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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les Wobblies tir&#233;s de l'oubli</title>
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		<dc:creator>Benny Bulben</dc:creator>


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&lt;p&gt;Il &#233;tait une fois dans l'Ouest des mineurs et des b&#251;cherons qui trimaient comme des chiens pour engraisser des chacals &#224; chapeaux hauts-de-forme. &#192; l'or&#233;e du XXe si&#232;cle, dans les mines de l'Idaho et les for&#234;ts de l'Oregon, ils se firent rebelles et cr&#233;&#232;rent avec d'autres fr&#232;res humains un syndicat radical, les Industrial Workers of the World (IWW) dont l'histoire fut aussi mouvement&#233;e que son souvenir est occult&#233;. Pour contribuer &#224; combler cette lacune, un livre paru chez L'Insomniaque (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il &#233;tait une fois dans l'Ouest des mineurs et des b&#251;cherons qui trimaient comme des chiens pour engraisser des chacals &#224; chapeaux hauts-de-forme. &#192; l'or&#233;e du XXe si&#232;cle, dans les mines de l'Idaho et les for&#234;ts de l'Oregon, ils se firent rebelles et cr&#233;&#232;rent avec d'autres fr&#232;res humains un syndicat radical, les Industrial Workers of the World (IWW) dont l'histoire fut aussi mouvement&#233;e que son souvenir est occult&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour contribuer &#224; combler cette lacune, un livre&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Joyce Kornbluh, Wobblies et Hobos, L'insomniaque &#233;diteur, 256 pages, 25 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; paru chez L'Insomniaque revient sur la saga des Wobblies &#8211; ainsi qu'on nommait ces prolos ricains de toutes origines &#8211; qui joignirent leurs forces pour tenter le hold-up du si&#232;cle : le sabotage du capitalisme industriel am&#233;ricain d&#232;s son &#233;mergence, l'abolition de l'esclavage salari&#233; dans le pays m&#234;me o&#249; il &#233;tait destin&#233; &#224; proclamer urbi et orbi son immanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre autres faits d'armes, ils se firent d'abord conna&#238;tre par une virulente campagne pour la libert&#233; de parole au Far-West qui se solda par de nombreuses morts violentes. Puis ils foment&#232;rent de nombreuses gr&#232;ves, endeuill&#233;es elles aussi par une r&#233;pression f&#233;roce des milices patronales alli&#233;es aux forces de police, et organis&#232;rent les journaliers de l'agriculture extensive en Californie et dans le Middle-West.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'entr&#233;e en guerre des USA en 1917, le patronat am&#233;ricain sut convaincre le gouvernement f&#233;d&#233;ral d'en finir avec les Wobblies. Une vague de r&#233;pression se d&#233;clencha contre eux dans tout le pays et des milliers de militants furent emprisonn&#233;s pour &#171; trahison &#187; et &#171; sabotage de l'&#233;conomie en temps de guerre &#187;. Les IWW ne s'en relev&#232;rent pas, m&#234;me si ce syndicat existe encore de nos jours &#224; l'&#233;tat groupusculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;s en opposition au syndicat conf&#233;d&#233;ral corporatiste, raciste et chauvin AFL, les Wobblies recrutaient parmi les travailleurs peu qualifi&#233;s de toutes races et de tous sexes : la main-d'&#339;uvre f&#233;minine du textile, les mineurs et journaliers, les immigr&#233;s fra&#238;chement d&#233;barqu&#233;s et parlant &#224; peine l'anglais&#8230; Et surtout les saisonniers qui sillonnaient le continent en resquillant dans des trains de marchandise : les vagabonds du rail ou hobos. Se reconnaissant dans les principes des IWW, ces derniers, plus mis&#233;reux mais plus libres que les ouvriers des bagnes industriels de l'Est du pays, ont cr&#233;&#233; leur propre po&#233;tique, dont les figures de proue se nomment Joe Hill &#8211; qui fut pi&#233;g&#233; par les flics et condamn&#233; &#224; mort dans l'Utah &#8211; ou Harry McClintock, autre aventurier troubadour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Wobblies, nomades ou s&#233;dentaires, pratiqu&#232;rent toutes sortes de m&#233;thodes de lutte dites d'action directe &#8211; gr&#232;ve sur le tas, gr&#232;ve sauvage, piquets de gr&#232;ve arm&#233;s, sabotage, campagnes de solidarit&#233; nationales &#8211; qui furent reprises lors des nombreuses gr&#232;ves dures des ann&#233;es de la Grande D&#233;pression. Ils sont &#224; l'origine d'un &#233;tat d'esprit indocile, toujours pr&#233;sent dans une fraction du prol&#233;tariat am&#233;ricain et dans une partie de la jeunesse, comme en atteste le r&#233;cent mouvement de contestation Occupy Wall Street : un m&#233;lange d'aspiration &#224; l'&#233;galit&#233; et le souci constant de la solidarit&#233;, conjugu&#233; &#224; une forte m&#233;fiance &#224; l'&#233;gard de tous les appareils politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Leur mode de vie tr&#232;s libre, leur esprit critique, leurs tendances joyeusement subversives sont &#224; la source des mouvements de lib&#233;ration de la vie quotidienne qui ont fleuri dans les ann&#233;es 1960 et laiss&#233; leur marque sur le fonctionnement m&#234;me de la soci&#233;t&#233; marchande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cette histoire, on peut retenir qu'il ne faut pas d&#233;sesp&#233;rer des pauvres d'Am&#233;rique, trop souvent d&#233;peints en r&#233;sign&#233;s ataviques. Et l'on se prend &#224; r&#234;ver que la rage revienne aux chiens de tout collier et qu'ils d&#233;vorent &#224; beaux crocs les chacals &#224; mufles dor&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Joyce Kornbluh, &lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/publications/hobos-wobblies&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Wobblies et Hobos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, L'insomniaque &#233;diteur, 256 pages, 25 euros. Le livre est enrichi de documents (chansons, po&#232;mes, r&#233;cits&#8230;), de 130 illustrations (photos, dessins de presse) et d'un CD qui contient des blues in&#233;dits &#233;crits et chant&#233;s par des hobos noirs pass&#233;s depuis &#224; la post&#233;rit&#233; ainsi que de nouvelles versions, jou&#233;es par Gommard, groupe de blues-rock montreuillois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du n&#176;100</title>
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&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne au fil de l'eau apr&#232;s la parution du CQFD d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... &#171; La colonisation a commenc&#233; ici &#187; &gt; Le dossier. Dans Portrait du colonialiste (La D&#233;couverte, 2011), J&#233;r&#233;mie Piolat d&#233;montre que les non-Occidentaux ne sont pas les seules victimes de la violence et des destructions du colonialisme. Bien au contraire : pour que le capitalisme conqu&#233;rant puisse triompher partout, il aura fallu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Piolat-demontre" rel="tag"&gt;Piolat d&#233;montre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/armes-ici" rel="tag"&gt;armes ici&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no100-mai-2012'&gt;au fil de l'eau&lt;/a&gt; apr&#232;s la parution du &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_402 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH508/100une-77a84.png?1782654798' width='400' height='508' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Une par Plonk et Replonk
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La colonisation a commenc&#233; ici &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Le dossier. Dans &lt;a href=&#034;http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Portrait_du_colonialiste-9782359250503.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Portrait du colonialiste&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (La D&#233;couverte, 2011), J&#233;r&#233;mie Piolat d&#233;montre que les non-Occidentaux ne sont pas les seules victimes de la violence et des destructions du colonialisme. Bien au contraire : pour que le capitalisme conqu&#233;rant puisse triompher partout, il aura fallu que la spoliation fasse ses armes ici, contre les cultures populaires d'Europe de l'Ouest. Et les cons&#233;quences de ce ravage se font encore douloureusement sentir, ici et aujourd'hui. Entretien avec l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un terroriste virtuel &#187; &gt;&lt;/strong&gt; &#171; Sh&#233;rif fais-moi peur &#187; version gauloise. Le docteur en physique Adl&#232;ne Hicheur a appris &#224; ses d&#233;pens qu'il vaut mieux ne pas se laisser prendre dans les filets parano&#239;aques de l'antiterrorisme. Pour de simples &#233;changes de mail avec un islamiste virtuel, il vient de prendre quatre ans ferme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Puce &#233;lectronique : le dernier saut de Moreno &#187; &gt;&lt;/strong&gt; En 1968, dans une interview donn&#233;e &#224; l'ORTF, Roland Moreno se donnait l'air d'un jeune con d&#233;sabus&#233;. Clope au bec, air nonchalant, il nous pr&#233;sentait ses inventions. Des gadgets &#233;lectroniques qui, selon ses dires, ne servent &#224; rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Fin de r&#232;gne &#187; &gt;&lt;/strong&gt; On avait eu bounga-bounga Berlusconi et Sarko-ma-Patek-Philippe-en-or-blanc-&#224;-55 000-euros, sa soir&#233;e Fouquet's et sa top model&#8230; Voil&#224; Boris le bouffon bient&#244;t sur vos &#233;crans en Europe. R&#233;&#233;lu de justesse maire de Londres, alors que le parti conservateur buvait la tasse partout ailleurs dans le pays, il pourrait bien &#234;tre un rival des plus s&#233;rieux pour l'actuel Prime Minister, David Cameron, compl&#232;tement cram&#233; par sa politique d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Bouge, c'est gratuit &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Depuis quatre ans, dans l'agglom&#233;ration du Pays d'Aubagne et de l'&#201;toile (Bouches-du-Rh&#244;ne), les transports en commun sont gratuits. Une folie anti-&#233;conomique ? Non, un choix politique et social h&#233;t&#233;rodoxe qui semble satisfaire les usagers, les employ&#233;s et m&#234;me le patronat local ! Enqu&#234;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Entre mama cacahu&#232;te et papa moustache &#187; &gt;&lt;/strong&gt; De court v&#234;tues, elles sont align&#233;es le long des trottoirs du boulevard Barb&#232;s et des ruelles de la Goutte d'Or, &#224; Paris. Apr&#232;s les sans-pap' de la clope (voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no98-mars-2012'&gt;&lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;98&lt;/a&gt;), le Chien rouge est all&#233; &#224; la rencontre de Fatou, tapin de trente-deux ans, qui arpente un enfer pav&#233; de menus espoirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Mais qu'est-ce qu'on va faire &#8230; des &#233;lecteurs du Front national &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Non, ce n'est pas une caricature ! Le gars a la vingtaine pass&#233;e, les cheveux gomin&#233;s en cr&#234;te &#224; la Beckham qui va bien, le surv&#234;tement et les chaussures de sports sigl&#233;s d'une marque c&#233;l&#232;bre. Depuis des ann&#233;es, il ne cesse de faire des allers et retours en maison d'arr&#234;t. Aujourd'hui, il bosse dans une petite entreprise de peinture o&#249; le patron emploie deux sans-papiers. Il se campe sur ses pieds :&lt;i&gt; &#171; Moi je vote Le Pen, parce que tu vois, y'en a marre que ce soit toujours les m&#234;mes qui morflent ! &#199;a va &#234;tre leur tour maintenant ! &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le boulot en d&#233;bat &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Le journaliste &lt;a href=&#034;http://www.fakirpresse.info/Reponse-a-nos-camarades-de-Pieces.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fran&#231;ois Ruffin&lt;/a&gt; d&#233;fend les ouvriers d'une usine chimique dont la production canc&#233;rig&#232;ne est fermement condamn&#233;e par le groupe anti-industriel &lt;a href=&#034;http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&amp;id_article=362&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pi&#232;ces et main-d'&#339;uvre&lt;/a&gt;. Alors, forc&#233;ment, y a d&#233;bat. &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; a enfil&#233; son bleu pour participer&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; En rade &#224; S&#232;te &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Depuis plus de quatre mois, trois ferries de la compagnie marocaine Comarit-Comanav, assurant les liaisons entre S&#232;te et Tanger sont bloqu&#233;s dans le port s&#233;tois, avec &#224; bord 240 marins sans salaire. Les familles, en face, organisent des sittings presque chaque jour devant les locaux de la compagnie, en attendant une solution pour ces marins abandonn&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Open bar &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Chronique Les entrailles de Mademoiselle. C&#8216;&#233;tait un bon job d'&#233;t&#233;, pas trop mal pay&#233;. J'avais &#224; peine 19 ans. L'une de mes missions consistait &#224; r&#233;aliser un inventaire immobilier au sein de l'administration qui m'employait. En pratique, je devais donc relever les r&#233;f&#233;rences dispos&#233;es sur le mobilier, les imprimantes, unit&#233;s centrales, etc., sous la forme d'&#233;tiquettes. Dans un des bureaux, il y avait un m&#233;decin, d'une cinquantaine d'ann&#233;es, aux costumes impeccables. Je suis entr&#233;e dans son bureau sans la moindre crainte. Pourquoi aurais-je craint quelque chose ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Le dernier des paysans &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Chronique Du c&#244;t&#233; des rustiques. L&#224; o&#249; la ville pousse ses tentacules p&#233;ri-urbains, l'agriculture doit dispara&#238;tre ou se mouler dans des activit&#233;s d'entertainment pour citadins d&#233;racin&#233;s et nostalgiques en mal de &#171; nature &#187; mise en bo&#238;te. O&#249; sp&#233;culation immobili&#232;re, d&#233;veloppement durable et &#233;lectorat FN font bon m&#233;nage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un peu moins confiant &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Chronique Rage dedans. Je lis ce matin chez les camarades du &lt;a href=&#034;https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2012-05-07-Hollande&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Diplo&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; que &lt;i&gt;&#171; le programme du nouveau pr&#233;sident &#187;&lt;/i&gt; Fran&#231;oizollande, pour ti&#233;dasse et &lt;i&gt;&#171; suffisamment mod&#233;r&#233; pour ne pas alarmer &#8220;les march&#233;s&#8221; &#187;&lt;/i&gt; qu'il soit, aurait du moins ceci d'un peu appr&#233;ciable qu'il donnerait &lt;i&gt;&#171; un coup d'arr&#234;t &#224; la l&#233;gitimation des th&#232;mes x&#233;nophobes par le chef de l'&#201;tat &#187;&lt;/i&gt; dans laquelle le sarkozysme s'est journali&#232;rement complu, tout au long des cinq ann&#233;es de permanente d&#233;gueulasserie que nous venons d'endurer &#8211; et sinon, je pourrais continuer cette phrase pendant quelques suppl&#233;mentaires plombes encore, en y mettant plein de virgules et de tirets, puis quelques parenth&#232;ses, mais l&#224;, tout de suite, et pour une fois, j'y tiens pas plus que &#231;a, alors si tu veux bien je vais l'arr&#234;ter ici, merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La justice ou la mort &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Chronique Je vous &#233;cris de l'usine. J&#8216;aurais pu vous parler de trois (ex)coll&#232;gues qui viennent de passer l'arme &#224; gauche durant le mois &#233;coul&#233;, pour cause de cancer ou d'amiante, et dont deux n'avaient m&#234;me pas atteint l'&#226;ge de la retraite. Mais vous diriez que je fais dans la sinistrose, que je plombe l'ambiance, alors laissons le pessimisme pour des jours meilleurs et regardons un de ces (trop) rares moments positifs que nous pouvons vivre &#224; l'usine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Les Wobblies tir&#233;s de l'oubli &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Il &#233;tait une fois dans l'Ouest des mineurs et des b&#251;cherons qui trimaient comme des chiens pour engraisser des chacals &#224; chapeaux hauts-de-forme. &#192; l'or&#233;e du XXe si&#232;cle, dans les mines de l'Idaho et les for&#234;ts de l'Oregon, ils se firent rebelles et cr&#233;&#232;rent avec d'autres fr&#232;res humains un syndicat radical, les Industrial Workers of the World (IWW) dont l'histoire fut aussi mouvement&#233;e que son souvenir est occult&#233;. Pour contribuer &#224; combler cette lacune, un livre, &lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/spip/spip.php?article111&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Wobblies et Hobos&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, paru chez L'Insomniaque, revient sur la saga des Wobblies &#8211; ainsi qu'on nommait ces prolos ricains de toutes origines &#8211; qui joignirent leurs forces pour tenter le hold-up du si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Non &#224; l'asservissement aux maris et aux pr&#234;tres ! &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Apr&#232;s la cagade &#233;lectorale, on veut bien quelques Appels d'air. En voici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Revues &gt;&lt;/strong&gt; O&#249; l'on ne parlera pas, h&#233;las, de &lt;a href=&#034;http://www.revuedeslivres.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Revue des Livres&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (qu'il faut soutenir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La vie des Ch&#226;teau &#187; &gt;&lt;/strong&gt; Poser deux yourtes dans le Luberon, c'est un peu comme l&#226;cher une horde de Huns dans les jardins de l'&#201;lys&#233;e : &#231;a fait tache. Au c&#339;ur d'un paysage vou&#233; &#224; la r&#233;sidence secondaire cinq &#233;toiles, St&#233;phanie et Amidou Ch&#226;teau ont voulu vivre autrement, mais se sont heurt&#233;s &#224; un plan local d'urbanisme con&#231;u pour les riches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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