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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>30 ans d'utopie rurale</title>
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		<dc:date>2010-11-05T17:48:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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&lt;p&gt;Hameau perdu dans les contreforts pyr&#233;n&#233;ens de Navarre, Lakabe a f&#234;t&#233; ses 30 ans d'occupation en mars 2010. Une occupation rurale qui a port&#233; ses fruits puisque aujourd'hui pas moins de sept villages de la vall&#233;e, squatt&#233;s &#224; leur tour, multiplient, chacun &#224; leur mani&#232;re, de prometteuses exp&#233;rimentations sociales. Dans le temps, il fallait parcourir une piste &#224; peine carrossable durant pr&#232;s d'une heure pour atteindre Lakabe, village abandonn&#233; lors du grand exode rural des ann&#233;es 60. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no81-septembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;81 (septembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ici" rel="tag"&gt;ici&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/village-abandonne" rel="tag"&gt;village abandonn&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fallait-parcourir" rel="tag"&gt;fallait parcourir&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une-heure" rel="tag"&gt;d'une heure&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/abandonne-lors" rel="tag"&gt;abandonn&#233; lors&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/atteindre-Lakabe" rel="tag"&gt;atteindre Lakabe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/peine-carrossable" rel="tag"&gt;peine carrossable&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lakabe" rel="tag"&gt;Lakabe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Hameau perdu dans les contreforts pyr&#233;n&#233;ens de Navarre, Lakabe a f&#234;t&#233; ses 30 ans d'occupation en mars 2010. Une occupation rurale qui a port&#233; ses fruits puisque aujourd'hui pas moins de sept villages de la vall&#233;e, squatt&#233;s &#224; leur tour, multiplient, chacun &#224; leur mani&#232;re, de prometteuses exp&#233;rimentations sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le temps, il fallait parcourir une piste &#224; peine carrossable durant pr&#232;s d'une heure pour atteindre Lakabe, village abandonn&#233; lors du grand exode rural des ann&#233;es 60. Aujourd'hui, &#224; cause du barrage d'Itoiz, qui a englouti le fond de la vall&#233;e, une route toute neuve passe deux cents m&#232;tres en contrebas. Peu utilis&#233;e, c'est &#224; peine si elle alt&#232;re le calme r&#233;gnant dans les parages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre but n'a jamais &#233;t&#233; d'imiter le style de vie des anciens habitants, qui &#233;tait rude&lt;/i&gt;, explique Alfre, &lt;i&gt;un des fondateurs du nouveau Lakabe. Nous aimons vivre bien et nous invitons le voisinage &#224; nos f&#234;tes. &#187;&lt;/i&gt; Un petit tunnel, taill&#233; dans le buis, m&#232;ne &#224; un groupe de maisons de pierre restaur&#233;es avec go&#251;t. &lt;i&gt;&#171; Ayant appris sur le tas, nous avons acquis une telle r&#233;putation de ma&#231;ons et de charpentiers qu'on nous appelait de toute la r&#233;gion pour retaper de vieilles baraques. Mais nous avons arr&#234;t&#233;, car nous ne sommes pas venus ici pour retomber dans le salariat ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une quarantaine de personnes vivent ici dans un syst&#232;me communautaire ouvert et flexible, qui vise simplement l'autosuffisance. Chacun apporte ses comp&#233;tences et ses envies sans trop se prendre la t&#234;te avec les horaires et les tours de r&#244;le. Potagers et vergers c&#244;toient les maisons, dispers&#233;es &#224; flanc de colline. Les pins plant&#233;s par le gouvernement ont &#233;t&#233; peu &#224; peu remplac&#233;s par des ch&#234;nes et des pommiers. L&#226;ch&#233;s dans le maquis ou en enclos, vaches, poules, cochons,moutons et chevaux mat&#233;rialisent le conte de la laiti&#232;re. Une &#233;olienne pas du tout industrielle, associ&#233;e &#224; quelques panneaux solaires, fournit le jus n&#233;cessaire &#224; la vie locale. Une station-service bricol&#233;e est dissimul&#233;e dans des fourr&#233;s, selon la technique &#171; roule ma poule &#187;. &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas vivre ici sans bagnole. Et nous n'avons jamais renonc&#233; aux voyages et &#224; la curiosit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, clarifie Ill&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les besoins en argent liquide sont couverts par la vente de pain. Une des maisons est parfois lou&#233;e pour des s&#233;minaires, o&#249; l'on cause du coop&#233;rativisme agricole ou des questions de genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repas du midi sont pris en commun dans le r&#233;fectoire ou sur une esplanade orn&#233;e d'un globe futuriste.Le soir, les &#171; familles &#187; affinitaires se replient sur leurs p&#233;nates. Chaque ferme porte un nom propre, comme le veut la tradition locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un Gaztetxe (&#171; maison des jeunes &#187; en basque) est en voie de construction. La rel&#232;ve g&#233;n&#233;rationnelle semble assur&#233;e et l'inventivit&#233; originelle n'a pas d&#233;cru. Ill&#233; est n&#233;e ici, dans les premi&#232;res ann&#233;es de l'installation. Il y a un an et demi, elle a accouch&#233; de Demba, 1 &#232;re pousse de la 3e g&#233;n&#233;ration. Parmi les nouveaux arrivants, Luis, le p&#232;re de Demba, &#233;tait &#233;ducateur dans un centre de d&#233;sintox pour ados proche de Lakabe. Un &#171; lieu de vie &#187; ferm&#233; o&#249; la r&#233;habilitation des drogu&#233;s passait par le travail de la terre. La contrainte ne faisant pas le poids face &#224; la libre exp&#233;rimentation, Luis a fugu&#233;, et avec lui quelques-uns des jeunes pensionnaires du Patriarche. L'une d'entre eux, Inma, est m&#234;me rest&#233;e ici, sans renier ses go&#251;ts musicaux et ses attitudes de gamine des cit&#233;s. Sa pr&#233;sence est la preuve que l'aventure a de beaux jours devant elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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