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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>En marge et au pilori</title>
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		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; C'est une r&#233;quisition citoyenne &#187;, affirment les associations solidaires des cinq familles tziganes &#8211; vingt adultes et douze enfants &#8211; install&#233;es depuis la mi-janvier sur un terrain en bordure du technop&#244;le de Ch&#226;teau-Gombert, quartier p&#233;riph&#233;rique au nord-est de Marseille. La neige est aux portes de la ville, les Roms aussi. Et l'imaginaire local les confond avec les loups. &#171; Depuis qu'on est arriv&#233;s, on n'a vu personne du quartier, seulement la police &#187;, constate Sandou le patriarche. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no97-fevrier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;97 (f&#233;vrier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nono-Kadaver" rel="tag"&gt;Nono Kadaver&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/constate-Sandou" rel="tag"&gt;constate Sandou&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est une r&#233;quisition citoyenne &#187;&lt;/i&gt;, affirment les associations solidaires des cinq familles tziganes &#8211; vingt adultes et douze enfants &#8211; install&#233;es depuis la mi-janvier sur un terrain en bordure du technop&#244;le de Ch&#226;teau-Gombert, quartier p&#233;riph&#233;rique au nord-est de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La neige est aux portes de la ville, les Roms aussi. Et l'imaginaire local les confond avec les loups. &lt;i&gt;&#171; Depuis qu'on est arriv&#233;s, on n'a vu personne du quartier, seulement la police &#187;&lt;/i&gt;, constate Sandou le patriarche. Les riverains ne s'approchent plus de la pin&#232;de o&#249; ils avaient l'habitude de promener le chien. Ils se contentent de menacer les b&#233;n&#233;voles des associations qui apportent vivres, m&#233;dicaments et couvertures &#224; ces familles d&#233;munies, victimes d'expulsions &#224; r&#233;p&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce bosquet coinc&#233; entre une &#233;cole d'ing&#233;nieurs et une r&#233;sidence ferm&#233;e que le campement de fortune s'est install&#233;. Cabanes, caravanes, tentes faites de b&#226;ches de plastique&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nous, on est tziganes, mais on parle surtout le roumain. &#187;&lt;/i&gt; Mariana, jeune m&#232;re de trois enfants dont le mari a disparu depuis plus de deux ans, nous re&#231;oit dans la solide cabane que son p&#232;re, Sandou, a construite en une journ&#233;e. L'int&#233;rieur est accueillant. Des pi&#232;ces de moquette assurent l'&#233;tanch&#233;it&#233; entre vieux volets et planches r&#233;cup&#233;r&#233;es. Un po&#234;le &#224; bois et l'hospitalit&#233; r&#233;chauffent l'ambiance. On offre le caf&#233;, ainsi que des cigarettes. Depuis cinq ans qu'elle est arriv&#233;e &#224; Marseille, la famille a d'abord connu le squat, cit&#233; F&#233;lix-Pyat, puis la gal&#232;re des campements : &#224; proximit&#233; de la gare de Saint-Louis, sous la passerelle de Bougainville, puis dans un entrep&#244;t d&#233;saffect&#233; de La Capelette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mariana et ses parents vivent des poubelles, de la revente d'habits usag&#233;s ou de m&#233;taux recycl&#233;s. &lt;i&gt;&#171; On vendait sur la porte d'Aix, mais on nous a chass&#233;s. La police nous harc&#232;le partout, l&#224; o&#249; on habite et l&#224; o&#249; on travaille. Ils jettent nos marchandises &#224; la poubelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premiers temps, sur le nouveau campement, il y a eu jusqu'&#224; cinq ou six descentes de police par jour. &lt;i&gt;&#171; La Paf&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Police aux fronti&#232;res.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; a&lt;i&gt; embarqu&#233; deux p&#232;res de famille, l'un sous le coup d'une OQTF&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Obligation de quitter le territoire fran&#231;ais.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;et l'autre d'un APRF&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral de reconduite &#224; la fronti&#232;re.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, explique&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_275 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/97_nono-7558b.png?1768649471' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Nono Kadaver
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Caroline, de la Ligue des droits de l'homme des Bouches-du-Rh&#244;ne. &lt;i&gt;&#171; Besson a cr&#233;&#233; une nouvelle infraction, appel&#233;e &#8220;Abus de droit au court s&#233;jour&#8221;, qui permet de renvoyer les Roms en Roumanie quand ils d&#233;passent les trois mois de s&#233;jour autoris&#233;s sans pouvoir justifier de ressources, ou si on arrive &#224; prouver qu'ils font des allers-retours. &#187;&lt;/i&gt; En France, une &lt;i&gt;&#171; mesure transitoire &#187;&lt;/i&gt; ferme le march&#233; du travail aux Bulgares et aux Roumains jusqu'en janvier 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'a&#238;n&#233;e de Mariana, Florina, s'occupe du petit fr&#232;re et fait la cuisine pendant que les adultes sillonnent la ville en fourgonnette. Elle se souvient du jour o&#249; elle a voulu inviter &#224; boire le th&#233; un couple de voisins qui promenait leur chien dans le bosquet : &lt;i&gt;&#171; Ils ont cru que c'&#233;tait un pi&#232;ge et sont partis tr&#232;s vite. &#187;&lt;/i&gt; Les habitants de la r&#233;sidence ferm&#233;e, malgr&#233; un tract distribu&#233; pour les sensibiliser, bombardent d'insultes racistes le site Internet de la m&#233;diath&#232;que militante Mille B&#226;bords, qui sert de tribune aux associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; le nouveau maillon faible sur lequel s'acharne le pouvoir. C'est entre autres la pr&#233;sence d'un bivouac de Roms fra&#238;chement expuls&#233;s d'un terrain vague voisin qui a servi de pr&#233;texte &#224; l'interdiction de l'acc&#232;s de la pelouse de la porte d'Aix au public l'&#233;t&#233; dernier. Apr&#232;s la visite du sinistre Gu&#233;ant, le quartier fut inclus dans un &#171; P&#233;rim&#232;tre de s&#233;curisation &#187; participant au grand show s&#233;curitaire pr&#233;-&#233;lectoral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Ch&#226;teau-Gombert, le terrain occup&#233; appartient &#224; 25 % &#224; la ville, 25 % &#224; la communaut&#233; de communes et les 50 % restants se partagent entre la Caisse d'&#201;pargne, Dexia et la caisse des d&#233;p&#244;ts. La ville, tenue par la loi de mettre &#224; disposition des aires d'accueil pour les nomades, fait la sourde oreille et remet toujours &#224; plus tard une table ronde r&#233;clam&#233;e depuis plusieurs mois. &lt;i&gt;&#171; De toute fa&#231;on, c'est pas des vrais nomades puisqu'ils ont construit des cabanes&lt;/i&gt;, persifle une voisine. &lt;i&gt;On a travaill&#233; toute une vie pour avoir une retraite tranquille, et regardez ce qu'on est venus nous coller sur le pas de la porte ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandou raconte qu'il y a en ce moment des &#233;meutes contre la vie ch&#232;re &#224; Bucarest&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; ce sujet, lire page 7. Bien foutu, ce journal, non ?&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. L&#224;-bas, il a fait un peu tous les m&#233;tiers : palefrenier, gar&#231;on de ferme, chiffonnier, ferrailleur. &lt;i&gt;&#171; Mais la crise a pouss&#233; les non-Gitans &#224; faire les m&#234;mes boulots que nous, et il n'y en a plus assez pour tout le monde. Pourtant, je serais bien rest&#233;, parce qu'en Roumanie, il n'y a pas autant de racisme qu'ici. On est pr&#234;ts &#224; travailler : ma&#231;on, femme de m&#233;nage&#8230; Mais ici, personne ne veut nous faire confiance. &#187; &lt;/i&gt; Puis il nuance :&lt;i&gt; &#171; Il y a aussi des gens qui nous aident sans rien demander en &#233;change. &#187;&lt;/i&gt; Dimanche 5 f&#233;vrier, Mariana a invit&#233; une dizaine de ces b&#233;n&#233;voles &#224; partager un repas dans sa fi&#232;re cabane. Derri&#232;re leur grille &#224; digicode, les voisins ne savent pas ce qu'ils perdent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Police aux fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Obligation de quitter le territoire fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral de reconduite &#224; la fronti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; ce sujet, &lt;a href='https://cqfd-journal.org/A-l-Est-c-est-deja-le-printemps'&gt;lire page 7&lt;/a&gt;. Bien foutu, ce journal, non ?&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vitrine bris&#233;e</title>
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		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


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&lt;p&gt;Tel le sommeil de la raison que d&#233;peignait Goya, la fiction municipale de Gaudin enfante des monstres. Les hold-ups financiers sur l'H&#244;tel-Dieu, la rue de la R&#233;publique ou le quartier des Crottes ne se font pas Kalachnikov au poing, mais c'est quand m&#234;me un peu le Far West. Tard dans la nuit, B., fameux DJ de la Plaine, rejoint ses p&#233;nates. Fatigu&#233;, il coupe au plus court, par la porte d'Aix. L&#224;, &#224; proximit&#233; de l'arc de triomphe qui affirme, grav&#233; dans la pierre, que Marseille est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tel le sommeil de la raison que d&#233;peignait Goya, la fiction municipale de Gaudin enfante des monstres. Les hold-ups financiers sur l'H&#244;tel-Dieu, la rue de la R&#233;publique ou le quartier des Crottes ne se font pas Kalachnikov au poing, mais c'est quand m&#234;me un peu le Far West.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tard dans la nuit,&lt;/strong&gt; B., fameux DJ de la Plaine, rejoint ses p&#233;nates. Fatigu&#233;, il coupe au plus court, par la porte d'Aix. L&#224;, &#224; proximit&#233; de l'arc de triomphe qui affirme, grav&#233; dans la pierre, que Marseille est reconnaissante &#224; la r&#233;publique (reconnaissante de quoi ? Premier myst&#232;re&#8230;), deux bagnoles sont &#224; l'arr&#234;t et leurs occupants dansent et chahutent sur le trottoir, devant les porti&#232;res ouvertes. B. passe sans trop les calculer. &lt;i&gt;&#171; J'ai m&#234;me pas fait gaffe &#224; leur d&#233;gaine. &#187;&lt;/i&gt; Mais au passage, l'ami re&#231;oit un premier coup dans le dos qui le fait tr&#233;bucher. Alors que plusieurs types lui tombent sur le r&#226;ble, il a le temps de voir une voiture de flics tourner devant le conseil r&#233;gional sans s'&#233;mouvoir de la sc&#232;ne qui se d&#233;roule &#224; quelques m&#232;tres d'elle. La porte d'Aix, depuis le super show du ministre de l'Int&#233;rieur l'&#233;t&#233; dernier, est plac&#233;e sous surveillance permanente, pour emp&#234;cher les Roms, les chibanis, les mamans et leurs enfants de s'approprier la pelouse comme il &#233;tait d'usage jusque-l&#224;. Le but est &#233;galement d'&#233;viter que le march&#233; sauvage dit &#171; des voleurs &#187; ne se r&#233;installe sur le parking Jules-Guesde. C'est donc au milieu d'un d&#233;sert bien polic&#233; que B. se fait passer &#224; tabac. Pourquoi ? Deuxi&#232;me myst&#232;re&#8230; Sans raison apparente, les coups pleuvent, on s'acharne sur lui &#224; coups de pied. &lt;i&gt;&#171; J'en suis quitte pour me faire payer un sourire am&#233;ricain par la S&#233;cu &#187;&lt;/i&gt;, ricane B. avec fatalisme. &lt;i&gt;&#171; Maintenant, quand je finis mes soir&#233;es, je prends un taxi. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH272/96-Berth-Marseille-6db95.jpg?1768659796' width='400' height='272' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Berth
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Marseille 2012, vitrine s&#233;curitaire du cr&#233;puscule sarkozien ? On en avait l'intuition, apr&#232;s le parachutage d'un nouveau pr&#233;fet de choc et les unes des journaux sur l'apog&#233;e de la Kalach, reine de l'inframonde des cit&#233;s&#8230; Sous pr&#233;texte de &lt;i&gt;&#171; mettre la ville aux normes &#187;&lt;/i&gt; avant l'&#233;ch&#233;ance 2013 (capitale europ&#233;enne de la culture, madame !), les hommes en uniforme ont envahi les rues et les march&#233;s populaires et des dizaines de cam&#233;ras sont fix&#233;es &#224; marche forc&#233;e sur des poteaux m&#233;talliques ostensiblement plant&#233;s au coin des art&#232;res les plus populeuses du centre-ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, le rythme des braquages et autres r&#232;glements de compte sanglants n'a fait qu'empirer. &#192; tel point qu'autorit&#233;s et m&#233;dias, au d&#233;part tout dispos&#233;s &#224; les instrumentaliser pour doper leur discours sur la tol&#233;rance z&#233;ro, cherchent aujourd'hui &#224; les minimiser. Certains gros coups se voient bizarrement rel&#233;gu&#233;s dans la colonne des br&#232;ves de la page faits divers de La Provence. Le pr&#233;fet, qu'on a vu rouler des m&#233;caniques en jeans et en bras de chemise au comptoir des caf&#233;s ou dans des r&#233;unions de quartier pour caresser la peur des gens dans le sens du poil de la b&#234;te &#233;lectorale, se fait soudain plus discret. La surench&#232;re risquerait d'avoir un effet contraire &#224; celui escompt&#233; en soulignant l'impuissance de la r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le harc&#232;lement policier p&#232;se surtout sur l'activit&#233; informelle, les menus trafics et les petits m&#233;tiers, dans une ville o&#249; le boulot s'invente plus qu'il ne se cherche. Ce qui &#224; terme ne peut qu'alimenter une d&#233;linquance plus radicale. &#171; Ma ville acc&#233;l&#232;re &#187;, clame la propagande municipale. Mais vers o&#249; ? Troisi&#232;me myst&#232;re&#8230; M&#234;me Gaudin s'inqui&#232;te : &lt;i&gt;&#171; Marseille conna&#238;t des p&#233;riodes de grand calme et puis tout s'emballe. Nous ne sommes pas &#224; l'abri de moments difficiles et dangereux. La ville a &#233;t&#233; l'objet d'attaques violentes et brutales, de caricatures. Nous ne sommes pas le Chicago d'Al Capone ni les favelas de Rio que l'on a voulu d&#233;peindre. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;, 3 janvier 2012) Avant tout pr&#233;occup&#233; par l'image qu'il veut vendre de sa ville, le maire ne se rend peut-&#234;tre pas compte que la fiction qu'il tente d'imposer contribue grandement &#224; d&#233;t&#233;riorer la situation. Le rapport annuel du Centre communal d'action sociale place Marseille en t&#234;te des grandes villes les plus paup&#233;ris&#233;es, devant Lille et Montpellier. La pr&#233;carit&#233; s'y est &lt;i&gt;&#171; accrue &#187;&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; &#171; g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#187;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#171; complexifi&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, selon les experts. Et le nettoyage par le vide op&#233;r&#233; par les grands projets urbanistiques ne fait qu'aggraver la marginalisation de la majorit&#233; des habitants. La guerre men&#233;e au Marseille populaire porte ses fruits. Fruits pourris de la mis&#232;re, de l'ennui et de la confusion. Jeunes desperados &#224; la g&#226;chette facile ou abrutis lynchant un inconnu pour le plaisir sont le c&#244;t&#233; obscur de la fausse monnaie qu'on tente de nous refourguer &#224; coups de chim&#232;res financi&#232;res et autres sp&#233;culations politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; les client&#233;lismes locaux et la culture de l'arrangement semblent se fissurer (affaire Gu&#233;rini &#224; gauche, scandale des taxis Tupp &#224; droite), ce n'est s&#251;rement pas en bombardant la ville d'images virtuelles et de patrouilles sur&#233;quip&#233;es qu'on fera croire aux jeunes que leur avenir r&#233;side dans le cercle vertueux du travail et de l'esprit d'entreprise&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Mille-zieux-au-beurre-noir'&gt;&#171; Mille &#8220;zieux&#8221; au beurre noir &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171; Terroriser les d&#233;linquants &#187;, qu'il dit</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Nicolas Arraitz</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; deux pas de la Canebi&#232;re, une voiture banalis&#233;e de la Brigade anti-criminalit&#233; manque renverser deux enfants en poursuivant trois ados mont&#233;s sur un scooter. Cet acte h&#233;ro&#239;que survient le 30 ao&#251;t, le lendemain du discours d'investiture du nouveau pr&#233;fet de police, qui veut &#171; terroriser les d&#233;linquants &#187;. Faute de gros bonnets de la drogue ou de financiers sp&#233;culateurs, on se met ce qu'on peut sous la dent. Le reportage diffus&#233; le 3 ao&#251;t par France 2 sur le parking &#171; autog&#233;r&#233; &#187; de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no92-septembre-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;92 (septembre 2011)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; deux pas de la Canebi&#232;re&lt;/strong&gt;, une voiture banalis&#233;e de la Brigade anti-criminalit&#233; manque renverser deux enfants en poursuivant trois ados mont&#233;s sur un scooter. Cet acte h&#233;ro&#239;que survient le 30 ao&#251;t, le lendemain du discours d'investiture du nouveau pr&#233;fet de police, qui veut &lt;i&gt;&#171; terroriser les d&#233;linquants &#187;&lt;/i&gt;. Faute de gros bonnets de la drogue ou de financiers sp&#233;culateurs, on se met ce qu'on peut sous la dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le reportage diffus&#233; le 3 ao&#251;t par France 2 sur le parking &#171; autog&#233;r&#233; &#187; de la porte d'Aix, que des jeunes du quartier s'&#233;taient appropri&#233; aux d&#233;pens de l'honn&#234;te concessionnaire Vinci, aura mis le feu aux poudres. Fissa, on a expurg&#233; la place de son march&#233; sauvage et de ses familles roms r&#233;fugi&#233;es sur la pelouse apr&#232;s une &#233;ni&#232;me expulsion, afin de permettre au Gu&#233;ant de l'Int&#233;rieur de venir y pousser la chansonnette de l'ordre r&#233;publicain. Fillon a quant &#224; lui fait un tour, fort audacieusement, dans un commissariat des quartiers Nord. Des cohortes de flics devraient bient&#244;t d&#233;ferler sur la &#171; ville la plus pauvre de France &#187;. Apr&#232;s les banlieues parisiennes en 2005-2006, Marseille est en passe de devenir le laboratoire s&#233;curitaire et la vitrine &#233;lectorale du Sarkozy version 2012. La preuve ? Une semaine plus tard, sur la m&#234;me porte d'Aix, quatre CRS montent &#224; l'assaut, la main sur la matraque, vers un ennemi invisible. L'ennemi en question ? Une maman ing&#233;nue qui, son b&#233;b&#233; dans les bras, vient de s'asseoir sur la pelouse. &lt;i&gt;&#171; Ah, &#231;a ! On est bien prot&#233;g&#233;&lt;/i&gt;, rigole Khaled, un client du bar du Triomphe. &lt;i&gt;Pas de doute, ils nous prot&#232;gent bien de tout ce qui est bon ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Roms &#224; ranger</title>
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		<dc:date>2010-10-28T16:46:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>C&#233;cile F&#233;vrier</dc:creator>


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&lt;p&gt;Nomadisme, mendicit&#233; agressive, rumeurs diverses sur ces Tziganes voleurs de poules, de ferraille et d'enfants&#8230; Depuis cet &#233;t&#233;, les Roms sont en premi&#232;re ligne du discours s&#233;curitaire : tellement en marge et si id&#233;alement visibles. Reportage &#224; Marseille. Expuls&#233;s le 28 juillet des squats dans lesquels ils s'entassaient &#224; La Blancarde, &#224; Marseille, une vingtaine de Roms, de cinq mois &#224; 70 ans, se retrouvent dehors, Porte d'Aix. M&#234;me si quelques passants leur apportent &#224; boire et &#224; manger, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Expulses" rel="tag"&gt;Expuls&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nomadisme, mendicit&#233; agressive, rumeurs diverses sur ces Tziganes voleurs de poules, de ferraille et d'enfants&#8230; Depuis cet &#233;t&#233;, les Roms sont en premi&#232;re ligne du discours s&#233;curitaire : tellement en marge et si id&#233;alement visibles. Reportage &#224; Marseille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Expuls&#233;s&lt;/strong&gt; le 28 juillet des squats dans lesquels ils s'entassaient &#224; La Blancarde, &#224; Marseille, une vingtaine de Roms, de cinq mois &#224; 70 ans, se retrouvent dehors, Porte d'Aix. M&#234;me si quelques passants leur apportent &#224; boire et &#224; manger, ils campent sous des toiles de fortune dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale. Pire encore, ils continuent de d&#233;ranger et d'attirer certains regards hostiles, avec leurs matelas trou&#233;s et leurs enfants qui jouent comme si tout continuait normalement. Et ces poussettes ! Charg&#233;es de &#171; bordilles &#187; r&#233;cup&#233;r&#233;es, qu'ils gardent soigneusement, ils sont pr&#234;ts &#224; les embarquer &#224; tout moment avec eux dans un avion, &#224; moins qu'un sympathique camion poubelle commandit&#233; et escort&#233; ne les balance entre temps, comme souvent !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Excusez-nous on n'a pas pass&#233; l'aspirateur pour vous recevoir &#187;&lt;/i&gt;, annonce en roumain une jeune m&#232;re de sept enfants. Ouf ! Il reste l'humour. &#199;a rassure un peu. En m&#234;me temps, on peut se dire que la place est jolie. De l'herbe, des pins, des fleurs encore ouvertes. Le probl&#232;me c'est l'autoroute en haut, et la route tout autour, enfin, le probl&#232;me c'est que cette tache de verdure n'est qu'un gros rond-point noy&#233; dans les embouteillages &#224; l'entr&#233;e de la ville. Mais il fait encore soleil, alors dormir sous les tentes, qu'ils nomment &#171; villas &#187;, m&#234;me d&#233;chir&#233;es, ou &#224; la belle &#233;toile, &#231;a pourrait donner un air de prolongation de vacances. En fait, tout irait presque bien. Sans cette faim au ventre, sans cette soif aussi. Et sans ce r&#233;veil &#224; l'aube du 26 ao&#251;t, que tous racontent, encore sous le choc. Quatre cond&#233;s propres et bien nourris sont sortis de leur voiture en fanfare, le poste &#224; fond, dansant et riant sous les regards apeur&#233;s des enfants somnolents, une matraque dans une main, une lacrymo dans l'autre, un sourire complice sur les l&#232;vres, et qui s'esclaff&#232;rent en chantant : &lt;i&gt;&#171; Il faut partir, allez, on va partir en Roumanie, lalala ! &#187;&lt;/i&gt; Extrait d'&#171; humour policier &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre deux descentes, les femmes peuvent courir vendre en face les trois &#171; estrasses &#187; rep&#234;ch&#233;es des poubelles par les maris partis &#233;changer leurs kilos de cuivre et de fer contre quelques pi&#232;ces&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le prix du cuivre et du fer passe du simple au double selon qu'on est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Vite, vite, on traverse, vite on d&#233;balle, l&#224;, sur ce qui reste du &#171; march&#233; aux voleurs &#187;, vite, 50 centimes, y a pas les flics, faut acheter du pain, du lait pour les b&#233;b&#233;s, du jus pour les grands, de l'eau&#8230; Mais les cond&#233;s sont d&#233;j&#224; l&#224;-bas, tout pr&#232;s des tentes&#8230; trop tard&#8230; encercl&#233;s, les enfants qui dormaient dedans, r&#233;veill&#233;s par des grosses chaussures qui tapent au hasard. &#171; Pschhiiiit &#187;, fait la gazeuse&#8230; Les enfants hurlent, toussent, pleurent, et sortent. Les m&#232;res courent en criant, affol&#233;es. Alors on d&#233;m&#233;nage. Quelques m&#232;tres plus loin. Et tout le monde se resserre. Mais profil bas. Ils sont en tort. Ils sont roms, de Roumanie. Tziganes. Et dans toute leur histoire finalement, toujours en tort. Face &#224; la peur d'&#234;tre s&#233;par&#233;s, jet&#233;s en prison, &#233;loign&#233;s des enfants, ils se taisent et passent leur journ&#233;e sur la pointe des pieds, et pourtant tellement visibles. Ils demeurent ces figures de mis&#232;re inassimilables &#224; la soci&#233;t&#233; moderne de 2010 ; comme &#224; celle de 1940 o&#249; les nomades fran&#231;ais furent assign&#233;s &#224; r&#233;sidence &#171; par mesure de s&#233;curit&#233; nationale &#187; puis, pour certains, intern&#233;s dans des camps jusqu'en 1946 ; ou encore celle de 1666 quand Louis XIV d&#233;cida de les envoyer sans autre forme de proc&#232;s aux gal&#232;res &#224; perp&#233;tuit&#233;, de raser les cheveux de leurs femmes et de placer leurs enfants dans des hospices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'avion vient lundi &#187;&lt;/i&gt; (le 6 septembre), leur a-t-on dit. Et l&#224;, ils ne savent plus trop ce qui est mieux. Rentrer au milieu des Roumains et avoir faim : &lt;i&gt;&#171; L&#224;-bas, y a rien&lt;/i&gt;, dit Costel, 28 ans, qui multiplie les allers et retours Marseille/Blaj depuis 7 ans et parle fran&#231;ais. &lt;i&gt;Aucun travail pour nous. Tous les patrons, ils pr&#233;f&#232;rent pas les Roms. Et puis il faut donner un cochon, ou une poule au patron, et nous on peut pas. &#199;a marche comme &#231;a l&#224;-bas. Alors on vit de l'allocation enfant. 35 euros par mois. Mais c'est rien 35 euros par mois pour une famille. &#187;&lt;/i&gt; D'un autre c&#244;t&#233;, rester en France cela signifie veiller jour et nuit sur les enfants, sous des regards m&#233;prisants, avec ces acc&#232;s de violence x&#233;nophobe et polici&#232;re. Andr&#233;, la quarantaine, explique en d&#233;sossant des fils de cuivre r&#233;cup&#233;r&#233;s sur un appareil &#233;lectrom&#233;nager : &lt;i&gt;&#171; Nous les Tziganes, on reste jamais au m&#234;me endroit, on change toujours de lieu, tous les 3 ans, comme &#231;a&#8230; on est un peu comme des touristes&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Des campeurs loqueteux, qui ne passent pas l'aspirateur sur le rond-point de la Porte d'Aix, et sur qui les flics vident leurs stocks de lacrymo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Le prix du cuivre et du fer passe du simple au double selon qu'on est fran&#231;ais ou roumain. Ainsi le taux d'&#233;change du fer est de 8 centimes le kilo si le vendeur est roumain (soit 80 euros pour une tonne de ferraille, ce qui veut dire un sacr&#233; tas de poubelles !), et de 1,60 euro pour un Fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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