<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=14525&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Morts aux Ritals !</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Morts-aux-Ritals</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Morts-aux-Ritals</guid>
		<dc:date>2012-04-03T06:51:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


		<dc:subject>Les vieux dossiers</dc:subject>
		<dc:subject>fran&#231;ais</dc:subject>
		<dc:subject>ouvriers</dc:subject>
		<dc:subject>italiens</dc:subject>
		<dc:subject>ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>soixantaine d'incidents</dc:subject>
		<dc:subject>monde ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>ouvriers italiens</dc:subject>
		<dc:subject>ouvrier fran&#231;ais</dc:subject>
		<dc:subject>trimards</dc:subject>
		<dc:subject>d'incidents x&#233;nophobes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre 1890 et 1910, on comptabilise une soixantaine d'incidents x&#233;nophobes dans le monde ouvrier fran&#231;ais. Rixes entre ouvriers fran&#231;ais et belges dans le Nord, affrontements sanglants entre Italiens et locaux dans les carri&#232;res de Senlis, contre des Espagnols dans l'Aude, ces divers incidents expriment une m&#234;me protestation contre l'embauche d'une main-d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re. La revendication d'un protectionnisme du travail national n'est pas sans rapport avec la mont&#233;e en puissance des ligues (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no97-fevrier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;97 (f&#233;vrier 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Les-vieux-dossiers" rel="tag"&gt;Les vieux dossiers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/francais" rel="tag"&gt;fran&#231;ais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ouvriers" rel="tag"&gt;ouvriers&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/italiens" rel="tag"&gt;italiens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ouvrier" rel="tag"&gt;ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/soixantaine-d-incidents" rel="tag"&gt;soixantaine d'incidents&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde-ouvrier" rel="tag"&gt;monde ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ouvriers-italiens" rel="tag"&gt;ouvriers italiens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ouvrier-francais" rel="tag"&gt;ouvrier fran&#231;ais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/trimards" rel="tag"&gt;trimards&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-incidents-xenophobes" rel="tag"&gt;d'incidents x&#233;nophobes&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre 1890 et 1910&lt;/strong&gt;, on comptabilise une soixantaine d'incidents x&#233;nophobes dans le monde ouvrier fran&#231;ais. Rixes entre ouvriers fran&#231;ais et belges dans le Nord, affrontements sanglants entre Italiens et locaux dans les carri&#232;res de Senlis, contre des Espagnols dans l'Aude, ces divers incidents expriment une m&#234;me protestation contre l'embauche d'une main-d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re. La revendication d'un protectionnisme du travail national n'est pas sans rapport avec la mont&#233;e en puissance des ligues nationalistes et antis&#233;mites, &#224; une &#233;poque o&#249; le mouvement ouvrier organis&#233; est encore en gestation &#8211; la CGT se constitue en 1895 &#8211; et l'id&#233;e internationaliste est quasimment oubli&#233;e depuis la scission de l'Association internationale des travailleurs en 1872. Le nationalisme sert d'ultime refuge aux ouvriers expos&#233;s au ch&#244;mage et priv&#233;s de formes de solidarit&#233;s sociales effectives. D&#232;s lors l'ouvrier nationaliste joue contre son camp en renfor&#231;ant la domination du patronat national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les &#233;trangers nous prennent nos places, nos emplois, nos fianc&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, peut-on lire dans la lettre d'un ouvrier adress&#233;e &#224; un d&#233;put&#233; &#224; la fin des ann&#233;es 1880. Les griefs principaux sont que les immigr&#233;s p&#232;sent &#224; la baisse sur le salaire et d&#233;gradent les conditions de travail, ce qui est loin d'&#234;tre av&#233;r&#233; &#224; qualification &#233;gale. Par contre, il est &#233;vident &#8211; et c'est une constante toujours &#224; l'&#339;uvre &#8211; que les besognes les plus p&#233;nibles, les moins bien pay&#233;es, donc d&#233;laiss&#233;es par les ouvriers locaux, sont majoritairement d&#233;volues aux travailleurs immigr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Italiens constituent alors la main-d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re la plus importante et&#8230; la population la plus expos&#233;e. En 1881, Marseille avait d'ailleurs connu une chasse &#224; l'homme contre les Italiens (15 % de la population urbaine) rest&#233;e dans l'histoire sous le nom de &#171; V&#234;pres marseillaises &#187;. Bilan : 3 morts et une vingtaine de bless&#233;s.
En ao&#251;t 1893, la compagnie des Salins du midi recrute 920 ouvriers pay&#233;s au rendement pour le battage et le levage du sel. La crise &#233;conomique rend plus &#226;pre encore la concurrence entre les travailleurs saisonniers qui se distinguent en trois cat&#233;gories : les &#171; Ard&#233;chois &#187;, les &#171; trimards &#187;, compos&#233;s de vagabonds, et les &#171; Pi&#233;montais &#187; au nombre de 410. Les &#233;quipes sont m&#233;lang&#233;es. Dans ce d&#233;sert sal&#233; et sans ombre, &#224; huit kilom&#232;tres d'Aigues-Mortes dans l'H&#233;raut, tout commence par une bagarre le 16 ao&#251;t. Les trimards, moins rod&#233;s &#224; la t&#226;che que les Italiens, reprochent &#224; ces derniers d'imposer des cadences trop intensives. Un Italien est accus&#233; d'avoir rinc&#233; sa chemise pleine de sel au-dessus du baquet d'eau potable des trimards. On en vient aux mains et au couteau. Par vengeance, les trimards colportent la rumeur jusqu'au bourg que des Italiens ont tu&#233; des Aigue-Mortais et appellent &#224; la&lt;i&gt; &#171; chasse &#224; l'ours &#187;&lt;/i&gt;. Lourdement avin&#233;s, les trimards s'arment de b&#226;tons, les Aigue-Mortais de fourches et de fusils. La population aux fen&#234;tres, se croyant aux courses camarguaises, encourage les f&#233;roces patriotes. Le drapeau fran&#231;ais est brandi pendant qu'on assomme et tue les ouvriers italiens jusqu'au lendemain, sous les yeux des gendarmes et des &#233;diles locaux. Durant la cur&#233;e, un drapeau rouge est aussi d&#233;ploy&#233;, ce qui n'est pas fait pour dissiper la confusion, et lorsque la troupe cherche &#224; intervenir, la meute s'y oppose aux cris de &#171; Fourmies &#187;, en r&#233;f&#233;rence &#224; la fusillade par l'arm&#233;e des mineurs deux ans auparavant dans le Nord. Le bilan est de 8 morts, enterr&#233;s en toute h&#226;te, et d'une vingtaine de bless&#233;s. Lors du proc&#232;s, l'accusation charge les Italiens et trouve un bouc &#233;missaire ; le jury acquitte les assassins en d&#233;pit de preuves &#233;videntes. La presse nationaliste applaudit. Le mythe des cadavres d'Italiens reposant au fond des marais demeurera longtemps. Cette tuerie entachera durablement les m&#233;moires locales et nationales du sceau de la honte. La production d'un discours x&#233;nophobe &#224; pr&#233;tention sociale, gommant la v&#233;ritable lutte des classes, ne peut vraisemblablement avoir que de funestes cons&#233;quences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; lire : G&#233;rard Noirel, &lt;a href=&#034;http://www.editions-fayard.fr/livre/fayard-308070-Le-Massacre-des-Italiens-Gerard-Noiriel-hachette.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Massacre des Italiens &#8211; Aigues-Mortes, 17 ao&#251;t 1893&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, Fayard, 2010.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Picolo pro</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Picolo-pro</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Picolo-pro</guid>
		<dc:date>2008-10-13T09:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>qu'il</dc:subject>
		<dc:subject>l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>parfois</dc:subject>
		<dc:subject>Jean-Louis</dc:subject>
		<dc:subject>monde ouvrier</dc:subject>
		<dc:subject>l'impression d'&#234;tre</dc:subject>
		<dc:subject>J'AI L'IMPRESSION</dc:subject>
		<dc:subject>d'&#234;tre consid&#233;r&#233;</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;PARFOIS, J'AI L'IMPRESSION d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme un ethnologue qui enqu&#234;te sur le monde ouvrier. &#192; l'usine ou lors de mes d&#233;placements, les gens viennent me raconter les anecdotes marrantes, les coll&#232;gues bizarres. C'est quand m&#234;me plus parlant que de raconter les histoires des h&#233;ros ou des saints de la classe ouvri&#232;re ! Celui dont il va &#234;tre question travaillait &#224; l'usine et c'est un copain, Alain, qui l'a &#233;voqu&#233;. Je l'avais compl&#232;tement oubli&#233;, pourtant il fait partie des derniers &#224; avoir (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no59-septembre-2008" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;59 (septembre 2008)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-il" rel="tag"&gt;qu'il&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-usine" rel="tag"&gt;l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/parfois" rel="tag"&gt;parfois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Jean-Louis" rel="tag"&gt;Jean-Louis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde-ouvrier" rel="tag"&gt;monde ouvrier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-impression-d-etre" rel="tag"&gt;l'impression d'&#234;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/J-AI-L-IMPRESSION" rel="tag"&gt;J'AI L'IMPRESSION&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-etre-considere" rel="tag"&gt;d'&#234;tre consid&#233;r&#233;&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;PARFOIS, J'AI L'IMPRESSION d'&#234;tre consid&#233;r&#233; comme un ethnologue qui enqu&#234;te sur le monde ouvrier. &#192; l'usine ou lors de mes d&#233;placements, les gens viennent me raconter les anecdotes marrantes, les coll&#232;gues bizarres. C'est quand m&#234;me plus parlant que de raconter les histoires des h&#233;ros ou des saints de la classe ouvri&#232;re ! Celui dont il va &#234;tre question travaillait &#224; l'usine et c'est un copain, Alain, qui l'a &#233;voqu&#233;. Je l'avais compl&#232;tement oubli&#233;, pourtant il fait partie des derniers &#224; avoir &#233;t&#233; licenci&#233;s pour cause d'&#233;bri&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis &#233;tait du genre costaud : 1,90 m&#232;tres, 120 kilos. Pourtant, comme me le r&#233;p&#233;tait Alain, il &#233;tait doux comme un agneau, enfin&#8230; avant de boire. Apr&#232;s la L&#233;gion dans sa jeunesse, il s'&#233;tait recycl&#233; dans un petit &#233;levage de poulets qui n'&#233;tait pas suffisant pour faire vivre sa famille. Donc, en compl&#233;ment, il travaillait aux exp&#233;ditions de l'usine. Un travail de force pour charger les sacs d'engrais. Lors de la pause casse-cro&#251;te, sa gamelle ne changeait jamais :un poulet r&#244;ti accompagn&#233; d'un litron de rouge. Comme il venait en mobylette de sa campagne, il a commenc&#233; &#224; se faire livrer ses bouteilles de vin dans un ancien transformateur &#233;lectrique dont il &#233;tait seul &#224; d&#233;tenir les cl&#233;s, situ&#233; &#224; l'autre bout de l'usine . Donc, avant la pause, il se rendait &#224; sa &#171; cave &#187; pour ramener des munitions. De temps &#224; autre, il devait s'engueuler avec les gardiens pour justifier ses d&#233;placements dans l'usine.
Apr&#232;s son repas, Jean-Louis n'&#233;tait plus le m&#234;me, devenait irascible et, question boulot, n'&#233;tait plus au top. Il faisait tomber des palettes de sacs d'engrais, r&#233;pandait du produit, &#233;ventrait du mat&#233;riel, etc. Il fut m&#234;me l'un des seuls &#224; faire un tonneau avec son chariot &#233;l&#233;vateur. La plupart du temps, les copains le couvraient, mais, certaines fois, c'&#233;tait plus compliqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y avait pas qu'&#224; l'usine qu'il picolait. Il eut m&#234;me droit &#224; un sermon de la part du cur&#233; du village, lors de la messe. La femme de Jean-Louis, tr&#232;s pieuse, revint en pleurs de l'&#233;glise.Jean-Louis se vengea le dimanche suivant, en d&#233;versant un tombereau de fumier devant l'&#233;glise, avant la messe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Louis eut m&#234;me les honneurs de la presse r&#233;gionale : une ann&#233;e, avec les primes et les heures sup qu'il faisait, il s'acheta une caravane pour se payer des vacances comme tout le monde. Le probl&#232;me c'est qu'il n'avait pas le permis de conduire. Ni une, ni deux, il tira la caravane avec son tracteur.Il fut arr&#234;t&#233; sur l'autoroute au bout d'une cinquantaine de kilom&#232;tres. L'action qui entra&#238;na son licenciement ne fut pas une action d'&#233;clat, &#233;videmment. 21 heures, Jean-Louis sort de l'atelier compl&#232;tement bourr&#233;. Et m&#234;me un peu plus que d'habitude. Il ne trouve pas sa mobylette qu'il est certain d'avoir gar&#233; &#224; la m&#234;me place que d'habitude.Il cherche partout, mais ne trouve rien. Il alerte le gardien qui, connaissant l'individu, ne veut rien faire. Sans surprise, Jean-Louis entre dans une col&#232;re &#233;norme et menace le gardien. Celui-ci ne se d&#233;monte pas et sachant que le directeur est exceptionnellement encore pr&#233;sent sur l'usine, propose &#224; Jean-Louis de l'appeler.
Le dirlo se pointe quelques minutes plus tard avec son adjoint. Les voyant arriver, Jean-Louis fait dans la d&#233;mesure. Il la joue ogre avin&#233; et attrape aussit&#244;t le directeur par le colback. &lt;i&gt;&#171; C'est toi qui m'a vol&#233; ma mob. Tu t'en fous toi, que je rentre &#224; pied. Rends-moi ma mob. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aussit&#244;t le gardien, auquel s'est joint un pompier alert&#233; par les cris, se jette sur Jean-Louis et le ceinture. Il est vite ma&#238;tris&#233;. Le patron s'&#233;poussette et ne dit rien. C'est le surlendemain que Jean-Louis re&#231;oit une lettre lui annon&#231;ant son licenciement. Depuis, il n'a plus jamais travaill&#233; en usine. Il s'occupe seulement de sa petite ferme. Sa femme, pour faire l'appoint, a travaill&#233; comme femme de m&#233;nage chez un riche propri&#233;taire du coin, puis elle est partie. Aujourd'hui Jean-Louis s'occupe juste de ses poulets et de ses litres de rouge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
