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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La grande gr&#232;ve dublinoise de 1913</title>
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		<dc:date>2013-08-02T03:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Ao&#251;t 1913, Dublin. Toutes les discussions politiques tournent autour de la question de l'ind&#233;pendance, de la d&#233;fense de la culture et de la religion catholique. Mais, soudain, et seulement pour quelques mois, la question sociale supplante avec violence la question nationale, redistribuant les cartes politiques sur des bases jamais vues dans le pays et qu'on ne reverra plus. Tout commence avec l'arriv&#233;e &#224; Dublin de James &#171; Big Jim &#187; Larkin. &#171; God sent Larkin in 1913, a labor man with a (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ao&#251;t 1913, Dublin. Toutes les discussions politiques tournent autour de la question de l'ind&#233;pendance, de la d&#233;fense de la culture et de la religion catholique. Mais, soudain, et seulement pour quelques mois, la question sociale supplante avec violence la question nationale, redistribuant les cartes politiques sur des bases jamais vues dans le pays et qu'on ne reverra plus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_707 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/jimlarkinarrested.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH778/jimlarkinarrested-9e164.jpg?1768812029' width='500' height='778' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Tout commence avec l'arriv&#233;e &#224; Dublin de James &#171; Big Jim &#187; Larkin. &#171; &lt;i&gt;God sent Larkin in 1913, a labor man with a union tongue / He raised the workers and gave them courage ; he was their hero, the worker's son&lt;/i&gt; &#187;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ballad of Jim Larkin, chanson de Donagh MacDonagh, chant&#233;e par Christy Moore (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, chanteront les Irlandais en sa m&#233;moire. Il cr&#233;e un syndicat de masse pour les ouvriers, l'Irish transport and general workers union (ITGWU). Face &#224; lui, William Murphy, le tr&#232;s catholique et ind&#233;pendantiste dirigeant du patronat dublinois, r&#233;agit radicalement : renvoi des ouvriers arborant le badge de l'ITGWU et obligation pour tous les travailleurs de signer un document par lequel ils s'engagent &#224; ne jamais adh&#233;rer au syndicat. La gr&#232;ve &#233;clate, d'abord dans les tramways dirig&#233;s par Murphy, puis sur les docks et gagne, par solidarit&#233;, rapidement les filatures&#8230; toute la ville. Jusqu'&#224; la fin de l'ann&#233;e, Dublin est compl&#232;tement paralys&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les gr&#233;vistes ne partagent pas les id&#233;aux r&#233;volutionnaires de Larkin ! C'est la d&#233;fense des ouvriers licenci&#233;s et le refus de se soumettre au &lt;i&gt;diktat&lt;/i&gt; de Murphy qui animent les premi&#232;res revendications. Un meeting &#233;tait interdit ? Les gr&#233;vistes occupaient la rue et l'organisaient quand m&#234;me, d&#233;fiant le pouvoir, le patronat et les charges polici&#232;res qui laissent derri&#232;res elles de nombreuses victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est toute la soci&#233;t&#233; irlandaise qui se retrouve coup&#233;e en deux selon une ligne de fracture toute nouvelle : d'un c&#244;t&#233; pour les ouvriers en gr&#232;ve, de l'autre pour l'ordre et William Murphy. Ind&#233;pendantistes ou unionistes, catholiques ou anglicans, irlandais ou anglo-irlandais, se retrouvent dans les deux camps, entre ceux pr&#234;ts &#224; mourir pour leur cause et ceux pr&#234;ts &#224; les affamer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, le pain devient tr&#232;s vite le nerf de la guerre. Des comit&#233;s d'aide aux gr&#233;vistes, souvent anim&#233;s par les femmes issues des mouvements nationalistes et f&#233;ministes, comme l'actrice Maud Gonne ou Constance &#8211; &#171; la Comtesse Rouge &#187; &#8211; Markievicz, organisent des soupes populaires &#171; rouges &#187; ou de &#171; charit&#233; &#187;. Des chargements de nourriture sont envoy&#233;s par les syndicats anglais. Et c'est l&#224; que l'&#201;glise catholique r&#233;veille son vieux d&#233;mon : cette charit&#233; internationaliste ressemble trop &#224; un complot pour convertir ses ouailles aux diaboliques ath&#233;isme et pire, protestantisme. Avec le projet des syndicalistes d'envoyer en Angleterre les enfants affam&#233;s de Dublin pour les sauver, la coupe est pleine ! Walsh, l'&#233;v&#234;que de Dublin, dira : &#171; &lt;i&gt;Elles ne m&#233;ritent plus le nom de m&#232;res catholiques si elles oublient leur devoir au point d'envoyer leurs enfants dans un pays &#233;tranger&#8230;&lt;/i&gt; &#187; L'&#201;glise re&#231;oit le soutien de quelques grands noms de la cause nationaliste comme Arthur Griffith, fondateur du Sinn F&#233;in.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, les artistes de l'avant-garde irlando-anglaise s'engagent g&#233;n&#233;ralement derri&#232;re les ouvriers, par convictions (Bernard Shaw), par int&#233;r&#234;t et solidarit&#233; (W. B. Yeats dont le th&#233;&#226;tre dublinois souffre de la gr&#232;ve), par mysticisme irlandais (George Russell qui pensait na&#239;vement que dans un pays libre, le patronat aurait soutenu les ouvriers). Le dramaturge A. E. pr&#233;sentera avec ironie ses excuses pour les pr&#234;tres irlandais pr&#233;f&#233;rant des enfants affam&#233;s &#224; Dublin plut&#244;t que des enfants bien nourris en Angleterre. Il est vrai que ces artistes partageaient avec les gr&#233;vistes le m&#234;me ennemi : l'&#201;glise et son conservatisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Finalement, c'est l'hiver 1913-1914 et ses rigueurs qui auront raison du mouvement. Vaincus par la faim, le d&#233;couragement et la violence de la campagne anti-gr&#233;viste men&#233;e par les catholiques, les travailleurs retournent &#224; leurs postes tandis que Larkin part pour les U.S.A. La rel&#232;ve sera assur&#233;e par son camarade James Connolly qui allie dans un m&#234;me mouvement socialisme r&#233;volutionnaire et nationalisme irlandais, autour de l'Irish Citizen Army (ICA), cr&#233;&#233;e et arm&#233;e &#224; l'origine pour d&#233;fendre les gr&#233;vistes de 1913. Aux c&#244;t&#233;s des nationalistes conservateurs, Connolly dirigera l'insurrection de P&#226;ques 1916 &#224; l'issue sanglante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question sociale continuellement remise &#224; plus tard, l'&#233;glise catholique, sa censure, son sexisme et son conservatisme vont r&#233;gner d'une main de fer bien au-del&#224; de l'ind&#233;pendance du pays conquise en 1921. Mais peut &#234;tre qu'&#224; l'occasion du centenaire du &lt;i&gt;Lock-out&lt;/i&gt; de 1913... ?&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_708 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L442xH640/lockout_1913-f2cbd.jpg?1768650452' width='442' height='640' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ballad of Jim Larkin&lt;/i&gt;, chanson de Donagh MacDonagh, chant&#233;e par &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=JNpXE8q_p4s&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Christy Moore&lt;/a&gt; en 1969 puis par les &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=nHQ-vxI8QJg&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dubliners&lt;/a&gt;. Dans cet extrait, c'est Dieu qui envoie Jim Larkin aux travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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