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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>Le bon temps des colonies</title>
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		<dc:creator>Iffik Le Guen</dc:creator>


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&lt;p&gt;HUIT MAI 1945. Une manifestation traverse les rues de S&#233;tif pour f&#234;ter la lib&#233;ration et r&#233;clamer l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie. Au premier rang, un scout alg&#233;rien brandit le drapeau vert et blanc frapp&#233; du croissant et de l'&#233;toile rouges. Soudain, une traction s'arr&#234;te en travers de la rue, un homme, chapeau et costume, en jaillit et tente d'arracher l'&#233;tendard des mains du scout qui r&#233;siste. L'homme sort un flingue et tire sur le gamin. C'est le d&#233;but d'un d&#233;cha&#238;nement de violence aveugle qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;HUIT MAI 1945. Une manifestation traverse les rues de S&#233;tif pour f&#234;ter la lib&#233;ration et r&#233;clamer l'ind&#233;pendance de l'Alg&#233;rie. Au premier rang, un scout alg&#233;rien brandit le drapeau vert et blanc frapp&#233; du croissant et de l'&#233;toile rouges. Soudain, une traction s'arr&#234;te en travers de la rue, un homme, chapeau et costume, en jaillit et tente d'arracher l'&#233;tendard des mains du scout qui r&#233;siste. L'homme sort un flingue et tire sur le gamin. C'est le d&#233;but d'un d&#233;cha&#238;nement de violence aveugle qui plonge la ville, surtout les &#171; indig&#232;nes &#187;, dans un effroyable bain de sang. Telle est l'histoire racont&#233;e par le dernier film de Rachid Bouchareb, Hors-la-loi. Telle est la s&#233;quence que Lionnel Luca, d&#233;put&#233; UMP des Alpes-Maritimes, avait d&#233;nonc&#233;e, sans l'avoir vue, comme historiquement fausse et anti-fran&#231;aise lors du dernier festival de Cannes. &#192; Marseille, le 20 septembre dernier, &#224; l'occasion de la projection en avant-premi&#232;re du long m&#233;trage, une poign&#233;e d'&#233;lus FN, de pieds-noirs et de jeunes du Bloc identitaire viennent manifester en vocif&#233;rant des &lt;i&gt;&#171; OAS ! OAS ! &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; FLN, assassin &#187;&lt;/i&gt; ou en beuglant Le Chant des Africains. Laissons l&#224; ces tristes sires et replongeons-nous dans les circonstances qui ont entour&#233; le massacre de S&#233;tif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la cr&#233;ation d'un large front d'opposition en mars 1944, les partisans d'un renversement de l'ordre colonial en Alg&#233;rie sont de plus en plus actifs. Par ailleurs, la diplomatie anticolonialiste des Am&#233;ricains, pr&#233;sents en Alg&#233;rie depuis fin 1942, peut laisser croire &#224; un franc soutien de leur part une fois la guerre termin&#233;e. Autour de figures comme Ferhat Abbas (mod&#233;r&#233;) et Messali Hadj (dans la clandestinit&#233; depuis 1939), le discours ind&#233;pendantiste t&#233;moigne donc d'une impatience grandissante, surtout dans le tr&#232;s bouillant Constantinois. Las, un an plus tard, Messali, d&#233;sign&#233; entretemps &lt;i&gt;&#171; leader incontest&#233; du peuple alg&#233;rien &#187;&lt;/i&gt;, est arr&#234;t&#233; et exil&#233;, ce qui d&#233;clenchera de nombreux incidents, notamment &#224; Alger, le 1er mai. Une semaine plus tard, dans toute l'Alg&#233;rie, des cort&#232;ges spontan&#233;s c&#233;l&#232;brent la capitulation allemande, mais &#224; S&#233;tif, la liesse se transforme en tueries qui s'&#233;tendront &#224; tout le Constantinois et dont le bilan n'est certain que pour les Europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que s'est-il r&#233;ellement pass&#233; ? Encore aujourd'hui, les historiens s'affrontent aussi bien sur l'origine de la manifestation que sur le bilan des victimes. Pendant longtemps, la th&#232;se de la provocation colonialiste a eu les faveurs des courants proches du parti communiste. Les colons auraient cherch&#233; &#224; anticiper le d&#233;clenchement d'une insurrection g&#233;n&#233;ralis&#233;e pour d&#233;capiter le mouvement ind&#233;pendantiste avant qu'il ne prenne de l'ampleur. Mais Jean-Louis Planche, premier historien &#224; creuser minutieusement dans les archives, a montr&#233; que les miliciens arm&#233;s par le sous-pr&#233;fet Achiary ont men&#233;, au hasard, l'essentiel de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confirmation de la part de nombreux t&#233;moins interrog&#233;s par J.-L. Planche : il s'agirait d'un ph&#233;nom&#232;ne irrationnel de masse, entre folie meurtri&#232;re et racisme exacerb&#233;. Exit, alors, toute volont&#233; de soul&#232;vement nationaliste chez les Alg&#233;riens ? D'autres historiens, fran&#231;ais et alg&#233;riens (dont Mohammed Harbi), n'y croient gu&#232;re. Ils r&#233;v&#232;lent ainsi qu'un projet d'insurrection existait bel et bien au plu haut niveau du front d'opposition &#224; l'ordre colonial (d&#232;s le d&#233;but de la guerre pour un courant tent&#233; un moment par un rapprochement avec les Allemands). Cependant rien n'&#233;tait organis&#233; le 8 mai 1945, sinon une certaine pr&#233;paration des esprits, d'un c&#244;t&#233; comme de l'autre. Le bilan, enfin, est exactement de 102 morts, 110 bless&#233;s, 10 femmes viol&#233;es pour les victimes europ&#233;ennes et, tr&#232;s approximativement, de plusieurs milliers de morts pour les Alg&#233;riens. En effet, entre les 45 000 tu&#233;s revendiqu&#233;s par la propagande officielle de l'&#201;tat alg&#233;rien et les 1 500 conc&#233;d&#233;s du bout des l&#232;vres par le ministre de l'Int&#233;rieur de l'&#233;poque, il est impossible de trancher. D'autant que le pr&#233;fet de Constantine avait accept&#233; de faire dispara&#238;tre les cadavres des victimes alg&#233;riennes dans des fours &#224; chaux. Il y a donc fort &#224; parier que le massacre de S&#233;tif, instrumentalis&#233; par les uns et les autres, continue de hanter les m&#233;moires franco-alg&#233;riennes, alors que se profilent les c&#233;l&#233;brations du cinquantenaire de l'ind&#233;pendance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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