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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La chute d'un nabab du pinard</title>
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		<dc:date>2012-12-06T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jean-Claude Leyraud</dc:creator>


		<dc:subject>Du c&#244;t&#233; de chez les rustiques</dc:subject>
		<dc:subject>Caroline Sury</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'id&#233;e coop&#233;rative, fond&#233;e sur la solidarit&#233; entre les producteurs, a progressivement &#233;t&#233; circonvenue par les lois d'airain de l'&#233;conomie de march&#233;. Mais, l&#224; aussi, les effets de la crise ont fait appara&#238;tre les v&#233;ritables rouages d'une implacable m&#233;canique de pr&#233;dation au seul profit de quelques-uns. La coop&#233;rative vinicole dont je fais partie a &#233;t&#233; fond&#233;e en 1925 par les &#171; anciens &#187; ; ils ne voulaient plus &#234;tre &#224; la merci des marchands de vendanges qui fournissaient les caisses et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no104-octobre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;104 (octobre 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/debut" rel="tag"&gt;d&#233;but&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Conseil-d-administration" rel="tag"&gt;Conseil d'administration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cooperative-vinicole" rel="tag"&gt;coop&#233;rative vinicole&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-administration" rel="tag"&gt;d'administration&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/anciens" rel="tag"&gt;anciens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/quantite" rel="tag"&gt;quantit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/membre-fondateur" rel="tag"&gt;membre fondateur&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;e coop&#233;rative, fond&#233;e sur la solidarit&#233; entre les producteurs, a progressivement &#233;t&#233; circonvenue par les lois d'airain de l'&#233;conomie de march&#233;. Mais, l&#224; aussi, les effets de la crise ont fait appara&#238;tre les v&#233;ritables rouages d'une implacable m&#233;canique de pr&#233;dation au seul profit de quelques-uns.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La coop&#233;rative vinicole dont je fais partie a &#233;t&#233; fond&#233;e en 1925 par les &#171; anciens &#187; ; ils ne voulaient plus &#234;tre &#224; la merci des marchands de vendanges qui fournissaient les caisses et d&#233;cidaient donc du d&#233;but de la r&#233;colte et de la quantit&#233;. Mon grand-p&#232;re, membre fondateur, avait un id&#233;al socialisant : &lt;i&gt;&#171; r&#233;aliser par l'union et la solidarit&#233; une &#339;uvre en commun &#187;&lt;/i&gt;. Mais le monde bouge, la viticulture est devenue monoculture, la production locale est pass&#233;e de cinq cents hectolitres au d&#233;but du XXe si&#232;cle &#224; cinquante mille hectolitres aujourd'hui ; entre la capacit&#233; d'enivrer une petite ville de province et celle de so&#251;ler une capitale, il y a un changement d'&#233;chelle, et l'association, avec ses cinq millions de bouteilles, a chang&#233; de nature. L'id&#233;alisme a &#233;t&#233; abandonn&#233; pour une d&#233;finition plus r&#233;aliste de la coop&#233;rative : groupement de producteurs visant &#224; r&#233;duire les prix de revient. La plupart des coop&#233;rateurs croyaient que cela correspondait &#224; la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La derni&#232;re assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale semblait le confirmer : paroles d'expert-comptable et m&#234;me de commissaire aux comptes, tout allait bien. Et puis patatras ! On apprend qu'il y a un trou financier de trois millions, que le pr&#233;sident et le directeur sont vir&#233;s par le conseil d'administration, que les soldes de r&#233;colte ne pourront pas &#234;tre pay&#233;s, qu'il&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_479 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH623/104sury-f42e1.jpg?1779602707' width='400' height='623' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Caroline Sury
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;faut n&#233;gocier un emprunt aupr&#232;s du Cr&#233;dit agricole pour continuer &#224; fonctionner. O&#249; aller chercher les responsabilit&#233;s de cet effondrement ? Un peu partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout du c&#244;t&#233; du directeur : Jean-Christophe est un commercial de haut niveau, issu de la bourgeoisie d'affaires bordelaise ; un grand s&#233;ducteur qui a su convaincre les coop&#233;rateurs que l'argent attire l'argent, que, pour le faire entrer &#224; flots dans les caisses, il fallait mener grand train. Comme un monarque qui veut s'attacher son peuple, et s&#233;duire ses clients, il multipliait les d&#233;penses somptuaires : un nouveau caveau de d&#233;gustation &#233;difi&#233; &#224; grands frais, des chais high-tech, des voyages en Chine et partout dans le monde, des r&#233;ceptions o&#249; l'on arrose les journalistes&#8230; Le coop&#233;rateur de base n'y voyait aucun inconv&#233;nient du moment qu'il touchait fid&#232;lement des acomptes substantiels, il admirait m&#234;me secr&#232;tement le flambeur, et se d&#233;chargeait de toute responsabilit&#233; sur ses repr&#233;sentants au conseil d'administration. Ceux-ci appartiennent aux familles locales influentes et ils b&#233;n&#233;ficient r&#233;ellement de ce syst&#232;me, par exemple en se r&#233;servant un droit d'entr&#233;e dans la conception d'une cuv&#233;e haut de gamme, ou dans l'actionnariat d'un domaine achet&#233; par la coop&#233;&#8230; Quant au pr&#233;sident, ses indemnit&#233;s suffisant &#224; payer un chef de culture qui faisait tout le boulot dans ses vignes, il avait fait sien le slogan de mai 68 &#8211; &#171; Ne travaillez jamais ! &#187; &#8211; et passait tout son temps &#224; communiquer.
Puis notre directeur, l'&#226;ge avan&#231;ant, s'est transform&#233; jouisseur : il s'est fait payer une grosse BMW 4X4 de luxe &#224; cent mille euros pi&#232;ce, il a multipli&#233; les d&#233;jeuners d'affaires en d&#233;gustant des bouteilles hors de prix et pris l'avion plusieurs fois par semaine pour Bordeaux (qui lui manquait tant) pour des parties fines &#224; la DSK. Ceci dit, il n'&#233;tait pas chien, il en faisait profiter les copains comme cet &#339;nologue bordelais de renom recrut&#233; pour assembler une cuv&#233;e &#171; Ic&#244;ne &#187; et pay&#233; vingt-cinq mille euros la consultation. Jean-Christophe pla&#231;ait aussi, plus modestement, ses copines comme h&#244;tesses d'accueil &#224; l'entr&#233;e des bureaux et du caveau&#8230; Mais la fuite en avant, permise par des combines comptables telles que l'allongement du calendrier des amortissements, a enfin &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;e par certains cadres sup&#233;rieurs qui, voyant qu'on allait droit dans le mur, ont voulu sauver in extremis leurs emplois. C'est &#231;a, la crise ! Le conseil d'administration, qui jusque-l&#224; n'avait jamais exerc&#233; son contr&#244;le, a d&#251; r&#233;agir et licencier &#224; tour de bras, &#233;conomisant partout o&#249; c'&#233;tait possible. Mais, aujourd'hui, la r&#233;volte gagne les coop&#233;rateurs indign&#233;s qui r&#233;clament une remise &#224; plat et de nouvelles &#233;lections. Au nom d'un renouveau de l'esprit coop&#233;ratif ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Totalement responsable</title>
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		<dc:date>2009-07-14T07:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
		<dc:subject>proc&#232;s</dc:subject>
		<dc:subject>Total</dc:subject>
		<dc:subject>Toulouse</dc:subject>
		<dc:subject>salari&#233;s</dc:subject>
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		<dc:subject>catastrophe</dc:subject>
		<dc:subject>anciens</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;APR&#200;S LA CATASTROPHE D'AZF, j'ai eu un rapport probl&#233;matique avec les coll&#232;gues toulousains qui avaient boss&#233; sur ce site. M&#234;mes conditions de boulot mais conclusions oppos&#233;es. Sur mon usine, on d&#233;non&#231;ait les manquements &#224; la s&#233;curit&#233;, pendant qu'&#224; Toulouse, ils pr&#233;sentaient leur usine comme &#233;tant tr&#232;s s&#251;re. Et de demander sa r&#233;ouverture en se rangeant aux c&#244;t&#233;s du patron : Total. Il faut dire que la direction de la multinationale les avait pris dans le sens du poil en disant que les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no68-juin-2009" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;68 (juin 2009)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/proces" rel="tag"&gt;proc&#232;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Total" rel="tag"&gt;Total&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Toulouse" rel="tag"&gt;Toulouse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/salaries" rel="tag"&gt;salari&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Securite" rel="tag"&gt;S&#233;curit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/catastrophe" rel="tag"&gt;catastrophe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/anciens" rel="tag"&gt;anciens&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rapport-problematique" rel="tag"&gt;rapport probl&#233;matique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/anciens-collegues" rel="tag"&gt;anciens coll&#232;gues&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/collegues-toulousains" rel="tag"&gt;coll&#232;gues toulousains&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;APR&#200;S LA CATASTROPHE D'AZF, j'ai eu un rapport probl&#233;matique avec les coll&#232;gues toulousains qui avaient boss&#233; sur ce site. M&#234;mes conditions de boulot mais conclusions oppos&#233;es. Sur mon usine, on d&#233;non&#231;ait les manquements &#224; la s&#233;curit&#233;, pendant qu'&#224; Toulouse, ils pr&#233;sentaient leur usine comme &#233;tant tr&#232;s s&#251;re. Et de demander sa r&#233;ouverture en se rangeant aux c&#244;t&#233;s du patron : Total. Il faut dire que la direction de la multinationale les avait pris dans le sens du poil en disant que les salari&#233;s d'AZF n'&#233;taient pas responsables. Malgr&#233; cela, et m&#234;me si j'ai &#233;crit un petit bouquin&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Apr&#232;s la catastrophe, L'Insomniaque, 2002.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, en particulier sur l'autre catastrophe que constituait le ralliement des salari&#233;s &#224; leur patron, je refusais les invitations des associations de Toulouse : je n'avais pas envie de parler contre mes anciens coll&#232;gues, n'ayant pas v&#233;cu ce qu'ils avaient v&#233;cu. Un premier proc&#232;s a condamn&#233; les m&#233;thodes de Total qui a lanc&#233; de nombreuses contre-enqu&#234;tes pour brouiller les pistes. Depuis le 23 f&#233;vrier s'est ouvert un nouveau proc&#232;s, qui doit durer quatre mois. M&#233;diatis&#233; au d&#233;but, on n'en parle plus aujourd'hui que dans la r&#233;gion toulousaine. &#192; l'usine o&#249; je travaille, ce proc&#232;s a entra&#238;n&#233; une certaine parano&#239;a. Des barbel&#233;s ont &#233;t&#233; install&#233;s et le gardiennage a &#233;t&#233; multipli&#233;. Total a envoy&#233; ses communicants pour nous expliquer qu'on ne saurait jamais ce qui s'est vraiment pass&#233; mais que Total assumerait ses responsabilit&#233;s. Pour finir nous avons tous re&#231;us une plaquette pour comprendre le proc&#232;s (version Total, of course).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai quand m&#234;me voulu assister au proc&#232;s, voir la salle, les &#233;crans, la foule, les flics&#8230; Voir aussi le directeur g&#233;n&#233;ral de ma bo&#238;te se faire cuisiner sur grand &#233;cran, ce qui est plut&#244;t jubilatoire.Ma confiance dans la justice est peu &#233;lev&#233;e mais, que la partie civile ait obtenu que Desmarest,PDG &#224; l'&#233;poque de la catastrophe, soit consid&#233;r&#233; comme pr&#233;venu est, d&#233;j&#224;, une victoire. Par contre voir les tronches de l'avocat de Total et de son staff psychorigide,&#231;a donne des envies de coups de boule. Ce qui m'int&#233;ressait, surtout, c'&#233;tait de revoir quelques anciens coll&#232;gues. En fait,ils &#233;taient peu nombreux dans la salle d'audience. Seul, du c&#244;t&#233; de la d&#233;fense, se trouve Jacques. Militant CGT, ancien responsable s&#233;curit&#233; de l'usine, il a cr&#233;&#233; l'association M&#233;moire &amp; Solidarit&#233; et il est quasiment le seul &#224; avoir voix au chapitre dans les m&#233;dias. Jacques a pris fait et cause pour les th&#232;ses de Total. Je n'ai pas envie de lui parler,lui non plus. Par contre il va souvent discuter avec l'ancien directeur d'AZF ainsi qu'avec les avocats de Total. C&#244;t&#233; partie civile, je retrouve quelques anciens coll&#232;gues, pour la plupart des anciens de la CGT, aussi. Ils viennent tous les jours. Je retrouve Serge qui me salue comme si on s'&#233;tait vus la veille. Apr&#232;s l'accident, il avait la t&#234;te dans le crat&#232;re et semblait perdu. L&#224;, avec ce proc&#232;s, il a repris du poil de la b&#234;te et, avec Armand, ils se souviennent des graves probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; que le CHS-CT avait d&#233;nonc&#233;s quelques mois avant l'explosion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La version des juges s'orienterait de nouveau vers la gestion catastrophique des d&#233;chets sur le site, les probl&#232;mes de sous-traitants non qualifi&#233;s et le hangar 221 dont on ne s'occupait pas. Ce qui avait &#233;t&#233; d&#233;nonc&#233;, il y a des ann&#233;es d&#233;j&#224;, mais pr&#233;sent&#233;s par la direction comme &lt;i&gt;&#171; risques calcul&#233;s &#187;&lt;/i&gt; (la preuve !). Le soir de mon passage &#224; Toulouse, lors d'une r&#233;union, je croise Georges. C'est le seul salari&#233; d'AZF &#224; s'&#234;tre port&#233; partie civile. Il d&#233;plore la s&#233;paration d&#233;testable qu'il y a eu entre les salari&#233;s et la population. &lt;i&gt;&#171; D&#233;s le 21 septembre, Total a mis en place une proc&#233;dure de management pour une reprise en main des salari&#233;s, dit-il, et nous avons &#233;t&#233; victimes de Total &#224; l'int&#233;rieur comme &#224; l'ext&#233;rieur. Je l'ai d&#233;couvert au moment du proc&#232;s. Le b&#226;timent 221, au niveau des autorit&#233;s administratives,personne ne connaissait son existence. C'&#233;tait la poubelle de l'usine. Il n'y avait que les investissements s&#233;curit&#233; faits par obligation mais il y avait aussi les suppressions de postes en m&#234;me temps. Total voulait garder &#8220;le coeur de m&#233;tier&#8221; et passer le reste &#224; la sous-traitance non form&#233;e. Le seul objectif : les gains de productivit&#233;, tout en trichant sur la s&#233;curit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On le laisserait parler, Georges ne s'arr&#234;terait plus, il en a tr&#232;s gros sur le c&#339;ur. La parole se lib&#232;re, des salari&#233;s acceptent de discuter, enfin, avec les associations de sinistr&#233;s&#8230; Au moins ce proc&#232;s aura servi &#224; &#231;a. C'&#233;tait mon ressenti, lors d'un passage trop rapide, &#224; Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;PS : Depuis que j'ai &#233;crit ce texte, des experts ont soutenu la th&#232;se de l'apport de quelques kilos de &#171; balayures &#187; d'un produit chlor&#233; pour piscines dans une benne de 500 kilos de nitrate d'ammonium industriel qui sert &#224; la fabrication d'explosifs. Celle-ci avait &#233;t&#233; d&#233;vers&#233;e un quart d'heure avant l'explosion sur un tas de onze tonnes de nitrate d'ammonium agricole (NaA), dans le sas d'entr&#233;e du hangar 221 d&#233;truit par la d&#233;flagration. Apr&#232;s de longs t&#226;tonnements, les experts ont r&#233;alis&#233; une s&#233;rie d'essais de reconstitution de la catastrophe du 21 septembre 2001 au centre militaire de Gramat (Lot) en 2004-2005.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.insomniaqueediteur.org/publications/apres-la-catastrophe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Apr&#232;s la catastrophe&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, L'Insomniaque, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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