;viseur qui rempla&#231;ait avantageusement les transistors. Apr&#232;s le t&#233;l&#233;viseur portable &#224; l'image pas toujours nette, ce furent les salari&#233;s qui se cotis&#232;rent pour avoir une vraie t&#233;l&#233;vision dans chaque atelier (avec installation d'antennes sur le toit des salles de contr&#244;les par quelques coll&#232;gues motiv&#233;s).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, la hi&#233;rarchie fit la chasse aux t&#233;l&#233;s mais pas longtemps car, c'est comme en prison, la paix sociale passe avant tous les r&#232;glements. Et il vaut mieux des salari&#233;s regardant un match qui les tient &#233;veill&#233;s plut&#244;t que dormant dans un coin. Du coup, en plus de nos &#233;crans de PC, nous avons aussi un &#233;cran t&#233;l&#233;, un peu planqu&#233; mais bien pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224;, c'&#233;taient les bonnes histoires d'Onc'Jean-Pierre. Rendez-vous &#224; la rentr&#233;e pour de nouvelles aventures et pour la derni&#232;re saison&#8230; Je vous expliquerai&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir la chronique d'Onc'Jean-Pierre de ce mois-ci dans le CQFD n&#176;125, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir la chronique d'Onc'Jean-Pierre de ce mois-ci dans le CQFD n&#176;125, actuellement en kiosque.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Cultiver pour r&#233;sister</title>
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		<dc:date>2014-02-14T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andr&#233; Aspic &amp; Nicolas Rami</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Val K</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Parce qu'au-del&#224; de la lutte contre un a&#233;roport, c'est toute la vision productiviste de l'agriculture qui est remise en cause &#224; Notre-Dame-des-Landes, il nous a sembl&#233; important de donner un aper&#231;u, m&#234;me partiel, des r&#233;alisations agricoles sur la ZAD et des conceptions de ceux qui les animent. Sur place, un constat s'est impos&#233; &#224; nous : m&#234;me si elles sont loin de repr&#233;senter tout ce qui est accompli et d&#233;battu sur la ZAD, les diff&#233;rentes pratiques agricoles y constituent le ferment de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no117-decembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;117 (d&#233;cembre 2013)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Parce qu'au-del&#224; de la lutte contre un a&#233;roport, c'est toute la vision productiviste de l'agriculture qui est remise en cause &#224; Notre-Dame-des-Landes, il nous a sembl&#233; important de donner un aper&#231;u, m&#234;me partiel, des r&#233;alisations agricoles sur la ZAD et des conceptions de ceux qui les animent. Sur place, un constat s'est impos&#233; &#224; nous : m&#234;me si elles sont loin de repr&#233;senter tout ce qui est accompli et d&#233;battu sur la ZAD, les diff&#233;rentes pratiques agricoles y constituent le ferment de la r&#233;sistance &#224; Vinci et &#224; l'&#233;tat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_912 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p08-09_seme_ta_zad_nddl-val-k-1e1cb.jpg?1782969943' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Val K/Bon Pied Bon &#338;il.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; semons la r&#233;sistance ! &#187;&lt;/strong&gt; Le 5 octobre dernier, 22 hectares non cultiv&#233;s depuis plus d'un an sont remis en culture collectivement au lieu-dit les Planchettes. Environ trois cents personnes et plus d'une vingtaine de tracteurs s'activent pour ensemencer diff&#233;rentes parcelles, mais aussi planter des arbres pour reconstituer un kilom&#232;tre de haies bocag&#232;res. L'importance de cette journ&#233;e, c'est qu'elle r&#233;unit les trois collectifs agricoles de la ZAD : les agriculteurs de l'Adeca&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Association de d&#233;fense des exploitants concern&#233;s par l'a&#233;roport (i.e. des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, les voisins du Copain 44, auquel participe notamment la Conf&#233;d&#233;ration paysanne&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Outre la Conf', le Copain 44 (Collectif des organisations professionnelles (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, et l'assembl&#233;e agricole &#171; S&#232;me ta ZAD &#187;, qui regroupe une quinzaine de projets port&#233;s par des occupants de la ZAD.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut rappeler que tous les agriculteurs de la ZAD&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La ZAD comprend environ 1 000 ha de surface agricole utile. La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; pratiquent une agriculture dite &#171; conventionnelle &#187;, c'est-&#224;-dire tol&#233;rant l'usage d'intrants de synth&#232;se tels que les pesticides. La plupart des membres du Copain, en revanche, pratiquent l'agriculture &#171; biologique &#187;. Quant &#224; l'assembl&#233;e &#171; S&#232;me ta ZAD &#187;, elle repr&#233;sente essentiellement une agriculture vivri&#232;re de petite &#233;chelle. Le suivi de la culture des 22 ha de &#171; Semons la r&#233;sistance ! &#187; a donc &#233;t&#233; r&#233;parti entre les trois composantes&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut lire un r&#233;cit de cette journ&#233;e sur le blog de Sylvie et Marcel.&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; 5 ha sont sem&#233;s de triticale (un hybride entre le bl&#233; et le seigle), destin&#233; &#224; l'alimentation des bovins de la zone, et vont &#234;tre cultiv&#233;s de fa&#231;on &#171; conventionnelle &#187; par l'Adeca ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; 9 ha sont sem&#233;s d'un m&#233;lange c&#233;r&#233;ales/prot&#233;agineux (triticale, avoine, pois), destin&#233; &#224; l'alimentation des volailles, cochons et bovins, et vont &#234;tre cultiv&#233;s sans intrants par le Copain ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; les autres parcelles sont confi&#233;es au collectif &#171; S&#232;me ta ZAD &#187; : 2,5 ha sont sem&#233;s de seigle et 2 ha d'&#233;peautre (pour les boulangers de la ZAD), 2 ha d'un m&#233;lange c&#233;r&#233;ales/pois et le reste en engrais vert pour des semis de printemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel, de l'Adeca : &#171; &lt;i&gt;On a toujours souhait&#233; que ces terres lib&#233;r&#233;es soient cultiv&#233;es collectivement. Cette mise en culture se fait dans la reconnaissance, dans le respect des diff&#233;rents types d'agricultures qui existent ici. &#199;a, pour nous, c'est important. Ce partage-l&#224; s'est fait sereinement, ce qui est aussi un bon signe sur le vivre-ensemble. Les besoins de chacun sont respect&#233;s, les modes d'action de chacun sont respect&#233;s.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_913 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p08-09_le_gume-seme_ta_zad_nddl-val-k-a46cf.jpg?1782969943' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Val K/Bon Pied Bon &#338;il.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le 4 ao&#251;t d&#233;j&#224;, apr&#232;s les tensions du printemps cons&#233;cutives aux tentatives de blocage d'entr&#233;es de champs autour de la D 281 par certains occupants de la ZAD qui voulaient laisser la friche s'installer et s'opposaient &#224; l'emploi d'engins motoris&#233;s ou &#224; l'usage de pesticides, Marcel avait exprim&#233; le point de vue des agriculteurs de l'Adeca : &#171; &lt;i&gt;Le plan du conseil g&#233;n&#233;ral, c'&#233;tait le d&#233;veloppement des friches pour pouvoir disposer du terrain, mais les friches n'ont pas progress&#233; sur la ZAD. Alors, pour nous, laisser faire la nature, ne m&#234;me pas r&#233;colter l'herbe, c'est &#224; l'oppos&#233; de notre strat&#233;gie.&lt;/i&gt; &#187; Il poursuivait : &#171; &lt;i&gt; Au nom de quoi un voisin va-t-il me dire ce que je dois faire chez moi ? C'est le niveau le plus important : on a tous choisi ce m&#233;tier pour &#234;tre ma&#238;tre chez nous. Qui serait sup&#233;rieur ou bien juge de nos actions pour nous dire quoi faire ?&lt;/i&gt; &#187; Marcel pr&#233;cisait encore que, localement, les syst&#232;mes de polyculture/&#233;levage sont peu consommateurs de pesticides&lt;a href=&#034;#nb6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur le &#171; retour &#224; l'herbe &#187; et les d&#233;g&#226;ts du &#171; mod&#232;le agricole breton &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;. Il exprimait enfin sa volont&#233; et celle de Sylvie, sa compagne, de &#171; passer en bio &#187;, mais pour cela il leur faudrait l'assurance de garder les terres et &#234;tre disponibles, afin de r&#233;organiser compl&#232;tement leur exploitation (moins de ma&#239;s, plus de foin, remplacer le triticale par du m&#233;lange c&#233;r&#233;alier, augmenter les interventions m&#233;caniques sur les cultures, etc.). &#171; &lt;i&gt;Pour un tel engagement, il faut &#234;tre libre dans sa t&#234;te et disposer de temps. Ce qui n'est pas le cas des agriculteurs qui r&#233;sistent dans la ZAD. Nous avons un avenir incertain, nous avons deux &#224; trois r&#233;unions ou actions par semaine. Nous ne sommes libres ni dans notre t&#234;te ni en termes de temps.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Prise de parole du 4 ao&#251;t 2013, au nom de l'Adeca, &#224; l'occasion du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#232;me ta ZAD.&lt;/strong&gt; Ces soucis de conversion ne concernent &#233;videmment pas les participants &#224; &#171; S&#232;me ta ZAD &#187; r&#233;unis depuis janvier au sein d'une assembl&#233;e agricole. La ZAD avait d&#233;j&#224; accueilli des jardins collectifs, celui du Sabot notamment (6 000 m2 occup&#233;s et d&#233;frich&#233;s en mai 2011). Noy&#233; sous les gaz, le Sabot &#233;tait expuls&#233; manu militari au cours de l'op&#233;ration &#171; C&#233;sar &#187; en octobre 2012. Dans la foul&#233;e de la manif de r&#233;occupation du 17 novembre 2012, des discussions rassemblant paysans et occupants de la ZAD envisageaient la possibilit&#233; de travailler ensemble et posaient le d&#233;bat de la r&#233;partition des terres. Dans son appel lanc&#233; pour la manifestation de remise en culture du 13 avril, &#171; Rendre fertile ce qu'ils veulent rendre st&#233;rile &#187;, l'assembl&#233;e pr&#233;cisait ses intentions : &#171; &lt;i&gt;Une forme de partage en porte-&#224;-faux avec les grandes concentrations agricoles et les freins pos&#233;s &#224; l'acc&#232;s au foncier pour les projets d'installation paysanne ; l'entraide, la mutualisation de moyens, d'outils, mais aussi les possibilit&#233;s d'installations collectives ; un dialogue f&#233;cond entre savoir-faire agricole traditionnel et pratiques exp&#233;rimentales, entre professionnels et paysans hors cadre ; des r&#233;flexions communes autour de la question alimentaire : sur une production autonome en rupture avec les logiques agro-industrielles, sur les liens possibles avec Nantes et ses habitants.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; lire sur le site zad.nadir.org. Voir aussi &#171; Semer et s'enraciner &#187;, in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une quinzaine de collectifs, il s'agit d&#233;sormais de concr&#233;tiser des projets vari&#233;s, afin de nourrir la r&#233;sistance sur la ZAD, voire d'envisager ce que pourrait devenir la ZAD apr&#232;s le d&#233;part des b&#233;tonneurs. Si les intentions affich&#233;es pouvaient para&#238;tre ambitieuses, un premier constat s'impose : les potagers ont produit de belles r&#233;coltes&lt;a href=&#034;#nb6-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour des photos, on peut aller voir &#171; Le Diapotagerama de l'&#233;t&#233; &#187; de &#171; S&#232;me (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt; et, d'ores et d&#233;j&#224;, la ZAD tend &#224; installer l'autonomie alimentaire. Depuis juin, les l&#233;gumes sont &#233;chang&#233;s ou propos&#233;s &#224; prix libre le vendredi au &#171; non-march&#233; &#187; de la Saulce. On y trouve &#233;galement les fromages de la ferme de Bellevue et le pain des Fosses-Noires. Autour de ces &#233;changes, des liens se tissent, y compris avec l'ext&#233;rieur. Car l'autarcie n'est pas le but, bien au contraire.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_914 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p08-09_tunnel-seme_ta_zad_nddl-val-k-cc2a3.jpg?1782969944' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Val K/Bon Pied Bon &#338;il.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Aux &#171; Cent-Noms &#187;, le collectif con&#231;oit l'ensemble de ses activit&#233;s en s'adaptant au milieu et &#224; ses ressources : mara&#238;chage, &#233;levage (poules, moutons), apiculture, mais aussi auto-construction. L'occupation d'une parcelle a fourni l'occasion de multiplier les exp&#233;riences de cultures (en association, sur buttes, sous tunnel) ; des dons de semences ont permis de tester des vari&#233;t&#233;s de l&#233;gumes rares et anciennes. Du foin r&#233;colt&#233; sur place a &#233;t&#233; utilis&#233; pour isoler les murs d'une cabane construite &#224; partir de mat&#233;riaux de r&#233;cup&#233;ration ; des perches de ch&#226;taignier &#8211; bois r&#233;put&#233; imputrescible &#8211; provenant de taillis proches ont servi de base &#224; l'&#233;difice. Comme ailleurs sur la ZAD domine la volont&#233; de s'approprier des techniques et des savoirs qui r&#233;pondent &#224; des besoins &#233;l&#233;mentaires, dans une perspective qu'on peut qualifier de paysanne. La recherche de l'autonomie passe aussi par la production d'&#233;lectricit&#233;, et prochainement une &#233;olienne sera implant&#233;e aux &#171; Cent-Noms &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des collectifs occupent des petites parcelles (moins d'un hectare), &#224; l'exception de Saint-Jean-du-Tertre, o&#249; une cabane a &#233;t&#233; construite sur les ruines d'une ferme d&#233;truite en janvier 2013. Les terres qui l'entourent, promises par Vinci pour compenser des dommages subis lors de fouilles arch&#233;ologiques &#224; un gros exploitant (pourtant d&#233;j&#224; indemnis&#233;), sont occup&#233;es par le groupe rennais de la &lt;a href=&#034;https://maisondelagreve.boum.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Maison de la Gr&#232;ve&lt;/a&gt;. Au terme d'un savant m&#233;lange de discussions et de rapport de force, les 4 ha ont &#233;t&#233; mis en culture au printemps, avec l'aide de paysans du Copain. En septembre, 3,5 ha de sarrasin ont &#233;t&#233; r&#233;colt&#233;s, qui sont destin&#233;s &#224; produire de la semence (engrais verts) et de la farine pour les galettes &#233;chang&#233;es au carrefour de la Saulce. En octobre, 6 ha ont &#233;t&#233; sem&#233;s de bl&#233; panifiable (transformable en bon pain), dont 2,5 ha en association avec un paysan de la ZAD. Entrer dans son syst&#232;me de rotation de cultures, c'est allier &#233;change de bons proc&#233;d&#233;s et refus de se consacrer &#224; plein temps au m&#233;tier de paysan. Le bl&#233; produira de la farine pour le pain de la Maison de la Gr&#232;ve, &#224; Rennes, et pour celui de la ZAD. L'id&#233;e n'est pas simplement de d&#233;fendre l'usage agricole des terres, mais bien de penser collectivement comment produire ce dont on a besoin pour vivre. &#192; Saint-Jean-du-Tertre encore, des ruches ont &#233;t&#233; install&#233;es et le verger d&#233;broussaill&#233;. Enfin, une parcelle a &#233;t&#233; plant&#233;e de vigne. Des c&#233;pages r&#233;sistants (Noah, Othello, Oberlin) ont &#233;t&#233; s&#233;lectionn&#233;s avec l'id&#233;e d'en tirer d'ici quelques ann&#233;es des cuv&#233;es au go&#251;t de victoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bellevue et le Copain 44.&lt;/strong&gt; La ferme de Bellevue a &#233;t&#233; sauv&#233;e d'une destruction imminente le 27 janvier 2013. Les Copains l'ont occup&#233;e et prot&#233;g&#233;e en l'entourant de leurs tracteurs. Leur but : que les terres restent agricoles et nourrici&#232;res. &#171; &lt;i&gt; Pr&#233;server la ferme de Bellevue, c'est maintenir les terres en &#233;tat de produire, celles de Bellevue mais aussi celles de tous les paysans en activit&#233; sur la ZAD.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Copain 44, &#171; Point info du 14 f&#233;vrier 2013 sur l'action des paysans &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt; &#187; D'o&#249; la volont&#233; d'y r&#233;installer de jeunes paysans, mais encore d'accompagner les projets agricoles et vivriers des habitants de la ZAD. Pour les Copains, l'occupation des b&#226;timents, tout comme la mise en culture de la centaine d'hectares alentour, constitue &#224; la fois un moyen de s'opposer aux app&#233;tits des cumulards et l'occasion d'amorcer une gestion collective des terres expropri&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ferme de Bellevue n'est pas seulement la vitrine politique des Copains. Sans leur aide mat&#233;rielle les r&#233;alisations agricoles sur la ZAD n'auraient pas pris une telle ampleur. Les Copains n'h&#233;sitent pas &#224; pr&#234;ter leurs tracteurs, ni &#224; passer du temps pour en apprendre la conduite. On assiste &#224; des rencontres qui ailleurs auraient pu para&#238;tre improbables : un groupe vegan m&#232;ne sur 3 ha des cultures de l&#233;gumineuses associ&#233;es &#224; des c&#233;r&#233;ales (pois, f&#232;ves, lupin, avoine, orge) avec l'aide d'&#233;leveurs du Copain qui, eux-m&#234;mes, s'interrogent sur la place excessive prise par la viande dans l'alimentation. Au sein du mouvement d'occupation, beaucoup estiment que l'&#233;levage prend trop d'importance sur la ZAD et que trop de surfaces lui sont d&#233;volues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, &#224; Bellevue, on engraisse des cochons et on &#233;l&#232;ve des poules et des moutons. L'&#233;levage, c'est aussi l'affaire du &#171; groupe vaches &#187; qui s'occupe d'un petit troupeau de quatre laiti&#232;res, pr&#234;t&#233;es par des paysans du Copain. Un local a &#233;t&#233; am&#233;nag&#233; et six personnes se sont initi&#233;es &#224; la fabrication de fromages. Leur objectif est de comprendre et de contr&#244;ler l'ensemble du processus, depuis l'alimentation du b&#233;tail (foin, betteraves fourrag&#232;res) et la connaissance des herbages, jusqu'&#224; la traite et la transformation du lait. Une attention constante est accord&#233;e au bien-&#234;tre des animaux, qu'il s'agisse de respecter leur rythme ou de veiller &#224; leur sant&#233;, notamment en essayant d'autres traitements que les antibiotiques (tout en admettant &#234;tre parfois contraint d'y recourir). Cette approche empirique s'est accompagn&#233;e d'&#233;changes permanents avec des paysans. L'activit&#233; men&#233;e &#224; plusieurs impose coordination et rigueur dans les horaires et les protocoles de fabrication. Au vu des premi&#232;res r&#233;alisations, plut&#244;t satisfaisantes, le groupe envisage de doubler le troupeau avec quatre bretonnes pie noir, une race locale. Ici encore, la r&#233;sistance s'organise en se r&#233;appropriant et en mettant en pratique de multiples savoirs. Comme le r&#233;sume l'un d'eux : &#171; &lt;i&gt;Si les flics arrivent, je continue &#224; traire les vaches.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ferme produit &#233;galement des l&#233;gumes, du jus de pomme, du cidre et du pain cuit dans un four en pierre restaur&#233;. Les haies bocag&#232;res sont entretenues et fournissent le bois de chauffe. Car ici encore, l'agriculture vivri&#232;re est au c&#339;ur d'une activit&#233; paysanne qui, sans se soucier de l'estampille officielle AB, cherche &#224; satisfaire la plus grande partie des besoins en essayant de sortir du circuit de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de s'enraciner s'inscrit dans la continuit&#233; des luttes locales&lt;a href=&#034;#nb6-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'histoire de ces luttes paysannes reste &#224; &#233;crire. Le terrain a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;, du ravitaillement de la Commune de Nantes en 1968 jusqu'aux combats des ann&#233;es 1970-1980 qui revendiquaient &#171; &lt;i&gt;la terre &#224; ceux qui la travaillent&lt;/i&gt; &#187; (&#224; Cheix-en-Retz, la Vigne-Marou, M&#233;sanger ou la Ferri&#232;re). La Loire-Atlantique a constitu&#233; un des principaux foyers du mouvement des &#171; paysans-travailleurs &#187;, dont est issue la Conf', et Bellevue re&#231;oit r&#233;guli&#232;rement la visite de syndicalistes paysans plus anciens, qui assurent la transmission de cette m&#233;moire. En tout cas, nous avons pu constater, autour de la ferme, que l'alliance entre paysans du Copain et occupants suscite un v&#233;ritable enthousiasme : un rapport fait de fraternit&#233; de lutte, d'entraide, d'attention r&#233;ciproque et, avec le temps, d'amiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'assembl&#233;e &#171; S&#232;me ta ZAD &#187; est reconnue par les agriculteurs de l'Adeca, ce qui n'&#233;tait pas acquis d'embl&#233;e. L'objectif, c'est d&#233;sormais d'augmenter la surface des cultures collectives et d'obtenir des rendements plus importants&lt;a href=&#034;#nb6-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. l'appel &#171; Res&#232;me ta ZAD : invitation pour envisager les cultures de 2014 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;, avec le but de casser la routine propre au travail agricole et de pouvoir ravitailler d'autres luttes. Si &#233;tendre les cultures implique de recourir aux tracteurs, certains veulent aussi utiliser la traction animale et se d&#233;faire de la d&#233;pendance aux machines et aux &#233;nergies fossiles. Sur la ZAD, une partie des cultures a &#233;t&#233; men&#233;e de fa&#231;on mixte : apr&#232;s un premier travail du sol au tracteur, l'entretien (binage, buttage) a pu s'effectuer gr&#226;ce au cheval. C'est le cas aux Rosiers o&#249; la plantation et la r&#233;colte d'un hectare de pommes de terre a mobilis&#233; des chantiers collectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres projets sont en gestation. Par exemple, avec l'aide du Crapal (Conservatoire des races animales en Pays de Loire), les prairies de la ZAD devraient prochainement accueillir des ch&#232;vres, des foss&#233;s et des moutons des Landes de Bretagne. Il s'agit ainsi de contribuer &#224; la sauvegarde d'esp&#232;ces locales.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_915 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;29&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p08-09_raves-seme_ta_zad_nddl-val-k-e0980.jpg?1782969944' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Val K/Bon Pied Bon &#338;il.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ce tableau des activit&#233;s agricoles, esquiss&#233; au hasard de quelques rencontres, est forc&#233;ment incomplet. Il pourra para&#238;tre optimiste. Il faut garder &#224; l'esprit que l'occupation et les d&#233;bats qu'elle suscite sont souvent &#226;pres, parfois tendus. Surtout, si les occupations de terres paraissent essentielles, elles ne doivent pas masquer d'autres aspects de la r&#233;sistance, o&#249; se d&#233;ploie la vie collective : bouffes, ateliers, organisation de concerts ou animation de &lt;a href=&#034;http://deathstar.puscii.nl:8000/klaxon.ogg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Klaxon&lt;/a&gt;, qui pirate la fr&#233;quence de Vinci. La d&#233;fense du bocage se fait, entre autres, en emp&#234;chant le &#171; d&#233;placement &#187; &#8211; pour ne pas dire l'&#171; &#233;limination &#187; &#8211; des &lt;a href=&#034;http://naturalistesenlutte.overblog.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;esp&#232;ces prot&#233;g&#233;es&lt;/a&gt;, et en sabotant la construction du barreau routier. L'Acipa&lt;a href=&#034;#nb6-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Association citoyenne intercommunale des populations concern&#233;es par le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt; non plus ne l&#226;che pas le morceau : 400 membres &#233;taient pr&#233;sents &#224; son AG du 8 novembre &#224; Notre-Dame. Un an apr&#232;s l'op&#233;ration &#171; C&#233;sar &#187;, personne n'a oubli&#233; la violence des affrontements de novembre-d&#233;cembre 2012. Chacun sait que la partie est loin d'&#234;tre gagn&#233;e et le retour des pandores est attendu de pied ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photos de &lt;a href=&#034;http://val-k-photos.tumblr.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Val K&lt;/a&gt;pour le &lt;a href=&#034;http://bonpiedbonoeil.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Collectif Bon Pied Bon &#338;il&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Association de d&#233;fense des exploitants concern&#233;s par l'a&#233;roport (i.e. des agriculteurs en titre de la ZAD), cr&#233;&#233;e en d&#233;cembre 1972.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Outre la Conf', le Copain 44 (Collectif des organisations professionnelles agricoles indign&#233;es par le projet d'a&#233;roport, cr&#233;&#233; en juillet 2011) regroupe cinq autres structures : le Civam 44 (Centre d'initiative pour valoriser l'agriculture et le milieu rural), le GAB 44 (Groupement des agriculteurs biologiques), Accueil paysan, Terroirs 44 et Manger bio 44.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La ZAD comprend environ 1 000 ha de surface agricole utile. La quasi-totalit&#233; de ces terres est actuellement cultiv&#233;e. Il reste encore quatre fermes en activit&#233; sur la ZAD. Ces quatre fermes sont, de fa&#231;on provisoire et hypoth&#233;tique, &#171; prot&#233;g&#233;es &#187; par l'accord politique de mai 2012 qui a fait suite &#224; la gr&#232;ve de la faim de deux agriculteurs (il a &#233;t&#233; promis, aux propri&#233;taires en titre, qu'aucune expulsion n'interviendrait avant l'&#233;puisement des diff&#233;rents recours juridiques). Une autre partie de ces terres est cultiv&#233;e par des agriculteurs dont les fermes sont situ&#233;es en dehors de la ZAD. Certains d'entre eux ont &#233;t&#233; expropri&#233;s mais continuent toutefois de cultiver les terres. Enfin, une derni&#232;re partie est cultiv&#233;e par les diff&#233;rents collectifs d'occupants, principalement ceux qui participent &#224; l'assembl&#233;e &#171; S&#232;me ta ZAD &#187;, et &#233;galement par le Copain 44 autour de la ferme de Bellevue.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;On peut lire un r&#233;cit de cette journ&#233;e sur le blog de &lt;a href=&#034;http://parolesdecampagne.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sylvie et Marcel&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Sur le &#171; retour &#224; l'herbe &#187; et les d&#233;g&#226;ts du &#171; mod&#232;le agricole breton &#187;, ultra-productiviste, on peut lire Andr&#233; Pochon, &lt;i&gt;Les Sillons de la col&#232;re&lt;/i&gt;, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Prise de parole du 4 ao&#251;t 2013, au nom de l'Adeca, &#224; l'occasion du forum/d&#233;bat &#171; Quelle agriculture paysanne face &#224; l'accaparement des terres sur la ZAD de NDDL et ailleurs ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; lire sur le site &lt;a href=&#034;http://zad.nadir.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;zad.nadir.org&lt;/a&gt;. Voir aussi &#171; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Semer-et-s-enraciner&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Semer et s'enraciner&lt;/a&gt; &#187;, in &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, n&#176; 111, mai 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour des photos, on peut aller voir &#171; &lt;a href=&#034;http://zad.nadir.org/spip.php?article2005&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Diapotagerama de l'&#233;t&#233;&lt;/a&gt; &#187; de &#171; S&#232;me ta ZAD &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Copain 44, &#171; Point info du 14 f&#233;vrier 2013 sur l'action des paysans &#224; la ferme de Bellevue &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'histoire de ces luttes paysannes reste &#224; &#233;crire. Le terrain a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; d&#233;frich&#233; par Ren&#233; Bourrigaud et le Centre d'histoire du travail de Nantes. Sur l'affaire de Cheix-en-Retz, on peut visionner en ligne le documentaire de Fran&#231;ois Guillement et Pierre Boureau, &lt;a href=&#034;http://grand-angle.iguane.org/spip.php?article10&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Bois-aux-Moines&lt;/a&gt;, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. l'appel &#171; Res&#232;me ta ZAD : invitation pour envisager les cultures de 2014 &#187; sur le site : &lt;a href=&#034;http://zad.nadir.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;zad.nadir.org&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Association citoyenne intercommunale des populations concern&#233;es par le projet d'a&#233;roport, cr&#233;&#233;e en d&#233;cembre 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rap against the machine</title>
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		<dc:date>2012-11-08T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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&lt;p&gt;Entre flicage permanent et &#233;ruptions intermittentes de fi&#232;vre m&#233;diatique, la banlieue cherche des failles pour dealer ses col&#232;res en contrebande. Et si cr&#233;er c'est r&#233;sister, l'adage gagne en force quand on ma&#238;trise la cha&#238;ne menant de la fabrication &#224; la diffusion de son art dissident. Un badaud : &#171; Et vous, vous faites quoi ? &#187; &#171; Nous, on fait du rap militant et libertaire. &#187; &#171; Ah bon ? &#199;a existe &#231;a ? &#187;, fait le type, dubitatif. Skalpel sourit. Derri&#232;re lui, une affiche en noir et blanc (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no103-septembre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;103 (septembre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/bon" rel="tag"&gt;bon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rap" rel="tag"&gt;rap&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rap-militant" rel="tag"&gt;rap militant&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/libertaire-13635" rel="tag"&gt;libertaire.&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre flicage permanent et &#233;ruptions intermittentes de fi&#232;vre m&#233;diatique, la banlieue cherche des failles pour dealer ses col&#232;res en contrebande. Et si cr&#233;er c'est r&#233;sister, l'adage gagne en force quand on ma&#238;trise la cha&#238;ne menant de la fabrication &#224; la diffusion de son art dissident.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_462 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH292/103cattelain-75541.jpg?1782665475' width='400' height='292' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;my Cattelain
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un badaud : &lt;i&gt;&#171; Et vous, vous faites quoi ? &#187; &#171; Nous, on fait du rap militant et libertaire. &#187; &#171; Ah bon ? &#199;a existe &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt;, fait le type, dubitatif. Skalpel sourit. Derri&#232;re lui, une affiche en noir et blanc annonce la couleur : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes en guerre pas pour la paix mais la victoire ! &#187;&lt;/i&gt; Au-dessus, le nom de sa nouvelle formation musicale : Premi&#232;re ligne&lt;a href=&#034;#nb7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La prochaine galette, &#233;ponyme, est attendue pour d&#233;cembre.&#034; id=&#034;nh7-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une s&#233;mantique proche du jargon insurrectionnel et de la guerre civile qui, selon certains, se tisse et se trame dans les banlieues. On s'en doutait, Premi&#232;re ligne est un trio qui donne dans le rap hardcore. Aux manettes, on trouve DJ Akye, tandis qu'ils sont deux &#224; se partager le micro : E.One (ancien du groupe Eskicit) et Skalpel (ancien de la K-Bine). &lt;i&gt;&#171; On fait un rap fran&#231;ais engag&#233;, histoire de montrer que le cr&#233;neau n'est pas seulement occup&#233; par le rock ou le punk. On revendique une musique ind&#233;pendante et alternative, dans laquelle on essaie de mixer nos aspirations libertaires aux revendications des banlieues &#187;&lt;/i&gt;, explique Skalpel. Les textes plongent donc leurs racines dans le b&#233;ton de ces grands ensembles urbains qui bouchent l'horizon outre p&#233;riph'. Sauf que l&#224; o&#249; certains se bornent &#224; des descriptions sans fin d'un quotidien mis&#233;rable (ch&#244;mage, racisme, harc&#232;lement policier), le trio est d&#233;j&#224; pass&#233; &#224; l'&#233;tape suivante : la contre-offensive sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour fournir l'artillerie lourde, les lascars ont mis en place une structure, &lt;a href=&#034;http://www.bboykonsian.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;BBoyKonsian&lt;/a&gt;, un m&#233;dia alternatif prot&#233;iforme. Skalpel : &lt;i&gt;&#171; Sur internet, la plateforme BBoyKonsian est l&#224; pour essayer de f&#233;d&#233;rer la sc&#232;ne rap militante et alternative. &#187;&lt;/i&gt; P&#234;le-m&#234;le, on y trouve des news, des sons, des forums mais aussi des textes critiques et des brochures &#224; t&#233;l&#233;charger. Parall&#232;lement, le site prend en charge une partie de la distribution musicale avec son espace r&#233;serv&#233; &#224; la vente en ligne. L'id&#233;e &#233;tant de ma&#238;triser les processus de cr&#233;ation, production et diffusion en faisant la nique aux circuits commerciaux traditionnels. Enfin, depuis peu, BBoyKonsian s'est lanc&#233; dans l'&#233;dition. Trois livres sont d&#233;j&#224; publi&#233;s dans la collection &lt;a href=&#034;http://www.bboykonsian.com/betonarmee&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#171; B&#233;ton Arm&#233;E &#187;&lt;/a&gt;, des bouquins secs et nerveux, entre fiction et chronique sociale, avec toujours la banlieue en toile de fond&lt;a href=&#034;#nb7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;2030 : Nouvelles d'un monde qui tombe (Collectif), Le Th&#233;or&#232;me de la Hoggra (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Des livres pas chers, &lt;i&gt;&#171; car le public qu'on vise n'a pas forc&#233;ment la thune &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre soir&#233;es de soutien aux fr&#232;res Kamara de Villiers-le-Bel, concerts pour les sans-paps et une f&#234;te de la musique &#233;dition 2012 c&#233;l&#233;br&#233;e&#8230; &#224; 500 m&#232;tres de la prison de la Sant&#233;, les animateurs de BBoyKonsian ont &#224; c&#339;ur de garder un maximum de lucidit&#233; sur les id&#233;es qu'ils portent et les personnes &#224; qui ils s'adressent. &lt;i&gt;&#171; La d&#233;politisation dans les quartiers, tu la ressens &#233;videmment. Lorsqu'on tient des tables de presse, on vend des keffiehs parce que les jeunes qui nous &#233;coutent s'identifieront plus facilement &#224; la cause palestinienne qu'&#224; la r&#233;volution espagnole de 36 &#187;&lt;/i&gt;, analyse Skalpel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fils d'immigr&#233;s uruguayens anciens Tupamaros, notre rappeur n'est pas dupe des soubassements racistes sur lesquels se basent les r&#233;cents soubresauts la&#239;cards : &lt;i&gt;&#171; Regarde ces activistes pr&#234;ts &#224; faire 5 000 km pour aller soutenir les Indiens du Chiapas &#8211; qui ont leur propre spiritualit&#233; chamanique &#8211; et qui font la grimace lorsqu'il s'agit de donner un coup de main aux musulmans des banlieues parisiennes. On peut avoir une critique politique de la religion, mais &#231;a ne nous emp&#234;che pas de lutter au c&#244;t&#233; de gens qui ont une certaine spiritualit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb7-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La prochaine galette, &#233;ponyme, est attendue pour d&#233;cembre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;2030 : Nouvelles d'un monde qui tombe (Collectif), Le Th&#233;or&#232;me de la Hoggra (M. Rigouste) et Fables de la m&#233;lancolie (Skalpel).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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