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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Perenco chez les Mayas</title>
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		<dc:creator> Gr&#233;gory Lassalle</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te. Lors du sommet international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH382/mric_mayas-e1388.png?1768656337' width='350' height='382' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors du sommet&lt;/strong&gt; international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &lt;i&gt;&#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; sur le rachat de puits en fin de vie jug&#233;s non rentables par les autres compagnies. &#187;&lt;/i&gt; Perenco, qui a construit sa comp&#233;tence en recrutant dans les grosses bo&#238;tes, a ainsi trouv&#233; sa &#171; niche &#187;. En ratiboisant les co&#251;ts d'exploitation et en optimisant les r&#233;serves disponibles, elle ralentit le d&#233;clin des puits brad&#233;s et parvient m&#234;me &#224; augmenter la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Perenco revendique 250 000 barils par jour, des r&#233;serves d&#233;passant le milliard de barils et une croissance flamboyante : en 2009, ses recettes s'&#233;levaient &#224; 2,7 milliards de dollars. Une si belle r&#233;ussite m&#233;riterait une couverture m&#233;diatique &#224; la hauteur des b&#233;n&#233;fices enregistr&#233;s, mais, dans un secteur o&#249; la transparence n'est pas la r&#232;gle primordiale, Perenco est connue pour son extr&#234;me discr&#233;tion. Ind&#233;pendante car non cot&#233;e en Bourse, elle n'a ni le besoin, ni l'envie de communiquer. Elle pr&#233;f&#232;re au contraire que personne ne s'int&#233;resse &#224; la fa&#231;on dont elle se comporte l&#224; o&#249; elle est implant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Perenco est accus&#233;e de pollution au Congo, d'intimidation d'opposants en &#201;quateur et de violation des droits des populations autochtones au P&#233;rou. Au Guat&#233;mala, on parle de trafic d'influence. Le gouvernement guat&#233;malt&#232;que a concoct&#233; une loi sur mesure pour l'entreprise, afin qu'elle puisse renouveler le contrat 2-85, dans la plus grande zone humide d'Am&#233;rique centrale, o&#249; l'extraction du p&#233;trole est l&#233;galement interdite depuis 1989. Perenco y exploite 95 % du cru national &#224; des conditions fiscales d&#233;savantageuses pour l'&#201;tat guat&#233;malt&#232;que. Les populations voisines de l'exploitation, qui pr&#233;f&#232;rent t&#233;moigner anonymement par peur des repr&#233;sailles, expliquent pour leur part que&lt;i&gt; &#171; l'entreprise ne leur demande pas leur avis avant de perforer de nouveaux puits &#187; &lt;/i&gt; et qu'elle ne respecte pas ses engagements : &lt;i&gt;&#171; Perenco n'ouvre le poste de sant&#233;, une baraque en bois, qu'une fois par semaine&#8230; Leurs docteurs croient s&#251;rement que nous avons tous la m&#234;me maladie, car ils nous prescrivent toujours le m&#234;me m&#233;dicament, du parac&#233;tamol. &#187;&lt;/i&gt; Ces communaut&#233;s sont intimid&#233;es par la pr&#233;sence de six d&#233;tachements militaires, que Perenco finance officiellement pour lutter contre le narcotrafic&#8230; &lt;i&gt;&#171; Les militaires sont l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de l'entreprise. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pense la principale int&#233;ress&#233;e ? Elle refuse les interviews, que ce soit au Guat&#233;mala ou en France. En avril, au sommet du p&#233;trole, Nicolas de Blanpr&#233;, le charg&#233; de communication, justifie le mutisme de l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Nous n'en distribuons pas en France. Nous le vendons &#224; d'autres pour qu'ils la raffinent. Nous n'avons donc pas besoin de contact direct avec le public. &#187;&lt;/i&gt; Mais des comptes &#224; rendre aux populations locales affect&#233;es ou, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; la justice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un affichage public lors de l'exposition &#171; Mayas, de l'aube au cr&#233;puscule &#187;, au mus&#233;e du Quai Branly, qui va obliger Perenco &#224; se d&#233;voiler. D&#232;s 2010, la direction du mus&#233;e, conseill&#233;e par l'ambassade de France au Guat&#233;mala, fait appel &#224; Perenco afin de boucler le montage financier de l'exposition. Le producteur d'or noir, qui n'aime pas &#234;tre mis en avant, rechigne mais donne finalement 125 000 euros. En contrepartie, il aura son logo sur les affiches et sera exon&#233;r&#233; d'imp&#244;t &#224; hauteur de 60 %. Engagement pourtant paradoxal, au vu du traitement inflig&#233; aux descendants de ces Mayas. Perenco aurait-elle un faible pour les Mayas empaill&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin vers midi, le personnel du Quai Branly apprend qu'une r&#233;ception en l'honneur de Perenco est convoqu&#233;e le soir m&#234;me. Un m&#233;c&#232;ne a bien le droit de se payer un pince-fesse au milieu des pi&#232;ces arch&#233;ologiques mayas, quand m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi faire des myst&#232;res jusqu'au dernier moment, alors que la soir&#233;e Emma&#252;s est annonc&#233;e plusieurs mois &#224; l'avance ? Sans doute pour que personne ne vienne troubler les discours de gratitude d'arch&#233;ologues financ&#233;s par l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Merci Perenco ! Votre engagement en faveur de la culture est un exemple pour le monde entier ! &#187;&lt;/i&gt; Malgr&#233; les applaudissements des convives, les dirigeants de Perenco restent sur la d&#233;fensive. Un journaliste pr&#233;sent subit des intimidations : &lt;i&gt;&#171; Si tes images sont diffus&#233;es, nous te retrouverons. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s l'exportation du p&#233;trole guat&#233;malt&#232;que, voil&#224; que Perenco souhaite exporter les m&#233;thodes de gestion des risques&#8230; Le 20 juin, jour de l'inauguration, le collectif Guatemala, la coordination Une Seule plan&#232;te et le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que Anibal Garc&#237;a &#233;pinglent l'entreprise lors d'une conf&#233;rence de presse. Ils d&#233;noncent l'hypocrisie du m&#233;c&#233;nat p&#233;trolier, preuves vid&#233;os &#224; l'appui, et pr&#233;sentent le rapport Perenco, exploiter co&#251;te que co&#251;te. L'information circule et cette publi-cit&#233; ind&#233;sirable oblige Perenco et la direction du mus&#233;e &#224; contre-attaquer. La bo&#238;te de Fran&#231;ois Perrodo r&#233;pond par deux communiqu&#233;s de presse &#224; l'AFP &#8211; l'un d'eux titr&#233; &#171; Perenco d&#233;fend son bilan au Guat&#233;mala &#187; &#8211;, mais refuse toujours de r&#233;pondre aux journalistes. Le directeur du mus&#233;e, St&#233;phane Martin, justifie ce m&#233;c&#233;nat dans la matinale de France Culture du 24 juin : &lt;i&gt;&#171; Nous faisons attention dans le choix des m&#233;c&#232;nes. Les arch&#233;ologues et l'ambassade de France nous ont dit que c'&#233;tait une entreprise qui faisait travailler les Mayas. &#187;&lt;/i&gt; La directrice de communication du mus&#233;e ajoutera m&#234;me que &#171; cette pol&#233;mique sur Perenco n'a rien &#224; voir avec l'exposition &#187;. On reprochait au mus&#233;e du Quai Branly de d&#233;connecter ses collections de la r&#233;alit&#233; politique et sociale des populations actuelles. En voici un bel exemple. Toujours est-il que l'entreprise a retir&#233; de son site Internet l'affiche de l'exposition et semble revenir aux bonnes vieilles m&#233;thodes : le domicile de l'assistant d'Anibal Garc&#237;a, le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que venu t&#233;moigner en France, a &#233;t&#233; cambriol&#233; et un ordinateur rempli d'informations a disparu. Discr&#233;tion avant tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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