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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Copwatch ordinaire</title>
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		<dc:date>2012-10-03T04:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


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&lt;p&gt;S'il arrive que des policiers filment des quidams, il n'est pas rare qu'ils ne supportent pas la r&#233;ciprocit&#233;. L'argument fallacieux du &#171; droit &#224; l'image &#187; peut se transformer, sous divers pr&#233;textes imaginaires, en garde &#224; vue. &#192; moins qu'&#224; l'occasion d'un proc&#232;s, les choses ne soient, d'une mani&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re, remise &#224; l'endroit&#8230; &#171; C'est quoi, ton origine ? &#187;, hurle un des policiers dans les oreilles d'un jeune qu'il vient de plaquer contre le mur. Ils sont une dizaine de flics, en ce 17 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un-citoyen" rel="tag"&gt;d'un citoyen&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S'il arrive que des policiers filment des quidams, il n'est pas rare qu'ils ne supportent pas la r&#233;ciprocit&#233;. L'argument fallacieux du &#171; droit &#224; l'image &#187; peut se transformer, sous divers pr&#233;textes imaginaires, en garde &#224; vue. &#192; moins qu'&#224; l'occasion d'un proc&#232;s, les choses ne soient, d'une mani&#232;re &#233;ph&#233;m&#232;re, remise &#224; l'endroit&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est quoi, ton origine ? &#187;&lt;/i&gt;, hurle un des policiers dans les oreilles d'un jeune qu'il vient de plaquer contre le mur. Ils sont une dizaine de flics, en ce 17 mars 2012, &#224; proximit&#233; de la gare Saint-Charles, autour de ces deux jeunes hommes qui se font palper sans m&#233;nagement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les passants observant &#224; distance la situation, Michel Dantois, venu &#224; Marseille pour participer au Forum alternatif de l'eau, sort son appareil photo et commence &#224; d&#233;clencher. R&#233;action imm&#233;diate des fonctionnaires : &lt;i&gt;&#171; Arr&#234;tez tout de suite ! &#187;&lt;/i&gt; Mais le photographe de continuer. &lt;i&gt;&#171; Je savais que j'avais le droit de filmer l'action de policiers dans l'espace public &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il, sans &#234;tre en mesure, sur le moment, d'&#233;noncer pr&#233;cis&#233;ment la saisine 2005-29 de la feue Commission nationale de d&#233;ontologie de la s&#233;curit&#233; qui rappelait &lt;i&gt;&#171; aux forces d'intervention [&#8230;] qu'elles doivent consid&#233;rer comme normale l'attention que des citoyens ou des groupes de citoyens peuvent porter &#224; leur mode d'action &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le courrier de Sarkozy, alors ministre de l'Int&#233;rieur, qui pr&#233;cisait en date du 17 juillet 2006 que &lt;i&gt;&#171; les policiers ne peuvent pas s'opposer &#224; ce que leurs interventions soient photographi&#233;es ou film&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. Peu importe : une femme flic se rue sur Michel et tente de s'emparer de son appareil photo. Ce dernier r&#233;siste tout en protestant de la l&#233;galit&#233; de son geste. Aussit&#244;t un autre policier l'attrape par les cheveux et le pousse violemment contre le mur, avant d'&#234;tre rejoint par, semble-t-il, un grad&#233; qui menace de porter plainte pour &#171; droit &#224; l'image &#187; avant de dire &lt;i&gt;&#171; votre appareil, vous viendrez le r&#233;cup&#233;rer au commissariat demain matin. Si vous l'avez achet&#233; vous viendrez avec la facture [&#8230;] sinon ce n'est pas la peine. &#187;&lt;/i&gt; La situation aurait pu en rester l&#224; si un des policiers s'adressant &#224; la polici&#232;re ne lui avait demand&#233; : &lt;i&gt;&#171; Au fait, il t'a bouscul&#233;e, non ? &#187;&lt;/i&gt; Et la fonctionnaire de b&#233;gayer :&lt;i&gt; &#171; Euh, oui ! &#187;&lt;/i&gt; Direction le commissariat pour une garde &#224; vue humiliante de plus de vingt heures, sans m&#233;decin ni avocat, durant laquelle Michel refuse de se soumettre &#224; un pr&#233;l&#232;vement ADN, de laisser ses empreintes digitales et de se faire prendre en photo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la salle d'audience de la onzi&#232;me chambre correctionnelle du tribunal de Marseille, le 21 juin, le pr&#233;sident attaque directement : &lt;i&gt;&#171; Vous associez police et violence, c'est &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt; Michel ne dit mot. C&#244;t&#233; partie civile, l'avocat de la polici&#232;re, certificat m&#233;dical en main, r&#233;clame les 1 000 euros de dommages et int&#233;r&#234;ts au titre de la d&#233;sormais trop classique proc&#233;dure en outrage et r&#233;bellion. Mais voil&#224; que le vice-procureur Benoit Vandermaesen prend la parole : &lt;i&gt;&#171; Je rappelle que la justice ne reconna&#238;t pas de valeur sup&#233;rieure au t&#233;moignage d'un agent asserment&#233; par rapport &#224; celle d'un citoyen quelconque. &#187;&lt;/i&gt; Il poursuit :&lt;i&gt; &#171; Nous ne disposons pour caract&#233;riser les violences dont il est accus&#233; &#8220;que&#8221; d'un certificat m&#233;dical et d'aucun t&#233;moignage des coll&#232;gues de la plaignante qui &#233;taient pourtant nombreux&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Quant au refus du fichage ADN, photo et empreintes, le magistrat, par ailleurs d&#233;l&#233;gu&#233; r&#233;gional adjoint du Syndicat de la magistrature, continue : &lt;i&gt;&#171; De plus, il est vrai que les fichiers tendent toujours &#224; s'&#233;tendre exag&#233;r&#233;ment bien au-del&#224; des cas bien pr&#233;cis pour lesquels ils &#233;taient pr&#233;vus au d&#233;part&#8230; Je demande la relaxe pour les faits de violence, et la dispense de peine pour le refus de fichage. En outre, je demande la restitution du mat&#233;riel saisi&#8230; &#187;&lt;/i&gt; D&#233;lib&#233;r&#233;, rendu du verdict. Michel est relax&#233; pour les faits de violence &#224; agent de police mais condamn&#233; &#224; 1 000 euros d'amende avec sursis pour son refus de fichage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quid de la fliquette ? Faux t&#233;moignage ? Poursuite pour proc&#233;dure abusive ? Accusation de complicit&#233; pour ses coreligionnaires qui l'ont incit&#233;e &#224; porter des accusations jug&#233;es fausses par le tribunal ? Quant au m&#233;decin ayant d&#233;livr&#233; une ITT de 24 heures pour des blessures ou l&#233;sions qui n'ont jamais exist&#233;, que risque-t-il ? Mais la justice a des limites : si la parole d'un flic n'est, a priori, pas sup&#233;rieure &#224; celle d'un citoyen lambda, comme se plaisait &#224; le rappeler le vice-procureur, reste que c'est plut&#244;t du c&#244;t&#233; de la polici&#232;re et de ses coll&#232;gues qu'elle aura finalement pench&#233;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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