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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Mortier lourd</title>
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		<dc:creator>Pierre Etbunk</dc:creator>


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&lt;p&gt;APR&#200;S QUATRE ANN&#201;ES D'ABSENCE, revoil&#224; l'indispensable Tristan-Edern Vaquette ! Lui qui nous avait d&#233;j&#224; gratifi&#233;, entre autres, d'un bouquin, trois CD, un spectacle de reprises d'un si&#232;cle et demi de chansons hard-core, un DVD, que pouvait-il bien inventer de nouveau ? Entre nos mains impatientes, une pochette de CD&#8230; rouge. Et une fois lanc&#233;, l'album r&#233;v&#232;le deux titres &#233;lectro hip-hop m&#234;lant sitar &#233;lectrique et guitares satur&#233;es : une intro de deux minutes suivie d'un morceau de trente-cinq (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;APR&#200;S QUATRE ANN&#201;ES D'ABSENCE, revoil&#224; l'indispensable Tristan-Edern Vaquette ! Lui qui nous avait d&#233;j&#224; gratifi&#233;, entre autres, d'un bouquin, trois CD, un spectacle de reprises d'un si&#232;cle et demi de chansons hard-core, un DVD, que pouvait-il bien inventer de nouveau ? Entre nos mains impatientes, une pochette de CD&#8230; rouge. Et une fois lanc&#233;, l'album r&#233;v&#232;le deux titres &#233;lectro hip-hop m&#234;lant sitar &#233;lectrique et guitares satur&#233;es : une intro de deux minutes suivie d'un morceau de trente-cinq minutes. On comprend mieux le sous-titre de l'album, &#171; 1er massacre &#187;. Cet enthousiaste de Vaquette prend tellement de plaisir au carnage qu'il n'avait plus la place de faire rentrer une troisi&#232;me chanson sur le bout de plastique. Ce sera visiblement pour plus tard. Mais tendons l'oreille, car les m&#233;lodies du pape du hardly-listening demandent une certaine concentration. Ne vous imaginez pas les utiliser comme fond sonore d&#233;contractant. Malgr&#233; des influences revendiqu&#233;es punks, dr&#244;les et engag&#233;es, on a beau &#234;tre attentif, on ne retrouve pas les bonnes grosses provos du pass&#233;, les paroles &#224; se fendre la poire. D&#233;j&#224;, &#171; J'veux &#234;tre Grand et Beau &#187;, son pr&#233;c&#233;dent spectacle (Cf. &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Vagabond-grand-et-beau'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;32&lt;/a&gt;), ne d&#233;clenchait pas une heure d'irr&#233;sistibles fous rires mais des interludes drolatiques venaient tout de m&#234;me &#233;gayer et illustrer des propos plus que s&#233;rieux. Aujourd'hui,plus le moindre petit sourire &#224; l'&#233;coute de &#171; La conjuration de la peur &#187;. Faut dire que notre &#233;poque, et pas seulement sous la plume de Vaquette, pr&#234;te fort peu &#224; la rigolade. Et comme il d&#233;cide d'en &#234;tre le procureur, elle s'en prend plein la gueule. L'&#233;poque certes, mais aussi ses acteurs.Tous ceux qui ont port&#233; puis trahi les id&#233;es de 68, d&#233;vor&#233; les libert&#233;s individuelles,empil&#233; les lois s&#233;curitaires, en un mot d&#233;cid&#233; de faire de la peur une m&#233;thode de gouvernement. Mais aussi les autres, en gros nous tous, courbant l'&#233;chine en attendant des jours meilleurs. Au final, le punk rouge, il y participerait presque &#224; cette h&#233;g&#233;monie de la peur, en dressant un tableau aussi noir, &#224; la limite de la parano et en pronostiquant que les jours &#224; venir seront encore pires avec un &#201;tat et une pens&#233;e dominante toujours plus autoritaires et r&#233;pressifs. Les trente-cinq minutes s'ach&#232;vent cependant sur une note d'espoir sugg&#233;rant que toute p&#233;riode r&#233;actionnaire s'effondre face &#224; la r&#233;volte spontan&#233;e et inattendue qu'elle finit par engendrer. Comparant notre &#233;poque &#224; une cocotte-minute, il proph&#233;tise son explosion, sans &#234;tre capable de nous dire combien de temps et &#224; quel degr&#233; nous allons encore cuire. Finalement, on retrouve bien le Vaquette convaincu que son boulot d'artiste consiste &#224; affaiblir les pouvoirs et &#224; engendrer la r&#233;flexion sans apporter de r&#233;ponses toutes faites. Allez, jetez-vous sur ce dernier massacre, d&#233;couvrez des extraits sur le site &lt;a href=&#034;https://www.crevez-tous.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.crevez-tous.com&lt;/a&gt; et achetez l'album. Un spectacle en est aussi inspir&#233; mais, pour l'instant, il n'est pas encore pass&#233; pr&#232;s de chez nous.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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