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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les zombies du &#171; pr&#233;sent&#233;isme &#187;</title>
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		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


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&lt;p&gt;Bien que stress&#233;s, press&#233;s et d&#233;localis&#233;s, certains travailleurs sont devenus &#171; accros &#187; &#224; leur taf au point d'y laisser leur sant&#233; mentale. Une aubaine pour toutes ces bo&#238;tes de psy sp&#233;cialis&#233;es dans la gestion des risques psychosociaux. &#201;l&#233;ments de diagnostic. La bonne nouvelle est tomb&#233;e d&#233;but septembre dernier : le taux d'absent&#233;isme dans les entreprises fran&#231;aises est &#224; son plus bas niveau depuis 2007. En moyenne, le salari&#233; fran&#231;ais ne s'arr&#234;te plus que 14,5 jours par an contre 17,8 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no104-octobre-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;104 (octobre 2012)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Bien que stress&#233;s, press&#233;s et d&#233;localis&#233;s, certains travailleurs sont devenus &#171; accros &#187; &#224; leur taf au point d'y laisser leur sant&#233; mentale. Une aubaine pour toutes ces bo&#238;tes de psy sp&#233;cialis&#233;es dans la gestion des risques psychosociaux. &#201;l&#233;ments de diagnostic.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La bonne nouvelle est tomb&#233;e d&#233;but septembre dernier : le taux d'absent&#233;isme dans les entreprises fran&#231;aises est &#224; son plus bas niveau depuis 2007&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;www.latribune.fr/actualites/economi...&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En moyenne, le salari&#233; fran&#231;ais ne s'arr&#234;te plus que 14,5 jours par an contre 17,8 en 2009. L'heureuse nouvelle est colport&#233;e par l'Alma consulting group, un cabinet international d'expertise sp&#233;cialis&#233; dans le conseil en diminution de charges sociales et de co&#251;ts. Las, apr&#232;s avoir consacr&#233; le tire-au-flanc esp&#232;ce en voie de disparition, le rapport pointe une &#233;pid&#233;mie en plein essor : le pr&#233;sent&#233;isme. La symptomatologie du bobo ? Des salari&#233;s qui s'accrochent &#224; leur fauteuil comme autant d'arap&#232;des &#224; leur rocher pour un productivisme d&#233;risoire, des z&#233;l&#233;s qui ne comptent plus leurs heures sup' malgr&#233; un &#233;tat physique ou moral au bord de la d&#233;glingue. Au final, un travailleur zombie, &lt;i&gt;&#171; pr&#233;sent physiquement, mais psychiquement absent &#187;&lt;/i&gt;. Un drame humain mais pas que, puisque l'&#233;pid&#233;mie co&#251;terait &#224; l'Europe, &#244; d&#233;sastre supr&#234;me, la bagatelle de 20 milliards par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le pr&#233;sent&#233;isme regroupe des situations tr&#232;s diff&#233;rentes&lt;/i&gt;, explique le psychanalyste et psychiatre Christophe Dejours&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Souffrance en France, &#233;ditions du Seuil, 1998. C. Dejours est par ailleurs (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;i&gt;. Il y a des gens arr&#234;t&#233;s par leurs m&#233;decins qui continuent de travailler, parce que sinon ils pensent &#224; leurs angoisses. Ils se plongent alors dans une forme d'activisme pour &#233;viter que leur &#8220;pens&#233;e libre&#8221; ne reparte. Il y a des cas o&#249; les m&#233;decins sont oblig&#233;s par leurs patients &#224; d&#233;livrer des aptitudes au travail, alors m&#234;me que la sant&#233; du salari&#233; est menac&#233;e par ses conditions de travail. C'est l'exemple du gars qui bosse dans la m&#233;tallurgie avec un taux de plomb dans le sang important. Ces gens prennent des&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_475 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH358/104lasserpe-3dedc.jpg?1768659910' width='400' height='358' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Lasserpe
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;risques consid&#233;rables avec leur sant&#233; tout simplement pour pouvoir bouffer. Enfin, il y a cette cat&#233;gorie de travailleurs d&#233;j&#224; fortement engag&#233;s dans leur boulot qui, si jamais leur bo&#238;te fait l'objet de d&#233;graissage ou devient plus concurrentielle, compensent en travaillant davantage. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce triptyque effrayant, il convient d'ajouter cette double menace ext&#233;rieure qui p&#232;se sur le monde du travail : un flicage des arr&#234;ts maladie en hausse constante et une crise &#233;conomique grande pourvoyeuse de plans de licenciement. Un contexte anxiog&#232;ne &#224; l'origine du surinvestissement de certains salari&#233;s enclins &#224; faire le paon devant leur hi&#233;rarchie, afin de ne pas faire partie de la prochaine brouette de lourd&#233;s. Quitte &#224; y laisser sa sant&#233;. Un tableau qui ne saurait &#234;tre complet sans un minimum d'analyse des derniers bouleversements du monde du travail. &lt;i&gt;&#171; D'un c&#244;t&#233;, on a d&#233;truit les formes de solidarit&#233; et isol&#233; les gens ; de l'autre, on a promu le culte de la performance&lt;/i&gt;, r&#233;sume Christophe Dejours&lt;i&gt;. Dans ce nouveau sch&#233;ma, le voisin, s'il r&#233;ussit, devient une menace. Les gens se m&#233;fient, ils ne se parlent plus. Prenons un exemple : un open-space chez Renault. Un ing&#233;nieur a besoin d'un renseignement pour un reporting concernant une filiale en Roumanie, mais ce renseignement ne peut lui &#234;tre fourni que par son voisin. Il ne lui pose pas directement la question, non, il lui envoie un mail, alors que les deux types bossent &#224; deux m&#232;tres. Et puis comme il n'obtient pas de r&#233;ponse &#224; son mail, il renvoie son message avec une quarantaine de destinataires en copie pour l'obliger &#224; lui r&#233;pondre. Ici, on voit &#224; quel point l'organisation du travail a d&#233;truit toute notion de vivre ensemble. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup, il ne faut pas s'&#233;tonner que la gestion des risques psychosociaux soit devenue un business au chiffre d'affaire inversement proportionnel &#224; celui de nos dettes publiques. Un business largement favoris&#233; par le &#171; Plan d'urgence contre le stress au travail &#187; pondu par le ministre du Travail en poste en 2009, un certain Xavier Darcos, suite aux vagues de suicides de France T&#233;l&#233;com. Dans le sillage, c'est tout un tas de cabinets d'expertise et de conseil, plus ou moins en cheville avec le Medef, qui ont vu le jour. Des bo&#238;tes au blaze fleurant bon une SF de s&#233;rie B : Technologia, Alta&#239;r Conseil, Axis Mundi et autre Psya, pour ne citer que les plus connues. Le cr&#233;do de ces psys du chagrin : travailleuses, travailleurs, nous allons vous aider &#224;&#8230; vous adapter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ces bo&#238;tes ne remettent jamais en question l'organisation du travail, ni ne s'int&#233;ressent vraiment &#224; la psychologie individuelle, d'ailleurs, pr&#233;cise le professeur Dejours. Le principe est : quand &#231;a ne va pas, c'est parce que les gens ne savent pas g&#233;rer leur rapport &#224; la contrainte. Alors on va proposer des cours de yoga, de respiration, des m&#233;dicaments. R&#233;cemment, j'ai appris que certaines soci&#233;t&#233;s donnaient &#224; leurs salari&#233;s des carnets de tickets donnant droit &#224; des entretiens avec des psychologues patent&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Un ticket-psy contre deux tickets-restau, on devine les ravages de ce march&#233; noir naissant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120904trib000717664/le-taux-d-absenteisme-recule-a-un-niveau-record.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.latribune.fr/actualites/economi...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Souffrance en France&lt;/i&gt;, &#233;ditions du Seuil, 1998. C. Dejours est par ailleurs titulaire de la chaire de psychanalyse-sant&#233;-travail au Conservatoire national des arts et m&#233;tiers.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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