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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#8230;en passant par Tchernobyl</title>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;Apprentis sorciers, les nucl&#233;ocrates ? C'est leur faire bonne gr&#226;ce que de leur conc&#233;der une part d'ignorance sur les dangers mortif&#232;res de leur activit&#233;, ne serait-ce qu'&#224; voir l'&#233;nergie qu'ils mettent &#224; les dissimuler ! Alors que tous les poisons radiotoxiques qu'ils lib&#232;rent attaquent le vivant pour des dur&#233;es inimaginables, c'est sur le court terme qu'ils en calculent la dangerosit&#233;. &#171; On a affaire &#224; des fous, &#224; une secte dirig&#233;e par le dieu Atome. Chez eux, c'est visc&#233;ral ! &#187;, dit &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apprentis sorciers, les nucl&#233;ocrates ? C'est leur faire bonne gr&#226;ce que de leur conc&#233;der une part d'ignorance sur les dangers mortif&#232;res de leur activit&#233;, ne serait-ce qu'&#224; voir l'&#233;nergie qu'ils mettent &#224; les dissimuler ! Alors que tous les poisons radiotoxiques qu'ils lib&#232;rent attaquent le vivant pour des dur&#233;es inimaginables, c'est sur le court terme qu'ils en calculent la dangerosit&#233;. &lt;i&gt;&#171; On a affaire &#224; des fous, &#224; une secte dirig&#233;e par le dieu Atome. Chez eux, c'est visc&#233;ral ! &#187;&lt;/i&gt;, dit &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; Yves Lenoir, ing&#233;nieur en math&#233;matiques appliqu&#233;es de l'&#233;cole des Mines aujourd'hui &#224; la retraite. Selon lui, mesurer les taux d'irradiations externes lors d'un accident nucl&#233;aire ne suffit pas &#224; d&#233;finir les risques. Quid des r&#233;els effets internes sur les organes, lorsque les radio&#233;l&#233;ments p&#233;n&#232;trent &#224; l'int&#233;rieur du corps ? Yves, qui s'occupe avec ardeur et col&#232;re de l'association Enfants de Tchernobyl B&#233;larus, dont il est le pr&#233;sident, nous explique. Rencontre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_154 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;9&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH276/jmb_nucleaire-d0450.png?1782659581' width='400' height='276' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par JMB
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Comment mesure-t-on la dangerosit&#233; d'un accident nucl&#233;aire tel que celui en cours actuellement &#224; Fukushima ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yves Lenoir :&lt;/strong&gt; Les mesures prises aujourd'hui suivent le mod&#232;le Hiroshima-Nagasaki. L'effet &#224; long terme de la radioactivit&#233; interne sur l'organisme est totalement sous-&#233;valu&#233;, voire carr&#233;ment ni&#233;. Le probl&#232;me est ancien. Et assez simple quand on comprend l'encha&#238;nement historique et l'int&#233;r&#234;t qu'il y a &#224; utiliser un syst&#232;me &#224; l'&#233;vidence inappropri&#233;. L'observation des effets de la radioactivit&#233; a connu un tournant lors de l'&#233;tude statistique de la cohorte des survivants des bombardements de Hiroshima et Nagasaki. Les donn&#233;es rassembl&#233;es ont permis de pr&#233;ciser les effets diff&#233;r&#233;s tout au long de la vie des irradiations externes &#233;lev&#233;es re&#231;ues au moment de l'explosion. Pendant les cinq ans qui ont suivi le bombardement, ces donn&#233;es ont &#233;t&#233; collect&#233;es par l'occupant am&#233;ricain qui&#8230; est parti sans les communiquer aux autorit&#233;s japonaises ! Ces derni&#232;res sont parties de z&#233;ro en 1950. Les &#233;l&#233;ments dont nous disposons aujourd'hui sont donc fortement biais&#233;s : les &#233;tudes publi&#233;es en 1979 par les services japonais&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Committee on Damage by Atomic Bombs in Hiroshima and Nagasaki, Hiroshima and (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; donnent une vision par d&#233;faut de la relation dose-effet. Les &#233;pid&#233;miologistes japonais continuent de noter encore aujourd'hui chez les survivants un exc&#232;s de cancers par rapport au reste de la population. On voit que les organismes conservent une m&#233;moire ind&#233;l&#233;bile de l'agression radioactive. En effet, la contamination interne (il y en eut peu suite aux explosions atomiques), c'est-&#224;-dire les effets des radio&#233;l&#233;ments rejet&#233;s dans l'environnement et absorb&#233;s par la cha&#238;ne alimentaire, la respiration ou par un contact avec la peau, est une question extr&#234;mement complexe et pas assez examin&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qui d&#233;finit les param&#232;tres permettant de mesurer les cons&#233;quences de la radioactivit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout s'est nou&#233; au milieu des ann&#233;es 1950, &#224; l'&#233;poque o&#249; l'objectif des &#201;tats &#233;tait de promouvoir l'&#233;nergie atomique. Les &#201;tats-Unis lanc&#232;rent le programme &#171; Atoms for Peace &#187; qui visait &#224; asseoir leur mainmise au niveau mondial sur l'exploitation du nucl&#233;aire civil. L'Agence internationale pour l'&#233;nergie atomique (AIEA) fut cr&#233;&#233;e en 1956 pour superviser le mouvement. Pour faire vite, le mod&#232;le des relations dose-effet des irradiations externes issu de Hiroshima-Nagasaki a alors &#233;t&#233; adapt&#233; tr&#232;s grossi&#232;rement aux irradiations internes. On a ainsi con&#231;u un mod&#232;le dose-effet pour l'irradiation interne supposant que la dose est distribu&#233;e de fa&#231;on homog&#232;ne. La grande r&#233;v&#233;lation de Tchernobyl a &#233;t&#233; de montrer que ce n'est absolument pas le cas. Que, par exemple, le c&#233;sium 137, le radio&#233;l&#233;ment le plus abondant dans les d&#233;p&#244;ts, tend &#224; se concentrer dans les organes les plus actifs. De plus, on continue &#224; dire que l'effet est relatif &#224; l'importance de la dose, ce qui est incorrect : plus la dose est faible et plus ses effets sont importants, surtout si elle est d&#233;livr&#233;e de fa&#231;on chronique &#224; faible d&#233;bit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'en 1956, l'Organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) relayait les g&#233;n&#233;ticiens, comme l'Am&#233;ricain Herman Joseph Muller, prix Nobel, qui avait alert&#233; la communaut&#233; internationale sur les dangers que l'&#233;nergie nucl&#233;aire faisait peser sur le patrimoine g&#233;n&#233;tique de l'humanit&#233;. Quand il s'est agi pour l'OMS d'encourager le d&#233;veloppement de l'&#233;nergie nucl&#233;aire, la question des s&#233;quelles g&#233;n&#233;tiques a disparu, et seules les craintes que peut susciter l'atome ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es. Pour verrouiller le dispositif, en 1959, l'ONU a ent&#233;rin&#233; l'accord liant l'OMS et l'AIEA. Cet accord pr&#233;voit l'optimisation des moyens des deux institutions et un contr&#244;le mutuel sur les publications concernant les effets sanitaires de la radioactivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, l'AIEA d&#233;pend du Conseil de s&#233;curit&#233; de l'ONU, la plus haute instance de d&#233;cision mondiale. L'OMS d&#233;pend, elle, du Conseil &#233;conomique et social des Nations unies, une institution consultative. De plus, les moyens de l'AIEA sont les plus importants, de tr&#232;s loin. Et c'est cette derni&#232;re qui a occup&#233; le terrain &#224; Tchernobyl, tant pour l'observation que pour la diffusion d'informations. Ainsi, c'est l'agence promouvant l'&#233;nergie atomique qui est charg&#233;e d'en contr&#244;ler la s&#251;ret&#233; &#8211; conflit d'int&#233;r&#234;ts ! &#8211; et qui constate, seule, les cons&#233;quences sanitaires d'un grave accident &#8211; juge et partie ! Ce qui explique pourquoi on maintient les mod&#232;les sommaires d&#233;finis dans les ann&#233;es 1950, qui nient quasiment tout dommage par les contaminations internes via la cha&#238;ne alimentaire. Ainsi, &#224; l'oppos&#233; des &#233;pid&#233;miologistes japonais qui observent une &#233;volution des s&#233;quelles sanitaires des bombardements atomiques, les agences nucl&#233;aires et de radioprotection r&#233;it&#232;rent ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e un bilan inchang&#233;, &#233;tabli une fois pour toutes &#224; la fin des ann&#233;es 1980. Pour Tchernobyl, il est de quelques dizaines de d&#233;c&#232;s et quelques milliers de cancers. La science des radiations s'est mu&#233;e en discours doctrinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les r&#233;sultats et cons&#233;quences des recherches scientifiques men&#233;es dans les zones touch&#233;es par les retomb&#233;es radioactives ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la Conf&#233;rence de Vienne d'ao&#251;t 1986, forts des calculs effectu&#233;s &#224; partir de toutes les cartes relevant les retomb&#233;es des &#233;l&#233;ments radioactifs dans l'environnement, les Sovi&#233;tiques ont chiffr&#233; &#224; 40 000 cancers les s&#233;quelles &#224; attendre de Tchernobyl. L'AIEA et tout ce que le monde compte d'agences nucl&#233;aires et de radioprotection ont contest&#233; ce bilan. Lors de la conf&#233;rence de septembre, un mois plus tard, les Sovi&#233;tiques ont prouv&#233; qu'ils c&#233;daient &#224; la pression g&#233;n&#233;rale en &#171; reconnaissant &#187; s'&#234;tre tromp&#233;s d'un facteur dix dans les doses ! En cons&#233;quence ils ont ramen&#233; le chiffre des futures victimes de cancer &#224; 4 000, celui exig&#233; par leurs partenaires, en plus des 31 morts initiaux du mal aigu des rayons&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 1988, les travaux dans les r&#233;gions touch&#233;es par les retomb&#233;es de Tchernobyl, en &#233;pid&#233;miologie, en g&#233;n&#233;tique et sur les cons&#233;quences de l'absorption de la radioactivit&#233; par les populations, dressaient un tableau d&#233;sastreux. Au point que beaucoup de gens ont demand&#233; &#224; &#234;tre &#233;vacu&#233;s des zones concern&#233;es. Pour calmer le jeu, l'OMS a d&#233;p&#234;ch&#233; trois experts &#224; la rescousse des autorit&#233;s sovi&#233;tiques. Parmi eux, le fameux professeur Pierre Pellerin&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1986, ce directeur du Service central de protection contre les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Les trois comp&#232;res ont affirm&#233; qu'il n'y avait pas de danger r&#233;el et que toute crainte &#233;tait infond&#233;e. Pourtant les enfants n'arr&#234;taient pas de tomber malades, ne gu&#233;rissaient pas d'infections b&#233;nignes, souffraient de cardiopathies graves, de cataractes, de troubles endocriniens, de diab&#232;te de type 1 &#224; l'&#233;tat de nourrisson, de troubles neurologiques in&#233;dits, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces maladies, dont l'expansion augmente apr&#232;s Tchernobyl, n'&#233;tant pas canc&#233;reuses, elles &#171; ne pouvaient &#187; &#234;tre mise sur le compte de la radioactivit&#233;. Le mod&#232;le officiel ne les pr&#233;voyait pas. On a donc invent&#233; une nouvelle maladie, cause de toutes les autres : la radiophobie, &#224; l'instar du pseudo m&#233;decin du Malade imaginaire de Moli&#232;re ramenant tous les &#171; maux &#187; de son client hypocondriaque &#224; une affaire de poumon. Au milieu des ann&#233;es 1990, Youri Bandazhevsky, un anatomo-pathologiste bi&#233;lorusse, a montr&#233;, suite &#224; des autopsies puis &#224; des &#233;tudes sur des rongeurs, que le c&#233;sium radioactif ne se r&#233;partit pas uniform&#233;ment dans l'organisme mais se concentre dans des organes tr&#232;s actifs comme le c&#339;ur, la rate, le pancr&#233;as ou le cerveau. Cette d&#233;couverte in&#233;dite apportait la cl&#233; du probl&#232;me et prouvait la n&#233;cessit&#233; d'&#233;vacuer des centaines de milliers de personnes. La doctrine officielle se trouvait donc battue en br&#232;che.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement bi&#233;lorusse avait d&#233;cid&#233; d'arr&#234;ter de consacrer plus de 15 % du budget national &#224; sous-estimer les cons&#233;quences de l'accident, et voulait complaire au lobby OMS-AIEA en vue d'obtenir de l'aide au d&#233;veloppement et de remettre &#171; en valeur &#187; les territoires touch&#233;s. Bandazhevsky devenait vraiment g&#234;nant. Suite &#224; un proc&#232;s pour corruption et une lourde condamnation, il fut jet&#233; en prison en 1999, juste au moment o&#249; il s'appr&#234;tait &#224; publier l'ensemble des r&#233;sultats des recherches qu'il dirigeait depuis une petite dizaine d'ann&#233;es. Ces travaux d&#233;montrent que les effets induits par de faibles doses radioactives ne suivent absolument pas le mod&#232;le d&#233;riv&#233; de Hiroshima-Nagasaki. Ils corroborent, notamment, le fait que l'&#233;nergie d'une particule b&#234;ta &#233;mise par une d&#233;sint&#233;gration atomique est absorb&#233;e par huit &#224; dix millim&#232;tres de tissu vivant. La dose re&#231;ue varie d'une valeur &#233;norme au point d'&#233;mission, &#224; quelque chose proche de z&#233;ro en fin de trajectoire. Les dizaines de milliers d'ionisations qu'elles laissent dans son sillage peuvent atteindre le g&#233;nome et la membrane mitochondriale&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consid&#233;r&#233;e comme la &#171; centrale &#233;nerg&#233;tique &#187; de la cellule. C'est l&#224; que se (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Ces effets, &#224; l'&#233;vidence tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;nes, appellent des &#233;tudes complexes. Mais qui trouvera int&#233;r&#234;t &#224; les financer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une partie analogue se rejoue &#224; Fukushima. Les d&#233;cisions d'&#233;vacuation que prennent les autorit&#233;s japonaises sont d&#233;finies en fonction des d&#233;p&#244;ts de radio&#233;l&#233;ments, sans prendre en compte les effets &#224; long terme d'&#233;ventuelles contaminations internes, tels que Tchernobyl les a r&#233;v&#233;l&#233;s. Avoir ni&#233; l'origine radioactive de la morbidit&#233; et des exc&#232;s de la mortalit&#233;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alexey Yablokov, Vassily Nesterenko et Alexey Nesterenko, &#171; Chernobyl, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; dans les r&#233;gions contamin&#233;es par Tchernobyl permet aujourd'hui de nier toute cons&#233;quence dommageable dans celles touch&#233;es par Fukushima, hors &#171; radiophobie &#187;, mal invoqu&#233; comme allant se manifester d&#232;s le d&#233;but du d&#233;sastre en cours l&#224;-bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;monstration de la tr&#232;s grande dangerosit&#233; &#224; long terme des faibles doses de radioactivit&#233; remet en cause toute poursuite de l'exploitation de l'&#233;nergie nucl&#233;aire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Committee on Damage by Atomic Bombs in Hiroshima and Nagasaki, Hiroshima and Nagasaki, &lt;i&gt;The Physical, Medical, and Social Effects of the Atomic Bombings&lt;/i&gt;, Londres, 1981.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En 1986, ce directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) n'a pas vu arriver le nuage de Tchernobyl.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Consid&#233;r&#233;e comme la &#171; centrale &#233;nerg&#233;tique &#187; de la cellule. C'est l&#224; que se d&#233;roulent les derni&#232;res &#233;tapes du cycle respiratoire qui convertit l'&#233;nergie des mol&#233;cules organiques issues de la digestion en &#233;nergie directement utilisable par la cellule.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Alexey Yablokov, Vassily Nesterenko et Alexey Nesterenko, &#171; Chernobyl, consequences of the catastrophe for people and the environment &#187;, &lt;i&gt;Annals of the New-York Academy of Sciences&lt;/i&gt;, Vol. 1181, Blackwell Publishing, 2009 (t&#233;l&#233;chargeable sur le site &lt;a href=&#034;http://enfants-tchernobyl-belarus.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://enfants-tchernobyl-belarus.org&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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