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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>On l'a encore &#233;chapp&#233; belle !</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


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&lt;p&gt;C'EST UN PEU COMPLIQUE, en septembre, de vous parler de ce qui est arriv&#233; &#224; l'usine durant l'&#233;t&#233;, parce qu'il y a toujours quelque chose qui s'y passe. Si je vous dis que l'ambiance n'est pas au beau fixe dans les ateliers, vous me r&#233;pondrez que &#231;a ne change pas. J'ajouterai que &#231;a empire : &#233;tat des ateliers, heures sup, changements de rythmes de travail, hi&#233;rarchie de plus en plus autoritaire, bruits de couloir sur la future construction d'un hangar permettant de stocker des engrais achet&#233;s (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'EST UN PEU COMPLIQUE, en septembre, de vous parler de ce qui est arriv&#233; &#224; l'usine durant l'&#233;t&#233;, parce qu'il y a toujours quelque chose qui s'y passe. Si je vous dis que l'ambiance n'est pas au beau fixe dans les ateliers, vous me r&#233;pondrez que &#231;a ne change pas. J'ajouterai que &#231;a empire : &#233;tat des ateliers, heures sup, changements de rythmes de travail, hi&#233;rarchie de plus en plus autoritaire, bruits de couloir sur la future construction d'un hangar permettant de stocker des engrais achet&#233;s sur le march&#233; et non plus fabriqu&#233;s sur le site, nouveau plan de pr&#233;vention des risques avec, peut-&#234;tre, d&#233;molition d'habitations trop proches de l'usine, offensive de la direction, appuy&#233;e par la CFDT, contre la CGT, etc. &#199;a n'arr&#234;te pas. Reste que deux faits peuvent vous int&#233;resser. Il y a encore eu un mort sur un chantier de mon atelier. Un mort &#171; naturel &#187; comme on nous dit. Un int&#233;rimaire de 52 ans, venu l&#224; pour une mission de trois mois. Il &#233;tait en train de retirer des calorifugeages en inox, par un apr&#232;s-midi orageux. Il a eu un malaise et s'est &#233;croul&#233;. Mort. Infarctus foudroyant. A priori, il n'avait pas fait d'heures suppl&#233;mentaires, ni forc&#233; sur le boulot. Mort. Mais son d&#233;c&#232;s a choqu&#233; tout le monde, ceux qui &#233;taient &#224; ses c&#244;t&#233;s et ceux qui se sont &#233;vertu&#233;s &#224; essayer de le ranimer. Cet accident a rappel&#233; le souvenir d'un autre qui s'est d&#233;roul&#233; dix ans, jour pour jour, auparavant et qui touchait un salari&#233; de la m&#234;me entreprise. J'en avais parl&#233; dans Putain d'usine (2002, r&#233;&#233;dition Agone, 2007) : un mec avait travers&#233; une verri&#232;re et s'&#233;tait &#233;cras&#233; 15 m&#232;tres plus bas. Ce n'est pas qu'on soit superstitieux, mais &#231;a fait un dr&#244;le d'effet. Dix ans apr&#232;s, tu parles d'un anniversaire ! Apprenant la mort du coll&#232;gue, tous les ouvriers ont arr&#234;t&#233; de travailler et ont laiss&#233; le chantier en plan. Les chefs d'&#233;quipe et les contrema&#238;tres n'ont m&#234;me pas cherch&#233; &#224; les retenir. C'est un d&#233;go&#251;t face &#224; la mort au travail que j'avais d&#233;j&#224; remarqu&#233; lors d'autres accidents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette histoire sur mon atelier fait suite &#224; un nouvel incident qui s'est produit le 28 juin. Et l&#224; on a, une fois de plus, fr&#244;l&#233; la catastrophe. Vingt-trois heures, les copains de l'&#233;quipe de nuit font leur premi&#232;re tourn&#233;e &#224; l'int&#233;rieur des b&#226;timents, notent l'&#233;tat des machines, les temp&#233;ratures et pressions. Soudain une d&#233;flagration terrible. Puis les mises &#224; l'air et le d&#233;clenchement de l'atelier. Enfin la course pour arr&#234;ter les machines et limiter les risques. Au d&#233;but, on ne sait pas trop ce qui se passe, et puis on voit. Une tuyauterie de vapeur &#224; 120 bars a explos&#233;, propulsant un &#171; caps &#187; (une t&#234;te m&#233;tallique) de 45 kilos &#224; 150 m&#232;tres de l'atelier. Raconter ainsi, &#231;a ne para&#238;t pas trop grave, sauf que ce boulet de canon a fr&#244;l&#233; un compresseur charg&#233; d'hydrog&#232;ne et un r&#233;acteur contenant le m&#234;me gaz &#224; tr&#232;s haute pression, avant de ricocher sur l'atelier de fabrication d'acide nitrique et de passer au-dessus du stockage d'ammonitrates, pour finir sa trajectoire &#224; quelques m&#232;tres d'un wagon d'am- moniac. Bref, autant de possibilit&#233;s d'explosions et de catastrophes dignes de celle d'AZF. Mais on a eu, encore une fois, un vrai coup de pot (sauf pour les pigeons dont les copains ont ramass&#233; 200 cadavres).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette explosion est due &#224; une mauvaise conception d'origine (l'atelier a 32 ans !) qui ne s'est r&#233;v&#233;l&#233;e que l&#224;. C'est comme un cancer, il faut du temps pour qu'il se d&#233;veloppe. Des &#233;preuves hydrauliques avaient pourtant &#233;t&#233; effectu&#233;es sur cette tuyauterie lors du dernier arr&#234;t, c'est &#224; croire qu'elles ne sont pas efficaces !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vu l'&#233;tat de l'atelier, apr&#232;s cet &#171; incident &#187;, on pensait qu'il serait d&#233;finitivement arr&#234;t&#233;, avec plan de suppression d'emplois &#224; la cl&#233;. Mais non, la direction a d&#233;cid&#233; de lancer un chantier de r&#233;parations de plusieurs millions d'euros, toujours en cours &#224; l'heure o&#249; paraissent ces lignes. Sans doute que &#231;a co&#251;te moins cher qu'un d&#233;montage d'atelier entra&#238;nant la d&#233;pollution du site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; on en est et &#231;a influe vraiment sur le moral des coll&#232;gues qui attendent ce fameux plan de restructuration qui ne vient toujours pas&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Je suis une teigneuse</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>Florence</dc:subject>
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		<dc:subject>Morault</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;AUJOURD'HUI, je vous sors de l'usine car, m&#234;me s'il s'y passe toujours des choses, l'actualit&#233; locale, ce mois-ci, se situait &#224; l'ext&#233;rieur. Les bo&#238;tes qui ferment, c'est plut&#244;t &#171; tendance &#187; en ce moment et la r&#233;gion normande n'y &#233;chappe pas. Pas tr&#232;s loin de ma taule, l'Imprimerie Offset Num&#233;rique (ION, groupe Morault) a tir&#233; le rideau le 23 f&#233;vrier, avec 56 licenciements &#224; la cl&#233;. Dans la liste des fermetures actuelles, c'est un peu du pipi de chat, n'emp&#234;che que les salari&#233;s se sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/groupe-Morault" rel="tag"&gt;groupe Morault&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;AUJOURD'HUI, je vous sors de l'usine car, m&#234;me s'il s'y passe toujours des choses, l'actualit&#233; locale, ce mois-ci, se situait &#224; l'ext&#233;rieur. Les bo&#238;tes qui ferment, c'est plut&#244;t &#171; tendance &#187; en ce moment et la r&#233;gion normande n'y &#233;chappe pas. Pas tr&#232;s loin de ma taule, l'Imprimerie Offset Num&#233;rique (ION, groupe Morault) a tir&#233; le rideau le 23 f&#233;vrier, avec 56 licenciements &#224; la cl&#233;. Dans la liste des fermetures actuelles, c'est un peu du pipi de chat, n'emp&#234;che que les salari&#233;s se sont bagarr&#233;s et que c'&#233;tait plut&#244;t pas mal. Curieusement, ils n'ont commenc&#233; &#224; se battre que ce jour-l&#224;, apr&#232;s avoir re&#231;u leur lettre de licenciement, en venant bloquer le d&#233;m&#233;nagement d'une machine qui devait &#234;tre transf&#233;r&#233;e dans une autre imprimerie du groupe. Garder la machine (une &#171; Heidelberg &#187;, pour les connaisseurs), c'&#233;tait un moyen de pression sur la direction pour arracher une prime de licenciement. L'occupation a dur&#233; pendant un mois, nuit et jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les occupants qui se relaient sous le barnum, pr&#232;s des brasiers et des affiches CGT, il y a Florence. Toujours en jean et en blouson, arborant souvent une casquette. C'est le genre de fille battante qui ne se laisse pas marcher sur les pieds : &lt;i&gt;&#171; En 2006, Morault, le patron, vient dans la bo&#238;te en disant &#8220;je veux ouvrir tous les placards, pour voir s'il y a de l'alcool &#8221;. Je refus&lt;/i&gt;e, dit Florence, &lt;i&gt;parce que c'est ma vie priv&#233;e et que s'il veut voir ce qu'il y a dedans il doit &#234;tre accompagn&#233; d'un flic. En rentrant de vacances, j'apprends qu'il me fiche dehors, alors je le colle aux prud'hommes, il perd et doit me r&#233;int&#233;grer. Je ne suis pas du genre &#224; me laisser faire, fille et petitefille de coco, il ne sait pas &#224; qui il a affaire. Du coup, je vais &#224; l'UL CGT et je deviens d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale. Apr&#232;s je lui demande la constitution d'un Comit&#233; d'&#233;tablissement, vu qu'on est plus de cinquante. Et l&#224;, Morault dit : &#8220;Si c'est un CE CGT, je ferme la bo&#238;te.&#8221; Et c'est un CE CGT qui est &#233;lu. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Morault poss&#232;de douze imprimeries en Normandie et Picardie et joue avec ses bo&#238;tes comme au Monopoly. C'est connu aussi qu'il a toujours fait en sorte de se d&#233;barrasser de tout salari&#233; vindicatif et contestataire, usant de la loi &#224; sa convenance, comme la plupart des patrons. Apr&#232;s les &#233;lections, il d&#233;cide de fermer ION, en pr&#233;textant la fin des CD (l'imprimerie faisait les livrets des CD pour Universal et tous les gros labels) mais, en r&#233;alit&#233;, il fait transf&#233;rer les autres travaux sur les sites picards.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bougre a aussi des manies de grand bourgeois : propri&#233;taire d'une collection de voitures anciennes, il fait, en2006, le Rallye Transbaltica avec sa Bentley ; sur son beau voilier, il participe, en 2007, &#224; la Semaine de Porquerolles ; dans son ch&#226;teau de Saint-Sa&#235;ns, en Normandie, se situe son &#233;levage de vaches &#171; blondes d'Aquitaine &#187; qui remportent des prix dans les concours agricoles. Il organise aussi des chasses &#224; courre dans la r&#233;gion normande. Florence et ses coll&#232;gues, &#224; coups de rassemblements devant l'imprimerie et de meetings-barbecues, parviennent &#224; rendre l'occupation tr&#232;s populaire. M&#234;me le juge du tribunal d'instance se met de la partie en n'ordonnant pas aux occupants de lib&#233;rer les lieux. Florence est partout dans la presse r&#233;gionale et son volontarisme passe bien face &#224; un patron qui ne veut rien savoir. Quand on lui demande pourquoi ils ne se sont pas battus contre la fermeture, Florence se l&#226;che :&lt;i&gt; &#171; On n'en veut plus de cette bo&#238;te, on en a trop bav&#233;, il y a eu trop de tensions. Trop de mauvais souvenirs. Nous, on veut partir avec des sous, parce que Morault nous doit bien &#231;a. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de la lutte, et aussi sous la pression des pouvoirs publics, Morault accepte de n&#233;gocier. Ce n'est pas du tout &#224; la hauteur de ce que voulaient les salari&#233;s (primes de 4000 &#224; 7000 euros en plus des indemnit&#233;s l&#233;gales de licenciement), mais les occupants ont le sentiment d'avoir gagn&#233;, d'avoir fait plier Morault pour la premi&#232;re fois. La premi&#232;re fois aussi qu'un patron l&#226;che du fric alors que les gens sont d&#233;j&#224; dehors. Florence a un coup de blues, normal en fin de conflit, mais quand je lui demande ce qu'elle va faire maintenant, elle me r&#233;pond :&lt;i&gt; &#171; J'en ai pas fini avec Morault, pendant le conflit on a d&#233;couvert que, sur l'ensemble du groupe, on &#233;tait pass&#233; de plus de 500 salari&#233;s &#224; 330, sans plans sociaux, en lourdant individuellement. Il va falloir qu'il rende des comptes. Et puis, en allant voir les autres sites, on a rencontr&#233; des gens qui voulaient monter un syndicat. Morault n'a pas fini d'entendre parler de moi. &#187;&lt;/i&gt; Et puis, elle me fait un sourire et un clin d'oeil :&lt;i&gt; &#171; J'te l'ai dis : j'suis une teigneuse. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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