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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Gu&#233;rilleros contre arm&#233;e r&#233;guli&#232;re</title>
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&lt;p&gt;En compl&#233;ment de &#171; Le capitalisme est &#224; l'agonie &#187;. &#171; Un certain Aaron Barr, PDG de la firme de renseignement HBGary Federal, filiale d'une autre firme appel&#233;e HBGary Inc. Barr, avait mis au point, disait-il, une technique qui lui permettrait de d&#233;couvrir l'identit&#233; des fameux Anonymous. Il pratiquait en fait une forme d'abus de confiance qu'on appelle dans la communaut&#233; du renseignement le social engineering, l'&#171; ing&#233;nierie sociale &#187;, fond&#233;e sur le principe : &#171; pr&#234;cher le faux pour savoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-agonie" rel="tag"&gt;l'agonie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reseaux-Facebook" rel="tag"&gt;r&#233;seaux Facebook&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En compl&#233;ment de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Le-capitalisme-est-a-l-agonie' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#171; Le capitalisme est &#224; l'agonie &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Un certain Aaron Barr, PDG de la firme de renseignement HBGary Federal, filiale d'une autre firme appel&#233;e HBGary Inc. Barr, avait mis au point, disait-il, une technique qui lui permettrait de d&#233;couvrir l'identit&#233; des fameux Anonymous. Il pratiquait en fait une forme d'abus de confiance qu'on appelle dans la communaut&#233; du renseignement le social engineering, l'&#171; ing&#233;nierie sociale &#187;, fond&#233;e sur le principe : &#171; pr&#234;cher le faux pour savoir le vrai &#187;. Pour se renseigner sur quelqu'un, il utilisait essentiellement les r&#233;seaux sociaux, d&#233;couvrant par exemple le nom d'un ancien camarade d'&#233;cole de la personne cibl&#233;e, et se faisant passer pour lui ou pour elle, afin de poser des questions orient&#233;es sans que la cible ne se m&#233;fie. Les r&#233;seaux Facebook, Linkedln et Twitter permettaient ainsi de d&#233;couvrir les liens entre connaissances ainsi que la fr&#233;quence de leurs interactions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Barr s'&#233;tait convaincu qu'Anonymous n'&#233;tait pas ac&#233;phale comme on l'imagine, mais hi&#233;rarchis&#233;, compos&#233; de 20 &#224; 40 personnes. [&#8230;] [Il] pensait avoir d&#233;couvert l'identit&#233; des dirigeants d'Anonymous et se proposait de vendre les noms &#224; quiconque voudrait savoir qui ils sont. Tout en restant tr&#232;s vague, il fit savoir publiquement qu'il &#233;tait pr&#234;t &#224; r&#233;v&#233;ler les noms et fut agr&#233;ablement surpris d'&#234;tre rapidement contact&#233; par l'arm&#233;e et par le FBI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse s'int&#233;ressait aux all&#233;gations de Barr : le 4 f&#233;vrier 2011, le Financial Times lui consacrait un article [&#8230;] : se vantant d'arrestations imminentes, parlant de hackers aux abois, qui abandonneraient bient&#244;t leur superbe, se montrant m&#234;me paternaliste envers la police qui &#8220;rencontrerait des obstacles si elle recourait &#224; certaines des m&#233;thodes [qu'il avait] utilis&#233;es, comme cr&#233;er de faux profils Facebook&#8221;. Mais le lendemain, soit six jours avant son rendez-vous pr&#233;vu avec le FBI, alors que Barr s'appr&#234;tait &#224; sonner l'hallali, il d&#233;couvrait avec horreur que c'&#233;tait sur lui que le filet s'&#233;tait referm&#233;. Anonymous avait pris possession du site Internet de HBGary Federal o&#249; l'on pouvait lire d&#233;sormais : &#8220;Et maintenant la main d'Anonymous te balance des baffes.&#8221; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Jorion, &lt;i&gt;La Guerre civile num&#233;rique&lt;/i&gt;, Textuel, 2011.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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