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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Guerre froide et artichauts</title>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Non, on ne conna&#238;t pas tellement de paysans qui vont au travail en tram. Pourtant, c'est bien ce que font tous les jours Armelle et son compagnon, Franck, pour aller cultiver en plein quartier des Caillols, &#224; Marseille, leur petit lopin de terre. Et ce depuis mars 2011. Mais jusqu'&#224; quand ? Par-del&#224; les 4 000 m&#232;tres carr&#233;s de mara&#238;chage, on devine la ville. Lotissement r&#233;sidentiel par-l&#224;, lyc&#233;e technique par-ci. Des tours d'immeubles un peu plus loin. Le sourire en coin, Armelle Debroize (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no111-Mai-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;111 (Mai 2013)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Non, on ne conna&#238;t pas tellement de paysans qui vont au travail en tram. Pourtant, c'est bien ce que font tous les jours Armelle et son compagnon, Franck, pour aller cultiver en plein quartier des Caillols, &#224; Marseille, leur petit lopin de terre. Et ce depuis mars 2011. Mais jusqu'&#224; quand ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Par-del&#224; les 4 000 m&#232;tres carr&#233;s de mara&#238;chage, on devine la ville. Lotissement r&#233;sidentiel par-l&#224;, lyc&#233;e technique par-ci. Des tours d'immeubles un peu plus loin. Le sourire en coin, Armelle Debroize demande : &#171; &lt;i&gt;Vous en connaissez beaucoup, vous, de paysans qui prennent le tramway pour aller sur leurs champs ?&lt;/i&gt; &#187; Puis elle enfonce un doigt dans la terre au pied d'un plan de tomate, pour voir si c'est assez humide et chaud. La dame, souriante, s'est reconvertie autour de la cinquantaine, laissant tomber le dessin en b&#226;timent. Formation agricole &#171; pour adulte &#187;, puis le travail sur le terrain pour d'autres agriculteurs. &#171; &lt;i&gt;J'ai toujours aim&#233; faire du potager. Alors, je me suis dit que je n'avais qu'&#224; en faire mon m&#233;tier. &#187;&lt;/i&gt; En fait, la terre, Armelle l'a dans le sang : ses parents &#233;taient agriculteurs en Bretagne. &#171; &lt;i&gt;Vers vingt ans, je voulais reprendre la terre. Mais je ne pouvais pas&#8230; J'&#233;tais une fille et j'avais des fr&#232;res. Alors j'ai fait autre chose. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_680 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;19&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/p16-caillols-294d2.png?1768721217' width='500' height='375' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Julien Tewfik
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Franck s'occupe du goutte-&#224;-goutte aux quatre coins du champ pendant qu'Armelle ramasse &#224; la main quelques gousses de f&#232;ves bien dodues&#8230;, mais peu nombreuses. &#171; &lt;i&gt;Avec le temps qu'on a en ce moment..., c'est dur !&lt;/i&gt; &#187; En effet, le printemps n'arrive pas. Il pleut trop et ne fait pas assez chaud. La production prend du retard. Pire ! Les nuisibles, pucerons en t&#234;te, pullulent. &#171; &lt;i&gt;&#201;videmment , on est enti&#232;rement bio. Regardez, heureusement qu'il y a les coccinelles ! Allez, les petites !&lt;/i&gt; &#187; Armelle insiste : &#171; &lt;i&gt;On est bio et certifi&#233;. &#199;a a un co&#251;t et c'est compliqu&#233;. Mais &#231;a me paraissait important que les gens soient s&#251;rs. Nous, on ne vend que du bio et que notre propre production.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux fois par semaine&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#192; la Ferme du Collet des Comtes, les mardis et vendredis de 16 h 30 &#224; 18 h (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, Armelle et Franck vendent en direct, devant leur champ, ce qu'ils ont ramass&#233; le jour m&#234;me &#224; une client&#232;le d'habitu&#233;s. Une petite dame &#224; l'accent &#224; couper au couteau vient &#224; chaque fois et se &#171; &lt;i&gt;r&#233;gale&lt;/i&gt; &#187; : &#171; &lt;i&gt;Nous, on veut de la petite production. De la bonne ! &lt;/i&gt; &#187; Elle se souvient du temps o&#249;, aux Caillols, il y avait des vaches et des yaourts fermiers. &#171; &lt;i&gt;Et on achetait des caillolais, des vrais ! C'&#233;tait la sp&#233;cialit&#233; du coin ! Mais &#231;a n'existe plus. Maintenant, c'est la ville. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les fid&#232;les, les temps sont durs. En plus de la m&#233;t&#233;o quasi hivernale, des pucerons, des liserons, de la pression du banquier &#8211; Armelle n'a jamais gagn&#233; plus de 800 euros par mois avec son champ &#8211;, il y a un risque d'expulsion au-dessus de sa t&#234;te. En 2011, notre paysanne urbaine s'&#233;tait associ&#233;e avec Mme Crochemore, afin de r&#233;pondre &#224; un appel d'offres de la ville pour une d&#233;l&#233;gation de service public. Il s'agissait de s'occuper d'une ferme p&#233;dagogique pendant au minimum sept ans. La mairie exigeait deux personnes : la d&#233;l&#233;gataire pour faire l'accueil des bambins, la visite de la ferme et ses animaux. Ce serait Mme Crochemore. L'autre, Armelle, devait g&#233;rer une exploitation agricole, biologique et viable. Une subvention de 30 000 euros &#224; la clef et surtout un hectare pour Armelle &#224; mettre en maraichage : son r&#234;ve. Mais tr&#232;s vite, c'est la d&#233;ception : l'hectare a fondu jusqu'&#224; 4 000 m2&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pas assez grand pour qu'elle soit reconnue comme agricultrice &#224; part enti&#232;re (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Et, neuf mois apr&#232;s leur installation, une fois le champ bien en place, Mme Crochemore demande &#224; sa partenaire de quitter le terrain. Pour quelle raison ? Cela reste obscur. M&#233;sentente ? Jalousie ? Incompr&#233;hension ? Il n'emp&#234;che qu'Armelle est menac&#233;e de perdre son champ, son boulot, sa joie de vivre&#8230; Et sans recours, car la mairie n'a sign&#233; qu'avec la d&#233;l&#233;gataire. Une faille juridique qui g&#226;che la vie de ces maraichers citadins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Armelle refuse de partir : &#171; &lt;i&gt;On n'a pas fait tout &#231;a pour laisser tomber sans aucune raison valable&lt;/i&gt; &#187;, s'ent&#234;te-t-elle. Norbert, client venu &#171; &lt;i&gt;d'en face, en voisin&lt;/i&gt; &#187;, ajoute qu'&#171; &lt;i&gt;ils ont tout notre soutien. On va se battre !&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une p&#233;tition, lanc&#233;e par Solidarit&#233; paysan Provence et la Conf&#233;d&#233;ration (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le sourire, Franck donne &#224; go&#251;ter une poign&#233;e de petits pois tout frais sortis de leur gousse. Cru ? &#171; &lt;i&gt;Bien s&#251;r, crus ! Ils sont d&#233;licieux. Ces pois, ce sont des nains de Provence. Une essence locale. Comme les artichauts, des violets de Provence. Un d&#233;lice. Faut tout manger, m&#234;me la queue. Vous m'en direz des nouvelles.&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme &#224; CQFD on v&#233;rifie toujours nos informations, on a mang&#233; la queue des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#192; la Ferme du Collet des Comtes, les mardis et vendredis de 16 h 30 &#224; 18 h 30 jusqu'&#224; mi-d&#233;cembre, au 137, bd des Lib&#233;rateurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pas assez grand pour qu'elle soit reconnue comme agricultrice &#224; part enti&#232;re et puisse, donc, cotiser pour la retraite, toucher quelques aides ou se faire rembourser la certification.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.petitions24.net/pour_la_defense_darmelle_sur_la_ferme_pedagogique_du_collet.&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Une p&#233;tition&lt;/a&gt;, lanc&#233;e par Solidarit&#233; paysan Provence et la Conf&#233;d&#233;ration paysanne circule.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Comme &#224; CQFD on v&#233;rifie toujours nos informations, on a mang&#233; la queue des artichauts. Et c'&#233;tait bon.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La chronique judiciaire o&#249; c'est l'angoisse</title>
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		<dc:date>2011-05-10T05:31:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Juliette Volcler</dc:creator>


		<dc:subject>Chronique judiciaire</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Marseille. L'acc&#232;s au TGI est barr&#233;, de nombreux policiers sont l&#224; : interdiction d'entrer sans convocation. Un avocat arrive : &#171; Mais les audiences sont publiques ! &#187; Les barri&#232;res s'entrouvrent bient&#244;t. Six personnes comparaissent, toutes pour &#171; violation de domicile &#187; et &#171; d&#233;gradations &#187;, deux pour &#171; refus de prises d'empreintes &#187;. En face, Mme L., et son p&#232;re, M. G., les plaignants. Les avocats plaident la nullit&#233;, notamment en raison de la garde &#224; vue, tr&#232;s s&#233;v&#232;re : &#171; Le Parquet n'a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faire" rel="tag"&gt;faire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Parquet" rel="tag"&gt;Parquet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/domicile" rel="tag"&gt;domicile&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/avocats" rel="tag"&gt;avocats&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Marseille. &lt;/strong&gt; L'acc&#232;s au TGI est barr&#233;, de nombreux policiers sont l&#224; : interdiction d'entrer sans convocation. Un avocat arrive : &lt;i&gt;&#171; Mais les audiences sont publiques ! &#187;&lt;/i&gt; Les barri&#232;res s'entrouvrent bient&#244;t. Six personnes comparaissent, toutes pour &#171; violation de domicile &#187; et &#171; d&#233;gradations &#187;, deux pour &#171; refus de prises d'empreintes &#187;. En face, Mme L., et son p&#232;re, M. G., les plaignants. Les avocats plaident la nullit&#233;, notamment en raison de la garde &#224; vue, tr&#232;s s&#233;v&#232;re : &lt;i&gt;&#171; Le Parquet n'a pas fait son travail et n'a pas fait notifier le droit au silence. On est revenu &#224; la charge sans arr&#234;t pour les faire parler ! &#187;&lt;/i&gt; Le procureur jette un regard noir : &lt;i&gt;&#171; Je suis un magistrat du Parquet et je m'insurge ! On parle des droits de la d&#233;fense, mais le Procureur de la R&#233;publique doit s'assurer que toute la lumi&#232;re soit faite ! &#187;&lt;/i&gt; Le pr&#233;sident interroge Mme L. : &lt;i&gt;&#171; L'incrimination p&#233;nale implique la violation de domicile. Ce bien est-il votre domicile ? &#8211; Je n'ai jamais eu le courage d'y habiter parce que notre m&#232;re est morte l&#224;. Mais j'y ai grandi, j'y emm&#232;ne mon fils pour lui parler de l'histoire de sa grand-m&#232;re. &#199;a a &#233;t&#233; un choc d'y voir des &#233;trangers. Ils m'ont trait&#233;e de bourgeoise, de facho ! &#8211; Bien. Monsieur G., vous avez indiqu&#233; que cette maison n'est plus habit&#233;e depuis cinq ans. &#8211; Eh oui, parce que mes enfants me demandent 2 000 euros de loyer, je ne peux pas me le permettre. Je vis dans un cabanon, sans eau ni &#233;lectricit&#233;, dans le Var. &#187;&lt;/i&gt; Madame L. rabroue son p&#232;re, le pr&#233;sident intervient : &lt;i&gt;&#171; C'est pas un lieu d'affect, un tribunal. &#187; &lt;/i&gt; Puis, entendant un murmure dans le public, il fait sortir une personne. &lt;i&gt;&#171; J'aurais pu faire &#233;vacuer tout le monde ! Je lis le proc&#232;s-verbal : &#8216;&#8216;Mme L. veut en d&#233;coudre avec ceux qui sont &#224; l'int&#233;rieur. Des voisins viennent lui pr&#234;ter main-forte et les pr&#233;venus montent sur le toit. Ils t&#233;l&#233;phonent pour rameuter des amis. Bient&#244;t, une quarantaine d'individus arrivent et crient &#8216;&#8216;Non aux expulsions''. Les CRS sont appel&#233;s. Les marins-pompiers arrivent. Le GIPN se pr&#233;sente et proc&#232;de &#224; l'interpellation des individus.'' &#187;&lt;/i&gt; Le pr&#233;sident se tourne vers les pr&#233;venus : &lt;i&gt;&#171; J'ai une question simple : quand, comment, pourquoi ? &#8211; On est arriv&#233;s dimanche, on a perc&#233; la serrure, et parce que je suis SDF. On &#233;tait &#224; peu pr&#232;s s&#251;rs que personne n'y habitait : il n'y avait pas de compteur d'eau, il y avait de la v&#233;g&#233;tation. &#8211; Si vous vouliez vous installer, pourquoi n'a-t-on retrouv&#233; aucun effet personnel ? &#8211; Tout a &#233;t&#233; jet&#233; par la fen&#234;tre pendant l'expulsion. &#8211; Qui &#233;tait la t&#234;te pensante ? &#8211; Nous quatre. &#8211; Quatre t&#234;tes pensantes ! Et vous, monsieur, il y avait un avis de recherche indiquant que vous &#234;tes proche de la mouvance anarcho-autonome. &#8211; Je ne suis pas au courant. &#187;&lt;/i&gt; Les avocats de Mme L. et M. G. plaident :&lt;i&gt; &#171; Il n'y a pas de d&#233;finition g&#233;n&#233;rale pour appr&#233;cier ce qu'est un domicile. Pour elle, c'&#233;tait devenu un mausol&#233;e. C'est v&#233;ritablement un cri du c&#339;ur, c'est l'angoisse. C'est pourquoi je demande 3 000 euros par pr&#233;venu pour le pr&#233;judice moral, et 1 000 pour les frais de justice. &#8211; L'intention de la loi est de prot&#233;ger la propri&#233;t&#233; immobili&#232;re. En face de nous, on a des gens organis&#233;s ! Et nous n'avons pas re&#231;u d'excuses. Je demande 4 156 euros au titre du pr&#233;judice mat&#233;riel et 5 000 au titre du pr&#233;judice moral. &#187;&lt;/i&gt; Puis, le procureur : &lt;i&gt;&#171; J'avais pr&#233;vu de dire que le probl&#232;me du logement est un noble combat. Finalement, je me suis rendu compte qu'il s'agit plut&#244;t d'un comportement individualiste : on veut juste se trouver un logement. Pour moi, ce lieu constitue bien un domicile. Je requiers que tous effectuent 40 heures de travaux d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral [TIG]. &#187;&lt;/i&gt; Enfin, les avocats des pr&#233;venus : &lt;i&gt;&#171; Vous innoveriez si, malgr&#233; l'absence d'occupation, vous reconnaissiez la violation de domicile&#8230; Ils ont fait deux jours de garde &#224; vue, il y avait de la violence des deux c&#244;t&#233;s, alors ils n'ont pas envie de faire des excuses. &#8211; Le changement de serrure n'est pas un d&#233;lit mais une simple contravention. Les parties civiles vous demandent 17 000 euros ! Vous ne retiendrez que le changement de serrure, soit 350 euros. &#187;&lt;/i&gt; R&#233;sultat, apr&#232;s cinq heures de proc&#232;s : relaxe pour les refus de prises d'empreintes, et pour les deux arriv&#233;s plus tard dans le squat. Les autres, &lt;i&gt;&#171; coupables de la contravention de d&#233;gradation &#187;&lt;/i&gt;, doivent payer 350 euros pour la serrure, 500 pour M. G., 150 avec sursis, et faire 40 heures de TIG. L'un d'entre eux les refuse, et &#233;cope de 1 000 euros d'amende. Et &lt;i&gt;&#171; Mme L. est d&#233;bout&#233;e de l'ensemble de ses demandes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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