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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>CQFD, journal marseillo-mondial</title>
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		<dc:creator>Bruno Le Dantec</dc:creator>


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&lt;p&gt;L'&#233;crivain Bruno Le Dantec nous livre ici sa vision de ce mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales. La rue Consolat commence mal. C&#244;t&#233; pair, une pharmacie, c&#244;t&#233; impair, une agence immobili&#232;re, ce n'est pas engageant. Si on passe vite, on a l'impression que la rue n'est pas tr&#232;s vivante. Des entr&#233;es d'immeubles et des garages, beaucoup de voitures, peu de pi&#233;tons. Pourtant&#8230; Tout de suite apr&#232;s, on tombe sur un bar tenu par des voyous retrait&#233;s, un autre par un couple de Kabyles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;crivain Bruno Le Dantec nous livre ici sa vision de ce mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rue Consolat commence mal. C&#244;t&#233; pair, une pharmacie, c&#244;t&#233; impair, une agence immobili&#232;re, ce n'est pas engageant. Si on passe vite, on a l'impression que la rue n'est pas tr&#232;s vivante. Des entr&#233;es d'immeubles et des garages, beaucoup de voitures, peu de pi&#233;tons. Pourtant&#8230; Tout de suite apr&#232;s, on tombe sur un bar tenu par des voyous retrait&#233;s, un autre par un couple de Kabyles (le Desperado&#8230;), un local associatif qui offre ses f&#234;tes au trottoir la nuit, l'Entropy antre punko-cumbianbero, un accueil de jour pour Sans domicile fixe, un asile de nuit pour femmes battues, un petit th&#233;&#226;tre, un minuscule restau tenue par un petit bout de femme tout en nerfs acoquin&#233;e avec les Massilia Sound System, un atelier de menuisier, un centre culturel galicien, un local anarcho-punk et un centre d'archives sur l'anarchisme encadrant de fa&#231;on un peu surr&#233;aliste un temple &#233;vang&#233;liste africain, une salle de concert branch&#233;e flamenco, un atelier de peintre, un p&#244;le d'information pour les musiciens en gal&#232;re&#8230; Et le local du mensuel &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, pour vous servir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le local de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, c'est une grotte sans lumi&#232;re naturelle, un bazar de papier et d'ordinateurs install&#233;s en enfilade. Au fond, une cuisine pas toujours tr&#232;s bien tenue o&#249; Mat&#233;o concocte des repas savoureux avec des mets obtenus &#224; l'arrache dans les supermarch&#233;s du coin. Sur la table en toile cir&#233;e rouge, Lole, la correctrice, installe ses dictionnaires et les &#233;preuves du prochain num&#233;ro. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; est un mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales qui vient de sortir son centi&#232;me num&#233;ro. Exp&#233;rimentation sociale ? Le journal en est une, puisqu'il survit depuis plus de neuf ans sans pub ni subventions. Tenu &#224; bout de bras par une petite &#233;quipe d'irr&#233;ductibles non professionnels, qui se sont longtemps d&#233;finis comme des &lt;i&gt;&#171; ch&#244;meurs heureux &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Journal satirique, disent ceux qui aiment vite caricaturer. Autonome-situationniste, classifient les journalistes aux ordres et les services du renseignement. Beaucoup l'on confondu avec un fanzine punk quand ils d&#233;couvraient son titre au pochoir au milieu des magasines en papier glac&#233;, en devanture des kiosques de presse ou dans certaines librairies. Mais ce canard vaut beaucoup mieux que ces d&#233;finitions h&#226;tives. Sans r&#233;dacteur en chef, il fonctionne dans une esp&#232;ce de d&#233;mocratie directe instinctive, un brin bord&#233;lique, mais toujours curieuse et inventive. R&#233;cemment, un imprimeur a offert la quadrichromie au m&#234;me prix que la bichromie, et la maquette a chang&#233;, plus a&#233;r&#233;e, avec plus de photos et de cartes explicatives. Le contenu reste virulent mais le ton varie plus d'un article &#224; l'autre. Chacun am&#232;ne une proposition ou deux, des sujets qui lui tiennent &#224; c&#339;ur, ou qu'un correspondant local ou lointain lui a refil&#233;. Car si le noyau dur peut presque se compter sur les doigts d'une main, tout un r&#233;seau de collaborateurs, r&#233;guliers ou sporadiques, fait un maillage assez complet sur tout le territoire fran&#231;ais. Et m&#234;me au-del&#224;, puisqu'il existe des correspondants &#224; Buenos Aires, Mexico, Montr&#233;al, Tunis, le Caire, Berlin, S&#233;ville, Naples&#8230; Les dessinateurs vivent un peu partout dans l'Hexagone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le journal privil&#233;gie la chronique sociale sur la politique politicienne, qui tire toujours de profonds b&#226;illements d'ennui lors des r&#233;unions de r&#233;daction. Ici, on pr&#233;f&#232;re tra&#238;ner dans les rues, les bars, les usines occup&#233;es, les cambrousses en bagarre contre l'agriculture industrielle ou les maquis (urbains ou campagnards) o&#249; les gens inventent d'autres fa&#231;on de survivre au monde tel qu'il va mal, en se serrant les coudes et en fuyant le salariat. Il faut dire qu'&#224; Marseille presqu'autant qu'&#224; Naples, le travail s'invente plus qu'il ne se sollicite. &lt;i&gt;&#171; On n'a pas envie de passer notre temps &#224; se plaindre et &#224; grogner contre les injustices, m&#234;me si on le fait aussi&lt;/i&gt;, clarifie Gilles. &lt;i&gt;T&#233;moigner d'exp&#233;riences sociales alternatives, c'est pour nous le moyen d'&#233;chapper &#224; la morosit&#233; ambiante et d'affirmer haut et fort que la soci&#233;t&#233; bouge souterrainement. Nous ne sommes pas des activistes professionnels, nous avons envie de nous faire plaisir, de rencontrer des gens, de faire la f&#234;te. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans chef ni subventions, c'est pas trop le bordel, pas trop la mis&#232;re ? Fran&#231;ois, cheville ouvri&#232;re de la r&#233;daction, hausse les &#233;paules : &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r que c'est pas simple, mais on pr&#233;f&#232;re comme &#231;a, c'est le prix de la libert&#233;. Bon, on a parfois r&#234;v&#233; de non pas devenir riches, mais de faire un joli coup pour sortir de la pr&#233;carit&#233; : on a sorti par exemple un beau &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Photo-marron'&gt;hors-s&#233;rie photo tout en couleur&lt;/a&gt; en croyant que nous allions toucher un nouveau lectorat. Tu parles ! Nos lecteurs habituels nous ont boud&#233;, parce qu'ils pensaient qu'on voulait p&#233;ter plus haut que notre cul, et les fans de photographie n'ont visiblement pas percut&#233; qu'ils avaient l&#224; un tr&#232;s bel objet plein de clich&#233;s que nous avaient offerts des amis photographes, dont certains tr&#232;s c&#233;l&#232;bres ! R&#233;sultat : on s'est gravement plant&#233; et on a perdu pas mal d'argent. Depuis, on navigue au jour le jour, de retour sur notre plan&#232;te de la presse ind&#233;pendante et pauvre&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans leurs p&#233;r&#233;grinations &#224; travers le pays &#224; la rencontre de leurs lecteurs, les gal&#233;riens de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; ont d&#233;couvert, avec plaisir, qu'ils avaient des amis partout, beaucoup en milieu rural, mais aussi dans les grandes villes comme Paris. Dans un pays aussi jacobin que la France, ne pas &#234;tre bas&#233; dans la capitale peut &#234;tre un s&#233;rieux handicap. On est coup&#233; du saint des saints de la presse et des cercles de la pens&#233;e critique. Mais cet &#233;loignement du centre du monde a aussi ses avantages : on perd moins de vue la pl&#232;be, les cultures populaires et le pays r&#233;el qu'&#224; Paris on appelle &#171; province &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, alors que le mensuel s'appr&#234;te &#224; f&#234;ter son centi&#232;me num&#233;ro avec deux concerts du rocker dada&#239;ste Fantazio et de Sam Karpienia, chantre occitaniste du Marseille ouvrier et rebelle, une agence matrimoniale tra&#238;ne &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; devant les tribunaux pour diffamation. Un article de Mademoiselle se moquait d'une publicit&#233; de cette agence qui vantait les m&#233;rites de la femme russe, belle, cultiv&#233;e et ob&#233;issante&#8230; Si le proc&#232;s tournait vinaigre, cela pourrait mettre en danger l'existence du journal, mais l'avocate est optimiste. &lt;i&gt;&#171; Si le plaignant est d&#233;bout&#233;, il pourrait m&#234;me &#234;tre oblig&#233; de nous payer des d&#233;dommagements &#187;&lt;/i&gt;, ironise Momo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains membres du journal sont aussi impliqu&#233;s dans une nouvelle assembl&#233;e du quartier de La Plaine, qui pr&#233;tend s'opposer &#224; la gentrification du centre-ville et organiser des festivit&#233;s sauvages pour revendiquer l'usage populaire de l'espace public. Une histoire enthousiasmante, puisque la premi&#232;re r&#233;union a attir&#233; plus de cent voisins de tous &#226;ges et de toutes couleurs. &#192; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, on aime ce genre de fronde terre-&#224;-terre. Et on affirme que si la rue Consolat commence mal, elle finit plut&#244;t bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi &lt;a href='https://cqfd-journal.org/En-l-etat-on-ne-passe-pas-l-ete'&gt;&#171; En l'&#233;tat, on ne passe pas l'&#233;t&#233; &#187;&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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