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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#161; Futbol&#237;n !</title>
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		<dc:date>2010-10-18T16:57:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Bruno Dante</dc:creator>


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&lt;p&gt;M&#202;ME UN TH&#200;ME aussi crucial que l'origine du baby-foot est sujet &#224; controverse. Nous choisirons ici de vous parler de sa version ib&#233;rique &#224; travers une br&#232;ve &#233;vocation d'un inventeur revendiqu&#233;, po&#232;te et &#233;diteur galicien, Alejandro Finisterre, dont l'existence fut une aventure rocambolesque autour du jeu de football de table. Il a 17 ans en 1936 lorsqu'il quitte son Finisterre natal, La Coro&#241;a pr&#233;cis&#233;ment, pour se rendre &#224; Madrid et travailler dans une imprimerie. Il y fait connaissance (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no81-septembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;81 (septembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Legion-Condor" rel="tag"&gt;L&#233;gion Condor&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/republicain-Leon" rel="tag"&gt;r&#233;publicain Le&#243;n&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;M&#202;ME UN TH&#200;ME aussi crucial que l'origine du baby-foot est sujet &#224; controverse. Nous choisirons ici de vous parler de sa version ib&#233;rique &#224; travers une br&#232;ve &#233;vocation d'un inventeur revendiqu&#233;, po&#232;te et &#233;diteur galicien, Alejandro Finisterre, dont l'existence fut une aventure rocambolesque autour du jeu de football de table.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il a 17 ans en 1936 lorsqu'il quitte son Finisterre natal, La Coro&#241;a pr&#233;cis&#233;ment, pour se rendre &#224; Madrid et travailler dans une imprimerie. Il y fait connaissance du po&#232;te r&#233;publicain Le&#243;n Felipe et ils &#233;ditent ensemble un p&#233;riodique libertaire d&#233;di&#233; &#224; la jeunesse qu'ils vendent dans les rues. &#192; la suite d'un bombardement par la L&#233;gion Condor en novembre 1936, il est s&#233;rieusement bless&#233; aux jambes. Transf&#233;r&#233; dans l'h&#244;pital de Montserrat en Catalogne, il rencontre d'autres jeunes dans le m&#234;me &#233;tat qui ne peuvent donc plus s'adonner &#224; leur sport favori : le football. C'est alors que lui vient l'id&#233;e de s'inspirer du tennis de table et de dessiner les plans d'un futbol&#237;n, un football de table. Il confie les soins de la fabrication du plateau, des santons et de l'articulation avec barres simples du premier baby-foot espagnol &#224; son ami charpentier basque, Francisco Javier Altuna. Un peu plus tard &#224; Barcelone, Alejandro fait d&#233;couvrir son invention &#224; un militant de la CNT/FAI, Joan Busquets, fabricant de limonades, qui, s&#233;duit par le jeu, insiste pour que le brevet soit d&#233;pos&#233; rapidement. Chose faite en janvier 1937 &#224; Barcelone et, entre &#233;critures de po&#232;mes et de ballets musicaux, Alejandro tente de faire fabriquer son futbol&#237;n par les usines de jouets. En vain, car la priorit&#233; est &#224; l'effort de guerre. En 1939, comme bon nombre de r&#233;publicains espagnols, il doit s'exiler en France. Il traverse les Pyr&#233;n&#233;es en 10 jours, au bout desquels il constate la destruction de ses &#233;crits par les pluies battantes et la perte irr&#233;m&#233;diable du brevet de son invention dans une bouillie de papier au fond de son sac &#224; dos.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Parties torrides avec le Che ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rebondissement &#224; Paris en 1948 en &#233;crivant aux Archives de Salamanque, il d&#233;couvre qu'un compa&#241;ero de l'h&#244;pital, Mag&#237; Muntaner, membre du POUM, avait lui-m&#234;me cherch&#233; &#224; breveter l'invention au nom d'Alejandro Finisterre &#224; Perpiny&#224;. Mais la patente qu'il a envoy&#233;e par courrier est perdue aussi. Alejandro finit par obtenir gain de cause aupr&#232;s de l'entreprise qui industrialise le baby-foot. Il re&#231;oit alors suffisamment d'argent pour immigrer en &#201;quateur o&#249; il fonde une revue internationale de litt&#233;rature (&#201;quateur 0o, 0', 0&#8221;). Son histoire de baby-foot ne s'arr&#234;te pas l&#224;, loin s'en faut. &#192; Quito, il pr&#233;sente sa revue ainsi que sa pr&#233;cieuse et ludique invention &#224; l'ambassadeur du Guatemala, ce dernier l'invite &#224; s'installer dans son pays afin de fabriquer et de promouvoir le futbol&#237;n &#224; l'&#233;chelle nationale. Alejandro n'h&#233;site pas. En 1952, il y vit ais&#233;ment apr&#232;s la commercialisation de son baby-foot et dit y faire la rencontre du jeune Che qui consulte alors quotidiennement le fonds du Centre r&#233;publicain espagnol du Guatemala. Des parties torrides de baby s'encha&#238;nent entre les deux hommes ainsi que des &#233;changes th&#233;oriques sur le style de jeu. Cette qui&#233;tude est bient&#244;t boulevers&#233;e par le coup d'&#201;tat militaire du g&#233;n&#233;ral Castillo Armas, appuy&#233; par la CIA, en 1954. Alejandro est livr&#233; &#224; la police secr&#232;te espagnole qui le fait monter de force dans un avion en direction de l'Espagne. Dans les toilettes de l'appareil, il enveloppe un savon dans du papier alu et menace de le faire exploser si on ne le fait pas atterrir au Panama. Goal ! Son acte de piraterie r&#233;ussit gr&#226;ce au soutien des passagers. Il vivra ensuite au Mexique en s'occupant d'arts graphiques et d'&#233;dition. &#192; la mort de Franco, il rejoint l'Espagne et constate que les fabricants catalans ont d&#233;velopp&#233; juteusement son futbol&#237;n (plus de 150 000 exemplaires) sur lequel, jusqu'&#224; sa mort en 2007, &#224; Zamora dans le Finisterre, il ne touchera pas une peseta. En 2004, lors d'un entretien, il soulignait : &lt;i&gt;&#171; Bien que mon futbol&#237;n ne permette pas autant d'effets avec les balles, il ne favorise pas l'autisme comme ces jeux vid&#233;o actuels, mais plut&#244;t l'amiti&#233;, la camaraderie et la coordination des mouvements entre la main droite et la main gauche. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sources : &lt;i&gt;El Peri&#243;dico&lt;/i&gt;, 28.05.2004&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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