<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=17330&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Confessions d'un gal&#233;rien de la finance</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Confessions-d-un-galerien-de-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Confessions-d-un-galerien-de-la</guid>
		<dc:date>2009-02-13T10:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Lindingre</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on</dc:subject>
		<dc:subject>qu'ils</dc:subject>
		<dc:subject>puis</dc:subject>
		<dc:subject>Tours</dc:subject>
		<dc:subject>qu'ils appellent</dc:subject>
		<dc:subject>TOURS MIROIRS</dc:subject>
		<dc:subject>MIROIRS</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Derri&#232;re les sourires de fa&#231;ade, les rodomontades et la mutation de l'&#233;conomie de march&#233; vers une planification d'&#201;tat &#224; faire r&#234;ver feu les Sovi&#233;tiques, la haute finance semble prise d'un complexe d'assi&#233;g&#233;e. Au front, les salari&#233;s voient bien ce qui se trame dans leurs bo&#238;tes. Mais chut ! Sinon&#8230; TOURS MIROIRS, b&#233;tons, costards, cam&#233;ras. Rencontre entre CQFD et un trader. 13 heures, au coeur du quartier d'affaires de La D&#233;fense, c'est le moment de la ru&#233;e pour se sustenter, vite, en une (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-62-decembre-2008" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 62 (d&#233;cembre 2008)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lindingre" rel="tag"&gt;Lindingre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-ils" rel="tag"&gt;qu'ils&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/puis" rel="tag"&gt;puis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Tours" rel="tag"&gt;Tours&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-ils-appellent" rel="tag"&gt;qu'ils appellent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/TOURS-MIROIRS" rel="tag"&gt;TOURS MIROIRS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/MIROIRS" rel="tag"&gt;MIROIRS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Derri&#232;re les sourires de fa&#231;ade, les rodomontades et la mutation de l'&#233;conomie de march&#233; vers une planification d'&#201;tat &#224; faire r&#234;ver feu les Sovi&#233;tiques, la haute finance semble prise d'un complexe d'assi&#233;g&#233;e. Au front, les salari&#233;s voient bien ce qui se trame dans leurs bo&#238;tes. Mais chut ! Sinon&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;TOURS MIROIRS, b&#233;tons, costards, cam&#233;ras. Rencontre entre &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; et un trader. 13 heures, au coeur du quartier d'affaires de La D&#233;fense, c'est le moment de la ru&#233;e pour se sustenter, vite, en une heure chrono. &lt;i&gt;&#171; Ici,&#231;a ira ! &#187;&lt;/i&gt; dit Beno&#238;t, employ&#233; dans une entreprise internationale de haute finance, en indiquant un des rares bars dans ce d&#233;sert. &lt;i&gt;&#171; Que les choses soient claires. Je veux que vous garantissiez totalement mon anonymat, que vous ne parliez pas de la bo&#238;te dans laquelle je travaille. &#187;&lt;/i&gt; Pas de probl&#232;me. Il reprend : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, la direction consacre toute son activit&#233; &#224; la propagande, ce qu'ils appellent communication. Le moindre propos n&#233;gatif entra&#238;ne des menaces contre celui qui le prononce.
Ce qu'ils craignent par-dessus tout, c'est qu'on donne une mauvaise image de la bo&#238;te. Jusqu'&#224; ce que cette crise soit devenue &#8220;officielle&#8221;, on peut dire qu'ils s'en foutaient plus ou moins. C'&#233;taient les rois du monde. &#187;&lt;/i&gt; Un&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_296 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L292xH450/lindingre62-efc9a.jpg?1768651512' width='292' height='450' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Lindingre
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;regard circulaire dans le bar, puis : &lt;i&gt;&#171; En fait, ils ne savent pas eux-m&#234;mes ce qui va se passer, tout en voulant &#233;videmment que rien ne change. Ils ne veulent toucher &#224; rien. Ni aux r&#233;mun&#233;rations des dirigeants parce que, pour les actionnaires, leurs niveaux d&#233;lirants leur laissent croire que leurs actions sont en de bonnes mains. Ni aux stock-options. Pas de r&#233;gulations et pas touche aux paradis fiscaux. Tout se passe au jour le jour. Ce qu'ils appellent communication consiste &#224; masquer une r&#233;alit&#233; qui &#233;merge malgr&#233; eux et &#224; faire semblant de prendre en compte des exigences de transparence et d'&#233;thique. &#187; &#171; Et &#231;a marche ? &#187;&lt;/i&gt; demande &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Ils veulent fa&#231;onner l'opinion. Il faut qu'on soit motiv&#233;, souriant, optimiste. Mais ils sous-estiment la capacit&#233; des gens &#224; se faire une opinion &#187;&lt;/i&gt;, continue Beno&#238;t. &lt;i&gt;&#171; Depuis septembre, au nom de grands mots comme l'&#233;thique ou la transparence, tout &#231;a englob&#233; dans &#8220;un code de conduite&#8221;, les mesures de surveillance du personnel se sont renforc&#233;es : installations de nouvelles cam&#233;ras dans les couloirs, lectures des e-mails, &#233;coutes t&#233;l&#233;phoniques, coupures intempestives de communications. Il y a des entreprises sous-traitantes qui sont pay&#233;es pour &#231;a. La justification de tout cela est qu'il faut rassurer les investisseurs et les clients. Dans cette ambiance, une vraie parano se d&#233;veloppe entre les salari&#233;s : on surveille ce qu'on dit,on se m&#233;fie.Entre personnes qui se connaissent bien, on arrive parfois &#224; se l&#226;cher &#224; propos de la crise,on parle du harc&#232;lement qu'on subit.
Mais grosso modo il y a une ambiance de peur. C'est comme si on vivait dans une dictature. Je sais que c'est d&#233;j&#224; ce qui se passe souvent dans de nombreux secteurs et notamment dans la grande distribution. Mais ici, c'est assez nouveau, c'est all&#233; tr&#232;s vite,et d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre tout le monde est f&#233;brile. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Question : &lt;i&gt;&#171; Les gens se laissent faire ? &#187; &#171; Ils r&#233;duisent les budgets partout. Les bonus sont de plus en plus r&#233;duits. On a tous peur pour notre place. Et puis les syndicats ne sont pas tr&#232;s actifs. De toute fa&#231;on leur pr&#233;sence dans le comit&#233; d'entreprise est seulement consultative. C'est une com&#233;die. M&#234;me s'ils le voulaient, il n'y a l&#224; aucun moyen de s'opposer. Et puis de toute fa&#231;on, tout est fait dans les r&#232;gles. &#187;&lt;/i&gt; Coup de frein &#224; la lisi&#232;re d'une indiscr&#233;tion confondante. &lt;i&gt;&#171; Je ne vous en dis pas plus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au pied du gratte-ciel, si&#232;ge social d'une banque internationale, deux jeunes &#224; peine pub&#232;res et en costards, visages encore fleuris d'une fin d'acn&#233;, demandent une cigarette. Distribution, puis &lt;i&gt;&#171; En g&#233;n&#233;ral, ils n'ont pas votre look ceux qui tapent des clopes dans la rue ! &#187;&lt;/i&gt; Signes des temps ? &lt;i&gt;&#171; Moi, je n'ai pas de chance. J'ai mon dipl&#244;me d'&#233;cole de commerce depuis juste un an ! Je vais devoir penser &#224; faire autre chose &#187;&lt;/i&gt;, dit l'un. &lt;i&gt;&#171; La mode en ce moment, en plus du fait que les bo&#238;tes n'embauchent plus et que les bonus se cassent la gueule, c'est le 360. C'est une esp&#232;ce de jeu genre &#8220;maillon faible&#8221; ou &#8220;chaises musicales&#8221; : autour d'une table se rassemblent les chefs, les cadres et les coll&#232;gues, et on passe &#224; la moulinette. Au moindre signe d'h&#233;sitation, on est dehors &#187;&lt;/i&gt;, continue l'autre. Le plus vieux, &#226;g&#233; d'environ 23 ans, reprend : &lt;i&gt;&#171; C'est fini l'&#233;poque o&#249;, comme lorsque j'&#233;tais &#224; Londres, on pouvait se prendre deux heures pour aller se d&#233;fouler en bo&#238;te pendant que le taxi nous attendait dehors en laissant tourner le compteur. C'est la jungle, les petits vont souffrir, les gros vont continuer, et les nouveaux riches, comme les Russes, ne pourront plus se payer deux mois de vacances &#224; Courchevel. Juste un mois ! &#187;&lt;/i&gt; Malheur ! L'erroriste leur offre un &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; le mensuel de l'erreur &#233;conomique &#187;&lt;/i&gt;, ils s'en emparent, tournent les talons, passent leurs badges devant le lecteur du building, et entrent dans un &#233;norme b&#226;timent appartenant &#224; une soci&#233;t&#233; aujourd'hui d&#233;chue, mis en vente et ne trouvant aucun acqu&#233;reur. En attendant les ruines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
