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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Capitale Istanbul</title>
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		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


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&lt;p&gt;Pos&#233;e entre deux continents et foyer de multiples cultures, Istanbul est une ville qui change &#224; toute vitesse : multiplication des r&#233;sidences ferm&#233;es, formatage international sur l'air de &#171; capitale europ&#233;enne de la culture &#187; et de &#171; ville globale &#187;&#8230; La m&#233;tropole turque n'&#233;chappe pas &#224; la financiarisation que connaissent de nombreuses villes dans le monde. Journaliste &#224; Express, un magazine stambouliote qui donne dans la critique sociale solide, dr&#244;le et argument&#233;e, Ulus Atayurt est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pos&#233;e entre deux continents et foyer de multiples cultures, Istanbul est une ville qui change &#224; toute vitesse : multiplication des r&#233;sidences ferm&#233;es, formatage international sur l'air de &#171; capitale europ&#233;enne de la culture &#187; et de &#171; ville globale &#187;&#8230; La m&#233;tropole turque n'&#233;chappe pas &#224; la financiarisation que connaissent de nombreuses villes dans le monde. Journaliste &#224; Express, un magazine stambouliote qui donne dans la critique sociale solide, dr&#244;le et argument&#233;e, Ulus Atayurt est passionn&#233; par &#171; sa &#187; ville, qu'il conna&#238;t dans les moindres recoins : il nous propose ici une lecture critique et &#233;clair&#233;e des dynamiques touchant aujourd'hui Istanbul.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_91 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;16&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/Istambul2_def.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH800/Istambul2_def-98fff.jpg?1779603000' width='400' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Anthill Towers
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt; : Pour commencer par le d&#233;but, qu'est-ce qu'Istanbul aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ulus Atayurt :&lt;/strong&gt; J'ai 37 ans et je suis n&#233; &#224; Istanbul. Donc, avant tout, c'est ma ville ! Ma famille, originaire des Balkans, est install&#233;e ici depuis quatre g&#233;n&#233;rations et demie. Jusqu'au milieu des ann&#233;es 1990, on peut dire que j'&#233;tais un habitant &#171; normal &#187;. En 1996, la Banque mondiale a pondu un rapport sur la Turquie qui d&#233;cr&#233;tait que le pays devait avoir au moins deux aires m&#233;tropolitaines de premi&#232;re importance. Petit &#224; petit, on a d&#233;couvert ce que signifiait &#234;tre une ville globale. Sur un plan personnel, c'est &#224; ce moment que j'ai commenc&#233; &#224; voyager dans la ville, &#224; aller &#224; gauche, &#224; droite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#234;me ann&#233;e, le deuxi&#232;me congr&#232;s mondial &#171; Habitat &#187; &#8211; c'est une agence de l'ONU charg&#233;e des questions de la ville et du logement &#8211; &#233;tait organis&#233; &#224; Istanbul. Il n'y a aucune co&#239;ncidence l&#224;-dedans : l'un des principaux th&#232;mes du congr&#232;s &#233;tait la gestion et l'organisation des &lt;i&gt;gecekondus &lt;/i&gt; [litt&#233;ralement &#171; maison construite en une nuit &#187;, quartiers d'habitat informel] de la ville. Mais malgr&#233; une bonne volont&#233; de surface, Habitat n'a rien chang&#233; du tout. Au contraire, on s'est rendu compte progressivement qu'Istanbul attirait de plus en plus de promoteurs priv&#233;s&#8230; Parall&#232;lement, l'industrie a commenc&#233; &#224; dispara&#238;tre de la ville. Il faut savoir que dans les ann&#233;es 1960 et 1970, Istanbul &#233;tait un centre de production tr&#232;s important qui repr&#233;sentait peut-&#234;tre 40 % de la production nationale : or, pendant la premi&#232;re ann&#233;e au pouvoir de l'AKP, le parti islamo-conservateur n&#233;olib&#233;ral au pouvoir depuis 2002, la d&#233;sindustrialisation s'est acc&#233;l&#233;r&#233;e : 530 000 emplois ont &#233;t&#233; supprim&#233;s ici&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est vers cette &#233;poque, au d&#233;but des ann&#233;es 2000, que j'ai commenc&#233; &#224; m'impliquer plus s&#233;rieusement dans les questions du droit &#224; la ville. Je travaillais dans un magazine d'architecture nomm&#233; &lt;i&gt;Istanbul&lt;/i&gt;. Mon boulot consistait surtout &#224; choisir les sujets. Un jour, en faisant des recherches pour un papier sur les tramways, je me suis rendu compte que quelque chose ne tournait pas rond dans cette ville. En 1946, il y avait au moins 42 lignes de tram diff&#233;rentes. Soixante-cinq ans plus tard, il n'en restait pas une seule. Qu'est-ce qui avait pu se passer ? On a creus&#233; la question, et, au journal, on a multipli&#233; les sujets sur les &lt;i&gt;gecekondus &lt;/i&gt; et les habitants d'Istanbul.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, peux-tu nous parler de ces derniers ? Qui sont les Stambouliotes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon le recensement de 2007, Istanbul compte 13 millions d'habitants. C'est le chiffre officiel. En 1946, il y avait 900 000 habitants. Comment est-on pass&#233; de moins d'un million &#224; 13 millions ? Au cours du xxe si&#232;cle, il y a eu plusieurs afflux de population : exode rural, r&#233;fugi&#233;s kurdes, mouvements li&#233;s aux guerre d'Irak et d'Afghanistan, ainsi que des migrations plus r&#233;centes en provenance d'Afrique de l'Est. Aujourd'hui, la majorit&#233; des habitants d'Istanbul sont turcs. Il y a &#233;galement de plus en plus de &#171; citoyens globaux &#187; : beaucoup d'Anglo-Saxons s'installent ici pour travailler, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'aux ann&#233;es 2000, l'essentiel des migrants ruraux avait l'habitude de s'installer dans les quartiers de &lt;i&gt;gecekondus&lt;/i&gt;. Mais depuis quelque temps, les &#233;victions s'y sont multipli&#233;es : l'objectif politique est de faire dispara&#238;tre ces quartiers ill&#233;gaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui souhaite les voir dispara&#238;tre ? Est-ce la mairie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, c'est le gouvernement central &#224; travers un organisme appel&#233; TOKI, l'agence turque de d&#233;veloppement du logement. Les d&#233;cisions prises par TOKI outrepassent toutes les autorit&#233;s locales : c'est le gouvernement central qui g&#232;re la rente fonci&#232;re [la valeur des terrains et les b&#233;n&#233;fices qui en sont tir&#233;s]. Cette lutte contre les &lt;i&gt;gecekondus&lt;/i&gt; est assez probl&#233;matique, parce qu'ils doivent quand m&#234;me faire face &#224; l'afflux de population : ils laissent donc parfois les gens construire, dans une esp&#232;ce d'entre-deux informel. Dans le m&#234;me temps, TOKI d&#233;veloppe des programmes immobiliers destin&#233;s aux plus pauvres, &#224; 40-50 kilom&#232;tres du centre-ville. Les loyers co&#251;tent environ 150 euros par mois, et la plupart des migrants ne peuvent pas payer une telle somme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a ce projet de construire un troisi&#232;me pont, au nord du Bosphore, pr&#232;s des for&#234;ts anciennes. Avec le premier pont, ce sont 30 % de la municipalit&#233; qui ont &#233;t&#233; urbanis&#233;s ; avec le second, 70 %, et avec le prochain, ils pr&#233;voient d'ouvrir le reste de la ville aux promoteurs. Non seulement ce troisi&#232;me pont favorisera le d&#233;veloppement des &lt;i&gt;gated communities&lt;/i&gt; [r&#233;sidences ferm&#233;es] au d&#233;triment des derni&#232;res r&#233;serves foresti&#232;res, mais de nouvelles constructions am&#232;neront in&#233;vitablement la cr&#233;ation de nouveaux &lt;i&gt;gecekondus&lt;/i&gt;. L'&#233;conomie turque est de plus en plus d&#233;pendante de la construction, comme c'&#233;tait le cas en Espagne au d&#233;but des ann&#233;es 2000. On estime actuellement &#224; 400 000 le nombre de logements neufs non occup&#233;s &#224; Istanbul&#8230; Je crois que dans les ann&#233;es &#224; venir, cette folie de la construction va provoquer une grave crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le quartier de Sulukule, o&#249; une communaut&#233; rom &#233;tait install&#233;e depuis 900 ans, a &#233;t&#233; r&#233;cemment d&#233;truit, malgr&#233; de nombreuses oppositions, pour y construire des gated communities. Du c&#244;t&#233; du centre &#171; occidental &#187;, le quartier pauvre de Tarlabasi a &#233;t&#233; touch&#233; par les premi&#232;res destructions de b&#226;timents l'&#233;t&#233; dernier. Comment &#233;voluent ces op&#233;rations de &#171; r&#233;novation &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_92 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/Istambul1_def.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH800/Istambul1_def-6190b.jpg?1779603002' width='400' height='800' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Ibrahim
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ils ont d&#233;truit les derni&#232;res maisons de Sulukule il y a une dizaine de jours, et ils sont d&#233;j&#224; en train de construire la &#171; Maison ottomane de Sulukule &#187;. En fait, l'objectif des autorit&#233;s est de construire un centre touristique &#224; Emin&#246;n&#252;, sur la p&#233;ninsule historique. Ils veulent des &#171; &lt;i&gt;butik-hotels&lt;/i&gt; &#187;, du tourisme historique et nautique, etc. Le probl&#232;me, c'est que le centre d'Istanbul est encore un centre vivant. Tous les jours, trois millions de personnes viennent faire leurs courses ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus au nord, du c&#244;t&#233; du centre &#171; occidental &#187; de Beyoglu et de Tarlabasi, l'objectif est de d&#233;velopper la vie nocturne, de multiplier l'installation des grandes cha&#238;nes telles que Virgin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; part Sulukule et Tarlabasi, quatorze districts sont menac&#233;s. Les universit&#233;s priv&#233;es se multiplient alors qu'encore r&#233;cemment, deux universit&#233;s publiques ont &#233;t&#233; &#233;ject&#233;es du centre-ville. Ils &#233;vacuent aussi les &#233;coles : &#231;a a commenc&#233; &#224; Beyoglu et Besiktas, mais &#231;a s'&#233;tend progressivement. Selon l'Union des enseignants, on parle de 182 &#233;coles que les autorit&#233;s veulent remplacer par des h&#244;tels et des centres commerciaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais les projets gouvernementaux ne pr&#233;voient-ils pas de garder des logements dans le centre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ! De riches familles conservatrices veulent vivre dans le centre historique ottoman. Autour des animations touristiques, plusieurs petites &lt;i&gt;gated communities&lt;/i&gt; sont en cours de construction&#8230; Sulukule est l'une des premi&#232;res. C'est contigu aux remparts historiques : d'ailleurs, si tu suis la muraille, tu verras au moins six ou sept &lt;i&gt;gated communities&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est int&#233;ressant pour comprendre ce qui se passe dans le centre, c'est ce &#171; triangle culturel &#187; : culture marchande &#224; Beyoglu, patrimoine historique &#224; Emin&#246;n&#252;, et &#171; Silicon Valley &#187; (industries culturelles et cr&#233;atives) autour de la Corne d'Or. L&#224;-bas, c'est maintenant officiel depuis cinq ou six ans, ils mettent en place une &#171; zone libre de culture &#187; dans laquelle il n'y aura pas de taxes, et o&#249; on trouvera de la main-d'&#339;uvre bon march&#233;. Le probl&#232;me, c'est qu'il y a d&#233;j&#224; deux millions de personnes qui vivent dans ou autour du centre&#8230; Donc o&#249; vont travailler les professionnels de la culture ? Je crois qu'on est l&#224; face aux m&#234;mes vieux mod&#232;les : culture, gentrification, &#233;viction des pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Face &#224; ces strat&#233;gies de d&#233;veloppement de la ville qui ne prennent pas en compte les plus pauvres, quelles sont les formes de r&#233;sistance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles sont de plusieurs types. La chambre d'architecture est un premier &#171; foyer &#187; de r&#233;sistance : les architectes et urbanistes combattent activement la privatisation de l'espace, et s'occupent des actions en justice. &#192; Istanbul comme ailleurs, il faut des professionnels rod&#233;s pour pouvoir aller au tribunal : c'est tr&#232;s technique et tu n'as que soixante jours pour monter le dossier. Les quartiers eux-m&#234;mes s'organisent lorsqu'ils sont menac&#233;s par des projets d'urbanisme. Les quartiers &#171; de gauche &#187; sont beaucoup plus r&#233;actifs que les quartiers plus conservateurs ; la municipalit&#233; le sait tr&#232;s bien, et &#233;vite de commencer les op&#233;rations de r&#233;novation par les quartiers les plus forts. Ils attaquent plut&#244;t l&#224; o&#249; habitent des minorit&#233;s comme les Gitans, ou les Kurdes. Dans le centre-ville, la forte proportion d'habitants fragiles (immigrants r&#233;cents, sans-papiers&#8230;) fait que la r&#233;sistance est plus difficile. Je g&#233;n&#233;ralise beaucoup, mais dans les grands traits, on en est l&#224;. Et puis il y a les groupes militants. J'en connais cinq ou six, mais il y en a d'autres. Ils aident les habitants sur le plan l&#233;gal, dans les n&#233;gociations avec le gouvernement, par exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, il y a parfois de s&#233;rieux conflits entre les diff&#233;rents groupes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il arrive que toutes ces &#233;nergies se regroupent &#224; l'occasion de grandes manifestations. &#192; propos du troisi&#232;me pont, une plate-forme d'opposition s'est cr&#233;&#233;e, qui regroupe des douzaines de membres &#8211; unions syndicales, p&#234;cheurs, groupes militants, chambre d'architecture, citoyens&#8230; De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, nous n'avons pas beaucoup de pouvoir pour nous opposer. Et puis, parfois, ironiquement, c'est le jeu politique lui-m&#234;me qui fait cesser les op&#233;rations de r&#233;novation, au fil des r&#233;sultats &#233;lectoraux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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