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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>F&#234;te tes morts !</title>
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		<dc:date>2011-12-23T06:44:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Aristide Bostan</dc:creator>


		<dc:subject>Ma cabane pas au Canada</dc:subject>
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&lt;p&gt;On n'allait pas laisser les morts au petit J&#233;sus, si ? Sur l'&#238;le des Pendus, au &#171; large &#187; de Marseille, une bande de zigues vendus au diable a d&#233;barqu&#233; en cano&#235; pour br&#251;ler l'ennui, le rance, et un totem mortuaire. Au son de l'orgue de barbarie. Avant m&#234;me que la f&#234;te ne commence, les quelques mots &#233;chang&#233;s avec une passante avaient donn&#233; le ton : &#171; Mais c'est le diable que vous c&#233;l&#233;brez ! Pourquoi ne f&#234;tez-vous pas plut&#244;t J&#233;sus, le prince de la vie ? &#187; Intrigu&#233;e par les masques pendus au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no94-novembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;94 (novembre 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ma-cabane-pas-au-Canada" rel="tag"&gt;Ma cabane pas au Canada&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On n'allait pas laisser les morts au petit J&#233;sus, si ? Sur l'&#238;le des Pendus, au &#171; large &#187; de Marseille, une bande de zigues vendus au diable a d&#233;barqu&#233; en cano&#235; pour br&#251;ler l'ennui, le rance, et un totem mortuaire. Au son de l'orgue de barbarie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant m&#234;me que la f&#234;te ne commence, les quelques mots &#233;chang&#233;s avec une passante avaient donn&#233; le ton : &lt;i&gt;&#171; Mais c'est le diable que vous c&#233;l&#233;brez ! Pourquoi ne f&#234;tez-vous pas plut&#244;t J&#233;sus, le prince de la vie ? &#187;&lt;/i&gt; Intrigu&#233;e par les masques pendus au fil &#224; linge, par les fl&#232;ches de scotch blanc coll&#233;es avec parcimonie dans les rues du quartier pour s'assurer que les curieux arrivent &#224; bon port, et peut-&#234;tre aussi par les dizaines de morceaux de bois peints en blanc accumul&#233;s sur les rochers, elle avait commenc&#233; par s'enqu&#233;rir poliment du motif de ce qui se tramait ici. &lt;i&gt;&#171; C'est la f&#234;te des morts, madame ! &#187;&lt;/i&gt;, lui avait-on r&#233;pondu avec entrain, sans se douter un instant de la tournure que la conversation allait prendre&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix heures plus tard, malgr&#233; la fatigue, personne ne regrettait vraiment d'avoir d&#233;fi&#233; le diable. La c&#233;l&#233;bration de la f&#234;te des morts eut lieu sur la bien-nomm&#233;e &#238;le des Pendus, au large de l'ancien village de p&#234;cheurs de Malmousque, &#224; Marseille. Au large, c'est beaucoup dire : &#224; tout le mieux, une grosse centaine de m&#232;tres s&#233;parent l'&#238;le de la c&#244;te &#8211; juste assez pour une travers&#233;e du Styx. Les f&#234;tards masqu&#233;s &#233;taient invit&#233;s &#224; choisir un morceau de bois et &#224; l'associer &#224; un mort de leur connaissance, avant de rejoindre l'&#238;le pour l'ajouter aux autres et faire ainsi grossir une sculpture-totem improvis&#233;e. Du milieu de l'apr&#232;s-midi jusqu'&#224; minuit, les passages r&#233;guliers du cano&#235; rythm&#232;rent la f&#234;te en d&#233;posant au compte-goutte de nouveaux participants sur l'&#238;le. La nuit tombant, les explosions orageuses se mirent &#224; &#233;clairer la mer. Il fallait voir l'ambiance qui s'installait petit &#224; petit sur notre bout de rocher, &#224; la lumi&#232;re des torches artisanales et au fil des &lt;i&gt;&#171; Accostaaage ! &#187;&lt;/i&gt;, lanc&#233;s par les valeureux rameurs-passeurs&#8230; qui lutt&#232;rent de leur mieux contre l'obscurit&#233; marine &#224; grand renfort de lampes frontales. Lorsque le totem finit par s'enflammer, au son de l'orgue de barbarie ou de la scie musicale, les sourires et les regards disaient bien le plaisir d'&#234;tre l&#224;, &#224; la pirate, sans enjeu ni cadre formel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La joyeuse bande &#224; l'origine de la f&#234;te avait en effet d&#233;cid&#233; de ne pas s'encombrer de demandes de financements ou d'autorisations. Peut-&#234;tre pour se d&#233;tendre un peu en ces temps de rigidit&#233; marseillaise ; certainement, aussi, pour vivre la situation sans en anticiper le d&#233;roulement, sans se fixer d'objectifs et sans attendre de r&#233;sultats. Qu'importe &#8211; ou tant mieux &#8211; qu'il n'y e&#251;t pas grand chose de pr&#233;vu pour cette f&#234;te des morts : inventer des rituels incongrus au fur et &#224; mesure d'une vraie fausse c&#233;r&#233;monie, et se prendre &#224; y croire sans trop de s&#233;rieux, voil&#224; ce qui comptait aux yeux des participants. Personne, d'ailleurs, ne songea &#224; poser la question du pourquoi de tout &#231;a&#8230;
Alors oui, la chaleur tranquille de ce premier novembre orageux mais toujours propice &#224; la baignade sentait le bonheur simple et le d&#233;fi rigolard. Et le sentiment &#233;tait largement partag&#233; d'avoir fait, en bons pa&#239;ens, un joyeux pied de nez aux bigots et aux &#233;triqu&#233;s de tous bords.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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