<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=16962&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Chant au comptoir</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Chant-au-comptoir</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Chant-au-comptoir</guid>
		<dc:date>2010-05-26T10:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Dante</dc:creator>


		<dc:subject>Culture</dc:subject>
		<dc:subject>heures</dc:subject>
		<dc:subject>Sam</dc:subject>
		<dc:subject>comptoir</dc:subject>
		<dc:subject>C&#244;tes d'Armor</dc:subject>
		<dc:subject>Sam Karpienia</dc:subject>
		<dc:subject>Kan Ba'r</dc:subject>
		<dc:subject>Ba'r bistro</dc:subject>
		<dc:subject>terres bretonnes</dc:subject>
		<dc:subject>chant</dc:subject>
		<dc:subject>Guingamp</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;IL EST 19 HEURES dans une petite commune &#224; l'int&#233;rieur des terres bretonnes, La Chapelle-Neuve, au sud de Guingamp (C&#244;tes d'Armor), sur le parking du bar caf&#233; &#171; Le Kenhuel &#187;, s'alignent une s&#233;rie de tracteurs et quelques voitures. Le ton est donn&#233;, on pousse la porte, un feu se consume &#224; gauche dans la chemin&#233;e et &#224; droite, pr&#232;s de la fen&#234;tre, une tabl&#233;e d'anciens &#224; casquettes parlent breton en sirotant diverses boissons. Se m&#234;le au comptoir une client&#232;le &#233;clectique, toutes g&#233;n&#233;rations (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no77-avril-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;77 (avril 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Culture" rel="tag"&gt;Culture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/heures" rel="tag"&gt;heures&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sam" rel="tag"&gt;Sam&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/comptoir" rel="tag"&gt;comptoir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cotes-d-Armor" rel="tag"&gt;C&#244;tes d'Armor&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sam-Karpienia" rel="tag"&gt;Sam Karpienia&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kan-Ba-r" rel="tag"&gt;Kan Ba'r&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ba-r-bistro" rel="tag"&gt;Ba'r bistro&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/terres-bretonnes" rel="tag"&gt;terres bretonnes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/chant" rel="tag"&gt;chant&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Guingamp" rel="tag"&gt;Guingamp&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;IL EST 19 HEURES dans une petite commune &#224; l'int&#233;rieur des terres bretonnes, La Chapelle-Neuve, au sud de Guingamp (C&#244;tes d'Armor), sur le parking du bar caf&#233; &#171; Le Kenhuel &#187;, s'alignent une s&#233;rie de tracteurs et quelques voitures. Le ton est donn&#233;, on pousse la porte, un feu se consume &#224; gauche dans la chemin&#233;e et &#224; droite, pr&#232;s de la fen&#234;tre, une tabl&#233;e d'anciens &#224; casquettes parlent breton en sirotant diverses boissons. Se m&#234;le au comptoir une client&#232;le &#233;clectique, toutes g&#233;n&#233;rations confondues. Les gens sont venus ce soir &#233;couter le chanteur marseillais, Sam Karpienia. L'association Jomezkeba'rg&#234;r (Reste pas &#224; la maison), &#171; &lt;i&gt; initiatrice &#187;&lt;/i&gt; de cette formule, qui &lt;i&gt;&#171; est d'offrir une approche rudimentaire de l'&#233;coute et de la pratique du chant, qu'il soit issu d'une tradition ou non. Volontairement non sonoris&#233;, le plus souvent seul et sans instrument, le Kan Ba'r bistro &#8212; Chant au comptoir entend donner au chanteur, &#224; l'interpr&#232;te, au po&#232;te, la place qui lui revient dans la pratique de son m&#233;tier, celle de s'exprimer. De s'exprimer ici dans le contexte d'une pratique sociale souvent quotidienne mais de plus en plus mise &#224; mal, celle du bistrot, du caf&#233;, du rade ; enfin jamais loin du comptoir, dans ces lieux de vies, de d&#233;bats, d'amour, de haine, v&#233;ritables centres d'existences (si c'est encore le cas ?) du bourg, du quartier, du village&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Qu'il en soit ainsi. Et de reprendre &lt;i&gt;&#171; le Kan Ba'r Bistro &#8212; Chant au comptoir, c'est quatre fois un quart d'heure de silence collectif, ou plus encore un silence collectif d'&#233;coute. Mais attentive ou non, une &#233;coute de plusieurs minutes ram&#232;ne tr&#232;s vite &#224; la parole, d'o&#249; cette volont&#233; de morceler cette &#233;coute en l'espa&#231;ant dans le temps. Ainsi dans sa forme, cela se veut tout sauf un concert, juste un moment de partage pendant et entre les silences. Autrement dit : &#233;couter ensemble &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sam Karpienia r&#233;pond carr&#233;ment &#224; cet esprit, son r&#233;pertoire de chants occitans et fran&#231;ais aborde des th&#232;mes sociaux et intimes de la vie quotidienne. Tr&#232;s vite, Sam prend aux tripes son public avec sa voix puissamment &#233;raill&#233;e, bouleversant les &#233;motions, pi&#233;tinant les oppressions, ravivant rageusement les d&#233;sirs de libert&#233;&#8230; Se c&#244;toient ici le drame et les souffrances du flamenco andalou, l'espi&#232;glerie mill&#233;naire des troubadours de l'Occitanie ou le blues du r&#233;b&#232;te ath&#233;nien (on y revient). Dans son dernier album en trio, Extatic Malanconi (que l'on peut traduire par de l'extase dans la tristesse ou de la joie dans la souffrance), on ressent une irr&#233;ductible envie de partager cette alchimie de l'&#234;tre en marche, se refusant de capituler sous les coups parfois assassins de la vie. Une &#233;nergie musicale rythm&#233;e de transcendance universelle. Une mystique pointe parfois au d&#233;tour du chant de Sam et la conscience, ou plut&#244;t la sensibilit&#233; sociale des sujets abord&#233;s, rappelle aussi que &lt;i&gt;&#171; La lucidit&#233; est la blessure la plus rapproch&#233;e du soleil &#187;&lt;/i&gt; selon un autre po&#232;te proven&#231;al.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir-l&#224;, il y eut une &#233;mulation commune &#224; fleur de peau. Les gens &#233;coutaient puis se parlaient, les subjectivit&#233;s s'accordaient&#8230; les verres et les rires tournaient. L'a&#239;oli du Kan Ba'r bistro &#8212; Chant au comptoir aura de nouveau bien pris. &lt;i&gt;&#171; Des paroles qui nourrissent &#187;&lt;/i&gt; pour reprendre Sam Karpienia qui &#233;tait convi&#233; &#224; cette d&#233;marche &lt;i&gt;&#171; tant pour sa voix, que pour ses textes, tant pour sa po&#233;sie que son parcours entre occitan et fran&#231;ais. Simplement pour ce qu'il exprime&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Et par ici, on entend bien, modestement, voir se d&#233;velopper un peu partout cette formule, alors, &#224; vos bistrots !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.myspace.com/samkarpienia&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sam Karpienia&lt;/a&gt;, &#171; Extatic Malanconi &#187;, DFragment Music (2009)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
