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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Mauvaise mine</title>
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		<dc:creator>Thibaut Gauthier</dc:creator>


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&lt;p&gt;En pleine ru&#233;e mondiale sur le lithium, un &#233;norme projet de mine menace la petite ville de C&#225;ceres (Espagne). Enterr&#233; d&#233;but 2021 sous la pression d'une ample mobilisation populaire, le projet ressurgit aujourd'hui, greenwash&#233; bien comme il faut. &#192; moins de deux kilom&#232;tres de C&#225;ceres, capitale de province de la r&#233;gion espagnole de l'Estr&#233;madure, &#224; l'ouest du pays, la sierra de la Mosca est un lieu de vill&#233;giature et de promenade pris&#233; des habitants et des milans qui y planent. Malgr&#233; une (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no212-septembre-2022" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;212 (septembre 2022)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En pleine ru&#233;e mondiale sur le lithium, un &#233;norme projet de mine menace la petite ville de C&#225;ceres (Espagne). Enterr&#233; d&#233;but 2021 sous la pression d'une ample mobilisation populaire, le projet ressurgit aujourd'hui, &lt;i&gt;greenwash&#233;&lt;/i&gt; bien comme il faut.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4732 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/cqfd_212_llmars_lithium-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH675/cqfd_212_llmars_lithium-2-6cfce.jpg?1769020875' width='500' height='675' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration de L.L. de Mars
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;&#192;&lt;/span&gt; moins de deux kilom&#232;tres de C&#225;ceres, capitale de province de la r&#233;gion espagnole de l'Estr&#233;madure, &#224; l'ouest du pays, la sierra de la Mosca est un lieu de vill&#233;giature et de promenade pris&#233; des habitants et des milans qui y planent. Malgr&#233; une activit&#233; touristique prosp&#232;re (le centre-ville, class&#233; &#224; l'Unesco, a servi de lieu de tournage de la s&#233;rie &lt;i&gt;Game of Thrones&lt;/i&gt;) contrastant avec un climat social sinistr&#233;, la menace p&#232;se sur ce massif de montagne moyenne &#224; la flore et la faune m&#233;diterran&#233;ennes. &#171; &lt;i&gt;L'enfer !&lt;/i&gt; &#187; s'exclame Santiago M&#225;rquez, porte-parole de la plateforme Salvemos la monta&#241;a (Sauvons la montagne) : le mot s'impose, en effet, pour d&#233;crire le projet de mine souterraine de l'entreprise australienne Infinity Lithium. Dans la sierra de la Mosca comme au Portugal voisin, en Serbie ou en Am&#233;rique latine, la ru&#233;e actuelle vers le lithium motive les pires &#233;cocides &lt;i&gt;(voir encadr&#233;)&lt;/i&gt;. Des tunnels plus larges qu'une autoroute, des camions de huit m&#232;tres de haut pour charrier la terre extraite des cavit&#233;s adoss&#233;es au tunnel principal, et creus&#233;es par des machines t&#233;l&#233;guid&#233;es afin de limiter les risques en cas d'&#233;boulement... Ce n'est pas de son imagination que Santiago tire ce sc&#233;nario de film d'horreur post-apocalyptique, mais des documents publi&#233;s par l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'enfer de la mine, Salvemos la monta&#241;a pensait en &#234;tre sortie. Au printemps 2021, le gouvernement de l'Estr&#233;madure a en effet refus&#233; de d&#233;livrer le permis n&#233;cessaire aux premiers sondages sur le terrain o&#249; doit &#234;tre creus&#233;e la mine. &#192; la suite de cette d&#233;cision, Infinity Lithium a d&#233;viss&#233; en bourse : l'action a perdu pr&#232;s des deux tiers de sa valeur en deux jours, obligeant l'entreprise &#224; suspendre sa cotation. La victoire m&#233;rit&#233;e, mais provisoire, d'une mobilisation puissante et bien organis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Enterr&#233;e, la mine&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout commence en 2016. En catimini. Les permis d'exploration de la mine sont d&#233;livr&#233;s mais pas publi&#233;s officiellement comme le veut la loi. Les g&#233;ologues mandat&#233;s par l'entreprise commencent leurs relev&#233;s de surface pr&#232;s de l'ancienne mine de Valdeflores, en plein c&#339;ur de la sierra. Des chemins sont ouverts pour permettre le passage des machines. La rumeur enfle. Renseignements pris, elle se fait sir&#232;ne d'alarme : une entreprise australienne, Infinity Lithium, pr&#233;voit de creuser une mine de lithium &#224; ciel ouvert d'au moins 400 hectares, impliquant la destruction pure et simple d'une grande partie de la sierra. Par ailleurs, le lithium n'&#233;tant pr&#233;sent que de mani&#232;re r&#233;siduelle dans le sol, la mine ne suit pas un filon : toute la terre est charg&#233;e vers une usine de traitement o&#249; le lithium (et d'autres minerais s'il y a) est s&#233;par&#233; de la terre dite st&#233;rile. Au programme : des nuages de poussi&#232;re mena&#231;ant d'engloutir l'h&#244;pital, l'universit&#233; et le centre-ville. En outre, le traitement de lithium &#233;tant gourmand en eau (environ deux millions de litres d'eau pour une tonne de lithium raffin&#233;e), sans l&#233;gislation contraignante, l'aquif&#232;re du Calizero, essentiel pour l'&#233;cosyst&#232;me de la montagne, pourrait &#234;tre utilis&#233; par l'entreprise, entra&#238;nant un risque de s&#233;cheresse et de contamination. Autre source d'inqui&#233;tude : le code minier, datant de la dictature franquiste, permet &#224; l'autorit&#233; publique d'exproprier les habitants au profit d'une entreprise priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Au programme : des nuages de poussi&#232;re mena&#231;ant d'engloutir l'h&#244;pital, l'universit&#233; et le centre-ville.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Fin 2016, d&#233;but 2017, la voie semble donc libre pour les bulldozers et les tractopelles. C'&#233;tait sans compter Salvemos la monta&#241;a. Le collectif se forme &#224; la suite des premi&#232;res r&#233;unions publiques sur la mine, &#224; l'initiative de militants de Podemos &#8211; ils se sont d&#233;sormais retir&#233;s afin que la plateforme ne soit pas associ&#233;e &#224; une formation politique dans l'esprit des gens. Le collectif se donne trois missions : sensibiliser la population sur les risques de la mine, faire pression sur les politiques et activer tous les recours judiciaires possibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2017, la plateforme organise des manifestations, des actions de sensibilisation, notamment au moyen de tr&#232;s nombreuses pancartes &#171; &lt;i&gt; No a la mina &lt;/i&gt; &#187; accroch&#233;es aux vitrines, pare-brise et fen&#234;tres tout en menant un combat judiciaire. Cette mobilisation porte ses fruits. En mars 2021, en plein confinement, une vingtaine de militants partent &#224; pied pour la capitale r&#233;gionale, M&#233;rida, &#224; 70 km. Tout au long de leur marche, ils rencontrent un vaste &#233;lan de solidarit&#233;, largement relay&#233; dans les m&#233;dias et surtout sur les r&#233;seaux sociaux. &#192; leur arriv&#233;e, les militants sont re&#231;us par le gouvernement de l'Estr&#233;madure qui les snobait jusque-l&#224; et se montre soudain acquis &#224; leur cause. Dans la foul&#233;e, les autorit&#233;s d&#233;clarent irrecevable le permis d'exploration. Le projet de mine &#224; ciel ouvert est enterr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Greenwashing en r&#232;gle&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Mais que seraient des capitalistes qui renonceraient &#224; une source de profit ? Infinity Lithium joue la revanche. Dans sa manche, l'atout ma&#238;tre du &#173;&lt;i&gt;greenwashing.&lt;/i&gt; Son nouveau projet : une mine souterraine, histoire de pr&#233;server un peu le paysage. Heureux coup du sort, le cours du carbonate de lithium a explos&#233;, passant de 6 430 euros la tonne en janvier 2021 &#224; pr&#232;s de 70 000 euros courant 2022 ; un projet aussi dantesque qu'une mine souterraine devient donc rentable. Dans le contexte des plans de relance europ&#233;ens, avec leurs g&#233;n&#233;reuses subventions &#224; la transition pseudo-verte et la fin des moteurs thermiques annonc&#233;e pour 2035, ainsi que la guerre en Ukraine qui contraint l'Europe &#224; r&#233;organiser ses approvisionnements en &#233;nergies, le rapport de forces conquis de haute lutte en 2021 n'est d&#233;j&#224; plus d'actualit&#233;. Sur C&#225;ceres les milans planent et le risque d'une mine aussi.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Thibaut Gauthier&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;texteencadre-spip spip&#034;&gt;
&lt;strong&gt;Passion lithium&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Portugal, Espagne, Serbie&#8230; depuis quelques ann&#233;es, les projets de mines de lithium s'accumulent, dans une tentative europ&#233;enne d&#233;sesp&#233;r&#233;e de faire pi&#232;ce aux principaux producteurs mondiaux que sont l'Australie (49 %), le Chili (22 %) et la Chine (17 %). C'est que ce m&#233;tal gris&#226;tre, mou et l&#233;ger, est ce qu'on a trouv&#233; &#224; ce jour de mieux pour confectionner les piles et batteries qui font marcher t&#233;l&#233;phones et ordinateurs portables, v&#233;los et scooters &#233;lectriques, sans parler des voitures &#171; vertes &#187; en passe de remplacer les thermiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lithium n'est pas rare &#8211; pas plus, par exemple, que le plomb longtemps utilis&#233; dans les batteries &#8211; mais son usage &#233;tait rest&#233; jusque-l&#224; limit&#233; &#224; la fabrication de certaines graisses industrielles et au traitement des troubles bipolaires. Pas de quoi justifier une exploitation &#224; grande &#233;chelle. D'autant que lithium pur n'existe pas dans la nature, ce qui complique son extraction. Mais &#231;a, c'&#233;tait avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement du num&#233;rique et la &#171; transition verte &#187;, la demande a explos&#233;. On produit chaque ann&#233;e quelque 100 millions de voitures dans le monde ; si tout le parc est remplac&#233;, &#224; raison de 10 kilos minimum par moteur &#233;lectrique, &#231;a en fait du lithium. Toute une fili&#232;re mini&#232;re est donc en train de se constituer &#224; vitesse acc&#233;l&#233;r&#233;e, asticot&#233;e par le cours du pr&#233;cieux m&#233;tal qui a &#233;t&#233; multipli&#233; par presque trente (&#224; valeur constante) en vingt ans. Avec de tels cours, les gisements les plus contraignants tendent donc &#224; devenir rentables et les plus accessibles (notamment les &lt;i&gt;salares&lt;/i&gt; du triangle Chili-Bolivie-Argentine) pourraient bien redessiner la carte g&#233;opolitique des ressources naturelles. Quitte &#224; d&#233;vaster lieux de vie et &#233;cosyst&#232;mes, au profit d'une poign&#233;e d'actionnaires. &#8226;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230; Pierre Gattaz ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-1039</link>
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		<dc:date>2013-10-01T03:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mickael Correia</dc:creator>


		<dc:subject>Lasserpe</dc:subject>
		<dc:subject>Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il faut chasser en meute. &#187; Tel est le gimmik de Pierre Gattaz, le tout nouveau patron des patrons. Il vient en effet d'&#234;tre &#233;lu avec 95 % des voix &#224; la t&#234;te du Medef, le 3 juillet dernier, apr&#232;s diverses alliances de couloir dignes de l'&#233;lection du Soviet supr&#234;me. Pierrot, le nouveau chef de meute du lobbying lib&#233;ralo-entrepreunarial, est avant tout un &#171; fils de &#187;. Son p&#232;re, Yvon Gattaz, a &#233;t&#233; en effet pr&#233;sident du Conseil national du patronat fran&#231;ais (anc&#234;tre du Medef) sous les ann&#233;es (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no113-juillet-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;113 (juillet 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lasserpe" rel="tag"&gt;Lasserpe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-76" rel="tag"&gt;Mais qu'est-ce qu'on va faire de&#8230;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pierre" rel="tag"&gt;Pierre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Pierre-Gattaz" rel="tag"&gt;Pierre Gattaz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Gattaz" rel="tag"&gt;Gattaz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yvon-Gattaz" rel="tag"&gt;Yvon Gattaz&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Medef" rel="tag"&gt;Medef&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-entreprise" rel="tag"&gt;l'entreprise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/pepe-Yvon" rel="tag"&gt;p&#233;p&#233; Yvon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yvon" rel="tag"&gt;Yvon&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faut-chasser" rel="tag"&gt;faut chasser&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Il faut chasser en meute.&lt;/i&gt; &#187; Tel est le gimmik de Pierre Gattaz, le tout nouveau patron des patrons. Il vient en effet d'&#234;tre &#233;lu avec 95 % des voix &#224; la t&#234;te du Medef, le 3 juillet dernier, apr&#232;s diverses alliances de couloir dignes de l'&#233;lection du Soviet supr&#234;me. Pierrot, le nouveau chef de meute du lobbying lib&#233;ralo-entrepreunarial, est avant tout un &#171; fils de &#187;. Son p&#232;re, Yvon Gattaz, a &#233;t&#233; en effet pr&#233;sident du Conseil national du patronat fran&#231;ais (anc&#234;tre du Medef) sous les ann&#233;es Mitterrand. Connu pour sa passion des syndicats, p&#233;p&#233; Yvon aimait &#224; les qualifier de &#171; &lt;i&gt;nuisibles&lt;/i&gt; &#187; de &#171; &lt;i&gt;gr&#233;viculteurs&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;d'araign&#233;e syndicale&lt;/i&gt; &#187; arguant que &#171; &lt;i&gt;les performances des entreprises sont inversement proportionnelles &#224; leur taux de syndicalisation.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 28 ao&#251;t 2010.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant Pierre n'est pas qu'un &#171; fils de &#187;, c'est aussi un fils &#224; papa. Apr&#232;s avoir d&#233;but&#233; &#224; Dassault &#201;lectronique, il dirige depuis vingt ans l'entreprise familiale, Radiall, cr&#233;&#233;e par son p&#232;re et son oncle en 1952, sp&#233;cialis&#233;e dans l'&#233;lectronique et o&#249; si&#232;gent toujours p&#233;p&#233; Yvon, sa s&#339;ur et son cousin. Pas &#233;tonnant car pour Pierre Gattaz &#171; &lt;i&gt;l'entreprise est le plus bel endroit au monde apr&#232;s la famille&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Valeurs actuelles, 27 juin 2013.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fervent partisan des grandes politiques industrielles &#224; la Pompidou, Gattaz incarne une certaine id&#233;e de la droite industrielle au bon go&#251;t de paternalisme : &#171; &lt;i&gt;L'entreprise, c'est la plus belle aventure humaine&lt;/i&gt;, d&#233;clare-t-il. &lt;i&gt;Vous y cr&#233;ez des richesses, de l'emploi, et c'est une machine &#224; int&#233;grer : les jeunes, les populations d&#233;favoris&#233;es, les minorit&#233;s&#8230; Par le travail, ils trouvent de la dignit&#233;.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lib&#233;ration, 13 juin 2013.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187; Merci patron, y a bon la dignit&#233; ! Au sein d'une des usines Radiall, Guy Manin, repr&#233;sentant CGT du personnel l&#226;che m&#234;me : &#171; &lt;i&gt; Il y a un paternalisme incroyable ici. J'ai rencontr&#233; Gattaz, qui m'a fait comprendre que la lutte des classes, c'&#233;tait termin&#233;.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Rue 89, 2 juillet 2013.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais celui pour qui l'entreprise est &#171; &lt;i&gt;la solution &#224; la majorit&#233; de nos probl&#232;mes&lt;/i&gt; &#187; et offre &#224; ses salari&#233;s &#171; &lt;i&gt;tout simplement un sens &#224; la vie&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les 7 piliers de la croissance, Pierre Gattaz, Nouveau Monde &#201;ditions, 2013.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &#187; est surtout un obs&#233;d&#233; de la baisse du co&#251;t du travail et de la fin des 35 heures. Car la fabuleuse machine &#224; int&#233;grer et &#224; donner de la dignit&#233; que serait l'entreprise sauce Gattaz est avant tout une machine &#224; cracher du pognon. Avec un salaire de 300 000 euros par an, Pierrot n'h&#233;site pas &#224; embaucher dans sa bo&#238;te de l'int&#233;rimaire &#224; gogo et &#224; installer ses usines au Mexique, en Inde ou en Chine. De m&#234;me, durant la campagne pour la pr&#233;sidence du Medef, Pierre Gattaz, avec son sourire affable et sa bonhommie de petit patron local, martelait sans cesse qu'il voulait &#171; &lt;i&gt;un Medef de combat contre la crise mais apolitique&lt;/i&gt; [sic !] &#187; et que &#171; &lt;i&gt;les 35 heures font partie de ces dogmes qu'il faut revoir avec les partenaires sociaux. Le mieux c'est de le faire dans l'entreprise.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lib&#233;ration, 8 avril 2013&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_748 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH494/actu-maltraitance-2-c5ed7.jpg?1768660863' width='400' height='494' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Lasserpe.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Autres temps mais m&#234;mes m&#339;urs, le 3 juillet dernier, lors de son discours d'intronisation, Pierre Gattaz a ressorti les classiques du Medef. Apr&#232;s avoir d&#233;clar&#233; que &#171; &lt;i&gt;la France est un jardin envahi par les ronces et par les cailloux&lt;/i&gt; &#187;, il a &#233;grain&#233; le chapelet patronal : la fin des 35 heures, le rel&#232;vement de l'&#226;ge l&#233;gal du d&#233;part &#224; la retraite, le tr&#232;s poujadiste &#171; &lt;i&gt;moins de charges, moins d'imp&#244;ts&lt;/i&gt; &#187; sans oublier des envol&#233;es lyriques (&#171; &lt;i&gt;Les chefs d'entreprises sont des h&#233;ros ! &lt;/i&gt; &#187;) et d'autres plus alarmantes (&#171; &lt;i&gt;Il faut que l'&#201;ducation nationale se rapproche fondamentalement de l'entreprise &lt;/i&gt; &#187;). Mais n'ayons pas peur, car comme le dit Pierrot, &#171; &lt;i&gt;nous avons tout pour plaire : des start-up, des PME, des entreprises de taille interm&#233;diaire, des p&#244;les d'excellence. Il faut juste qu'on y croie !&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Usine nouvelle, 21 juin 2010.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &#187; C'est comme la gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale, il suffit juste d'y croire !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 28 ao&#251;t 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Valeurs actuelles&lt;/i&gt;, 27 juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt; Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 13 juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Rue 89&lt;/i&gt;, 2 juillet 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Les 7 piliers de la croissance&lt;/i&gt;, Pierre Gattaz, Nouveau Monde &#201;ditions, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, 8 avril 2013&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Usine nouvelle&lt;/i&gt;, 21 juin 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Perenco chez les Mayas</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator> Gr&#233;gory Lassalle</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te. Lors du sommet international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no91-juillet-aout-2011" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;91 (juillet-ao&#251;t 2011)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Lechartier" rel="tag"&gt;Lechartier&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; part quelques compagnies nationales dans les pays producteurs, le p&#233;trole est aux mains d'une poign&#233;e de multinationales. Exception &#224; la r&#232;gle : Perenco, entreprise familiale franco-anglaise fond&#233;e par un ancien d'Elf Angola, Hubert Perrodo, et aujourd'hui dirig&#233;e par son fils a&#238;n&#233;, Fran&#231;ois Perrodo. Petite enqu&#234;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L350xH382/mric_mayas-e1388.png?1768656337' width='350' height='382' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Mric
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lors du sommet&lt;/strong&gt; international du p&#233;trole du 6 avril 2011, &#224; Paris, Didier Lechartier, un des directeur de Perenco, vante son d&#233;veloppement : &lt;i&gt;&#171; C'est un mod&#232;le simple, bas&#233; sur le rachat de puits en fin de vie jug&#233;s non rentables par les autres compagnies. &#187;&lt;/i&gt; Perenco, qui a construit sa comp&#233;tence en recrutant dans les grosses bo&#238;tes, a ainsi trouv&#233; sa &#171; niche &#187;. En ratiboisant les co&#251;ts d'exploitation et en optimisant les r&#233;serves disponibles, elle ralentit le d&#233;clin des puits brad&#233;s et parvient m&#234;me &#224; augmenter la production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Perenco revendique 250 000 barils par jour, des r&#233;serves d&#233;passant le milliard de barils et une croissance flamboyante : en 2009, ses recettes s'&#233;levaient &#224; 2,7 milliards de dollars. Une si belle r&#233;ussite m&#233;riterait une couverture m&#233;diatique &#224; la hauteur des b&#233;n&#233;fices enregistr&#233;s, mais, dans un secteur o&#249; la transparence n'est pas la r&#232;gle primordiale, Perenco est connue pour son extr&#234;me discr&#233;tion. Ind&#233;pendante car non cot&#233;e en Bourse, elle n'a ni le besoin, ni l'envie de communiquer. Elle pr&#233;f&#232;re au contraire que personne ne s'int&#233;resse &#224; la fa&#231;on dont elle se comporte l&#224; o&#249; elle est implant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, Perenco est accus&#233;e de pollution au Congo, d'intimidation d'opposants en &#201;quateur et de violation des droits des populations autochtones au P&#233;rou. Au Guat&#233;mala, on parle de trafic d'influence. Le gouvernement guat&#233;malt&#232;que a concoct&#233; une loi sur mesure pour l'entreprise, afin qu'elle puisse renouveler le contrat 2-85, dans la plus grande zone humide d'Am&#233;rique centrale, o&#249; l'extraction du p&#233;trole est l&#233;galement interdite depuis 1989. Perenco y exploite 95 % du cru national &#224; des conditions fiscales d&#233;savantageuses pour l'&#201;tat guat&#233;malt&#232;que. Les populations voisines de l'exploitation, qui pr&#233;f&#232;rent t&#233;moigner anonymement par peur des repr&#233;sailles, expliquent pour leur part que&lt;i&gt; &#171; l'entreprise ne leur demande pas leur avis avant de perforer de nouveaux puits &#187; &lt;/i&gt; et qu'elle ne respecte pas ses engagements : &lt;i&gt;&#171; Perenco n'ouvre le poste de sant&#233;, une baraque en bois, qu'une fois par semaine&#8230; Leurs docteurs croient s&#251;rement que nous avons tous la m&#234;me maladie, car ils nous prescrivent toujours le m&#234;me m&#233;dicament, du parac&#233;tamol. &#187;&lt;/i&gt; Ces communaut&#233;s sont intimid&#233;es par la pr&#233;sence de six d&#233;tachements militaires, que Perenco finance officiellement pour lutter contre le narcotrafic&#8230; &lt;i&gt;&#171; Les militaires sont l&#224; pour d&#233;fendre les int&#233;r&#234;ts de l'entreprise. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu'en pense la principale int&#233;ress&#233;e ? Elle refuse les interviews, que ce soit au Guat&#233;mala ou en France. En avril, au sommet du p&#233;trole, Nicolas de Blanpr&#233;, le charg&#233; de communication, justifie le mutisme de l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Nous n'en distribuons pas en France. Nous le vendons &#224; d'autres pour qu'ils la raffinent. Nous n'avons donc pas besoin de contact direct avec le public. &#187;&lt;/i&gt; Mais des comptes &#224; rendre aux populations locales affect&#233;es ou, le cas &#233;ch&#233;ant, &#224; la justice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un affichage public lors de l'exposition &#171; Mayas, de l'aube au cr&#233;puscule &#187;, au mus&#233;e du Quai Branly, qui va obliger Perenco &#224; se d&#233;voiler. D&#232;s 2010, la direction du mus&#233;e, conseill&#233;e par l'ambassade de France au Guat&#233;mala, fait appel &#224; Perenco afin de boucler le montage financier de l'exposition. Le producteur d'or noir, qui n'aime pas &#234;tre mis en avant, rechigne mais donne finalement 125 000 euros. En contrepartie, il aura son logo sur les affiches et sera exon&#233;r&#233; d'imp&#244;t &#224; hauteur de 60 %. Engagement pourtant paradoxal, au vu du traitement inflig&#233; aux descendants de ces Mayas. Perenco aurait-elle un faible pour les Mayas empaill&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 28 juin vers midi, le personnel du Quai Branly apprend qu'une r&#233;ception en l'honneur de Perenco est convoqu&#233;e le soir m&#234;me. Un m&#233;c&#232;ne a bien le droit de se payer un pince-fesse au milieu des pi&#232;ces arch&#233;ologiques mayas, quand m&#234;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pourquoi faire des myst&#232;res jusqu'au dernier moment, alors que la soir&#233;e Emma&#252;s est annonc&#233;e plusieurs mois &#224; l'avance ? Sans doute pour que personne ne vienne troubler les discours de gratitude d'arch&#233;ologues financ&#233;s par l'entreprise : &lt;i&gt;&#171; Merci Perenco ! Votre engagement en faveur de la culture est un exemple pour le monde entier ! &#187;&lt;/i&gt; Malgr&#233; les applaudissements des convives, les dirigeants de Perenco restent sur la d&#233;fensive. Un journaliste pr&#233;sent subit des intimidations : &lt;i&gt;&#171; Si tes images sont diffus&#233;es, nous te retrouverons. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s l'exportation du p&#233;trole guat&#233;malt&#232;que, voil&#224; que Perenco souhaite exporter les m&#233;thodes de gestion des risques&#8230; Le 20 juin, jour de l'inauguration, le collectif Guatemala, la coordination Une Seule plan&#232;te et le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que Anibal Garc&#237;a &#233;pinglent l'entreprise lors d'une conf&#233;rence de presse. Ils d&#233;noncent l'hypocrisie du m&#233;c&#233;nat p&#233;trolier, preuves vid&#233;os &#224; l'appui, et pr&#233;sentent le rapport Perenco, exploiter co&#251;te que co&#251;te. L'information circule et cette publi-cit&#233; ind&#233;sirable oblige Perenco et la direction du mus&#233;e &#224; contre-attaquer. La bo&#238;te de Fran&#231;ois Perrodo r&#233;pond par deux communiqu&#233;s de presse &#224; l'AFP &#8211; l'un d'eux titr&#233; &#171; Perenco d&#233;fend son bilan au Guat&#233;mala &#187; &#8211;, mais refuse toujours de r&#233;pondre aux journalistes. Le directeur du mus&#233;e, St&#233;phane Martin, justifie ce m&#233;c&#233;nat dans la matinale de France Culture du 24 juin : &lt;i&gt;&#171; Nous faisons attention dans le choix des m&#233;c&#232;nes. Les arch&#233;ologues et l'ambassade de France nous ont dit que c'&#233;tait une entreprise qui faisait travailler les Mayas. &#187;&lt;/i&gt; La directrice de communication du mus&#233;e ajoutera m&#234;me que &#171; cette pol&#233;mique sur Perenco n'a rien &#224; voir avec l'exposition &#187;. On reprochait au mus&#233;e du Quai Branly de d&#233;connecter ses collections de la r&#233;alit&#233; politique et sociale des populations actuelles. En voici un bel exemple. Toujours est-il que l'entreprise a retir&#233; de son site Internet l'affiche de l'exposition et semble revenir aux bonnes vieilles m&#233;thodes : le domicile de l'assistant d'Anibal Garc&#237;a, le d&#233;put&#233; guat&#233;malt&#232;que venu t&#233;moigner en France, a &#233;t&#233; cambriol&#233; et un ordinateur rempli d'informations a disparu. Discr&#233;tion avant tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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