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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; Engagez-vous ! &#187; qu'ils disaient&#8230;</title>
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		<dc:creator>Ettore Fontana</dc:creator>


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&lt;p&gt;Les effets de manche sur la &#171; d&#233;mocratie participative &#187; sont devenus un rituel du discours politique. Mais sur le terrain, pour les associations et les collectifs qui l'ouvrent un peu trop, c'est tout l'inverse : stigmatisation, coupe de subventions, voire proc&#232;s et interventions polici&#232;res. Dans son premier rapport, l'Observatoire des libert&#233;s associatives pr&#233;sente un panorama des techniques du pouvoir pour mettre au pas les oppositions qui le d&#233;rangent. Le constat est violent, sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no192-novembre-2020" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;192 (novembre 2020)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les effets de manche sur la &#171; d&#233;mocratie participative &#187; sont devenus un rituel du discours politique. Mais sur le terrain, pour les associations et les collectifs qui l'ouvrent un peu trop, c'est tout l'inverse : stigmatisation, coupe de subventions, voire proc&#232;s et interventions polici&#232;res. Dans son premier rapport, l'Observatoire des libert&#233;s associatives pr&#233;sente un panorama des techniques du pouvoir pour mettre au pas les oppositions qui le d&#233;rangent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3475 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;8&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH273/-1639-25c97.jpg?1782752464' width='500' height='273' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Victor
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le constat est violent, sans appel : en France, associations et collectifs militants subissent des entraves &#224; leurs libert&#233;s d&#232;s lors qu'ils s'opposent un peu trop frontalement au pouvoir, &#224; l'&#233;chelle nationale comme locale. D&#233;but octobre, l'Observatoire des libert&#233;s associatives&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit d'une coalition d'associations (parmi lesquelles la coordination (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; a publi&#233; son premier rapport. Intitul&#233; &#171; Une citoyennet&#233; r&#233;prim&#233;e &#187;, il s'appuie sur le recueil de 100 exp&#233;riences de r&#233;pressions class&#233;es en quatre grandes cat&#233;gories.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Calomnier&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re rel&#232;ve de la disqualification ou du d&#233;nigrement. On se souvient de G&#233;rard Chenoz, &#233;lu marseillais en charge de la requalification de la place Jean-Jaur&#232;s qui, en 2018, traitait les opposants &#224; cette r&#233;nova&#8202;tion de &lt;i&gt;&#171; professionnels de la subversion&lt;/i&gt; &#187; et de &#171; &lt;i&gt;zadistes&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt; pleins de chichon&lt;/i&gt; &#187;. Mais c'est aussi le maire d'Al&#232;s (Gard) qui qualifie les m&#233;thodes de l'association de d&#233;fense des animaux L214 de &#171; &lt;i&gt;terroristes&lt;/i&gt; &#187; apr&#232;s qu'elle a publi&#233; une vid&#233;o tourn&#233;e dans un abat&#8202;toir de sa ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces attaques peuvent avoir d'importantes r&#233;percussions sur les collectifs. Ainsi de l'Assembl&#233;e citoyenne des originaires de Turquie (Acort) accus&#233;e de &#171; &lt;i&gt;communautarisme&lt;/i&gt; &#187; par un &#233;lu du XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; arrondissement de Paris en janvier 2019. Ce dernier &#233;crit au pr&#233;fet pour lui demander de couper ses subventions. &lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt; embraye : &#171; &lt;i&gt;Aussi outrancier et dangereux pour la coh&#233;sion nationale que soit son discours, l'association touche 5 000 &#8364; par an de subventions pay&#233;es par la ville de Paris.&lt;/i&gt; &#187; &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;, quant &#224; lui, s'interroge : &#171; &lt;i&gt;L'argent public peut-il servir &#224; financer des associations qui entretiennent la d&#233;testation de la France et de ses forces de l'ordre&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&lt;/i&gt; &#187; L'Acort aura beau se d&#233;fendre en expliquant qu'elle se mobilise &#171; &lt;i&gt;contre toutes les formes de racisme, dont l'islamophobie&lt;/i&gt; &#187;, le mal est fait. Que vaut le communiqu&#233; d'une association perdu sur son site internet face &#224; une d&#233;claration publique d'&#233;lu reprise en ch&#339;ur par la presse ?&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Couper les subventions&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me cat&#233;gorie concerne les entraves financi&#232;res et mat&#233;rielles. Ou quand un ministre, un maire ou un conseiller d&#233;partemental, m&#233;content d'une parole ou d'une action, prive un collectif d'habitants d'acc&#232;s &#224; des locaux de r&#233;union ou menace de lui couper toute subvention. Sans surprise, on retrouve ici beaucoup d'associations des quartiers populaires, o&#249; l'argent manque tellement qu'il est un moyen de pression facile pour les pouvoirs locaux. C'est ce qu'a subi, par exemple, l'Association nouveau regard sur la jeunesse (ANRJ) &#224; Roubaix (Nord) quand elle s'est engag&#233;e au c&#244;t&#233; d'habitants dans la contestation d'un projet de r&#233;novation urbaine en 2016 : quelques mois plus tard, elle s'est retrouv&#233;e expuls&#233;e de ses locaux et priv&#233;e de ses subventions par la Ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'une des plus retentissantes affaires est sans doute celle du Genepi. En 2018, cette association &#233;tudiante qui accompagne les d&#233;tenus s'est vu couper ses subventions et emp&#234;cher d'acc&#232;s aux prisons en raison de ses prises de positions sur la politique p&#233;nitentiaire. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait d&#233;clar&#233; : &#171; &lt;i&gt;Le Genepi d&#233;veloppait des th&#232;ses qui sont tr&#232;s hostiles &#224; la politique publique que nous conduisons&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt;. Donc ce n'&#233;tait plus une politique partenariale sur les ambitions que nous avions, mais une politique au contraire d'opposition quasiment frontale et permanente. Donc j'ai pris une d&#233;cision qui est de supprimer la subvention.&lt;/i&gt; &#187; Une mani&#232;re de s'adresser &#224; l'ensemble des associations avec un message clair : on ne mord pas la main qui vous nourrit.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Harceler en justice&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me cat&#233;gorie englobe tous les proc&#232;s intent&#233;s par l'&#201;tat ou les collectivit&#233;s locales. En premi&#232;re ligne, on retrouve de nombreux collectifs &#233;cologistes. On pense &#233;videmment aux opposants au projet d'enfouissement de d&#233;chets nucl&#233;aires &#224; Bure (Meuse) vis&#233;s par une enqu&#234;te judiciaire pour &#171; association de malfaiteurs &#187; qui a d&#233;j&#224; co&#251;t&#233; plus d'un million d'euros et donn&#233; lieu &#224; au moins 50 proc&#232;s, 28 inter&#8202;dictions de territoire, deux ann&#233;es de prison ferme et des centaines de mois de sursis cumul&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais d'autres mobilisations de moindre &#233;cho m&#233;diatique sont aussi concern&#233;es. Citons l'association Danger Montpertuis, qui s'oppose &#224; l'implantation d'une raffinerie d'&#233;thanol-bois pr&#232;s de Vichy (Allier). D&#232;s sa cr&#233;ation en 2016, ce qui n'est encore qu'un collectif informel subit des intimidations. Le maire de la commune de Bellerive &#233;crit m&#234;me : &#171; &lt;i&gt;La bonne nouvelle est que ce groupuscule est en train de se constituer en association. Ce qui va naturellement conduire ses responsables &#224; ma&#238;triser &#224; la fois leur communication et leurs agissements, faute de quoi ils s'exposent tr&#232;s rapidement &#224; voir leurs responsabilit&#233;s civile et p&#233;nale engag&#233;es.&lt;/i&gt; &#187; En septembre 2018, les menaces sont mises &#224; ex&#233;cution : Vichy Communaut&#233; d&#233;pose trois plaintes pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles et affichage sauvage. Peu importe aux autorit&#233;s que ces plaintes soient toutes class&#233;es sans suite. L'objectif semble surtout de d&#233;tourner l'association de son objectif premier en la cantonnant &#224; des actions d&#233;fensives : un proc&#232;s suppose de d&#233;penser du temps et de l'argent pour &#233;viter toute condamnation.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Envoyer les flics&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re cat&#233;gorie rassemble les r&#233;pressions polici&#232;res. On pense, entre autres, &#224; la sc&#232;ne surr&#233;aliste qui s'est d&#233;roul&#233;e le 17 juin 2018 sur les quais de Seine devant l'Institut du monde arabe. Alors que plus de 300 personnes, dont des &#233;lus de la Ville de Paris et l'ambassadeur de Palestine, attendent l'inoffensive Flottille de la Libert&#233; pour Gaza &#8211; deux voiliers partis de Su&#232;de &#224; destination de la cit&#233; palestinienne &#8211;, le comit&#233; d'accueil est nass&#233; par les CRS, tandis que les navires sont vigoureusement emp&#234;ch&#233;s d'accoster par des Zodiacs de la pr&#233;fecture de police qui les repoussent loin du quai. Le tout sous les yeux &#233;bahis des militants et officiels. Ni la mairie, ni la pr&#233;fecture de police ne donneront d'explications &#224; cette incroyable censure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pense aussi &#224; l'association Utopia 56 qui vient en aide aux migrants &#224; Calais. Durant le confinement, entre le 19 mars et le 8 avril 2020, les b&#233;n&#233;voles de l'association ont fait l'objet de 18 amendes dans le cadre de leurs activit&#233;s de maraudes et de distributions de mat&#233;riel (tentes, duvets, etc.) et alimentaires (repas, eau). L'association diffuse la vid&#233;o d'un &#233;change entre un b&#233;n&#233;vole et un CRS grad&#233; qui exprime explicitement son intention d' &#187; &lt;i&gt;user&lt;/i&gt; &#187; les militants sur le terrain en multipliant les contr&#244;les et les amendes.&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;&lt;strong&gt;Comment se d&#233;fendre ?&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Plus que la simple r&#233;pression polici&#232;re, par ailleurs bien document&#233;e par d'autres collectifs, c'est ce &lt;i&gt;continuum&lt;/i&gt; de b&#226;tons dans les roues fait de stigmatisation et de chantages &#224; la subvention qui ressort de la lecture de ce rapport. Une r&#233;pression de basse intensit&#233; bas&#233;e sur l'in&#233;galit&#233; de moyens : les pouvoirs publics ont de l'argent et du temps, les associations en manquent cruellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, comment r&#233;pliquer ? Les auteurs mettent en avant douze propositions concr&#232;tes pour r&#233;&#233;quilibrer le rapport de forces. Sur le chantage aux subventions, par exemple, l'objectif &lt;i&gt;a minima &lt;/i&gt;serait d'obliger les politiques &#224; justifier leurs coupures. Au-del&#224;, il s'agirait de retirer aux seuls &#233;lus le pouvoir d'attribution des enveloppes en cr&#233;ant des commissions mixtes repr&#233;sentant une pluralit&#233; d'int&#233;r&#234;ts. M&#234;me ordre d'id&#233;e concernant la question polici&#232;re : retirer &#224; l'IGPN les enqu&#234;tes sur les violences pour les remettre au centre du d&#233;bat public. Mais au-del&#224; des mesures cibl&#233;es, l'id&#233;e g&#233;n&#233;rale peut se r&#233;sumer par une analogie avec le monde du travail : &#224; l'image des outils construits historiquement par les syndicats pour faire face aux dirigeants des entreprises, le monde associatif doit aujourd'hui construire ses propres d&#233;fenses face aux potentielles attaques de l'&#201;tat. Un objectif qui passe, certes, par des dispositifs institutionnels, mais &#233;galement par l'auto-organisation. Si dix collectifs se l&#232;vent d&#232;s qu'une association est attaqu&#233;e, les &#233;lus y r&#233;fl&#233;chiront &#224; deux fois avant de se l&#226;cher.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ettore Fontana&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Il s'agit d'une coalition d'associations (parmi lesquelles la coordination nationale Pas Sans Nous, France nature environnement, la Ligue des droits de l'Homme, etc.) ayant travaill&#233; avec des chercheurs en sciences sociales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'autre pays qui manque, c'est les amours</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/L-autre-pays-qui-manque-c-est-les</link>
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		<dc:date>2019-12-17T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Yohanne Lamoul&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>Brigitte Briot</dc:subject>
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		<dc:subject>c'&#233;tait Claire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre contraint d'ateliers men&#233;s en prison, chez les mineurs des Baumettes, &#224; Marseille (filles), et du Pontet, pr&#232;s d'Avignon (gar&#231;ons), et pour esquiver les chicanes du droit &#224; l'image, on a eu l'id&#233;e de convoquer l'imaginaire du carnaval, de la transgression, du d&#233;sir inavou&#233;. On, c'&#233;tait Claire Castan de l'Agence r&#233;gionale du Livre (ARL-Paca) ; Yohanne Lamoul&#232;re la photographe ; Brigitte Briot la faiseuse de masques et accessoires ; et moi le collecteur de mots. Masquer, ce (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no177-juin-2019" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;177 (juin 2019)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-56" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/center" rel="tag"&gt;center&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/prison" rel="tag"&gt;prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-argent" rel="tag"&gt;L'argent&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/mariage" rel="tag"&gt;mariage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yohanne-Lamoulere-2034" rel="tag"&gt;Yohanne Lamoul&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Brigitte-Briot" rel="tag"&gt;Brigitte Briot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Claire-Castan" rel="tag"&gt;Claire Castan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/c-etait-Claire" rel="tag"&gt;c'&#233;tait Claire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_3140 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-1367-53a23.jpg?1782643747' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;D&lt;/span&gt;ans le cadre contraint d'ateliers men&#233;s en prison, chez les mineurs des Baumettes, &#224; Marseille (filles), et du Pontet, pr&#232;s d'Avignon (gar&#231;ons), et pour esquiver les chicanes du droit &#224; l'image, on a eu l'id&#233;e de convoquer l'imaginaire du carnaval, de la transgression, du d&#233;sir inavou&#233;. On, c'&#233;tait Claire Castan de l'Agence r&#233;gionale du Livre (ARL-Paca) ; Yohanne Lamoul&#232;re la photographe ; Brigitte Briot la faiseuse de masques et accessoires ; et moi le collecteur de mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Masquer, ce n'est pas forc&#233;ment cacher, ni faire la gueule. &#199;a peut &#234;tre le contraire : tout donner et puis s'enfuir, s'en moquer, &lt;i&gt;pour de rire&lt;/i&gt;. Le hasard (vraiment ?) a fait que les quatre gar&#231;ons &#233;taient des Fran&#231;ais musulmans de cit&#233;s du Sud et les quatre filles des Gitanes originaires des Balkans vivant en caravane. Gr&#226;ce &#224; ces jeunes d&#233;tenu.es qui ont pris le jeu &#224; leur compte en parlant cash et en r&#233;v&#233;lant des f&#234;lures intimes autant que sociales, on a pu op&#233;rer des allers-retours de taule &#224; taule. Ce qui a permis d'instaurer un &#233;ph&#233;m&#232;re dialogue &#224; distance, fait de d&#233;fiance et de sentiments communs. C'est comme &#231;a que, grim&#233;e, la plus secr&#232;te s'est faite puissante apparition. Travesti, le plus affranchi a cass&#233; les codes du genre. Par moments, c'&#233;tait m&#234;me un peu la r&#233;volution du passe-muraille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#233;sultat de ce chass&#233;-crois&#233; &#224; la sortie de l'hiver est un livret en forme de portrait collectif qu'on peut &lt;a href=&#034;https://www.livre-provencealpescotedazur.fr/lib_php/download.php?fileID=1043&amp;type=File&amp;round=114846286&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;t&#233;l&#233;charger&lt;/a&gt; au format PDF sur le site de l'ARL-Paca. Comme une m&#233;chante mont&#233;e de s&#232;ve doubl&#233;e d'un appel d'air.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Bruno Le Dantec&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comme deux chiens errants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers le monde, tradition et modernit&#233; se reniflent la croupe comme deux chiens errants. Isabella se m&#233;fie de la libert&#233; virtuelle des r&#233;seaux. &#171; &lt;i&gt;Avec Facebook, tu cherches un copain et tu tombes sur des p&#233;dophiles&lt;/i&gt; &lt;i&gt; : &#224; la fin, tu perds ta virginit&#233;. Il vaut mieux te marier avec quelqu'un de ta culture. Mais &#231;a d&#233;pend aussi des parents. Je connais des filles qui se sont mari&#233;es avec des Italiens. Et m&#234;me une avec un policier&#8230; Avec un Italien, passe encore. Mais avec un policier, c'est grave&lt;/i&gt; &lt;i&gt; !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est fianc&#233;e. C'est la famille de son amoureux qui organisera les noces. &#171; &lt;i&gt;Chez nous, il y a trois jours de mariage&lt;/i&gt; &#187;, jubile sa s&#339;ur. &#171; &lt;i&gt;Quand j'ai dit &#224; mon grand-p&#232;re que je voulais un mariage tranquille, classique, il m'a dit &#8220;Quoi&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Tu plaisantes&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ?&#8221; Oui, je plaisante. Parce que moi, j'aime trop la f&#234;te&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ! un mariage &#8220;normal&#8221;, &#231;a n'existe pas chez nous&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Kathal&#233;a : &#171; &lt;i&gt;Ma s&#339;ur et moi, on nous appelle les princesses. On s'habille, on se maquille, on descend en ville. Nos cousines restent chez elles, elles s'occupent du m&#233;nage et des enfants. Nous, on est libres.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse &#224; un gar&#231;on du Pontet qui la drague &#224; distance, un mot : &#171; &lt;i&gt;Arl&#233;sien, tu es gentil de me dire que je suis belle sans m'avoir vue. Mais franchement, tu n'es pas mon mec id&#233;al. Je crois que tu es trop jeune. J'esp&#232;re que tu gardes le moral. La prison c'est dur, mais la libert&#233; c'est s&#251;r. Reste fort. Je te donne un gros bisou. K.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_3141 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH400/-1368-0c213.jpg?1782655275' width='400' height='400' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo Yohanne Lamoul&#232;re
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La pauvret&#233;, c'est pas pouvoir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; ses joues rondes, l'Arl&#233;sien n'est plus un b&#233;b&#233; : &#171; &lt;i&gt;Le sexe et l'argent, c'est les deux choses qui m'excitent. Rien d'autre. L'argent, c'est le futur. Sans argent, tu es rien. Avec l'argent, tu vis. La pauvret&#233;, c'est voir un truc qui te pla&#238;t et pas pouvoir l'acheter. Le mal, c'est ce que je fais. Le bien, c'est travailler. Si en travaillant on pouvait gagner plein d'argent, je le ferais. Ici, tout me manque. Tout tout tout.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#232;res co-cellulaires, 2K et Maga d&#233;crivent un monde qui s'obscurcit : &#171; &lt;i&gt;C'est un truc de ouf qu'on vit. Dans les quartiers, les minots sont trop pr&#233;coces. C'est la t&#233;l&#233;&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Les r&#233;seaux&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Le porno&lt;/i&gt; &lt;i&gt; ? Je sais pas, mais les petits de douze ans, ils ont faim.&lt;/i&gt; &#187; &#171; &lt;i&gt;Tu as tout avec l'argent. Apr&#232;s, tu penses plus qu'au cul.&lt;/i&gt; &#187;
Le ton se fait grave, on ne la ram&#232;ne plus. &#171; &lt;i&gt;Y'a une fille dans la cit&#233;, elle est &#224; peine form&#233;e et elle s'habille comme une folle. &#199;a fait mal. En bo&#238;te, elle fait du charme au videur et elle entre. On la voit avec des gadjos qui sortent de prison, des voyous. Elle ne veut plus les gars de son &#226;ge. Et c'est pas la seule.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;&#199;a sent la fin. Y'a trop de trucs chelou. Les Gilets jaunes, on dirait le d&#233;but d'une guerre civile, &#224; se charcler tous les samedis avec la police. On dirait la fin du monde.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, la vie pourrait &#234;tre si simple. &#171; &lt;i&gt;En prison, tu morfles, tu purges, mais tu restes un minot, &lt;/i&gt;sourit Maga.&lt;i&gt; Ta d&#233;co, tes chaussettes Simpson, le sucr&#233; avant le sal&#233;&#8230; Il faudrait garder &#231;a.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa cellule, les quatre murs sont d&#233;dicac&#233;s : un c&#244;t&#233; pour les filles, un autre pour le sport, le troisi&#232;me pour l'alcool&#8230; Et le dernier pour la r&#233;volution fluo.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La virginit&#233; virtuelle d'Edwy Plenel</title>
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		<dc:creator>Fran&#231;ois Maliet</dc:creator>


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&lt;p&gt;Quand on a &#233;t&#233; le taulier du Monde, quotidien tomb&#233; en p&#226;moison devant les puissances de l'argent, rien de tel qu'Internet pour se refaire une virginit&#233;. Edwy Plenel, fondateur du site d'information Mediapart, ex-pilier de la presse de connivence, s'est reconverti en proph&#232;te autoproclam&#233; de l'ind&#233;pendance des m&#233;dias. C'est la d&#233;mocratie qu'on assassine ! Mi-janvier, le rachat par Bernard Tapie des titres de presse du Groupe Hersant M&#233;dia (GHM) &#8211; dont le quotidien La Provence &#8211; a &#233;t&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no109-mars-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;109 (mars 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medias-8" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Groupe-Hersant" rel="tag"&gt;Groupe Hersant&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand on a &#233;t&#233; le taulier du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, quotidien tomb&#233; en p&#226;moison devant les puissances de l'argent, rien de tel qu'Internet pour se refaire une virginit&#233;. Edwy Plenel, fondateur du site d'information Mediapart, ex-pilier de la presse de connivence, s'est reconverti en proph&#232;te autoproclam&#233; de l'ind&#233;pendance des m&#233;dias.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est la d&#233;mocratie qu'on assassine ! Mi-janvier, le rachat par Bernard Tapie des titres de presse du Groupe Hersant M&#233;dia (GHM) &#8211; dont le quotidien &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt; &#8211; a &#233;t&#233; homologu&#233; par le tribunal de commerce de Paris. Horreur : un &#171; affairiste &#187; arrive &#224; la t&#234;te d'un canard r&#233;gional ! Aussit&#244;t, Nicolas Demorand, taulier de &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt; pour le compte du groupe Rothschild, accourt &#224; Marseille (le 11 janvier dernier), afin d'insuffler aux plumitifs indig&#232;nes l'esprit de r&#233;sistance face aux pouvoirs financiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Edwy Plenel ne veut pas laisser &#224; Nicolas le r&#244;le de lib&#233;rateur de la presse marseillaise : il riposte le 11 f&#233;vrier, par une grand-messe moustachue &#171; &lt;i&gt;en d&#233;fense de l'information ind&#233;pendante&lt;/i&gt; &#187;, organis&#233;e avec le site d'info &lt;a href=&#034;http://www.marsactu.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;marsactu.fr&lt;/a&gt; et le mensuel satirique &lt;a href=&#034;http://www.leravi.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Ravi&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Sur les planches du th&#233;&#226;tre de La Cri&#233;e, le voici en Rol-Tanguy de la presse libre, le r&#244;le qu'il pr&#233;f&#232;re depuis qu'il a lanc&#233; Mediapart. Mais avant ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'argent roi, l'argent fou, Tapie en est l'illustration depuis 30 ans. L'argent est au c&#339;ur de son parcours&lt;/i&gt; &#187;, piaillait dans son discours d'introduction celui qui dirigea la r&#233;daction du quotidien &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, de 1996 &#224; 2004. Avant de se lancer &#224; l'assaut du Parti de la presse et de l'argent (le fameux PPA), il avait pourtant, avec Jean-Marie Colombani, PDG du groupe Le Monde, et Alain Minc, plagiaire et pr&#233;sident du conseil de surveillance du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;, invit&#233; les puissances &#233;conomiques et industrielles &#224; s'asseoir &#224; la table du quotidien de r&#233;f&#233;rence. Avec son &#171; &lt;i&gt;fr&#232;re&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France 3, 6 mars 2003.&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; et son &#171; &lt;i&gt;ami&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;France 2, 6 mars 2003.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;, Edwy Plenel a accueilli &#224; bras ouvert la holding Artemis de Fran&#231;ois Pinault, du groupe Pinault-Printemps-Redoute &#8211; elle &#233;tait actionnaire indirecte du journal. Sous leur r&#232;gne, Publicis, la bo&#238;te de pub de Maurice L&#233;vy, poss&#233;dait la r&#233;gie du groupe Le Monde, M Publicit&#233;, &#224; hauteur de 49 %. De plus, en 1999, Hachette, propri&#233;t&#233; du marchand d'armes Lagard&#232;re, a acquis 34 % du Monde interactif, filiale multim&#233;dia du quotidien. Puis, en 2005, Lagard&#232;re entrera dans le capital de la holding Le Monde SA. Et c'est le m&#234;me trio qui, en 2001, a soutenu un projet d'entr&#233;e en bourse du quotidien &#8211; qui finalement avorta. Cette &#233;volution a &#171; &lt;i&gt;constitu&#233; un &#8220;putsch&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;perp&#233;tr&#233; tout en douceur&lt;/i&gt;&#8221;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre P&#233;an et Philippe Cohen, La Face cach&#233;e du Monde, Mille et une nuits, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;Elle a rogn&#233; significativement le pouvoir des journalistes sur leur journal en permettant une emprise toujours plus grande des actionnaires externes&lt;/i&gt; &#187;, constatait en 2007 le site de critique des m&#233;dias Acrimed&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gr&#233;gory Rzepski, &#171; Un Monde sans Minc &#187;, juillet 2007.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;. Alain Rollat, journaliste du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt; mis &#224; la porte en 2001, enfonce le clou dans son livre &lt;i&gt;Ma Part du Monde&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Alain Rollat, Ma Part du Monde, &#201;ditions de Paris-Max Chaleil, 2003.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;, avan&#231;ant que la direction du journal &#339;uvra &#171; &lt;i&gt; &#224; des restructurations juridiques qui ont mis&lt;/i&gt; Le Monde &lt;i&gt;sous la d&#233;pendance de ses banquiers, au d&#233;triment de la Soci&#233;t&#233; des r&#233;dacteurs&lt;/i&gt; &#187;. De quoi inspirer Bernard Tapie dans sa gestion de &lt;i&gt;La Provence&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;L'argent roi.&lt;/i&gt; &#187; Avant de le vilipender &#224; Marseille, Edwy Plenel lui l&#233;chait les poulaines &#224; Paris. Comme lorsqu'il pr&#233;sentait trois patrons, le 22 mars 2004, r&#233;unis au th&#233;&#226;tre du Rond-Point des Champs-&#233;lys&#233;es pour un &#171; grand d&#233;bat &#187; organis&#233; par &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; : &#171; &lt;i&gt;Thierry Breton, PDG de France T&#233;l&#233;com, Philippe Lemoine, co-pr&#233;sident des Galeries Lafayette, et Louis Schweitzer, PDG de Renault. Ils sont tous trois un peu &#224; part. Thierry Breton est ing&#233;nieur de Sup&#233;lec, mais il a &#233;crit trois romans. Philippe Lemoine fut co-signataire&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;d'ouvrages publi&#233;s par&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;la CFDT. Pour M. Schweitzer, il y a moins de secrets &#224; d&#233;couvrir, mais c'est un amoureux du th&#233;&#226;tre.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;PLPL n&#176;20, juin 2004.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &#187; Les trois artistes &#171; &lt;i&gt;un peu &#224; part&lt;/i&gt; &#187; ont s&#251;rement trembl&#233; devant la virulence des propos de l'ex-trotskyste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Edwy Plenel &#171; &lt;i&gt; lib&#232;re la presse&lt;/i&gt; &#187; avec son site &#171; &lt;i&gt;sans DSK, sans voyeurisme, sans people, sans diversion ni divertissement, sans fait divers&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Tweet du compte d'Edwy Plenel du 23 f&#233;vrier dernier.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187;. Cocasse, de la part de celui qui a mis la mort de Lady Diana, l'affaire Monica Lewinsky ou encore Loft Story en une du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&#8230; Mais Edwy n'est plus &#224; un revirement pr&#232;s pour d&#233;fendre sa nouvelle niche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Marc Pantanella et ses archives de &lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; et du &lt;i&gt;Plan B&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;France 3, 6 mars 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;France 2, 6 mars 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pierre P&#233;an et Philippe Cohen, &lt;i&gt;La Face cach&#233;e du Monde&lt;/i&gt;, Mille et une nuits, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Gr&#233;gory Rzepski, &#171; &lt;i&gt;Un Monde sans Minc&lt;/i&gt; &#187;, juillet 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Alain Rollat, &lt;i&gt;Ma Part du Monde,&lt;/i&gt; &#201;ditions de Paris-Max Chaleil, 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;PLPL&lt;/i&gt; n&#176;20, juin 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Tweet&lt;/i&gt; du compte d'Edwy Plenel du 23 f&#233;vrier dernier.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Dix years after</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; Alors CQFD ! Vous &#234;tes blind&#233;s de thunes ? &#187; entend-on r&#233;guli&#232;rement depuis notre fameux appel aux dons. Remarquable ! Ch&#232;res et chers lectrices, lecteurs, contributueuses et tueurs, g&#233;n&#233;reux fileurs de coups de mains, donateurs et l&#233;gatrices, exp&#233;diteurs et trices de ch&#232;ques et biftons, coll&#232;gues de la presse ind&#233;pendante (sauf Edwy Plenel), nous pouvons vous dire que, &#224; l'heure qu'il est, nous avons atteint le quart de notre objectif pharaonique. Tout cela devrait nous permettre de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt; Alors&lt;/i&gt; CQFD &lt;i&gt; ! Vous &#234;tes blind&#233;s de thunes ?&lt;/i&gt; &#187; entend-on r&#233;guli&#232;rement depuis notre fameux appel aux dons. Remarquable ! Ch&#232;res et chers lectrices, lecteurs, contributueuses et tueurs, g&#233;n&#233;reux fileurs de coups de mains, donateurs et l&#233;gatrices, exp&#233;diteurs et trices de ch&#232;ques et biftons, coll&#232;gues de la presse ind&#233;pendante (sauf Edwy Plenel), nous pouvons vous dire que, &#224; l'heure qu'il est, nous avons atteint le quart de notre objectif pharaonique. Tout cela devrait nous permettre de respirer un peu et de voir venir. Jusqu'&#224; quand reste une question enti&#232;re, tant est grande la pr&#233;carit&#233; de l'exercice de la presse. Et pas seulement du point de vue de l'argent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix ans, donc, maintenant que votre mensuel d&#233;bat et se d&#233;bat. Dans le prochain num&#233;ro nous reviendrons, avec un suppl&#233;ment de huit pages, sur cette d&#233;cennie avec l'intention et la n&#233;cessit&#233; de continuer &#224; t&#233;moigner sur ce qui nous et vous enrage, mais aussi sur les possibilit&#233;s d'exp&#233;rimenter d'autres modes sociaux. Le culte de l'argent et la passion du pouvoir, et les d&#233;g&#226;ts qu'ils occasionnent, n'ont pas fini d'entendre parler de nous tous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : un grand merci &#224; &lt;a href=&#034;http://www.ladecroissance.net/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La D&#233;croissance&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; pour son clin d'&#339;il du mois de mars.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Peuples, payez leur dette !</title>
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		<dc:date>2011-11-09T07:34:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
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&lt;p&gt;Crit&#232;res de convergence, plans d'aust&#233;rit&#233; tous azimuts, r&#232;gle d'or&#8230; Le p&#233;quin moyen, dont nous sommes, n'y entrave en g&#233;n&#233;ral que dalle. En revanche, ce qui est certain, c'est que l'entourloupe est destin&#233;e &#224; nous faire payer leur crise. Histoire d'approfondir le sujet, CQFD a demand&#233; &#224; un expert de la chose financi&#232;re de d&#233;broussailler un peu le terrain. Il en ressort que l'&#201;tat, institution cens&#233;e d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral contre les int&#233;r&#234;ts particuliers depuis au moins le si&#232;cle des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ans" rel="tag"&gt;ans&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pays-904" rel="tag"&gt;pays&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-argent" rel="tag"&gt;L'argent&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Etats" rel="tag"&gt;&#201;tats&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dette" rel="tag"&gt;dette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/dettes" rel="tag"&gt;dettes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/OAT" rel="tag"&gt;OAT&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/BCE" rel="tag"&gt;BCE&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/menaces-qu-elle" rel="tag"&gt;menaces qu'elle&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Crit&#232;res de convergence, plans d'aust&#233;rit&#233; tous azimuts, r&#232;gle d'or&#8230; Le p&#233;quin moyen, dont nous sommes, n'y entrave en g&#233;n&#233;ral que dalle. En revanche, ce qui est certain, c'est que l'entourloupe est destin&#233;e &#224; nous faire payer leur crise. Histoire d'approfondir le sujet, &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a demand&#233; &#224; un expert de la chose financi&#232;re de d&#233;broussailler un peu le terrain. Il en ressort que l'&#201;tat, institution cens&#233;e d&#233;fendre l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral contre les int&#233;r&#234;ts particuliers depuis au moins le si&#232;cle des Lumi&#232;res, s'est vendu, corps et biens, aux app&#233;tits du march&#233; triomphant. Seulement voil&#224;, l'un comme l'autre semblent aujourd'hui au bout du rouleau, et les failles b&#233;antes ainsi ouvertes laissent quelque espoir de joyeuses exp&#233;rimentations en attendant la fin de leur monde. Rencontre avec Nicolas Sersiron, vice-pr&#233;sident du Comit&#233; pour l'annulation de la dette du Tiers-monde France et pr&#233;sident de l'association &#201;changes non marchands.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : On nous parle de dette publique, de ses cons&#233;quences in&#233;vitables, des menaces qu'elle fait peser sur nos vies&#8230; De quoi s'agit-il ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Sersiron : &lt;/strong&gt; C'est la dette qui s'est accumul&#233;e au fur et &#224; mesure des d&#233;ficits budg&#233;taires qui permettent aux administrations de faire fonctionner l'arm&#233;e, l'&#233;ducation, la sant&#233;, la justice, les routes, etc. On peut comparer cette situation &#224; celle d'un m&#233;nage qui, ayant des fins de mois difficiles, va voir son banquier ou ses copains et leur emprunte de l'argent. Quand l'&#201;tat n'arrive pas &#224; boucler son budget, il emprunte de l'argent en mettant en vente ce qu'on appelle des bons du tr&#233;sor ou obligations d'&#201;tat &#224; terme (OAT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais les &#201;tats ne disposaient-ils pas d'autres moyens, moins on&#233;reux pour l'ensemble de la collectivit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant les &#171; Trente glorieuses &#187;, le d&#233;ficit &#233;tait combl&#233; par la planche &#224; billets. Depuis 1973, la mondialisation des march&#233;s et l'entr&#233;e dans l'Europe, les &#201;tats se sont contraints &#224; emprunter des capitaux priv&#233;s sur le march&#233;, en versant des int&#233;r&#234;ts. Avec la victoire de l'ultralib&#233;ralisme marqu&#233;e par l'arriv&#233;e au pouvoir de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne et Ronald Reagan aux &#201;tats-Unis, on a voulu diminuer l'emprise de l'&#201;tat d&#233;sign&#233; comme un frein au d&#233;veloppement. On a donc r&#233;duit ses recettes en diminuant les imp&#244;ts des plus riches, ceux des grandes entreprises, en cr&#233;ant des niches fiscales et des paradis fiscaux. R&#233;sultat, chaque ann&#233;e, le d&#233;ficit s'est accumul&#233;. Lorsqu'il est devenu trop important, les gouvernements ont d&#233;clar&#233; qu'ils ne pouvaient plus payer les d&#233;penses d'&#233;ducation, retraites, sant&#233;, etc. Pour combler le trou, ils ont &#233;mis de plus en plus d'OAT, faisant ainsi monter encore le stock de la dette. &#201;mettre des OAT, c'est vendre du papier contre de l'argent, c'est faire une reconnaissance de dette avec int&#233;r&#234;t remboursable apr&#232;s six mois, dix ans ou trente ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; qui l'&#201;tat emprunte cet argent ? Qui ach&#232;te ces morceaux de papier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'essentiel, ils sont achet&#233;s par les investisseurs institutionnels, aussi appel&#233;s Zinzins. Ce sont notamment les compagnies d'assurance, les banques et les fonds de pension (retraites par capitalisation). Mais ces organismes font aussi des placements &#224; risque, avec des rendements allant jusqu'&#224; 20 % ou plus. L'exemple de ces pr&#234;ts subprimes tellement rentables et qui sont devenus des actifs toxiques, donc non remboursables, est embl&#233;matique. Pour compenser, ils s'engagent massivement sur les placements pr&#233;tendument s&#251;rs que sont les OAT, avec des int&#233;r&#234;ts de 3 % pour les pays bien not&#233;s, les fameux AAA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revenir au syst&#232;me ant&#233;rieur serait donc &#171; financi&#232;rement &#187; insupportable pour les d&#233;tenteurs de capitaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant 1973, si l'&#201;tat avait un d&#233;ficit d'un milliard de francs, il fabriquait un milliard de francs et pouvait alors payer ses d&#233;penses. Mais le principe de raret&#233;, qui veut que plus il y a d'objets sur le march&#233; moins ils valent cher, est le m&#234;me concernant la monnaie : plus on en cr&#233;e moins elle vaut. Cette inflation mon&#233;taire est surtout ressentie par ceux qui disposent de beaucoup de monnaie : celui qui d&#233;tient un million de dollars, quand il y a une inflation de 15 %, ne dispose plus que de 850 000 dollars au bout d'un an. Dans la zone euro, les trait&#233;s ont fix&#233; &#224; la banque centrale europ&#233;enne (BCE), comme premier objectif, la lutte contre l'inflation. Les raisons d'une telle prise de position ? L'application du dogme ultra-lib&#233;ral appel&#233; trickle down effect ou th&#233;orie du ruissellement qui affirme qu'il faut soutenir les d&#233;tenteurs de capitaux parce que plus les riches seront riches, plus ils pourront investir et cr&#233;er de l'emploi&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_198 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH581/92_remi_dette-4199d.png?1782648215' width='400' height='581' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, quel est le v&#233;ritable r&#244;le de la BCE dans cette crise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auparavant, les &#201;tats pouvaient faire des d&#233;valuations comp&#233;titives de la monnaie qui relan&#231;aient leurs &#233;conomies en baissant les prix des biens produits dans le pays. La valeur des dettes baissait d'autant. Aujourd'hui avec la BCE ind&#233;pendante, il n'y a plus de d&#233;valuation possible. Mais ce n'est pas la v&#233;ritable raison des d&#233;ficits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand l'investisseur pr&#234;te de l'argent &#224; un &#201;tat en achetant des OAT &#224; dix ans par exemple, il ne sera rembours&#233; de son capital initial qu'&#224; ce terme, les int&#233;r&#234;ts lui auront &#233;t&#233; vers&#233;s au cours des ann&#233;es. L'&#201;tat dont les OAT arrivent &#224; terme r&#233;emprunte aussit&#244;t une somme &#233;quivalente sous forme de nouvelles &#233;missions d'OAT. La Gr&#232;ce dont la note s'est effondr&#233;e ne peut emprunter qu'avec des taux de 15 &#224; 18 % sur ses &#233;missions &#224; dix ans. Ces taux &#233;tant insupportables, elle n'emprunte qu'&#224; court terme, six mois, en solution de secours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La BCE ach&#232;te actuellement avec des int&#233;r&#234;ts de 4 % les OAT des pays mal not&#233;s, et l'Union europ&#233;enne leur pr&#234;te des milliards d'euros afin de leur &#233;viter une faillite li&#233;e &#224; l'impossibilit&#233; de r&#233;&#233;mettre des OAT pour remplacer celles arriv&#233;es &#224; &#233;ch&#233;ance, plus celles n&#233;cessaires &#224; combler leur d&#233;ficit budg&#233;taire. Il s'agit de parer &#224; l'effet domino qui entra&#238;nerait l'ensemble de l'Europe dans une crise insurmontable. Le sauvetage des banques en 2008 par les &#201;tats a permis d'&#233;viter cet effet qui f&#251;t redoutable en 1929. Ces achats en masse par la BCE des OAT des pays &#224; risques comme le Portugal, l'Italie, la Gr&#232;ce et l'Espagne repr&#233;sentent d&#233;j&#224; 100 milliards d'euros. Ils redonnent confiance aux march&#233;s et repoussent le moment de la faillite de ces pays. Or le paiement des cr&#233;ances r&#233;sulte de la capacit&#233; des &#201;tats &#224; trouver de l'argent par les imp&#244;ts directs et indirects, donc de la sant&#233; de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dette est-elle un &#233;l&#233;ment structurel du capitalisme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;canisme est semblable &#224; celui de la dette des pays en d&#233;veloppement. La Banque mondiale avait, d&#232;s le d&#233;but, impos&#233; aux ex-pays colonis&#233;s le remboursement des pr&#234;ts engag&#233;s par le pays colonisateur. Cela s'appelle &#171; une dette odieuse &#187;. Depuis plus de trente ans, ces pays ont &#233;t&#233; charg&#233;s de dettes, les d&#233;cideurs corrompus et les &#201;tats contraints de signer des contrats commerciaux d&#233;favorables avec les ex-colonisateurs. Le but &#233;tait de continuer l'extractivisme &#8211; l'appropriation des mati&#232;res premi&#232;res qui na&#238;t avec la conqu&#234;te des Am&#233;riques, puis se poursuit avec l'esclavage et la colonisation. Aujourd'hui, ce syst&#232;me-dette est remont&#233; vers le Nord. C'est le r&#233;sultat de la volont&#233; de domination totale des capitalistes sur la plan&#232;te. Le grand changement se trouve dans l'&#233;puisement des mati&#232;res premi&#232;res. Ces derni&#232;res, &#224; la base de l'enrichissement des capitalistes, commenc&#233; avec le pillage de l'or des Incas et avec les enclosures en Angleterre, sont en voie d'&#233;puisement. Aujourd'hui, la question est : qu'y a-t-il encore &#224; extraire ? Ce qui produit la richesse est le travail salari&#233;. Par la dette, on va donc amplifier l'extraction de la plus-value faite sur le dos de la grande majorit&#233; des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On retrouve ce dont parlait Marx &#224; propos de la rente fonci&#232;re&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est exactement &#231;a, le foncier en moins. C'est l'assujettissement &#224; un ordre mondial totalitaire. Quand les pays sont trop endett&#233;s et donc abandonn&#233;s par les investisseurs, le Fonds mon&#233;taire international (FMI) entre dans la danse en tant qu'ultime pr&#234;teur. Il fixe alors ses conditions : d'abord rembourser les investisseurs avec cet argent pr&#234;t&#233;. Il impose ensuite des &#171; conditionnalit&#233;s &#187; ultralib&#233;rales. Au Sud ce sont les plans d'ajustement structurels, au Nord, aujourd'hui, les plans d'aust&#233;rit&#233;. Sont exig&#233;s en cons&#233;quence la diminution des d&#233;penses affectant les budgets publics, la multiplication des privatisations, le libre-&#233;change, la libert&#233; de mouvements des capitaux. Toutes choses destin&#233;es &#224; aggraver les conditions de l'asservissement des peuples aux profits des d&#233;tenteurs de capitaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les capitalistes peuvent-ils encore redynamiser le syst&#232;me pour sortir de cette crise ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, car ils se tirent une balle dans le pied. Ils n'ont pas de projets organis&#233;s &#224; part celui de, chacun et contre tous, faire des profits. Aujourd'hui, trente ans apr&#232;s la victoire des Friedrich Hayek et Milton Friedman, ils sont devant la catastrophe. La trilogie consommation-production-profit est en train de se casser la gueule car elle reposait depuis cette r&#233;volution conservatrice, en grande partie sur l'endettement des m&#233;nages et des &#201;tats. Faudra-t-il atteindre la saturation pour que ce syst&#232;me s'effondre ? Par ailleurs, aujourd'hui, il est confront&#233; aux limites du r&#233;chauffement, de l'&#233;puisement des ressources, de la perte de la biodiversit&#233;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si les &#201;tats refusaient de rembourser leur dette ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d&#233;j&#224; arriv&#233;, et &#231;a marche tr&#232;s bien ! L'Argentine en 2001 &#233;tait au fond du gouffre apr&#232;s la dictature de Jorge Rafael Videla et ses massifs d&#233;tournements de pr&#234;ts. Le pr&#233;sident N&#232;stor Kirchner a d&#233;cid&#233; de ne pas rembourser ces dettes ill&#233;gitimes. Apr&#232;s quelques ann&#233;es, il a offert &#224; ses cr&#233;anciers de payer seulement 30 % de la valeur, en pr&#233;cisant que c'&#233;tait &#224; prendre ou &#224; laisser. Depuis, l'Argentine a eu un taux de croissance de 7 %&#8230; L'&#233;conomie s'est remont&#233;e en supprimant l'essentiel de sa dette ill&#233;gitime, avec, h&#233;las, une in&#233;galit&#233; sociale tr&#232;s forte. Le second exemple est l'&#201;quateur qui a fait un audit public de sa dette en passant en revue tous les emprunts afin de r&#233;pondre aux questions : d'o&#249; vient l'argent, &#224; quoi et &#224; qui a-t-il servi, cette dette est-elle l&#233;gitime ? R&#233;sultat : une grande partie de la dette a &#233;t&#233; annul&#233;e, et l'&#201;quateur gagne sur ce non-remboursement entre 600 &#224; 700 millions de dollars par an qui financent des mesures de r&#233;&#233;quilibrage &#233;conomique en faveur d'un d&#233;veloppement pour tous. Le pays qui ne rembourse pas n'aurait-il plus acc&#232;s au cr&#233;dit ? En r&#233;alit&#233; les &#201;tats ont finalement plus d'argent s'ils refusent de se plier au remboursement de la dette ill&#233;gitime et cessent d'emprunter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et si la Gr&#232;ce, l'Espagne, le Portugal&#8230; refusaient de rembourser, que se passerait-il, ici, en Europe ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela casserait le trait&#233; de Lisbonne fond&#233; sur les &#233;quilibres budg&#233;taires, et ce serait tr&#232;s probablement la fin de l'euro. Le grand perdant serait l'Allemagne qui exporte plus de 60 % de sa production en Europe gr&#226;ce &#224; l'euro. Avec une drachme (monnaie grecque) d&#233;valu&#233;e, les produits allemands deviendraient trop chers. Ses banques comme celles de France qui d&#233;tiennent environ 50 % des dettes publiques de ces pays seraient tr&#232;s mal en point. C'est pour tenter d'&#233;viter cela que la population grecque subit les terribles conditionnalit&#233;s de l'Europe et du FMI. En diminuant les salaires des fonctionnaires et les retraites, en augmentant la TVA, ce pays s'enfonce dans la r&#233;cession. &#192; terme, il ne pourra pas rembourser sa dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les plans d'aust&#233;rit&#233; qui tombent un peu partout en Europe, et notamment en France, sont une application de la &#171; strat&#233;gie du choc &#187; de Naomi Klein : augmentation des privatisations et de la part de la plus-value qui va aux capitalistes, diminution des salaires et des services publics. La consommation baisse, le ch&#244;mage augmente, les rentr&#233;es fiscales diminuent. La r&#233;cession qui pointe rendra impossible le remboursement de la dette publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'agonie du syst&#232;me ultralib&#233;ral nous empoisonnera-t-elle encore longtemps l'existence ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solution la plus logique serait de faire des audits des dettes publiques en Europe et d'annuler les dettes ill&#233;gitimes. Est-il l&#233;gitime de baisser les imp&#244;ts des plus riches comme l'ont fait Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy alors que le budget &#233;tait d&#233;j&#224; lourdement d&#233;ficitaire ? Est-il l&#233;gitime de sauver les banques avec de l'argent public sans avoir un droit de regard sur leur gestion ? La deuxi&#232;me solution qui risque fort de se produire sera la fabrication de monnaie par la BCE comme le fait la r&#233;serve f&#233;d&#233;rale am&#233;ricaine. Cela provoquera une forte perte de valeur de la monnaie et donc des dettes &#224; rembourser et l'euro aura bien du mal &#224; y r&#233;sister. Le syst&#232;me ultralib&#233;ral a trente ans, il va tr&#232;s probablement continuer &#224; s'effondrer&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Br&#232;ves du 85</title>
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		<dc:subject>En bref</dc:subject>
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&lt;p&gt;Sans vergogne &gt; &#171; Banquier, &#224; toi l'argent, &#224; moi les probl&#232;mes &#187;, clame une voix rauque face aux guichets. Ces jours-ci, une bande de joyeux activistes braque les banques d'Andalousie. De dr&#244;les de clients surgissent dans les succursales et mart&#232;lent le sol &#224; coups de talons tout en semant de pleines brass&#233;es de pi&#232;ces jaunes autour d'eux. Les employ&#233;s se prennent la t&#234;te entre les mains, les vigiles courent en tous sens et les usagers se marrent. &#171; Ces messieurs au coeur froid et au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans vergogne &gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Banquier, &#224; toi l'argent, &#224; moi les probl&#232;mes &#187;&lt;/i&gt;, clame une voix rauque face aux guichets. Ces jours-ci, une bande de joyeux activistes braque les banques d'Andalousie. De dr&#244;les de clients surgissent dans les succursales et mart&#232;lent le sol &#224; coups de talons tout en semant de pleines brass&#233;es de pi&#232;ces jaunes autour d'eux. Les employ&#233;s se prennent la t&#234;te entre les mains, les vigiles courent en tous sens et les usagers se marrent. &lt;i&gt;&#171; Ces messieurs au coeur froid et au portefeuille br&#251;lant ignorent la honte, scande le chanteur. Ils sont les innommables ! &#187; &#171; Du flamenco contre le capitalisme, annonce la pr&#233;sentatrice de Canal 6. Ils ne sont pas violents, mais pas inoffensifs non plus. &#187;&lt;/i&gt; Et le rire change de camp. &lt;i&gt;&#171; Toi tu n'as rien, banquier, et moi j'ai le monde entier ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;l&#233; r&#233;alit&#233; &gt;&lt;/strong&gt; Fin 2009, un d&#233;tenu de la maison d'arr&#234;t de P&#233;m&#233;gnan, pr&#232;s de Mont-de-Marsan, refuse la lib&#233;ration conditionnelle, trop contraignante. Il pr&#233;f&#232;re une vraie lib&#233;ration. &lt;i&gt;&#171; J'ai senti qu'on allait me le faire payer &#187;&lt;/i&gt;, confie l'ingrat au pr&#233;sident du tribunal correctionnel devant lequel il comparait, en janvier 2011, pour violence et r&#233;bellion. Il demandait une console de jeux, le ton est mont&#233; et des surveillants ont b&#233;n&#233;fici&#233; de plusieurs jours d'ITT. Sur demande de l'avocate du taulard, projection est faite des bandes de vid&#233;osurveillance. &lt;i&gt;&#171; Ils sont dix-sept sur lui ! &#187;&lt;/i&gt;, fulmine-t-elle. Aucune image ne prouve qu'il se soit d&#233;battu. Relaxe, d&#233;cide le tribunal. Quant aux matons menteurs et aux toubibs faussaires&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ind&#233;cent &gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Il y a quelque chose d'ind&#233;cent dans l'hyperpessimisme &#233;conomique des Fran&#231;ais. [&#8230;] Il y a m&#234;me dans cette noirceur quelque chose de profond&#233;ment indigne. &#187;&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 9-10/01/11). C'est l'employ&#233; d'un journal appartenant &#224; des banquiers qui te parle, &#244; peuple imb&#233;cile. Pierre-Antoine Delhommais a des renvois acides, apr&#232;s qu'une enqu&#234;te BVA-Gallup a consacr&#233; la France &#171; championne du monde du pessimisme &#187;. En effet, &#224; la question : &lt;i&gt;&#171; Pensez-vous que [&#8230;] l'ann&#233;e 2011 sera une ann&#233;e de prosp&#233;rit&#233; &#233;conomique, une ann&#233;e de difficult&#233;s &#233;conomiques ou sera-t-elle semblable &#224; [2010] ? &#187;&lt;/i&gt;, la r&#233;ponse de 61 % des Fran&#231;ais &#8211; &#244; cr&#233;tins &#8211; penche pour une ann&#233;e de difficult&#233;s. Pierre-Antoine trouve &#171; indigne &#187; que l'on soit &lt;i&gt;&#171; plus &#233;mu par la remise en question des acquis sociaux des Fran&#231;ais que par le spectacle de Chinois venant, &#233;merveill&#233;s, visiter la tour Eiffel ou d&#233;guster nos sp&#233;cialit&#233;s culinaires. Et eux, en plus, ont le champagne gai. &#187;&lt;/i&gt; Comme les banquiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amiti&#233; vraie &gt;&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Tu veux &#234;tre mon ami ? &#187;&lt;/i&gt; Elle en avait 1 048 sur sa page Facebook, Simone Back. Le jour de No&#235;l, cette Anglaise &#224; tendance d&#233;pressive leur a annonc&#233; qu'elle allait se foutre en l'air. Cent quarante-huit de ses amis ont comment&#233; son message, sans qu'aucun de ceux qui habitaient &#224; proximit&#233; de chez elle ne juge bon de se d&#233;placer. Pour quoi faire ? Il y avait d&#233;j&#224; tout, sur sa page. Manquerait plus qu'on doive se causer en direct ! C'est vrai, quoi : ce qui est p&#233;nible avec le monde virtuel, c'est que parfois y a des vrais gens derri&#232;re. Esp&#233;rons que quelque g&#233;nial informaticien arrive &#224; r&#233;soudre rapidement le probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors, &#231;a boume ? &gt;&lt;/strong&gt; Insultes, coups de tonfa, bastonnades, tirs de Flash Ball et Taser, dents cass&#233;es, blessures multiples, courses-poursuites. Bref, le lot commun des comportements policiers. Cette fois, c'&#233;tait &#224; Mesnil-le-Roi, dans la banlieue ouest de Paris, &#224; l'occasion d'une rave party, au matin du 1er janvier. Raisons invoqu&#233;es pour ce l&#226;cher de flics sur quelques centaines de jeunes teufeurs : ils risquaient de s'intoxiquer au monoxyde de carbone dans la champignonni&#232;re qu'ils avaient choisie pour y organiser leur f&#234;te. Une concurrence intol&#233;rable pour la maison poulaga : gazer, intoxiquer, envoyer des quidams &#224; l'hosto, c'est leur job.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Miracle ! &gt;&lt;/strong&gt; La paroi rocheuse de la grotte de Lourdes (Hautes-Pyr&#233;n&#233;es) menace de s'effondrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvoir assassin &gt;&lt;/strong&gt; D'Oran &#224; Annaba, d'Alger jusqu'aux portes du Sahara, un vent de col&#232;re souffle sur l'Alg&#233;rie. Cette rage ne souffre aucune ambigu&#239;t&#233; : comme en octobre 1988, la jeunesse &#8211; 75 % de la population, dont 20 % au ch&#244;mage &#8211; manifeste son ras-le-bol de la Hogra (m&#233;pris), de la vie ch&#232;re et de la corruption. Elle se sent &#233;trang&#232;re dans son propre pays, o&#249; les b&#233;n&#233;fices du gaz et du p&#233;trole profitent toujours &#224; la m&#234;me clique et o&#249; m&#234;me la semoule est import&#233;e et &#224; la merci d'une flamb&#233;e des prix sur les march&#233;s internationaux. La secousse actuelle porte en elle l'espoir de faire enfin bouger les choses, mais aussi l'inqui&#233;tude d'un retour aux m&#233;thodes les plus brutales et retorses de l'&#201;tat. Au printemps 2001, les jeunes de Kabylie scandaient : &lt;i&gt;&#171; Ils ne peuvent pas nous tuer, nous sommes d&#233;j&#224; morts ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est pas marqu&#233; pigeons &gt;&lt;/strong&gt; Des huissiers mandat&#233;s par Sud PTT l'ont constat&#233; : le cumul des heures de travail des facteurs de Sedan d&#233;passe un total de 25 heures suppl&#233;mentaires par jour &#8211; non pay&#233;es &#8211;, soit l'&#233;quivalent de quatre emplois &#224; temps plein. Le syndicat affirme qu'outre la fatigue occasionn&#233;e, la direction &lt;i&gt;&#171; n'h&#233;site pas &#224; menacer de licenciement pour incomp&#233;tence les agents qui demandent le paiement des heures sup &#187;&lt;/i&gt;. Il a donc d&#233;cid&#233; de porter plainte au p&#233;nal contre La Poste pour &#171; travail dissimul&#233; &#187; et &#171; mise en danger de la vie d'autrui &#187;. Si le procureur n'&#233;carte pas la proc&#233;dure, il faudra lib&#233;rer des places dans les prisons dont on sait pourtant que les hauts murs sont destin&#233;s &#224; emp&#234;cher les petits voleurs qui sont dedans de voir les grands qui sont dehors.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous &#224; poil ? &gt;&lt;/strong&gt; La soci&#233;t&#233; &#171; Confection 2012 &#187;, install&#233;e &#224; Decazeville a tir&#233; le rideau le 24 d&#233;cembre 2010. Sp&#233;cialis&#233;e dans la confection d'uniformes pour les pandores et les bidasses, elle a p&#226;ti de la baisse des effectifs et de la mise en concurrence mondiale. Vingt-cinq salari&#233;s se retrouvent &#224; poil. &#192; la prochaine manif, si vous voyez les bleus qui se grattent, ce sera peut-&#234;tre plus l'effet des mauvaises coutures &#224; bas co&#251;t que du gaz au poivre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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