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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La r&#233;volte oubli&#233;e des Burkinab&#233;s</title>
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		<dc:creator>Solveig Bjurstr&#246;m</dc:creator>


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&lt;p&gt;Comme dans les pays arabes, le peuple se soul&#232;ve dans le Burkina de Blaise Compaor&#233;, aux manettes depuis 1987. Mais les m&#233;dias fran&#231;ais s'en d&#233;sint&#233;ressent. Pas assez de sang ? Une correspondante de CQFD &#233;tait sur zone&#8230; Depuis le d&#233;c&#232;s de Justin Zongo, un &#233;l&#232;ve de troisi&#232;me, dans les ge&#244;les du commissariat de Koudougou le 20 f&#233;vrier dernier, le m&#233;contentement bat son plein au Burkina Faso. R&#233;guli&#232;rement organis&#233;es dans tout le pays, les manifestations sont r&#233;prim&#233;es dans le sang &#8211; on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comme dans les pays arabes, le peuple se soul&#232;ve dans le Burkina de Blaise Compaor&#233;, aux manettes depuis 1987. Mais les m&#233;dias fran&#231;ais s'en d&#233;sint&#233;ressent. Pas assez de sang ? Une correspondante de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &#233;tait sur zone&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_126 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
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&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH427/Lasserpe_CQFD88-52ede.png?1768655115' width='400' height='427' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Lasserpe
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Depuis le d&#233;c&#232;s de Justin Zongo, un &#233;l&#232;ve de troisi&#232;me, dans les ge&#244;les du commissariat de Koudougou le 20 f&#233;vrier dernier, le m&#233;contentement bat son plein au Burkina Faso. R&#233;guli&#232;rement organis&#233;es dans tout le pays, les manifestations sont r&#233;prim&#233;es dans le sang &#8211; on compte une dizaine de morts depuis le d&#233;but des &#233;v&#232;nements. Si les protagonistes et certains journaux burkinab&#233;s &#233;tablissent un parall&#232;le avec les r&#233;voltes dans les pays arabes ou rel&#232;vent les analogies entre Justin Zongo et Mohamed Bouaziz (qui s'&#233;tait donn&#233; la mort en Tunisie), les journaux fran&#231;ais, pourtant si prompts &#224; saluer la soif de d&#233;mocratie des populations &#233;trang&#232;res, semblent plut&#244;t avares de mots en ce qui concerne ce pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les similarit&#233;s structurelles avec la Tunisie, l'Alg&#233;rie ou l'&#201;gypte existent pourtant : soci&#233;t&#233; tr&#232;s in&#233;galitaire, fort taux de ch&#244;mage, violences polici&#232;res, impunit&#233;, n&#233;potisme de la classe dirigeante, droits de l'homme quotidiennement bafou&#233;s&#8230; Le Burkina Faso est class&#233; au 177 e rang (sur 182) de l'IDH (l'indice de d&#233;veloppement humain, &#233;tabli par l'ONU), avec un taux d'alphab&#233;tisation des adultes de 29 %, une esp&#233;rance de vie de 53 ans, 46,4 % de la population sous le seuil de pauvret&#233; et une population extr&#234;mement jeune (environ 65 % de moins de 25 ans). Comme dans les pays du Maghreb, tout a commenc&#233; avec les &#233;tudiants &#8211; &#233;coles, coll&#232;ges, lyc&#233;es et universit&#233;s confondus &#8211;, qui ont r&#233;agi au meurtre de l'un des leurs par les forces de l'ordre et au mensonge grossier du gouvernement invoquant une m&#233;ningite comme cause du d&#233;c&#232;s. Ce n'est pas la premi&#232;re fois qu'un &#233;tudiant dispara&#238;t dans des conditions obscures : en mai 1990, un militant de l'Association nationale des &#233;tudiants burkinab&#233;s (l'Aneb) est tortur&#233; &#224; mort dans l'enceinte de la base des forces de s&#233;curit&#233; pr&#233;sidentielle, le gouvernement affirme alors que le jeune homme a pris la fuite. Le 9 mai 1995, &#224; Garango, la police tire sur les manifestants, faisant deux morts. Le 6 d&#233;cembre 2000, Flavien Nebie, 12 ans, est tu&#233; par balle lors d'une manifestation &#233;tudiante. Sans oublier l'assassinat qui a le plus heurt&#233; les Burkinab&#233;s, celui de Norbert Zongo, directeur de l'hebdomadaire L'Ind&#233;pendant, et de trois de ses coll&#232;gues, le 13 d&#233;cembre 1998, alors qu'ils enqu&#234;taient sur la mort de David Ouedraogo, chauffeur de Francis Compaor&#233;, fr&#232;re du pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l'assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987, qui marque le d&#233;but du r&#232;gne sans partage de Blaise Compaor&#233; (le pr&#233;sident en est &#224; son quatri&#232;me mandat), le peuple burkinab&#233; s'est &#233;lev&#233; contre le r&#233;gime &#224; maintes reprises &#224; travers des r&#233;voltes populaires et &#233;tudiantes, ou encore lors des gr&#232;ves r&#233;guli&#232;res des forces de l'ordre. En revanche, c'est la premi&#232;re fois que le pays conna&#238;t de telles &#233;ruptions de rage : des commissariats ont &#233;t&#233; incendi&#233;s (&#224; Reo, Koupela, Poutenga, Gourci, Ouahigouya, Rori et Leo), ainsi que des domiciles de ministres (Odile Bonkoungou et Alain Yoda), des prisons ont &#233;t&#233; attaqu&#233;es et les d&#233;tenus lib&#233;r&#233;s (&#224; Yako, Ouagadougou et Koupela). Si, comme au Maghreb, les forces de l'ordre affirment parfois comprendre les motivations des manifestants et se rangent &#224; leurs c&#244;t&#233;s, ce sont toujours les structures symboliques de la r&#233;pression d'&#201;tat qui sont vis&#233;es : commissariats, mairies, bureaux des gouverneurs&#8230; De plus, depuis le 22 mars, suite &#224; la condamnation de cinq d'entre eux dans une affaire de m&#339;urs, les militaires sont en gr&#232;ve et manifestent &#224; travers tout le pays, ce qui a conduit le gouvernement &#224; &#233;tablir un couvre-feu du 30 mars au 3 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux mouvements avec d'un c&#244;t&#233; les &#233;tudiants et de l'autre l'arm&#233;e, ne semblent pas, pour l'heure, se concerter. Mais leur &#233;ventuelle synchronisation rendrait la situation plus qu'explosive. Pour la premi&#232;re fois depuis longtemps dans la soci&#233;t&#233; burkinab&#233;e, l'appel au respect des principes de justice et de v&#233;rit&#233; et les revendications li&#233;es aux droits sociaux et &#233;conomiques se rejoignent. R&#233;pression sanglante des premi&#232;res manifestations &#224; Koudougou, volont&#233; non dissimul&#233;e de Blaise Compaor&#233; de changer la Constitution afin de devenir pr&#233;sident &#224; vie, &#233;chec des n&#233;gociations achev&#233;es fin f&#233;vrier avec la Coordination nationale des Collectifs contre le co&#251;t de la vie ch&#232;re (CCVC) : tout semble converger pour asseoir durablement ce mouvement sans leader et structure formelle. Et ceci au grand d&#233;pit du gouvernement de Compaor&#233; qui s'&#233;chine, comme toujours, &#224; le d&#233;signer comme criminel et manipul&#233; de l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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