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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La gr&#232;ve et le goupillon</title>
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		<dc:date>2013-05-17T05:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Bertoyas</dc:subject>
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		<dc:subject>r&#233;insertion sociale</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les crit&#232;res de rentabilit&#233; dans les activit&#233;s de soins, mis en place par la loi Bachelot continuent &#224; produire leurs effets : r&#233;ductions de personnels et aggravations des tensions. Propri&#233;t&#233; d'un ordre religieux, un &#233;tablissement d'accueil de sans-domicile craque de toute part. Loin du ciel et les pieds sur terre, la majorit&#233; des salari&#233;s a cess&#233; le travail, pendant quelques jours. Comme chaque jour, une petite foule se rassemble &#224; l'angle des rues Massabo et d'Hozier, dans le deuxi&#232;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no110-avril-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;110 (avril 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bertoyas" rel="tag"&gt;Bertoyas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rue" rel="tag"&gt;rue&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nuit" rel="tag"&gt;nuit&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/petite-foule" rel="tag"&gt;petite foule&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/rues-Massabo" rel="tag"&gt;rues Massabo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CHRS" rel="tag"&gt;CHRS&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fondation" rel="tag"&gt;fondation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Massabo" rel="tag"&gt;Massabo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Centre-d-hebergement" rel="tag"&gt;Centre d'h&#233;bergement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reinsertion-sociale" rel="tag"&gt;r&#233;insertion sociale&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les crit&#232;res de rentabilit&#233; dans les activit&#233;s de soins, mis en place par la loi Bachelot continuent &#224; produire leurs effets : r&#233;ductions de personnels et aggravations des tensions. Propri&#233;t&#233; d'un ordre religieux, un &#233;tablissement d'accueil de sans-domicile craque de toute part. Loin du ciel et les pieds sur terre, la majorit&#233; des salari&#233;s a cess&#233; le travail, pendant quelques jours.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme chaque jour, une petite foule se rassemble &#224; l'angle des rues Massabo et d'Hozier, dans le deuxi&#232;me arrondissement de Marseille, deux heures avant l'ouverture de cet accueil de nuit, Centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), appartenant &#224; la fondation Saint-Jean-de-Dieu.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_619 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;14&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH309/p03-bertoyascqfdf-6b3ca.png?1782650852' width='400' height='309' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Bertoyas
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ils sont plusieurs dizaines &#224; se serrer dans l'&#233;troit couloir cr&#233;&#233; par une solide barri&#232;re m&#233;tallique et le mur de l'immeuble. Ces hommes aux visages fatigu&#233;s, aux v&#234;tements us&#233;s, certains tenant un sac plastique contenant quelques vagues affaires attendent, parfois avec impatience et nervosit&#233;, de pouvoir p&#233;n&#233;trer dans le b&#226;timent, d'acc&#233;der &#224; un lit, de recevoir un repas en &#233;change de cinquante centimes d'euros et de prendre une douche. Ils devront retrouver la rue le lendemain &#171; &lt;i&gt;avant 9 heures&lt;/i&gt; &#187;, ainsi que le pr&#233;cise fermement le r&#232;glement int&#233;rieur. Eddy Kaiser travaille comme veilleur de nuit dans cet &#233;tablissement qui peut recevoir deux cent cinquante-sept personnes. Avec ses huit ann&#233;es d'anciennet&#233;, il gagne 1 300 euros par mois. Ce d&#233;l&#233;gu&#233; du personnel, adh&#233;rant du syndicat Sud, se rappelle : &#171; &lt;i&gt;Les gens que l'on re&#231;oit ici ne sont plus les m&#234;mes qu'il y a une dizaine d'ann&#233;es. Beaucoup de personnes ont de v&#233;ritables troubles psychiatriques et devraient &#234;tre suivis. Le nombre d'h&#233;berg&#233;s qui viennent ici apr&#232;s &#234;tre sortis de prison ne cesse de grandir. Il y a, aussi, de plus en plus de jeunes. Certains ont de lourds probl&#232;mes li&#233;s &#224; la drogue.&lt;/i&gt; &#187; Chantal, employ&#233;e &#224; l'accueil confirme : &#171; &lt;i&gt; Aujourd'hui, un divorce, une s&#233;paration ou encore la d&#233;gradation des liens dans une famille, font que des personnes se retrouvent d'un coup &#224; la rue. Sans parler des sans-papiers et des migrants d&#233;munis de tout&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Eddy reprend : &#171; &lt;i&gt;C'est comme un point d'observation de la soci&#233;t&#233;. On a connu un afflux de Tunisiens. Aujourd'hui, ce sont les Maliens. Mais surtout, ce que je constate depuis le temps que je travaille ici, c'est, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, combien l'arriv&#233;e de l'euro a &#233;t&#233; une date &#224; partir de laquelle le genre de personnes que nous recevons a compl&#232;tement chang&#233;&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2 avril, plus de la moiti&#233; des cinquante salari&#233;s de ce CHRS, a d&#233;cid&#233; de se mettre en gr&#232;ve. &#171; &lt;i&gt;Tout le monde en a ras-le-bol&lt;/i&gt;, explique Eddy. &lt;i&gt;Il n'a pas fallu une semaine pour prendre la d&#233;cision. L'accord &#233;tait g&#233;n&#233;ral.&lt;/i&gt; &#187; En quelques ann&#233;es, les effectifs ont &#233;t&#233; r&#233;duits : moins d'agents dans les &#233;tages, de veilleurs de nuit et de personnels d'accueil et d'encadrement. L'infirmier qui suivait les toxicos ne vient plus. Le passage d'un psychiatre est al&#233;atoire. Rats et cafards infestent l'&#233;tablissement. &#171; &lt;i&gt;Nos revendications sont &#233;l&#233;mentaires&lt;/i&gt;, avance le d&#233;l&#233;gu&#233; de Sud. &lt;i&gt;On demande plus d'effectifs et deux cents euros de prime de risque li&#233;e aux situations conflictuelles et souvent physiques auxquelles nous sommes confront&#233;s. On ne veut plus payer nos repas quotidiens 2,50 euros alors qu'une grande quantit&#233; de nourriture est jet&#233;e chaque jour. Nous travaillons dans des conditions d'agressivit&#233; et de tension qui sont insupportables.&lt;/i&gt; &#187; Il poursuit : &#171; &lt;i&gt;La seule formation que j'ai eue se nomme &#8220;petite formation &#224; la bientraitance&#8221;. Tout un programme ! Elle a dur&#233; deux journ&#233;es et a consist&#233;, &#224; c&#244;t&#233; de quelques rudiments de psychologie, &#224; nous montrer principalement des techniques de d&#233;fense physique&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Chantal encha&#238;ne : &#171; &lt;i&gt;En plus d'embaucher du personnel, on pourrait faire des choses simples pour esp&#233;rer changer un peu ces situations de tension. &#199;a serait bien d'enlever cette barri&#232;re qui comprime les gens et qui cr&#233;e du stress et de la violence. Ce n'est pas normal qu'une personne perde son lit parce qu'elle s'est absent&#233;e dans l'apr&#232;s-midi pour aller faire un boulot au noir. On pourrait faire autrement. Une fois que vous &#234;tes entr&#233;, vous ne pouvez plus sortir. Comment voulez-vous qu'il n'y ait pas d'&#233;nervement et d'autant plus avec aussi peu de personnels pour g&#233;rer les situations&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant deux jours les gr&#233;vistes, tous salari&#233;s en contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;, vont occuper le trottoir devant le CHRS, recevant de nombreux signes de soutien de la part des h&#233;berg&#233;s. Les non-gr&#233;vistes, eux en contrats pr&#233;caires, pr&#233;f&#232;rent continuer &#224; travailler, de peur d'&#234;tre licenci&#233;s. &#171; &lt;i&gt;Le responsable de l'&#233;tablissement acquiesce &#224; tout lorsque nous nous adressons &#224; lui, sans que cela n'entra&#238;ne de cons&#233;quences. Il ne communique pas avec la hi&#233;rarchie de la Fondation&lt;/i&gt; &#187;, explique Chantal. Joint le 4 avril par t&#233;l&#233;phone, alors m&#234;me que les gr&#233;vistes suspendaient leur mouvement par crainte de voir leurs maigres salaires encore r&#233;duits, Jean-Fran&#231;ois Hilaire, directeur de la fondation Saint-Jean-de-Dieu, r&#233;pond avec le style tr&#232;s catholique du gestionnaire qu'il est : &#171; &lt;i&gt;Je ne fais pas de commentaires sur ce conflit social qui est propre &#224; ce CHRS. Les directions de chaque &#233;tablissement sont autonomes et c'est &#224; elles de g&#233;rer ces situations. Ce qui est le cas. Celle du CHRS de Marseille a propos&#233; un certain nombre d'avanc&#233;es que j'ai valid&#233;es. Nous sommes aujourd'hui dans une gestion de sortie de crise.&lt;/i&gt; &#187; Quant au nombre important de contrats pr&#233;caires, il pr&#233;cise : &#171; &lt;i&gt;Le nombre de personnes travaillant sur ce lieu ne d&#233;pend pas de la Fondation, mais de la Direction d&#233;partementale de la coh&#233;sion sociale (DDCS) et du budget de financement dont est dot&#233; cet &#233;tablissement.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2011 donc, cette DDCS aura vers&#233; pour ce CHRS plus de deux millions d'euros, manifestement insuffisants, au vue de la situation, pour garantir des revenus et des conditions de travail convenables aux salari&#233;s et un accueil satisfaisant aux personnes h&#233;berg&#233;es. Petits plus non comptabilis&#233;s dans cette dotation, les emplois pr&#233;caires, garanties de paix sociale, sont eux financ&#233;s, sous forme de contrats aid&#233;s, par la R&#233;gion. Alors, entre cafards, manque d'effectifs, d&#233;gradation des lieux, tensions, quelle est la fonction de cette fondation Saint-Jean-de-Dieu ? &#171; &lt;i&gt;C'est une n&#233;buleuse tr&#232;s complexe&lt;/i&gt;, dit Jean-Louis Rotter, d&#233;l&#233;gu&#233; central Sud-Sant&#233;. &lt;i&gt;Difficile d'avoir des informations sur cet ordre religieux aux multiples d&#233;nominations, entre soci&#233;t&#233; civile immobili&#232;re, fondation ou &#339;uvres hospitali&#232;res&#8230; Il y a une tradition de non-transparence au nom &#8220;de la pr&#233;servation de l'ordre religieux face &#224; la crise des vocations&#8230;&#8221;&lt;/i&gt; &#187; Pas simple de comprendre alors qui fait quoi entre l'Ordre religieux et la Fondation. Si cette derni&#232;re d&#233;clare sur son site que &#171; &lt;i&gt;toute personne dans le besoin est accueillie dans nos &#233;tablissements sans distinction et sur la base des valeurs d'hospitalit&#233; et d'&#233;thique&lt;/i&gt; &#187;, c'est le premier qui consacre une page destin&#233;e &#224; collecter les dons et les legs et sur laquelle s'affiche justement, parmi d'autres images, une photo du CHRS de Marseille. Ces &#233;tablissements marqu&#233;s du sigle Saint-Jean-de-Dieu ne seraient-ils pas autant d'amorces destin&#233;es &#224; stimuler la collecte de fonds pr&#233;tendument consacr&#233;s aux fonctionnements d'&#233;quipements, financ&#233;s, en fait, par l'&#201;tat ? &#171; &lt;i&gt;On peut penser que ce qui leur importe d'abord est d'avoir pignon sur rue,&lt;/i&gt; &#187; dit Jean-Louis Rotter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques pas de cette sinistre barri&#232;re o&#249; se pressent ces personnes sans domicile, la rue de la R&#233;publique en pleine &#171; r&#233;novation &#187; ne conna&#238;t pas de bousculades similaires. Entre le magasin &#171; Emma&#252;s en ville &#187; qui pr&#233;sente quelques v&#234;tements branch&#233;s pour une client&#232;le qui tarde &#224; venir et le &#171; Monop &#187; destin&#233; aux employ&#233;s de bureaux de la Joliette, les vastes calicots coloriant le d&#233;sert se livrent &#224; des incantations. L'une d'elle ose : &#171; &lt;i&gt;L'exception n'attend pas&lt;/i&gt; &#187;, pendant qu'une autre se paye d'une litanie invoquant &#171; &lt;i&gt;shopping, tendances, galeries, modernit&#233;, fashion&lt;/i&gt; &#187;&#8230; Tout laisse &#224; craindre que c'est le centre d'accueil de nuit qui dispara&#238;tra le premier. Et s&#251;rement &#224; bon prix.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Villette r&#233;enchante la science</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/La-Villette-reenchante-la-science</link>
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		<dc:date>2012-02-24T07:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jo&#235;l Auster</dc:creator>


		<dc:subject>R&#233;my Cattelain</dc:subject>
		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>cit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>partenariat</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;De Hiroshima en Fukushima, on avait bien compris que les progr&#232;s de la science &#233;taient pav&#233;s de ruines et d'illusions. Que nenni ! La fine fleur du capitalisme fran&#231;ais a repris en main la communication des rats de laboratoires et organise des expositions &#224; sa gloire. En 2001, la Cit&#233; des sciences et de l'industrie de la Villette, &#224; Paris, proposait une exposition sur &#171; le cheveu &#187;, en partenariat avec L'Or&#233;al. Une collaboration particuli&#232;re, puisque cet &#233;v&#232;nement avait &#233;t&#233; initi&#233; par le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no96-janvier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;96 (janvier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/cite-2336" rel="tag"&gt;cit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/partenariat" rel="tag"&gt;partenariat&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fondation" rel="tag"&gt;fondation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Villette" rel="tag"&gt;Villette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-expo" rel="tag"&gt;l'expo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Alain-Coine" rel="tag"&gt;Alain Coine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-expo-permanente" rel="tag"&gt;l'expo permanente&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Louis-Gallois" rel="tag"&gt;Louis Gallois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/partenaire" rel="tag"&gt;partenaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De Hiroshima en Fukushima, on avait bien compris que les progr&#232;s de la science &#233;taient pav&#233;s de ruines et d'illusions. Que nenni ! La fine fleur du capitalisme fran&#231;ais a repris en main la communication des rats de laboratoires et organise des expositions &#224; sa gloire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2001, la Cit&#233; des sciences et de l'industrie de la Villette, &#224; Paris, proposait une exposition sur &#171; le cheveu &#187;, en partenariat avec L'Or&#233;al. Une collaboration particuli&#232;re, puisque cet &#233;v&#232;nement avait &#233;t&#233; initi&#233; par le groupe de cosm&#233;tique lui-m&#234;me ! Dix ans plus tard, en ce d&#233;but d'ann&#233;e, une expo similaire s'affiche au Palais de la d&#233;couverte&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Cit&#233; des sciences et le Palais de la d&#233;couverte sont rassembl&#233;s depuis (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, avec le m&#234;me &lt;i&gt;&#171; partenaire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sponsoriser une manifestation &#224; vocation culturelle est une chose, mais l'organiser ou la superviser en est une autre. Cette belle r&#233;ussite de partenariat &#171; public-priv&#233; &#187; est l'&#339;uvre de la Fondation Villette-Entreprise &#8211; pr&#233;sid&#233;e par Louis Gallois, l'actuel patron d'EADS, marchand de canons et membre fondateur, avec une dizaine de poids lourds du CAC 40, de la structure&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fondation rebaptis&#233;e en d&#233;cembre 2011 Fonds de dotation universcience (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Si les scientifiques disent garder la main sur le contenu des savoirs &#8211; &lt;i&gt;&#171; Nous avons le final cut &#187;&lt;/i&gt;, fanfaronne l'un des commissaires de la Villette &#8211;, le public n'est jamais clairement inform&#233; du degr&#233; d'intervention de chaque &lt;i&gt;&#171; partenaire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment ne pas tiquer, par exemple, quand l'expo permanente &#171; &#201;nergies &#187; de la Villette affiche comme sponsors de luxe Total et Areva ? D'ailleurs,&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_262 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH289/96cattelain_tour-b205a.jpg?1782642264' width='400' height='289' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;my Cattelain
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;un quizz interactif sur l'&#233;nergie nucl&#233;aire, au chapitre &#171; accidents &#187;, n'&#233;voque pas la catastrophe de Fukushima de mars 2011. Certes, l'expo a &#233;t&#233; inaugur&#233;e en juin 2010, et, pour marquer le coup, la Cit&#233; a bricol&#233; une expo temporaire consacr&#233;e &#224; &lt;i&gt;&#171; l'incident [sic] nucl&#233;aire de Fukushima &#187;&lt;/i&gt; &#8211; &lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque&lt;/i&gt;, plaide le service de presse, &lt;i&gt;il n'&#233;tait pas encore question d'accident grave &#187;&lt;/i&gt;. Mais l'espace a &#233;t&#233; d&#233;mont&#233; en novembre dernier, et l'expo permanente n'a toujours pas &#233;t&#233; mise &#224; jour. Ce sera fait, promis jur&#233;, &lt;i&gt;&#171; courant 2012 &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Coine, responsable des affaires &#233;conomiques de la Fondation, reconna&#238;t que les entreprises ne sont pas de &lt;i&gt;&#171; simples m&#233;c&#232;nes, comme au Louvre, qui signent un ch&#232;que et laissent faire &#187;&lt;/i&gt;. Mais leur &lt;i&gt;&#171; contribution est limit&#233;e&lt;/i&gt;, insiste-t-il. &lt;i&gt;Au sein du comit&#233; scientifique de chaque exposition, les salari&#233;s des partenaires assistent aux r&#233;unions, peuvent s'exprimer, mais n'ont pas de &#8220;droit de vote&#8221;. Nous ma&#238;trisons la ligne &#233;ditoriale. &#187;&lt;/i&gt; Cela n'emp&#234;che pas certaines &lt;i&gt;&#171; tensions &#233;pouvantables &#187;&lt;/i&gt;, la formulation des &#233;nonc&#233;s, forc&#233;ment synth&#233;tiques, se jouant &lt;i&gt;&#171; &#224; la virgule pr&#232;s &#187;&lt;/i&gt;. Les scientifiques, toutefois, sont contraints de faire des compromis, puisqu'il serait malvenu de froisser un partenaire dont d&#233;pend plus de la moiti&#233; du financement de l'op&#233;ration ! Dans le cas de l'expo &#171; &#201;nergies &#187;, les mastodontes du nucl&#233;aire et du p&#233;trole ont mis sur la table 2 des 3,5 millions d'euros de budget.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2006, c'est &#171; Le corps identit&#233; &#187;, v&#233;ritable promo &#224; c&#339;ur ouvert de la biom&#233;trie, qui vaudra &#224; la Cit&#233; d'&#234;tre occup&#233;e un apr&#232;s-midi par une nu&#233;e de militants. L'expo &#233;tait &lt;i&gt;&#171; co-organis&#233;e &#187;&lt;/i&gt; par Sagem d&#233;fense s&#233;curit&#233;, qui cherchait &#224; &#234;tre &lt;i&gt;&#171; mieux accept&#233;e &#187;&lt;/i&gt; par le jeune public&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Parodie d'exposition scientifique &#187;, diront les Big Brother Awards. Un an (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. &lt;i&gt;&#171; Euh&#8230; Nous n'avons pas reproduit ce type de partenariat &#187;&lt;/i&gt;, admet Alain Coine, visiblement g&#234;n&#233;. L'ambigu&#239;t&#233; demeure dans &#171; Tous connect&#233;s &#187;, encore &#224; l'affiche d&#233;but 2012 : sous couvert de vulgarisation du &lt;i&gt;&#171; monde num&#233;rique &#187;&lt;/i&gt;, on y vante les m&#233;rites des nanotechnologies. Et notamment le projet Nanoyou, de la Commission europ&#233;enne, visant &#224;&lt;i&gt; &#171; renforcer les connaissances des jeunes en mati&#232;re de nanotechnologies et &#224; favoriser le d&#233;bat sur les aspects &#233;thiques, juridiques et sociaux li&#233;s &#224; ces technologies &#187;&lt;/i&gt;. L'on apprend sans surprise que cette publicit&#233; grandeur nature a &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e par le Commissariat &#224; l'&#233;nergie atomique (CEA) de Grenoble, o&#249; est &#233;rig&#233; le centre Minatec, &lt;i&gt;&#171; campus d'innovation en micro et nanotechnologies &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, ces expos sont le plus souvent pr&#233;textes &#224; promouvoir des secteurs industriels. La pertinence scientifique &#171; Des transports et des hommes &#187; (La Cit&#233;) n'est pas av&#233;r&#233;e, mais les sponsors &#8211; Air France, PSA, Renault, RATP et SNCF &#8211; y redorent leur image. Au Palais de la d&#233;couverte, c'est l'industrie de la chimie qui s'est invit&#233;e pendant six mois pour r&#233;pondre &#224; la question : &#171; Vous avez dit chimie ? &#187;. Les m&#233;c&#232;nes ? Vous aviez devin&#233; : le CEA (membre fondateur de la Fondation) et l'Union des industries chimiques, le lobby officiel de la branche. Les exemples sont l&#233;gion : &#171; Le Train se d&#233;couvre &#187; (2002, SNCF), &#171; Le G&#233;nie du pneu &#187; (1999, Michelin), ou encore &#171; P&#233;trole, nouveaux d&#233;fis &#187; (2004, Total). &#192; quand &#171; Les secrets du m&#233;dicament &#187;, avec les laboratoires Servier, mis en examen dans le scandale du Mediator, l'antidiab&#233;tique responsable de cinq cents morts ? Le labo maudit est, lui aussi, membre du club des amis de la Villette&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;La Cit&#233; des sciences et le Palais de la d&#233;couverte sont rassembl&#233;s depuis 2010 dans une structure unique, Universciences, pr&#233;sid&#233;e par l'ex-ministre de la Recherche Claudie Haigner&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Fondation rebaptis&#233;e en d&#233;cembre 2011 Fonds de dotation universcience partenaires. Au total, depuis l'ouverture de la Villette, 250 &lt;i&gt;&#171; grands partenariats &#187;&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; mis en place. Soit une collecte de 60 millions d'euros environ.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; Parodie d'exposition scientifique &#187;&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://tinyurl.com/6sweazc&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;diront&lt;/a&gt; les Big Brother Awards. Un an plus t&#244;t, le lobby des industriels, le Gixel, incitait, dans un fameux &#171; livre bleu &#187;, les pouvoirs publics &#224; multiplier les techniques de contr&#244;le social comme la biom&#233;trie &lt;i&gt;&#171; d&#232;s l'&#233;cole maternelle &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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