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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>CFDT : vingt ans de trahisons</title>
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&lt;p&gt;En signant la r&#233;forme Fillon des retraites, la CFDT a su au moins faire preuve de coh&#233;rence : depuis vingt ans, ses dirigeants successifs se placent syst&#233;matiquement du bon c&#244;t&#233; du manche. Celui du Medef, des gros sous et des bas salaires. On n'en attendait pas moins du patron de la CFDT : le 15 mai, deux jours apr&#232;s que deux millions de gr&#233;vistes eurent montr&#233; ce qu'ils pensaient de la r&#233;forme des retraites, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que acceptait, sans m&#234;me consulter le bureau national, un accord (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En signant la r&#233;forme Fillon des retraites, la CFDT a su au moins faire preuve de coh&#233;rence : depuis vingt ans, ses dirigeants successifs se placent syst&#233;matiquement du bon c&#244;t&#233; du manche. Celui du Medef, des gros sous et des bas salaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On n'en attendait pas moins du patron de la CFDT : le 15 mai, deux jours apr&#232;s que deux millions de gr&#233;vistes eurent montr&#233; ce qu'ils pensaient de la r&#233;forme des retraites, Fran&#231;ois Ch&#233;r&#232;que acceptait, sans m&#234;me consulter le bureau national, un accord tellement minable que m&#234;me la pieuse CFTC l'a refoul&#233; du pied. Chacun aura tenu son r&#244;le : le ministre Fillon, en saluant le &#171; courage &#187; de Ch&#233;r&#232;que, et les protestataires, en protestant une fois de plus. Il est vrai que, cette fois, les r&#233;calcitrants traditionnels (Auvergne, f&#233;d&#233;ration des transports et de l'&#233;quipement) ont &#233;t&#233; rejoints par des structures habituellement plus dociles, comme les unions de Caen, Tarbes, Lyon, Marseille ou Limoges, dont les troupes ont d&#233;fil&#233; sous une banderole o&#249; le sigle CFDT avait &#233;t&#233; rageusement barr&#233;. On pr&#233;sumait qu'&#224; force d'avaler des couleuvres, les militants auraient le ventre trop lourd pour manifester. On a toujours des surprises. Mais la tra&#238;trise de Ch&#233;r&#232;que, elle, n'aura &#233;tonn&#233; que les na&#239;fs ou les amn&#233;siques. Car s'il est bien une chose qu'il faut mettre au cr&#233;dit du leader de la CFDT, c'est d'&#234;tre, lui, &#171; dans la ligne &#187; de son organisation. Une ligne qui consiste &#224; liquider les acquis au nom de la &#171; solidarit&#233; &#187;, de l'emploi et de la &#171; lutte contre l'exclusion &#187;. Quand les fonctionnaires revendiquent, on les traite de nantis en leur opposant ceux du priv&#233; ; quand ceux du priv&#233; manifestent, on leur fait honte avec ceux qui sont en contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e ; quand ces derniers se r&#233;voltent, on leur montre les jeunes en contrat pr&#233;caire, qui n'ont eux-m&#234;mes rien &#224; dire puisqu'il y a les ch&#244;meurs. Qui n'ont qu'&#224; regarder en direction des affam&#233;s du tiers-monde&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour m&#233;moire, citons Edmond Maire acceptant le plan de rigueur de 1982 depuis les marches de Matignon, quand la CGT, &#224; peine plus glorieuse, se contentait de maugr&#233;er dans son coin. La m&#234;me ann&#233;e, la CFDT ent&#233;rinait les lois Auroux permettant &#224; des syndicats minoritaires de signer - et d'imposer - des accords d&#233;rogatoires au code du travail et aux conventions collectives. Apr&#232;s le d&#233;part d'Edmond Maire, il reviendra au path&#233;tique Kaspar puis &#224; la m&#233;tallique Notat d'approuver les coups de massue ass&#233;n&#233;s alternativement par la droite et par la gauche. En vrac : les Contrats emploi-solidarit&#233;, le salariat &#224; temps partiel, l'explosion de l'int&#233;rim, l'annualisation du temps de travail, la lev&#233;e de l'interdiction du travail de nuit pour les femmes dans l'industrie&#8230; Autant d'&#171; avanc&#233;es &#187; qui finiront par ranger le contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e au mus&#233;e des antiquit&#233;s (le Smic devenant un id&#233;al de fin de carri&#232;re pour des millions d'hommes et surtout de femmes) et les horaires normaux parmi les produits de luxe. Un laminage tranquillement assum&#233; par Notat, qui d&#233;clare en 1997 : &#171; Un syndicaliste est &#224; c&#244;t&#233; de ses pompes quand il combat les horaires variables &#187;. Mais il est bien dans ses bottes quand il encaisse le gros lot.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_766 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L273xH349/cfdt-dcb67.gif?1768651755' width='273' height='349' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Jiho
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Avec la d&#233;gressivit&#233; des allocations ch&#244;mage, la CFDT obtient ainsi l'appui du patronat pour &#233;jecter FO de la t&#234;te de l'Unedic, avant de lui ravir celle de la CNAM - et s'assurer une rente juteuse, sur le dos des ch&#244;meurs. Bien s&#251;r, les militants de base n'appr&#233;cient pas toujours de servir de suppl&#233;tifs au Medef. D'o&#249; la cr&#233;ation de SUD, qui &#233;chouera cependant &#224; faire pi&#232;ce &#224; la domination c&#233;d&#233;tiste. Le r&#233;flexe de loyaut&#233; (ou de confort) l'emporte sur les vell&#233;it&#233;s de dissidence. En 1995, chose rarissime, le congr&#232;s de Montpellier refuse le quitus financier &#224; la direction &#171; putschiste &#187; Notat-Trorglic-Spaeth. Dans la foul&#233;e, les d&#233;l&#233;gu&#233;s enhardis votent une motion imposant &#224; la future direction de promouvoir la semaine de 32 heures. Mais, quelques heures apr&#232;s, la direction notatiste est reconduite en bloc. Certains s'interrogeront sur une myst&#233;rieuse panne d'ordinateur au d&#233;but du scrutin, qui a contraint les d&#233;l&#233;gu&#233;s &#224; voter &#224; main lev&#233;e, ainsi que du chiffre exceptionnellement faible des abstentions. Mais l&#224; encore, la couleuvre sera finalement dig&#233;r&#233;e. On conna&#238;t la suite : l'acceptation par Notat du plan Jupp&#233;, qui lui vaut l'ex&#233;cration des ouvriers, mais une popularit&#233; record chez les commer&#231;ants, les agriculteurs, les cadres et les patrons. Depuis, la dame d'acier s'est reconvertie &#224; la t&#234;te d'une grotesque mais r&#233;mun&#233;ratrice agence de notation &#171; &#233;thique &#187; des entreprises, Vigeo. Laquelle compte pour sponsor, entre autres, le groupe h&#244;telier Accor, bien connu pour sa fa&#231;on &#171; &#233;thique &#187; de traiter, maltraiter et sous-traiter les femmes de m&#233;nage. Parmi ses charg&#233;s de mission, on trouve aussi un certain Jean Gandois, ex-patron des patrons. Edmond Maire le disait d&#233;j&#224; en 1971 : &#171; C'est une paresse d'esprit dangereuse qui pousse certains &#224; consid&#233;rer que rien n'est possible sans un changement des lois, de pouvoir politique et de syst&#232;me social &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A cet &#233;gard, Ch&#233;r&#232;que est tout sauf un paresseux. Nul doute que convenablement encadr&#233;, le bonhomme n'&#233;tant pas encombr&#233; par une intelligence trop vive, ce fils &#224; son p&#232;re (Ch&#233;r&#232;que senior fut un haut responsable de la CFDT, et contribua &#224; la liquidation de l'industrie lorraine au d&#233;but des ann&#233;es 1980) ferait, un jour ou l'autre, un excellent ministre des Affaires sociales. Mais pas des Transports. Ce poste strat&#233;gique requiert un titulaire un peu plus pr&#233;sentable. Un dirigeant de la CGT, par exemple. Ce syndicat aujourd'hui tr&#232;s en vogue au PS &#171; joue gros &#187; dans l'affaire des retraites (dixit Thibault), &#233;cartel&#233; entre son d&#233;sir ardent de concurrencer la CFDT dans le &#171; syndicalisme de proposition &#187; (et de trahison), et l'instinct de survie qui lui commande de ne pas dilapider le peu de confiance qu'il d&#233;tient encore parmi les travailleurs et les pauvres. Une CFDT de gauche, en quelque sorte&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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