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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Un dimanche au jardin</title>
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		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; Marseille, il n'y a pas que les bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e, les m&#233;tros qui s'arr&#234;tent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplac&#233;s par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potag&#232;re, artistique et conviviale. Autant l'avouer tout de suite : quand on est l&#224;-haut, on n'est pas loin de penser que c'est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu'on y tra&#238;ne souvent nos gu&#234;tres ? Sans doute. Mais surtout parce que c'est un lieu comme on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no85-janvier-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;85 (janvier 2011)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, il n'y a pas que les bulldozers d'Eurom&#233;diterran&#233;e, les m&#233;tros qui s'arr&#234;tent juste avant les quartiers Nord et les bancs publics remplac&#233;s par des panneaux de pub. Il y a aussi le Jardin, une association potag&#232;re, artistique et conviviale. Autant l'avouer tout de suite : quand on est l&#224;-haut, on n'est pas loin de penser que c'est un bout de paradis. Parce que ce sont des copains et qu'on y tra&#238;ne souvent nos gu&#234;tres ? Sans doute. Mais surtout parce que c'est un lieu comme on n'en conna&#238;t pas beaucoup, un petit morceau d'utopie en construction permanente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_94 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH378/Jardin_def-20157.jpg?1768663884' width='400' height='378' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans le quartier populaire de La Belle de Mai &#224; Marseille, une colline surplombe l'autoroute a&#233;rienne imbriqu&#233;e dans la ville. On y grimpe, au d&#233;tour d'un boulevard, par une rue aussi &#233;troite qu'abrupte. &#192; mi-c&#244;te, une porte en ferraille s'ouvre sur un chemin de terre : on entre dans le Jardin de Gibraltar. Le terrain, propri&#233;t&#233; de la ville, est lou&#233; par parcelles &#224; des particuliers et &#224; diverses associations pour y cultiver la terre. D'embl&#233;e, le territoire est s&#233;par&#233; entre une zone grillag&#233;e et un espace ouvert, vaste plateau de 850 m2 qui donne sur les pentes. Un rocher peint annonce : &#171; &lt;i&gt; Ce lieu est aux habitants d'ici et d'ailleurs, &#224; tous ceux qui veulent y planter leur graine. Prenez-en soin. &lt;/i&gt; &#187; C'est sur cet espace-l&#224; que l'Artichaut s'active. &lt;a href=&#034;http://www.lartichaut.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Artichaut&lt;/a&gt;, une association cr&#233;&#233;e en 2006 &#224; l'initiative de Steffi, la trentaine, Allemande nourrie de l'exp&#233;rience des jardins interculturels qui fleurissent outre-Rhin&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire Les Vieux Dossiers sur l'histoire des jardins, dans le m&#234;me num&#233;ro.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; : &#171; &lt;i&gt;En arrivant &#224; Marseille, j'ai cherch&#233; s'il y avait des lieux comme &#231;a. L'id&#233;e n'est pas de recr&#233;er plein de jardins dans la ville ou de pr&#244;ner le retour &#224; la terre, mais d'ouvrir un endroit o&#249; les gens peuvent se rassembler et r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qu'on peut faire d'autre : la f&#234;te, une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre&#8230; Le jardinage est une activit&#233; parmi d'autres, un moyen.&lt;/i&gt; &#187; Et pourquoi l'Artichaut ? &#171; &lt;i&gt; D&#233;j&#224; parce que c'est une belle fleur, et que &#231;a prend deux ans &#224; le cultiver, il faut de la patience. Ensuite, parce qu'il y a le mot &#8220;art&#8221; dedans et que &#231;a correspond &#224; notre mani&#232;re de voir le jardinage.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'art ancr&#233; dans le social, de l'art avec et pour les habitants du quartier. Un des deux emplois aid&#233;s de l'association a permis d'embaucher Tristan, &lt;a href=&#034;http://www.tristanfavre.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;artiste plasticien&lt;/a&gt; qui travaille sur la critique de l'urbanisme lib&#233;ral et la r&#233;appropriation de l'espace public. C'est lui qui fait la visite du potager : &#171; &lt;i&gt;Au d&#233;part, le terrain &#233;tait en friche, on gardait l'acc&#232;s ouvert en permanence, dans l'id&#233;e du jardin communautaire. Mais des personnes ont demand&#233; &#224; avoir leur propre parcelle, alors on a d&#233;velopp&#233; les deux. Une quinzaine de personnes viennent r&#233;guli&#232;rement. Ici, c'est la parcelle d'un instituteur, l&#224; celle un vieil Alg&#233;rien du quartier, l&#224;, &lt;a href=&#034;http://www.gruik.asso.st&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Gruik&lt;/a&gt;, un collectif qui pr&#233;pare un court-m&#233;trage d'animation, l&#224; une famille, l&#224; l'association &lt;a href=&#034;http://www.instantsvideo.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Instants Vid&#233;o&lt;/a&gt;, l&#224; ce sont deux classes sp&#233;cialis&#233;es du coll&#232;ge du coin...&lt;/i&gt; &#187; La convention conclue avec le coll&#232;ge permet d'initier les minots au &lt;i&gt;land art&lt;/i&gt;. En 2008, via un &#233;change europ&#233;en, huit gamins d'ici sont partis dans un jardin interculturel tenu par des Bosniaques &#224; Berlin, et huit minots berlinois sont venus d&#233;couvrir La Belle de Mai. Au niveau local, l'Artichaut fait partie du r&#233;seau des &lt;a href=&#034;http://www.reseaujsm.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Jardins solidaires m&#233;diterran&#233;ens&lt;/a&gt;, qui &#233;change pratiques et actions de sensibilisation. On s'approvisionne en semences bio aupr&#232;s de producteurs artisanaux engag&#233;s dans la d&#233;fense de la biodiversit&#233;, comme &lt;a href=&#034;http://www.germinance.com&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Germinance&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&#034;http://www.kokopelli.asso.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Kokopelli&lt;/a&gt;, et on prend des conseils sur les cultures aupr&#232;s de la coop&#233;rative agricole de Longoma&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dimanche d'octobre, l'Artichaut, en lien avec l'association &#224; qui le terrain est lou&#233;, la Fraternit&#233; de La Belle de mai, attribue de nouvelles parcelles : l'appel est lanc&#233; publiquement, vient qui veut. Et sont venus, ce jour-l&#224;, une association de Comoriens, d'anciens stagiaires de la radio associative militante du coin, &lt;a href=&#034;http://www.radiogalere.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Radio Gal&#232;re&lt;/a&gt;, des jeunes arriv&#233;s l&#224;, au d&#233;part, via une structure de r&#233;insertion et qui d&#233;cident de cr&#233;er leur propre rapport au lieu en travaillant un bout de terrain avec leurs compagnes, et diverses personnes. Steffi explique le fonctionnement : &#171; &lt;i&gt;Ce sont des jardins familiaux qu'on ouvre aujourd'hui, mais la famille au sens large : les amis, les colocs&#8230; Les conditions pour avoir une parcelle, c'est de cotiser entre cinq et dix euros &#224; l'ann&#233;e, de venir r&#233;guli&#232;rement et de s'occuper aussi des parcelles des autres : s'il y a des escargots, on cherche ensemble comment faire, si une parcelle est abandonn&#233;e, on s'en occupe un peu. La formation se fait avec les connaissances de tout le monde, et, au final, &#231;a fait une bonne &#233;quipe d'autodidactes. On a d&#233;j&#224; des outils dans le cabanon, ils sont collectifs.&lt;/i&gt; &#187; Il y a 60 m2 &#224; se partager, et chacun commence &#224; b&#234;cher. Des gamins roms qui habitaient dans le coin auparavant passent faire un tour de balan&#231;oire, et se mettent bient&#244;t &#224; retourner la terre avec les autres. Leur grande s&#339;ur arrive, et salue tout le monde : quelques mots en italien par-ci, quelques phrases en allemand par-l&#224;, un peu de fran&#231;ais, un peu de romani.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la r&#233;colte, au fait, s'enqui&#232;rent les nouveaux jardiniers, &#224; qui elle va ? &#171; &lt;i&gt;Elle sera pour celui qui a la parcelle, c'est sympa s'il peut offrir quelques tomates aux autres ensuite. Chaque mois, on propose un mercredi et un dimanche ensemble, on partage un repas.&lt;/i&gt; &#187; Des repas qui commencent en d&#233;but d'apr&#232;s-midi et qui se poursuivent tard le soir, par des concerts de musique kurde, afghane ou exp&#233;rimentale, et par des projections en plein air organis&#233;es par le collectif &lt;a href=&#034;http://cinedahdah.over-blog.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cin&#233; Dahdah&lt;/a&gt; ou par les associations qui cultivent un lopin au Jardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'aventure hors du territoire de l'Artichaut, dans le labyrinthe des parcelles cl&#244;tur&#233;es, pour aller demander leur avis aux autres locataires du terrain. Au fin fond des ruelles improvis&#233;es, quelques particuliers font la moue : &#171; &lt;i&gt; S'ils ne cl&#244;turent pas, les jeunes viendront casser, il y aura des vols, des bagarres ! Ici, on en a, c'est bien pour &#231;a qu'on se prot&#232;ge.&lt;/i&gt; &#187; Steffi temp&#232;re : &#171; &lt;i&gt; Au d&#233;but, comme on a pris le parti d'une d&#233;marche tr&#232;s ouverte, on a eu des soucis de vols de r&#233;coltes, de mat&#233;riel cass&#233;, mais il ne faut rien exag&#233;rer. Et puis, depuis un an, &#231;a va : depuis qu'on a appris &#224; construire des cabanes plus solides, que des familles du quartier ont des parcelles et qu'on travaille avec le coll&#232;ge.&lt;/i&gt; &#187; Et puis de toutes fa&#231;ons : &#171; &lt;i&gt;On va commencer, si &#231;a ne marche pas on verra bien.&lt;/i&gt; &#187; Et ce dimanche-l&#224;, &#231;a marchait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/La-terre-rend-libre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les Vieux Dossiers sur l'histoire des jardins&lt;/a&gt;, dans le m&#234;me num&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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