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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Ni bonnes, ni connes !</title>
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		<dc:date>2011-12-22T05:58:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


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&lt;p&gt;Depuis le 6 octobre, les femmes de m&#233;nage et des &#233;quipiers de nuit d'un sous-traitant du groupe h&#244;telier Accor sont en gr&#232;ve au Novotel de Paris-Les Halles. Si les tauliers leur envoient police et huissiers, les gr&#233;vistes, elles, provoquent un sacr&#233; remue-m&#233;nage ! &#171; Il faut payer ! Il faut payer ! &#187; scandent en ch&#339;ur les manifestantes dans leurs m&#233;gaphones, tout en tambourinant sur des casseroles. R&#233;unies devant leur h&#244;tel, aux Halles, ces femmes immigr&#233;es, en majorit&#233; africaines, s'en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 6 octobre, les femmes de m&#233;nage et des &#233;quipiers de nuit d'un sous-traitant du groupe h&#244;telier Accor sont en gr&#232;ve au Novotel de Paris-Les Halles. Si les tauliers leur envoient police et huissiers, les gr&#233;vistes, elles, provoquent un sacr&#233; remue-m&#233;nage !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut payer ! Il faut payer ! &#187;&lt;/i&gt; scandent en ch&#339;ur les manifestantes dans leurs m&#233;gaphones, tout en tambourinant sur des casseroles. R&#233;unies devant leur h&#244;tel, aux Halles, ces femmes immigr&#233;es, en majorit&#233; africaines, s'en prennent bruyamment &#224; leur employeur, l'entreprise Sin&amp;stes &#224; qui Novotel sous-traite le nettoyage de ses piaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce 26 octobre, apr&#232;s vingt jours de gr&#232;ve, une dizaine de gros bras de la s&#233;curit&#233; matent d'un &#339;il impassible la sc&#232;ne tandis qu'un taxi d&#233;pose deux clients bling-bling qui d&#233;tournent le regard face au joyeux bordel d&#233;ploy&#233; par les gr&#233;vistes. Monique, qui trime dans les suites du Novotel depuis six ans, explique &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;&#171; C'est la premi&#232;re fois qu'on se met en gr&#232;ve. Mais les cadences de travail sont devenues impossibles pour nous ! &#187; &lt;/i&gt; Avec moins de 1 000 euros par mois, des contrats &#224; temps partiel sans horaires d&#233;finis et un rythme de trois chambres par heure, ces femmes b&#233;n&#233;ficieraient de conditions de travail bien pires que celles des employ&#233;s de l'h&#244;tel. Ch&#233;rif, &#233;quipier de nuit, d&#233;boule avec une lettre de menace de&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_227 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;13&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH421/94menage_camille-a61cc.png?1768663213' width='400' height='421' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Camille
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;licenciement. &#201;nerv&#233;, il raconte : &lt;i&gt;&#171; Je travaille de 15 heures &#224; 21 heures, or ils nous ont annul&#233; la majoration pour le travail de nuit ! De plus, sur 7 heures de travail, nous n'avons m&#234;me pas le droit de faire une pause pour manger, alors qu'une coll&#232;gue est diab&#233;tique ! &#187;&lt;/i&gt;. Depuis peu, l'h&#244;tel est mont&#233; en grade, et arbore fi&#232;rement quatre &#233;toiles : &lt;i&gt;&#171; Ils ont mis beaucoup d'argent dans l'espace business avec des &#233;crans, des ordinateurs, des canap&#233;s&#8230; Et nous, on n'a rien eu ! &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, la direction de l'h&#244;tel et Sin&amp;stes font la sourde oreille ou se renvoient la balle&#8230; &lt;i&gt;&#171; Il n'y a aucun dialogue, ils sont en train de nous narguer ! Et quand on va les voir, ils nous disent de ne pas &#233;couter les organisations syndicales, qu'elles nous manipulent &#187;&lt;/i&gt;, rench&#233;rit une des femmes de m&#233;nage. Pourtant, leurs revendications sont loin d'&#234;tre extravagantes : un treizi&#232;me mois &#8211; fichtre &#8211;, des tickets-resto &#224; quatre euros &#8211; diantre &#8211;, la dotation par l'employeur de gants pour l'ensemble des salari&#233;s &#8211; ventrebleu, c'est carr&#233;ment la libert&#233; d'entreprendre qu'on assassine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Novotel r&#233;pond aux exigences de la pl&#232;be en d&#233;p&#234;chant lardus et huissiers de justice. Ainsi, l'h&#244;tel a port&#233; plainte contre les trente-huit gr&#233;vistes pour occupation ill&#233;gale d'une salle et Hakim, repr&#233;sentant syndical, a eu droit &#224; une garde &#224; vue agr&#233;ment&#233;e d'une convocation au tribunal de grande instance suite &#224; une plainte de la direction&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce type de conflit entre salari&#233;s et sous-traitants du groupe Accor &#8211; ou d'autres grands h&#244;tels parisiens &#8211; se multiplierait. Selon Claude L&#233;vy, permanent de la CGT Commerce, &lt;i&gt;&#171; la sous-traitance du nettoyage et de la s&#233;curit&#233; se g&#233;n&#233;ralise dans le milieu h&#244;telier jusque dans les maisons quatre &#233;toiles : en externalisant des services, il y a moins de charges patronales &#224; payer, et le management se n&#233;gocie au rabais. &#187;&lt;/i&gt; En attendant, le soutien aux gr&#233;vistes s'organise : un collectif leur a apport&#233; quelques centaines d'euros et de quoi casser la cro&#251;te, la CGT a offert &#224; chacune deux cents euros pour le mois et des employ&#233;s de l'h&#244;tel du Louvre et de Lafayette se radinent en soutien aux rassemblements. Avant que le cort&#232;ge bigarr&#233; de ces femmes de m&#233;nage ne se mette en route vers le tribunal, une autre femme, huissier de justice, vient constater le tohu-bohu des gr&#233;vistes devant l'h&#244;tel&#8230; Elles n'en ont cure et partent, comme un seul homme, oups, une seule femme, assister &#224; l'audience consacr&#233;e &#224; la plainte pour occupation ill&#233;gale. Faty, militante associative, d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Au-del&#224; des revendications salariales, il s'agit clairement d'une lutte f&#233;ministe &#187;&lt;/i&gt;. Car si le groupe Accor se targue sur son site d'&#171; ouvrir de nouvelles fronti&#232;res dans l'hospitalit&#233; &#187;, il a surtout ouvert, avec l'utilisation de la sous-traitance, de nouvelles fronti&#232;res dans la pr&#233;carit&#233; des femmes&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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