<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=13861&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1768648935</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Balade dans une poudri&#232;re</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Balade-dans-une-poudriere</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Balade-dans-une-poudriere</guid>
		<dc:date>2012-09-10T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Momo Br&#252;cke</dc:creator>


		<dc:subject>L.L. de Mars</dc:subject>
		<dc:subject>j'ai</dc:subject>
		<dc:subject>coup</dc:subject>
		<dc:subject>Moussa</dc:subject>
		<dc:subject>coup d'&#201;tat</dc:subject>
		<dc:subject>d'&#201;tat</dc:subject>
		<dc:subject>J'ai appris</dc:subject>
		<dc:subject>appris l'existence</dc:subject>
		<dc:subject>Bamako</dc:subject>
		<dc:subject>Kersignan&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>ATT</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cheminant depuis son village proche de la fronti&#232;re mauritanienne jusqu'&#224; Bamako, Moussa nous raconte ce qu'il a vu et entendu durant le coup d'&#201;tat au Mali. Entre sentiment d'abandon, autonomie v&#233;cue plus que revendiqu&#233;e et pr&#233;sence militaire qui se renforce &#224; mesure que l'on approche de la capitale. R&#233;cit. &#171; J'ai appris l'existence du coup d'&#201;tat &#224; la radio, le lendemain, le 22 mars. &#187; &#192; Kersignan&#233;, dans l'ouest du Mali, &#224; quelque six cents kilom&#232;tres de Bamako, la d&#233;claration des (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no102-juillet-aout-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;102 (juillet-ao&#251;t 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/L-L-de-Mars" rel="tag"&gt;L.L. de Mars&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/j-ai" rel="tag"&gt;j'ai&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/coup" rel="tag"&gt;coup&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Moussa" rel="tag"&gt;Moussa&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/coup-d-Etat" rel="tag"&gt;coup d'&#201;tat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-Etat" rel="tag"&gt;d'&#201;tat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/J-ai-appris" rel="tag"&gt;J'ai appris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/appris-l-existence" rel="tag"&gt;appris l'existence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bamako" rel="tag"&gt;Bamako&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Kersignane" rel="tag"&gt;Kersignan&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ATT" rel="tag"&gt;ATT&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cheminant depuis son village proche de la fronti&#232;re mauritanienne jusqu'&#224; Bamako, Moussa nous raconte ce qu'il a vu et entendu durant le coup d'&#201;tat au Mali. Entre sentiment d'abandon, autonomie v&#233;cue plus que revendiqu&#233;e et pr&#233;sence militaire qui se renforce &#224; mesure que l'on approche de la capitale. R&#233;cit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai appris l'existence du coup d'&#201;tat &#224; la radio, le lendemain, le 22 mars. &lt;/i&gt; &#187; &#192; Kersignan&#233;, dans l'ouest du Mali, &#224; quelque six cents kilom&#232;tres de Bamako, la d&#233;claration des mutins a caus&#233; de vives discussions. &lt;i&gt;&#171; Pour beaucoup&lt;/i&gt;, raconte Moussa &#224; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;l'ex-pr&#233;sident Amadou Toumani Tour&#233; [ATT] est un homme bien. La plupart des gens pensent que le coup d'&#201;tat est une connerie. &#187;&lt;/i&gt; Surnomm&#233; le &#171; militaire d&#233;mocrate &#187;, ATT a v&#233;cu et p&#233;ri &#8211; politiquement &#8211; par les armes. Instigateur du coup d'&#201;tat de 1991 qui renversa Moussa Traor&#233;, il fit le geste rare de rendre le pouvoir aux civils apr&#232;s avoir assur&#233; l'int&#233;rim. En 2002, il d&#233;missionne de l'arm&#233;e afin de se pr&#233;senter &#224; la pr&#233;sidentielle. Il sera &#233;lu en affichant, pour seul programme, la volont&#233; de travailler avec tout le monde, au-del&#224; des barri&#232;res partisanes. R&#233;&#233;lu en 2007, sa mauvaise gestion de l'insurrection touareg et salafiste&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_437 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH538/97lldemars-f682e.png?1768657659' width='400' height='538' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par L.L. de Mars
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;lui co&#251;tera le pouvoir, le 21 mars dernier, &#224; un mois de la fin de son mandat. &#192; &#234;tre trop consensuel, &#224; trop vouloir faire des grands &#233;carts, ATT a fini par se p&#233;ter les adducteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faisait pourtant pas non plus consensus, &#224; Kersignan&#233;. Quelques griefs &#224; son &#233;gard sont, ici, rest&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Les gens ici ne cherchent pas les raisons politiques, ils voient seulement la t&#234;te. Mais qu'est-ce qu'il a fait, ATT, pour notre village ? &#187;&lt;/i&gt; Selon Moussa, pas grand-chose. On pourrait chercher, en revanche, ce qu'il a fait plus ou moins directement contre eux. Un exemple : le sympathique accueil qu'il r&#233;serva &#224; Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Int&#233;rieur, venu pr&#233;senter son projet d'immigration choisie et le durcissement des conditions d'entr&#233;e sur le territoire fran&#231;ais. Un coup dur lorsque l'on conna&#238;t l'importance de l'&#233;migration dans l'&#233;conomie des villages.
&#192; Kersignan&#233;, il n'est pas &#233;vident de trouver trace du pouvoir &#233;tatique. Son &#233;conomie n'est aucunement branch&#233;e sur Bamako, mais repose davantage sur les flux migratoires, l'&#233;levage et la culture des sols :&lt;i&gt; &#171; L'&#233;cole comme le puits, c'est nous, les travailleurs immigr&#233;s, qui les avons financ&#233;s. Nous produisons nous-m&#234;mes notre nourriture, et ni l'&#201;tat, ni le pr&#233;sident ne se sont jamais occup&#233;s de notre village. &#187;&lt;/i&gt; L'ann&#233;e derni&#232;re, tout comme cette ann&#233;e, la s&#233;cheresse a ravag&#233; les r&#233;coltes et d&#233;cim&#233; les troupeaux. Lorsque ce genre de catastrophe arrive, le village doit s'organiser seul face aux al&#233;as climatiques. &lt;i&gt;&#171; Nous, on est un village qui n'a pas recours &#224; l'&#201;tat, on peut cr&#233;er par nos propres moyens. Par exemple, lorsqu'il y a la s&#233;cheresse, on met en place un r&#233;seau de solidarit&#233; qui nous permet de tenir. &#187;&lt;/i&gt; Seule demeure, au seuil du territoire malien, la douane qui taxe de mani&#232;re abusive toute marchandise arrivant de Mauritanie. On peut se demander ce qui, dans les bouleversements du pouvoir, peut affecter la vie de Kersignan&#233;. Loin de Bamako, la vie s'y d&#233;roule dans une relative autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cons&#233;quences du coup d'&#201;tat, c'est &#224; Y&#233;liman&#233;, &#224; cinquante kilom&#232;tres de son village, que Moussa les a rencontr&#233;es. En toute logique, plus l'on se rapproche des centres de pouvoir, plus la pr&#233;sence militaire est forte, m&#234;me au plus petit &#233;chelon administratif, comme ce vieil h&#233;ritage de l'administration coloniale qu'est le commandement de cercle. Et c'est la pr&#233;sence de cette courroie de distribution &#233;tatique qui expliquait la pr&#233;sence massive de militaires, et l'encerclement de toute la population dans la ville pendant une petite heure. C'est dans le dernier cercle, en arrivant &#224; Bamako, que toute l'intensit&#233; se fait sentir. Il y a beaucoup de militaires en armes, et des coups de feu se font entendre tous les soirs. Vols, pillages, agressions sont le quotidien de ces quelques semaines de tension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt;, nous dit Moussa, &lt;i&gt;la vie n'a que peu chang&#233; dans l'Ouest du Mali. &#187;&lt;/i&gt; Seul Bamako, lieu du pouvoir politique, a ressenti la d&#233;flagration du coup d'&#201;tat. Mais plus violente encore a &#233;t&#233; celle du Nord Mali, devenu l'Azawad le 6 avril dernier, depuis la d&#233;claration d'ind&#233;pendance des Touaregs du Mouvement national de lib&#233;ration de l'Azawad (MNLA). Mais si personne ne sait vraiment qui, des salafistes ou des Touaregs, contr&#244;le ces territoires, la situation n'est gu&#232;re plus claire &#224; Bamako. Entendu de Kersignan&#233;, le croassement des institutions internationales qui en appellent, inlassablement, &#224; cette vieille rengaine de &#171; l'unit&#233; nationale &#187;, doit sembler bien abstrait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
