<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=14240&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Des villes en jeu</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Des-villes-en-jeu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Des-villes-en-jeu</guid>
		<dc:date>2012-05-30T06:40:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>JMB</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>CQFD</dc:subject>
		<dc:subject>faire</dc:subject>
		<dc:subject>qu'on</dc:subject>
		<dc:subject>mani&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>public</dc:subject>
		<dc:subject>pratique</dc:subject>
		<dc:subject>l'espace</dc:subject>
		<dc:subject>Parkour</dc:subject>
		<dc:subject>l'espace public</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Courir, sauter, franchir des murs, utiliser les reliefs, les immeubles, les obstacles, le mobilier urbain, &#224; l'instar des h&#233;ros du film Yamakasi, cela s'appelle faire du parkour. Ceux qui pratiquent ce genre d'activit&#233; s'autod&#233;finissent comme des traceurs. CQFD a donn&#233; la parole &#224; l'un d'entre eux. CQFD : Parkour ? Quelles id&#233;es se cachent ou s'expriment dans ce qui pourrait sembler n'&#234;tre que des acrobaties p&#233;rilleuses ? Na&#239;m : Faire du parkour change le regard sur l'espace et les (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no99-avril-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;99 (avril 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/JMB" rel="tag"&gt;JMB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on" rel="tag"&gt;qu'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/maniere" rel="tag"&gt;mani&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/public" rel="tag"&gt;public&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pratique" rel="tag"&gt;pratique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-espace" rel="tag"&gt;l'espace&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Parkour" rel="tag"&gt;Parkour&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-espace-public" rel="tag"&gt;l'espace public&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Courir, sauter, franchir des murs, utiliser les reliefs, les immeubles, les obstacles, le mobilier urbain, &#224; l'instar des h&#233;ros du film &lt;i&gt;Yamakasi&lt;/i&gt;, cela s'appelle faire du parkour. Ceux qui pratiquent ce genre d'activit&#233; s'autod&#233;finissent comme des traceurs. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a donn&#233; la parole &#224; l'un d'entre eux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Parkour ? Quelles id&#233;es se cachent ou s'expriment dans ce qui pourrait sembler n'&#234;tre que des acrobaties p&#233;rilleuses ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Na&#239;m :&lt;/strong&gt; Faire du parkour change le regard sur l'espace et les constructions. On est en permanence en processus cr&#233;atif. On ne regarde pas les choses pour ce qu'elles sont, on les regarde pour voir ce qu'on peut en faire. De fait, cela donne une positivit&#233; &#224; cet environnement urbain qui auparavant nous &#233;tait au mieux indiff&#233;rent, et au pire v&#233;cu comme oppressant. La sensation de libert&#233; vient de la connaissance des contraintes et donc de la mani&#232;re de s'en d&#233;p&#234;trer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette mani&#232;re de faire va &#224; contre-courant des comportements &#171; normalis&#233;s &#187; dans l'espace public.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne sommes ni des amis, ni des ennemis de l'espace public ; juste certains de ses usagers qui y d&#233;ambulent en faisant des choses inhabituelles d'une part, et non marchandes d'autre part puisqu'on ne cherche ni &#224; acheter ni &#224; vendre quoi que ce soit. Ce qui nous rend de fait ind&#233;sirables. Toute pratique qui remet en cause les habitudes est sujette &#224; provoquer des interrogations. C'est un acte politique et subversif comme a pu l'&#234;tre le hip-hop quand il est arriv&#233; sur les terrains vagues du quartier de La Chapelle &#224; Paris en 1984. &#192; l'&#233;poque, c'&#233;tait un acte spontan&#233; qui ne demandait aucune autorisation et faisait de l'espace quelque chose de tout &#224; fait nouveau, jusqu'&#224; ce qu'il soit r&#233;gul&#233; et perde sa force de subversion. &#199;a a &#233;t&#233; pareil pour le skate, avant que, l&#224; aussi, des processus de marchandisation et d'institutionnalisation enferment ces avant-gardes culturelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelle mani&#232;re ces tentatives de subversion de l'espace public, ainsi que tu les nommes, sont-elles combattues ou r&#233;cup&#233;r&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'impulsion de certaines municipalit&#233;s, les parkour-parks sont la transposition dans le parkour des skate-parks avec des sols souples et des juxtapositions de structures. On est dans le non-sens par rapport &#224; la pratique du parkour qui se d&#233;finit comme l'art de &lt;i&gt;&#171; se d&#233;placer avec tout ce qui n'est pas pr&#233;vu pour &#224; la base &#187;&lt;/i&gt;. C'est une offensive men&#233;e contre&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_361 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH468/99Jmb-91986.png?1782641300' width='400' height='468' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Bertoyas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;les traceurs afin de les confiner dans des lieux circonscrits, et de pouvoir les chasser en leur disant qu'ils ont des espaces d&#233;di&#233;s. Il est vrai qu'on a beaucoup de probl&#232;mes avec les passants et les autorit&#233;s qui nous virent, appellent les flics. Lors d'un parkour, on saute et aussi on court beaucoup, et c'est toujours suspect m&#234;me si aucune loi n'interdit de courir dans la rue, de se rouler par terre ou d'&#234;tre &#224; quatre pattes sur une rampe. Ce sont des codes implicites, des usages, qui d&#233;signent ces gestes comme une activit&#233; criminelle li&#233;e &#224; la fuite ou &#224; la pr&#233;paration de cambriolages. Avec la parano&#239;a ambiante, on est de plus en plus chass&#233;s, comme sur la dalle des Olympiades dans le XIII e arrondissement de Paris o&#249; l'on &#233;tait auparavant s&#251;r de ne pas avoir d'embrouilles : maintenant il y a des ma&#238;tres-chiens qui sillonnent le lieu juste pour virer les traceurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; la facette la plus subtile de la r&#233;cup&#233;ration. Plus grossi&#232;rement, il y a un type en Angleterre qui a cr&#233;&#233; une entreprise qui s'appelle Urban Freeflow. Il a mont&#233; un bizness de fringues avec le parkour comme argument marketing. Il vend ainsi des tee-shirts, sweats, et autres bonnets, a fait un jeu sur Playstation &#224; son effigie et un site sur Internet o&#249; les forums sont nettoy&#233;s de toute critique. Il a mis en place un partenariat avec la police et l'arm&#233;e pour, moyennant finance, apprendre aux flics et aux soldats le parkour et les rendre plus performants lors de leurs interventions. Alors m&#234;me que c'est tout &#224; fait incompatible avec la pratique du parkour, il a mis en place des comp&#233;titions, qui plus est en partenariat avec la Barclaycard !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;On pourrait penser que toutes ces architectures modernes vous conviennent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, les architectes qui ont dessin&#233; les villes nouvelles des ann&#233;es 1960-1970 se sont pas mal d&#233;brouill&#233;s, avec toutes ces structures dont parfois on se demande &#224; quoi elles servent, sinon &#224; sauter. Aujourd'hui, on se trouve souvent confront&#233; &#224; la pr&#233;vention situationnelle qui organise l'espace pour faciliter les op&#233;rations de police, avec des pointes en haut des murs, des fontaines qu'on fait volontairement d&#233;border pour ne pas qu'on y stationne, des bancs con&#231;us pour qu'on ne puisse pas s'allonger, etc. L&#224; aussi, le parkour est un acte de r&#233;sistance. &#192; partir du moment o&#249; la ville est per&#231;ue par les pratiquants comme un terrain de jeu, on y trouve sans cesse de nouveaux d&#233;fis qui poussent &#224; se la r&#233;approprier autrement. Parce que les choses qui sont l&#224; sont l&#224;, autant faire avec et les subvertir, et agir ainsi dans le sens d'une transformation sociale. Pour paraphraser le sous-commandant Marcos, un &#233;l&#232;ve architecte m'avait dit que cette pratique r&#233;enchantait des lieux desquels on aurait pu penser qu'il n'y avait plus rien &#224; y faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors, le parkour ne serait pas seulement une technique d'acrobates ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi et surtout une philosophie de vie, une esp&#232;ce de conception g&#233;n&#233;rale qui permet d'autres strat&#233;gies, comme faire des obstacles des partenaires. Tu ne t'arr&#234;tes donc pas &#224; la premi&#232;re impression, celle d'&#234;tre coinc&#233;, car au fond tu ne l'es jamais. Quand j'ai d&#233;cid&#233; de ne plus travailler, ou du moins de ne plus &#234;tre salari&#233;, j'ai pu concevoir l'activit&#233; d'une mani&#232;re tout autre que celle impos&#233;e par le travail. Le parkour m'a aussi permis d'envisager ma vie et mes activit&#233;s de mani&#232;re diff&#233;rente, en conciliant plaisir et &#233;panouissement individuel, aspiration &#224; une transformation sociale et approche ludique. Plus g&#233;n&#233;ralement, le principe du parkour est totalement &#224; rebours du militantisme moraliste qui vient indiquer aux gens la marche &#224; suivre. Il veut cr&#233;er des possibles, des situations dans le sens situationniste du terme, utiliser des ambiances, d&#233;tourner de l'existant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je vois que tu boites !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; voir avec le parkour. Je me suis fait une entorse en descendant &#224; toute blinde un escalier&#8230; C'est le retour de la vie quotidienne&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cf : &lt;a href=&#034;http://l1consolable.free.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://l1consolable.free.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
