<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=16318&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La chronique judiciaire o&#249; chacun s'y perd</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-chacun</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/La-chronique-judiciaire-ou-chacun</guid>
		<dc:date>2011-02-08T07:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
		<dc:subject>d'un</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>juge</dc:subject>
		<dc:subject>soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Oui</dc:subject>
		<dc:subject>Monsieur</dc:subject>
		<dc:subject>madame</dc:subject>
		<dc:subject>L'avocat</dc:subject>
		<dc:subject>canap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>canap&#233; d'angle</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tribunal d'instance de Saint-Brieuc. &#192; peine pass&#233; le sas d'entr&#233;e sans scanner ni gendarmes, une petite salle a les portes grandes ouvertes. Au fond, derri&#232;re un bureau ni sur&#233;lev&#233; ni prot&#233;g&#233;, la juge de proximit&#233; appelle les dossiers du premier jour de proc&#232;s de l'ann&#233;e, premier jour, aussi, de la nouvelle carte judiciaire qui voit dispara&#238;tre certains tribunaux et gonfler les affaires de certains autres. Devant elle, une pile de chemises vert fluo qu'elle lit au fur et &#224; mesure : &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no85-janvier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;85 (janvier 2011)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Chronique-judiciaire" rel="tag"&gt;Chronique judiciaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/juge" rel="tag"&gt;juge&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/societe" rel="tag"&gt;soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Oui" rel="tag"&gt;Oui&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Monsieur" rel="tag"&gt;Monsieur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/madame" rel="tag"&gt;madame&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-avocat" rel="tag"&gt;L'avocat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/canape" rel="tag"&gt;canap&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/canape-d-angle" rel="tag"&gt;canap&#233; d'angle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tribunal d'instance de Saint-Brieuc.&lt;/strong&gt; &#192; peine pass&#233; le sas d'entr&#233;e sans scanner ni gendarmes, une petite salle a les portes grandes ouvertes. Au fond, derri&#232;re un bureau ni sur&#233;lev&#233; ni prot&#233;g&#233;, la juge de proximit&#233; appelle les dossiers du premier jour de proc&#232;s de l'ann&#233;e, premier jour, aussi, de la nouvelle carte judiciaire qui voit dispara&#238;tre certains tribunaux et gonfler les affaires de certains autres. Devant elle, une pile de chemises vert fluo qu'elle lit au fur et &#224; mesure : &lt;i&gt;&#171; Mademoiselle P. contre SNCF, CPAM 22 contre monsieur B... &#187;&lt;/i&gt; Les avocats bavardent entre eux, l'ambiance est d&#233;tendue. &lt;i&gt;&#171; Groupe Pronuptia contre monsieur et madame N. ? Bon, y a personne, on renvoie, de toutes fa&#231;ons, j'en ai beaucoup trop. &#187;&lt;/i&gt; La juge est une femme jeune, sans traditionnelle robe noire et blanche.&lt;i&gt; &#171; Monsieur O. contre monsieur et madame D. ? Ah, les deux parties sont l&#224;. Est-ce que vous avez chacun les pi&#232;ces de l'autre ? &#187;&lt;/i&gt; Monsieur O., un homme d'une soixantaine d'ann&#233;es, regarde l'avocat de monsieur et madame D., interrogateur : &lt;i&gt;&#171; Euh, non. &#8211; Sur quoi allez-vous vous appuyer ? &#8211; Eh bien, sur mes pi&#232;ces.
&#8211; Mais lesquelles ? &#8211; Celles que j'ai ! Mais on me parle de la pose d'un nouveau chauffe-eau et... &#8211; Non monsieur, c'est juste une question de forme : avez-vous de nouvelles pi&#232;ces ? &#187;&lt;/i&gt; L'avocat des D., l'air blas&#233;, coupe court : &lt;i&gt;&#171; Je ne crois pas, je pense que le dossier peut &#234;tre jug&#233;. &#8211; Bien, retournez &#224; vos places, je vous appellerai. Alors on commence : Madame S. contre Syndicat des copropri&#233;taires de la r&#233;sidence N. Nous vous &#233;coutons, ma&#238;tre. &#8211; Madame S. ne r&#232;gle plus ses charges de copropri&#233;t&#233; depuis 2 ans. J'ai cru comprendre qu'elle demande des d&#233;lais de paiement. Je m'oppose &#224; cette demande parce que la dette est ancienne et que les autres copropri&#233;taires devraient supporter sa carence. &#187;&lt;/i&gt; Madame S., tr&#232;s g&#234;n&#233;e, parle tout bas &#224; la juge : &lt;i&gt;&#171; Oui, j'ai des probl&#232;mes financiers alors je demande un r&#233;&#233;chelonnement. &#8211; Vous avez quoi &#224; l'appui ? &#8211; Euh, rien. Qu'est-ce qu'il faut que j'apporte ? &#8211; Vous venez avec un grand sourire et vous pensez que je vais vous croire comme &#231;a ? &#8211; C'est la premi&#232;re fois que je viens au tribunal, je pensais que &#231;a ne se passerait pas comme &#231;a. &#8211; Que les gens parlaient dans le vent ? Je veux bien reconna&#238;tre qu'on puisse ignorer la loi mais en plus, &#231;a vous a &#233;t&#233; &#233;crit dans l'assignation &#224; compara&#238;tre. &#187;&lt;/i&gt; La juge, tout en posant quelques questions, observe d'un air d&#233;sol&#233; madame S. puis renvoie les d&#233;lib&#233;r&#233;s au 1er mars. &lt;i&gt;&#171; Monsieur O. contre monsieur et madame D. &#187;&lt;/i&gt; L'avocat des D. commence : &lt;i&gt;&#171; Mes clients ont sign&#233; un contrat de location aupr&#232;s de Monsieur O. Les deux parties sont convenues que mes clients feraient des travaux contre une r&#233;duction de loyer. Ils ont saisi votre tribunal parce que cette r&#233;duction n'a pas &#233;t&#233; accord&#233;e alors que les travaux ont &#233;t&#233; effectu&#233;s et que la restitution du d&#233;p&#244;t de garantie n'a pas &#233;t&#233; faite depuis fin 2009. &#8211; Le juge de proximit&#233; n'est saisi que du d&#233;p&#244;t de garantie. &#8211; Oui enfin ce n'est pas grand-chose. &#8211; Ce n'est pas une question de montant, mais de comp&#233;tence, ma&#238;tre. Monsieur O., vous avez une demande sur les loyers ? &#8211; Oui ! &#8211; Bon, bah, c'est renvoy&#233; au 28 f&#233;vrier alors. Allez, Madame M. contre Soci&#233;t&#233; des Meubles R. &#187;&lt;/i&gt; Deux avocats s'avancent. &lt;i&gt;&#171; La soci&#233;t&#233; pr&#233;tend que ma cliente a command&#233; un canap&#233; 3 places, mais nous on reste sur le fait qu'on a demand&#233; un canap&#233; d'angle. Si l'on compare les prix du prospectus publicitaire, les canap&#233;s 3 places sont &#224; bien moins de 900 euros et les canap&#233;s d'angle &#224; plus de 1200. Nous avons pay&#233; 900 euros dans le cadre d'une promotion. La soci&#233;t&#233; adverse affirme qu'il n'y a pas d'erreur sur la substance mais d&#233;saccord sur les prix. &#8211; La substance du canap&#233; ? &#8211; Non, la substance du contrat. &#187;&lt;/i&gt; Le mari de madame M. l&#232;ve le doigt : &lt;i&gt;&#171; Je peux pr&#233;ciser quelque chose ? Les Meubles R. nous ont livr&#233; la moiti&#233; de la commande en affirmant que nous souhaitions la moiti&#233; d'un canap&#233; pour le prix d'un canap&#233; entier ! &#187;&lt;/i&gt; L'avocat de la soci&#233;t&#233; encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Le code de la consommation pr&#233;cise que le client a toujours raison, ce qui me g&#234;ne un peu dans cette affaire. Pour un canap&#233; d'angle, il y a toujours deux meubles : un b&#226;tard droit et une m&#233;ridienne. Or sur leur commande, il y a marqu&#233; un seul mobilier, &#034;un canap&#233; d'angle&#034;, et non deux &#187;&lt;/i&gt;. La juge s'y perd : &lt;i&gt;&#171; Mais je voudrais le prix d'un b&#226;tard droit. &#8211; 1200 sans accoudoir. &#8211; Donc celui sans accoudoir est plus cher que celui avec. &#8211; Ce n'est pas interdit ! - Non mais c'est un &#233;l&#233;ment probant, ma&#238;tre. Bon allez, d&#233;lib&#233;r&#233;s au 1er mars. P&#244;le emploi contre monsieur F. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
