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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>C'est pas &#231;a</title>
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		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#201;videmment, je ne vais pas vous dire que l'ambiance &#224; l'usine est au beau fixe. Il y a l'apr&#232;s mouvement des retraites, mais c'est pas &#231;a ; il y a les r&#233;sultats et le fonctionnement catastrophiques de la bo&#238;te, mais c'est pas &#231;a ; il y a le chantage de la direction g&#233;n&#233;rale qui veut que tous les syndicats la suivent dans ses d&#233;marches pour faire baisser les quotas de CO2 (pour l'instant seule la CGT refuse), mais c'est pas &#231;a non plus. Depuis quelques mois, un climat r&#233;pressif s'est install&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no84-decembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;84 (d&#233;cembre 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeune-DRH" rel="tag"&gt;jeune DRH&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_28 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L333xH500/Efix-Levaray-77658.png?1779602911' width='333' height='500' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;videmment&lt;/strong&gt;, je ne vais pas vous dire que l'ambiance &#224; l'usine est au beau fixe. Il y a l'apr&#232;s mouvement des retraites, mais c'est pas &#231;a ; il y a les r&#233;sultats et le fonctionnement catastrophiques de la bo&#238;te, mais c'est pas &#231;a ; il y a le chantage de la direction g&#233;n&#233;rale qui veut que tous les syndicats la suivent dans ses d&#233;marches pour faire baisser les quotas de CO2 (pour l'instant seule la CGT refuse), mais c'est pas &#231;a non plus.
Depuis quelques mois, un climat r&#233;pressif s'est install&#233; dans mon usine (mais &#231;a se durcit partout). Outre les attaques contre les syndicats qui se bougent, il y a aussi les coups de b&#226;tons qui tombent sur les coll&#232;gues. Derniers faits dans la bo&#238;te : deux copains se sont coltin&#233;s trois jours de mise &#224; pied pour avoir pris leur douche sur le temps de travail, en fin de poste et avant que leurs rel&#232;ves ne soient arriv&#233;es. Ce que tout le monde, ou presque, pratique (surtout le samedi soir lorsque l'on quitte &#224; 21 heures). Mais ils se sont fait prendre. Le probl&#232;me, c'est que personne n'a boug&#233; pour les soutenir. Les gens pr&#233;f&#233;rant se planquer et compter les coups qui tombent &#224; c&#244;t&#233;. Ils ont beau s'&#234;tre mis en gr&#232;ve en nombre contre la r&#233;forme des retraites, de retour au quotidien de l'usine, la combativit&#233; s'est essouffl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'autres copains&lt;/strong&gt;, parce qu'ils sont rest&#233;s &#224; discuter dans le r&#233;fectoire plut&#244;t que d'aller faire une man&#339;uvre, ont re&#231;u une lettre d'avertissement. Auparavant, une engueulade du contrema&#238;tre aurait suffi. Et tout est bon pour nous &#233;pingler. Ne pas mettre la ceinture de s&#233;curit&#233; lorsqu'on circule en voiture de service dans l'enceinte de l'usine ? Trois jours. Ne pas porter les EPI&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;quipement personnel d'intervention : masque &#224; gaz, casque, gants.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; ? Jusqu'&#224; la mise &#224; la porte. Bient&#244;t, si la voiture n'est pas gar&#233;e dans le bon sens et pr&#234;te &#224; partir, ce sera pareil.
Bref, &#224; l'image de la soci&#233;t&#233;, le tout s&#233;curitaire se met en branle dans les usines. Plus la bo&#238;te annonce de mauvais r&#233;sultats, plus le mat&#233;riel est vieillissant et trop souvent en panne, plus les coups pleuvent sur les prolos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et l'une des armes de la direction&lt;/strong&gt;, ce fut le recrutement d'une jeune DRH. La direction g&#233;n&#233;rale en a sans doute eu marre des pr&#233;c&#233;dents en fin de carri&#232;re qui pensaient avoir leur mot &#224; dire ou qui louvoyaient pour garantir un semblant de paix sociale. D&#233;sormais les patrons veulent faire appliquer leurs directives, et vite. Et, dans ces cas-l&#224;, nommer une jeune femme dans un univers masculin &#224; un premier poste de commandement est s&#251;rement le plus efficace : elle voudra prouver qu'elle peut faire mieux qu'un mec.
Donc, une jeune DRH est arriv&#233;e il y a trois ans. Au d&#233;but, on n'osait pas trop la chambouler d'autant que cette trentenaire est petite et plut&#244;t mignonne. Mais on s'est habitu&#233;s. Elle s'en sortait en rougissant, voire en esquissant une larme, s'excusant de ses erreurs dues &#224; son manque d'exp&#233;rience. Mais on a vu qui elle &#233;tait vraiment quand elle a compt&#233; sur sa force de persuasion (mais peut-&#234;tre aussi sur ses beaux yeux, va savoir ?) pour faire passer une directive particuli&#232;rement mauvaise, en rencontrant personnellement chaque salari&#233; concern&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est une jeune femme&lt;/strong&gt; qui en veut, le doigt sur la couture de la jupe, appliquant ce qu'elle a appris &#224; l'&#233;cole, mais qui n'a pas vraiment le niveau (dixit son pr&#233;d&#233;cesseur). Pendant les conflits dans l'usine, ex&#233;cutant &#224; la lettre les consignes de la direction g&#233;n&#233;rale, elle ne s'est pas gard&#233;e de portes de sortie, ce qui a augment&#233; les tensions et, ensuite, le ressentiment.
Depuis qu'elle est l&#224;, c'est la premi&#232;re fois qu'&#224; l'usine, deux copains se sont retrouv&#233;s licenci&#233;s pour inaptitude et c'est la premi&#232;re fois que deux autres ont &#233;t&#233; vir&#233;s pour faute grave sans autre forme de proc&#232;s. C'est bien simple, depuis son arriv&#233;e, il y a cinq affaires en cours devant les prud'hommes.
En ce moment, elle a &#233;t&#233; envoy&#233;e au charbon par le PDG pour d&#233;gommer la CGT. On lui en souhaite. Au moins, on peut penser qu'on contribue &#224; sa formation professionnelle et qu'elle sera meilleure dans la prochaine bo&#238;te o&#249; elle s&#233;vira. C'est la p&#233;riode de No&#235;l, on peut peut-&#234;tre y croire&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;quipement personnel d'intervention : masque &#224; gaz, casque, gants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>En gr&#232;ve jusqu'&#224; la retraite</title>
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		<dc:date>2010-12-12T09:23:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>Efix</dc:subject>
		<dc:subject>d'une</dc:subject>
		<dc:subject>lutte</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#201;VIDEMMENT, l'actualit&#233; est telle que je ne vous &#233;cris pas de l'int&#233;rieur de l'usine. Avec les coll&#232;gues, on a particip&#233; &#224; toutes les journ&#233;es d'actions contre la r&#233;forme des retraites, m&#234;me s'il n'a jamais &#233;t&#233; question de gr&#232;ve reconductible comme l'ont fait les copains de Total. Reste qu'on &#233;tait une bonne quinzaine &#224; participer quasi quotidiennement aux blocages des ponts, des entr&#233;es de la ville, des transports urbains et surtout du d&#233;p&#244;t de carburant, situ&#233; &#224; c&#244;t&#233; de la bo&#238;te. Le 27 (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no-83-novembre-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176; 83 (novembre 2010)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-une" rel="tag"&gt;d'une&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/lutte" rel="tag"&gt;lutte&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Evidemment" rel="tag"&gt;&#201;videmment&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;VIDEMMENT, l'actualit&#233; est telle que je ne vous
&#233;cris pas de l'int&#233;rieur de l'usine. Avec les coll&#232;gues, on a particip&#233; &#224; toutes les journ&#233;es
d'actions contre la r&#233;forme des retraites,
m&#234;me s'il n'a jamais &#233;t&#233; question de gr&#232;ve
reconductible comme l'ont fait les copains de Total. Reste
qu'on &#233;tait une bonne quinzaine &#224; participer quasi quotidiennement aux blocages des ponts, des entr&#233;es de la
ville, des transports urbains et surtout du d&#233;p&#244;t de carburant, situ&#233; &#224; c&#244;t&#233; de la bo&#238;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 27 octobre, il a fallu se lever tr&#232;s t&#244;t car l'assembl&#233;e
g&#233;n&#233;rale intersyndicale des gr&#233;vistes et autres de l'agglom&#233;ration rouennaise avait d&#233;cid&#233; la veille d'une action
forte. Peut-&#234;tre un baroud d'honneur. On s'est rencard&#233;s
par texto et Internet, et l'on s'est retrouv&#233;s trois cents &#224;
4 h 45 devant les portes de la raffinerie P&#233;troplus de
Grand-Couronne, pr&#232;s de Rouen. Comme &#224; chaque fois, on
s'est r&#233;unis autour de palettes en flammes &#224; &#233;changer des
sourires, des signes amicaux et quelques mots. La lutte, &#231;a
sert aussi &#224; cr&#233;er des liens. Les raffineurs en sont &#224; leur
quinzi&#232;me jour de gr&#232;ve et ont besoin de soutien. On sait
pourtant que &#231;a risque de s'arr&#234;ter, d'autant que la CGT,
pourtant vindicative ici, a organis&#233; un r&#233;f&#233;rendum dont
l'objectif &#224; peine dissimul&#233; est de faire cesser le mouvement. Au cours de ce rassemblement, les salari&#233;s de
P&#233;troplus de quart du matin votent massivement en
faveur de la poursuite de la gr&#232;ve sous les applaudissements (mais pouvaient-ils faire autrement en notre
pr&#233;sence ?). Quelques-uns, requis pour la s&#233;curit&#233;, doivent quand m&#234;me rentrer dans l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, les manifestants quittent les lieux en cort&#232;ge de
voitures et, &#224; la vitesse de l'escargot, rejoignent les quais
de la Seine. Arriv&#233;s l&#224;, on part en manif en direction du
d&#233;p&#244;t de carburant &#171; Rubis &#187;. C'est un peu le symbole de
la lutte sur Rouen : on l'a occup&#233; pendant pr&#232;s d'une
semaine, en jouant au chat et &#224; la souris avec les flics.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_20 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L306xH373/levaray-d002a.png?1779603459' width='306' height='373' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;D&#233;gag&#233;s quotidiennement, les lieux &#233;taient r&#233;occup&#233;s d&#232;s
leur d&#233;part. Sauf qu'au bout de cinq jours, ils ont compris la man&#339;uvre et post&#233; en permanence huit
camions remplis de robocops. Il est pr&#233;vu qu'on
&#171; aille au contact &#187; face &#224; un mur d'une centaine de
CRS. Un type du NPA, se prenant sans doute pour un
caporal de l'Arm&#233;e rouge, n'arr&#234;te pas de nous donner des ordres. Il aboie sans cesse : &lt;i&gt;&#171; Je veux voir des
rangs serr&#233;s et des manifestants en cha&#238;ne. &#187;&lt;/i&gt; On
l'&#233;coute &#224; peine. Selon une m&#233;thode &#233;prouv&#233;e, on
force le barrage en masse. &#201;changes de quelques
coups mais les lacrymos, balanc&#233;s en rafales, ont
vite fait de nous repousser vers le carrefour tout
proche. On stationne l&#224;, &#224; bloquer la circulation. De
toute fa&#231;on, on n'a rien pr&#233;vu de v&#233;ritablement
offensif pour r&#233;pliquer. M&#234;me les &#233;tudiants les plus
agit&#233;s n'ont que des &#339;ufs remplis de peinture et des
feux d'artifice. Autour d'un nouveau feu de palettes, les plus jeunes questionnent pour savoir comment c'&#233;tait quand les ouvriers se battaient vraiment contre la flicaille. Et nous de r&#233;pondre que les
derniers vrais affrontements remontent &#224; 1978, lors
de la fermeture des chantiers navals et d'une usine
m&#233;tallurgique. Une jeune fille dit qu'aujourd'hui,
c'&#233;tait un premier essai et que de voir les &#233;tudiants
aux c&#244;t&#233;s des salari&#233;s, c'&#233;tait d&#233;j&#224; pas mal.
Au bout d'une heure, alors que les cond&#233;s s'approchent pour nous encercler, nous quittons les lieux pour
bloquer quelques heures l'entr&#233;e du boulevard industriel, ou pour distribuer des tracts dans diff&#233;rents secteurs de l'agglo. L'apr&#232;s-midi, les salari&#233;s de P&#233;troplus
reprennent le travail mais, faute de brut, la raffinerie
ne peut pas d&#233;marrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lendemain, pour la septi&#232;me journ&#233;e nationale d'action, les rues de Rouen sont encore occup&#233;es par 40 000
manifestants. M&#234;me si &#231;a s'&#233;mousse, on est encore nombreux et &#233;nerv&#233;s. En fin de manif, environ 500 personnes
tentent d'atteindre le local du Medef. Ils sont vite chass&#233;s
par les charges polici&#232;res. Six personnes sont arr&#234;t&#233;es,
trois d'entre elles passeront en proc&#232;s le 10 janvier, a
priori pour avoir &#233;t&#233; en possession d'&#339;ufs (sic).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; je dois terminer l'article, le premier round
s'ach&#232;ve sans que la contestation soit &#233;teinte (le local du
Medef du Havre vient d'&#234;tre mur&#233; par des manifestants). Quoi qu'il en soit, ce mouvement laissera des traces. Nous n'avons pas pu aller vers la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale,
sans doute parce que l'atomisation du travail rend les
choses compliqu&#233;es, mais nous avons os&#233; des formes de
lutte qui laissent pr&#233;sager qu'on ne va pas s'arr&#234;ter l&#224;.
Le blocage de la circulation, des d&#233;p&#244;ts (m&#234;me s'il ne
durait que quelques heures) est une avanc&#233;e politique
vers un blocage total de l'&#233;conomie. On a assist&#233; &#224; une
radicalisation de la part de salari&#233;s qui n'ont pas eu
peur d'en d&#233;coudre avec les flics. C&#244;t&#233; syndical, les
bases, au niveau local, ont particip&#233; aux actions sans
tenir compte des secr&#233;taires et dirigeants conf&#233;d&#233;raux et nationaux. Il s'est tenu des AG quotidiennes
dans les locaux de la CGT (une premi&#232;re), etc. Il y a
aussi eu des choses rat&#233;es, comme ces militants NPA
qui, prenant des postes syndicaux &#224; la place d'anciens
du PC, reproduisent les m&#234;mes travers staliniens, mais
ce sera sans doute l'objet d'une autre chronique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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