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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Le Chiapas s'est mis en commune</title>
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		<dc:date>2014-01-14T05:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Georges Lapierre</dc:creator>


		<dc:subject>Le dossier</dc:subject>
		<dc:subject>Patxi Beltzaiz</dc:subject>
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		<dc:subject>l'autonomie politique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Premi&#232;re partie du Dossier &#034;Ya Basta, 1994-2014&#034; publi&#233; dans CQFD n&#176;118, en kiosque &#224; partir du 15 janvier. La vie communale est le point de d&#233;part, le centre nerveux du mouvement zapatiste. Elle est le socle sur lequel peut s'&#233;riger un monde diff&#233;rent. Restaurer la vie communale revient &#224; restaurer la relation entre les membres d'une communaut&#233;. Depuis 1994, les zapatistes ont cherch&#233; &#224; se faire conna&#238;tre au niveau national et international. Ils ont attir&#233; l'attention, l'int&#233;r&#234;t et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no118-janvier-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;118 (janvier 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-autonomie-politique" rel="tag"&gt;l'autonomie politique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;re partie du Dossier &#034;Ya Basta, 1994-2014&#034; publi&#233; dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n&#176;118, en kiosque &#224; partir du 15 janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie communale est le point de d&#233;part, le centre nerveux du mouvement zapatiste. Elle est le socle sur lequel peut s'&#233;riger un monde diff&#233;rent. Restaurer la vie communale revient &#224; restaurer la relation entre les membres d'une communaut&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1994, les zapatistes ont cherch&#233; &#224; se faire conna&#238;tre au niveau national et international. Ils ont attir&#233; l'attention, l'int&#233;r&#234;t et parfois m&#234;me la reconnaissance. Cette relation &#224; l'autre reposait surtout sur des id&#233;es, des souhaits, des projets de r&#233;volution, de lib&#233;ration nationale, d'autonomie, d'&#233;mancipation, que nous pouvions, certes partager, mais qui, pour nous, restaient tout de m&#234;me sur un plan th&#233;orique et g&#233;n&#233;ral, leur ancrage dans la r&#233;alit&#233; restant vague. La &#171; petite &#233;cole &#187; rem&#233;die &#224; cette absence ou ce d&#233;s&#233;quilibre. Les sympathisants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; partager l'exp&#233;rience des populations zapatistes : la patiente construction d'une vie sociale autonome ou comment les peuples zapatistes ont r&#233;ussi &#224; articuler entre eux diff&#233;rents niveaux de gouvernement afin que l'activit&#233; politique ne soit pas s&#233;par&#233;e de la vie des gens.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_888 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;51&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH268/dossier-patxi-cabane-4a642.jpg?1782664850' width='400' height='268' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Patxi Beltzaiz. Chiapas. 2008.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Chiapas. 2008.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La commune vise &#224; ce que le pouvoir ne se pr&#233;sente pas comme une activit&#233; s&#233;par&#233;e, confisqu&#233;e par quelques-uns. Ce mouvement de lib&#233;ration ne peut venir que de la collectivit&#233;, c'est elle qui est amen&#233;e &#224; r&#233;tablir la relation des gens avec la pens&#233;e, avec cette pens&#233;e originelle, venue de si loin et transmise de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. Ce mouvement d'&#233;mancipation communale trouve sa source dans la culture, les valeurs, les usages, la m&#233;moire et la cosmovision des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant plus de sept ans, l'EZLN a men&#233; campagne pour faire reconna&#238;tre les droits et la culture des peuples indiens. Une campagne pacifique faite de dialogues, de rencontres, de manifestations diverses, en vain. En f&#233;vrier 2001, sensibles &#224; l'ouverture que semble repr&#233;senter l'&#233;lection de Vicente Fox &#224; la pr&#233;sidence de la r&#233;publique, les zapatistes &#8211; repr&#233;sent&#233;s par 23 commandants plus le sous-commandant Marcos &#8211; entreprennent une longue marche&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. La Fragile Armada, la marche des zapatistes, textes choisis et pr&#233;sent&#233;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; sur Mexico pour promouvoir les accords de San Andr&#233;s. Tout au long de son p&#233;riple, la Marche de la couleur de la terre re&#231;oit un accueil enthousiaste. Forts de ce soutien populaire et d'avoir pu faire entendre leurs dol&#233;ances lors d'une session du Congr&#232;s de l'Union, les zapatistes retournent au Chiapas au cours du mois de mars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 25 avril, le gouvernement approuve &#224; l'unanimit&#233;, tous partis confondus, une r&#233;forme constitutionnelle sur la question indienne. Cette r&#233;forme constitutionnelle va &#224; contre-courant des accords de San Andr&#233;s, dont elle ignore d&#233;lib&#233;r&#233;ment les points capitaux. Cette r&#233;forme est la parfaite expression de la peur et du m&#233;pris de la classe politique confront&#233;e &#224; l'exigence des peuples. C'est une loi indig&#233;niste, o&#249; tous les &#233;l&#233;ments qui auraient favoris&#233; l'autonomie et la libre d&#233;termination ont &#233;t&#233; effac&#233;s. Les peuples sont consid&#233;r&#233;s comme entit&#233;s d'int&#233;r&#234;t public, ils ne sont toujours pas reconnus comme sujets de droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin du dialogue avec l'&#201;tat. Les peuples zapatistes commencent sans plus attendre &#224; &#233;difier pratiquement leur autonomie. Elle se d&#233;finit par le lien qui unit &#233;troitement l'activit&#233; politique et une activit&#233; sociale reposant sur des valeurs, comme le sens de la r&#233;ciprocit&#233;, de la dignit&#233; et de l'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque commune zapatiste a red&#233;fini ses limites territoriales en fonction de crit&#232;res qui lui sont propres et qui touchent &#224; la langue parl&#233;e, &#224; l'histoire, &#224; la g&#233;ographie, aux &#233;changes, aux usages, &#224; la tradition, au mode de vie. C'est en prenant en compte cet ensemble de crit&#232;res permettant aux habitants de se reconna&#238;tre et de former somme toute un assortiment assez homog&#232;ne de communaut&#233;s, de villages et de hameaux, que furent cr&#233;&#233;es les municipalit&#233;s zapatistes &#8211; non par une d&#233;cision venue d'en haut mais par d&#233;cision des assembl&#233;es communautaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces assembl&#233;es d&#233;signent leurs repr&#233;sentants au conseil municipal o&#249; ils occuperont pendant deux ou trois ans, &#224; titre b&#233;n&#233;vole, des charges dans diff&#233;rentes commissions (justice, sant&#233;, &#233;ducation, production&#8230;). Les zapatistes ont rendu possible cette recomposition des municipalit&#233;s, alors que le d&#233;coupage officiel ob&#233;it &#224; d'autres consid&#233;rations, dont la principale a trait au contr&#244;le des populations &#8211; dans ce cas, la municipalit&#233; n'est plus que la courroie de transmission, le relais, assur&#233; par les partis politique, entre l'&#201;tat et les communaut&#233;s indig&#232;nes, qui n'ont plus qu'&#224; se plier &#224; une autorit&#233; et &#224; des d&#233;cisions venues d' &#171; en haut &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face au processus g&#233;n&#233;ralis&#233; d'&#233;rosion de la vie sociale, les zapatistes ont renforc&#233; les institutions traditionnelles, telles que l'assembl&#233;e et le syst&#232;me des &#171; charges &#187;, ainsi que le travail en commun (&lt;i&gt;tequio&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;faena&lt;/i&gt;). Ils ont d'autre part innov&#233; en prenant en compte d'autres domaines, qui &#233;taient jusqu'&#224; pr&#233;sent du ressort de l'&#201;tat, ou encore laiss&#233;s &#224; l'initiative individuelle, comme l'&#233;ducation, la sant&#233;, la justice, la production et la commercialisation de certains produits destin&#233;s &#224; l'exportation, dont le caf&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la cr&#233;ation des municipalit&#233;s autonomes (MAREZ&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Municipio Autonomo Rebelde Zapatista.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;), nous avons affaire &#224; l'expression d'un pouvoir ; ce pouvoir communal n'est pas abstrait, il n'entre pas en contradiction avec les habitus de la population. Le pouvoir est l'&#233;manation d'une volont&#233; commune, consensuelle ; loin de contrarier la coh&#233;sion sociale, il la renforce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie ne concerne pas seulement le domaine politique, celui de l'autogouvernement (c'est la partie la plus visible), elle touche aussi tout cet immense pan de la vie sociale, ignor&#233; par les professionnels de la politique et dont on parle moins. L'autonomie concerne aussi les f&#234;tes, les rituels, les obligations r&#233;ciproques, les &#233;changes de service, tous les usages qui ont forg&#233; le &#171; vivre ensemble &#187; et, si possible, le &#171; bien vivre ensemble &#187;. On a tendance &#224; ne voir que l'autonomie politique en ignorant le socle culturel (dans le sens large du terme) sur lequel elle repose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est seulement &#224; travers un mouvement de reconstruction culturelle et des valeurs sur lesquelles repose la vie communale que peut &#233;merger une autonomie politique &#233;largie. Au Chiapas, cette reconstruction fut encourag&#233;e et soutenue par Samuel Ruiz, &#233;v&#234;que de San Cristobal, par son &#233;quipe et par des cat&#233;chistes indiens form&#233;s dans ce sens&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. la pr&#233;face d'Andr&#233; Aubry &#224; la traduction fran&#231;aise du livre de Guiomar (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. L'autonomie politique est venue apr&#232;s, &#224; la suite de ce premier mouvement de reconstruction sociale et de sauvegarde des valeurs communautaires. Le pouvoir communal appara&#238;t alors comme l'&#233;manation de la vie commune, l'expression de l'int&#233;r&#234;t commun. L'autonomie politique mise en avant par les zapatistes n'est qu'une &#233;tape dans un processus beaucoup plus profond de recomposition des peuples indiens en tant que peuples, en fin de compte de la recomposition d'une vie sociale sans &#201;tat, sans pouvoir s&#233;par&#233;. Nous en sommes sans doute encore loin, mais nous avons l&#224; un premier pas, le pas qui enclenche et engage tout le processus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#233;gende : Patxi Beltzaiz. Chiapas. 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;La Fragile Armada, la marche des zapatistes&lt;/i&gt;, textes choisis et pr&#233;sent&#233;s par Jacques Blanc, Yvon Le Bot, Joani Hocquenghem et Ren&#233; Solis, &#201;ditions M&#233;taili&#233;, Paris, 2001.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Municipio Autonomo Rebelde Zapatista.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. la pr&#233;face d'Andr&#233; Aubry &#224; la traduction fran&#231;aise du livre de Guiomar Rovira &lt;i&gt;&#161;Zapata vive !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mexique : Les zetas font oublier les zapatistes</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, le Mexique a vol&#233; la vedette &#224; la Colombie sur la sc&#232;ne mondiale du narcotrafic : enl&#232;vements, d&#233;capitations, massacres, arrestation de capos, argent sale, couvre-feu&#8230; Quelles sont les r&#233;alit&#233;s de ce conflit qui un des plus sanglants de ce d&#233;but de XXIe si&#232;cle ? Quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse avec Siete Nubes, participant intermittent au Comit&#233; de solidarit&#233; avec les peuples du Chiapas en lutte. CQFD : Quelle place occupent les cartels de la drogue dans la vie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no114-septembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;114 (septembre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Le-dossier" rel="tag"&gt;Le dossier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sista-Chance" rel="tag"&gt;Sista Chance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, le Mexique a vol&#233; la vedette &#224; la Colombie sur la sc&#232;ne mondiale du narcotrafic : enl&#232;vements, d&#233;capitations, massacres, arrestation de capos, argent sale, couvre-feu&#8230; Quelles sont les r&#233;alit&#233;s de ce conflit qui un des plus sanglants de ce d&#233;but de XXIe si&#232;cle ? Quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse avec Siete Nubes, participant intermittent au &lt;a href=&#034;http://cspcl.ouvaton.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comit&#233; de solidarit&#233; avec les peuples du Chiapas en lutte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Quelle place occupent les cartels de la drogue dans la vie sociale au Mexique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Siete Nubes :&lt;/strong&gt; Une place fondamentale dans la soumission du pays. On l'&#233;voque peu dans les milieux militants parce qu'on a peu de prises sur cette r&#233;alit&#233; et que les luttes sociales mexicaines sont porteuses de beaucoup plus d'horizons et de perspectives. Aussi parce que c'est une r&#233;alit&#233; qui s'est impos&#233;e brutalement sur de larges territoires dans la derni&#232;re d&#233;cennie et il faut du temps pour en comprendre les implications. Avant et apr&#232;s le soul&#232;vement zapatiste de 1994, les morts violentes et la r&#233;pression militaire semblaient principalement r&#233;pondre aux conflits sociaux. &#192; partir de 2002, les morts violentes, les affrontements et la pr&#233;sence de l'arm&#233;e s'articulent de plus en plus &#224; la lutte contre le narcotrafic. L'arm&#233;e est red&#233;ploy&#233;e dans les zones frontali&#232;res du nord du pays, surtout depuis le mandat pr&#233;sidentiel de Felipe Calderon, de 2006 &#224; 2012.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_795 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;48&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH333/p09--sistachance-bfa92.jpg?1782970383' width='500' height='333' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Justicia, extrait d'une toile de Sista Chance.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, le trafic de drogue a toujours exist&#233; au Mexique&#8230; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais de fa&#231;on p&#233;riph&#233;rique. &#199;a concernait surtout l'&#233;conomie des &#201;tats-Unis et de leur &#171; arri&#232;re-pays &#187; &#8211; la fronti&#232;re Texas/Tamaulipas d'un c&#244;t&#233; (la r&#233;gion du golfe), et celle de Tijuana/Ciudad Juarez et le Sinaloa de l'autre. Mais &#224; partir des ann&#233;es 1980, le Mexique a commenc&#233; &#224; jouer aussi le r&#244;le de porte d'entr&#233;e terrestre vers les &#201;tats-Unis de la coca&#239;ne en provenance d'Am&#233;rique latine, mais aussi des amph&#233;tamines venant d'Asie. De &#171; passeurs &#187; sous-traitants, les cartels mexicains sont devenus interm&#233;diaires oblig&#233;s entre les producteurs asiatiques et latinos et les consommateurs am&#233;ricains. Une activit&#233; qui a g&#233;n&#233;r&#233; des sommes d'argent consid&#233;rables et une croissante rivalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est &#231;a qui est &#224; l'origine de la guerre entre cartels de la drogue ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, selon les analyses dominantes&#8230; Mais pour des journalistes ind&#233;pendants comme Annabel Hernandez, les conflits seraient rest&#233;s mineurs si le gouvernement mexicain et la CIA n'avaient pas pris fait et cause pour l'une des forces en pr&#233;sence, le cartel de Sinaloa, contre une autre, le cartel du Golfe. Pour les &#201;tats-Unis, les c&#244;tes du golfe et la fronti&#232;re entre le Tamaulipas mexicain et le Texas sont cruciales en termes strat&#233;giques &#8211; p&#233;trole et mer &#171; int&#233;rieure &#187; &#8211; et en flux de marchandises. Or le cartel du golfe, &#224; la fin des ann&#233;es 1990, est dirig&#233; par Osiel, un capo violent et hors contr&#244;le qui a recrut&#233; pour son service de protection personnel une trentaine d'ex-militaires issus des forces sp&#233;ciales &#8211; les &#171; &lt;i&gt;zetas&lt;/i&gt; &#187;. La CIA d&#233;cide de laisser toute latitude d'action au cartel de Sinaloa, avec qui elle a &#233;tabli des contacts depuis les ann&#233;es 1980, afin de liquider le cartel du golfe. Dans la guerre totale que se livrent les cartels pour le contr&#244;le des routes de la drogue et des territoires de vente, les &#171; &lt;i&gt;zetas&lt;/i&gt; &#187; utilisent les techniques de terreur contre-insurrectionnelle pour lesquelles ils ont &#233;t&#233; form&#233;s &#8211; convois de jeeps, armes lourdes, uniformes, usage de radio-transmetteurs et de radars, massacres de masse, d&#233;capitations&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment comprendre la &#171; guerre contre la drogue &#187; initi&#233;e par Felipe Calderon ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Annabel Hernandez et d'autres journalistes ind&#233;pendants, le constat est clair : dans chaque zone o&#249; ont eu lieu des op&#233;rations de pacification militaire, c'est le cartel de Sinaloa qui a impos&#233; sa domination. Mais cette domination engendre elle-m&#234;me une r&#233;sistance des cartels ennemis, qui se traduit par de v&#233;ritables actions de gu&#233;rilla dans les territoires du narcotrafic. Du reste, le pouvoir de corruption de chaque cartel est tel qu'ils s'assurent souvent de la collaboration des autorit&#233;s et des polices locales. Au total, entre victimes de la violence polici&#232;re et victimes des r&#232;glements de comptes entre cartels, les organisations des droits de l'Homme chiffrent le bilan de cette guerre &#224; plus de 120 000 morts&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;C'est le chiffre avanc&#233; par l'Instituto Nacional de Estad&#237;stica y Geograf&#237;a, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, rien que pour le sexennat Calderon. Et depuis que Pe&#241;a Nieto&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Enrique Pe&#241;a Nieto, responsable de la sanglante r&#233;pression contre le village (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; est au pouvoir, ni la strat&#233;gie militaire mexicaine, ni le d&#233;compte des morts ne semblent changer, m&#234;me si le nouveau gouvernement est plus discret sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Donc pas d'espoir de changement &#224; l'horizon ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, au contraire, beaucoup s'aper&#231;oivent qu'il n'y a rien &#224; esp&#233;rer de l'&#201;tat pour lutter contre le r&#232;gne des cartels au Mexique, et qu'il est temps de prendre les choses en main. D'abord apparues dans les zones indig&#232;nes, qui ont pour elles une certaine tradition d'organisation communautaire, on voit se mettre sur pied des gardes locales de protection. Des &#171; rondes de vigilance &#187;, des polices communautaires et autres groupes d'autod&#233;fense contre le narcotrafic se sont multipli&#233;s entre 2012 et d&#233;but 2013. C'est un mouvement complexe, tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;ne, qui pose question sur la prise des armes, le pouvoir qui y est li&#233;, la question des m&#233;canismes de d&#233;cision et celle de l'administration de la justice. Mais c'est une dynamique que beaucoup consid&#232;rent comme fondamentale, car elle porte en elle la question du pouvoir populaire, dans sa n&#233;cessit&#233; et dans ses exigences &#233;thiques. Au-del&#224; du narcotrafic, certaines polices communautaires commencent &#224; prendre &#233;galement position contre les d&#233;pr&#233;dations des multinationales&#8230; C'est ce que craint le plus l'&#201;tat mexicain aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;C'est le chiffre avanc&#233; par l'Instituto Nacional de Estad&#237;stica y Geograf&#237;a, l'INSEE mexicaine, fin juillet. Soit un nombre total de morts violentes au Mexique &#224; un niveau dix fois sup&#233;rieur &#224; celui de la guerre en Afghanistan.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Enrique Pe&#241;a Nieto, responsable de la sanglante r&#233;pression contre le village d'Atenco et l'&#171; Autre Campagne &#187; des zapatistes en 2006, est depuis d&#233;cembre 2012 le nouveau pr&#233;sident du pays au nom du Parti r&#233;volutionnaire institutionnel, ex-parti d'&#201;tat qui a gouvern&#233; autoritairement le Mexique tout au long du XXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au sommaire du 115</title>
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		<description>
&lt;p&gt;CQFD n&#176;115, en kiosque &#224; partir du 15 octobre 2013 Les articles sont mis en ligne au fil de l'eau apr&#232;s la parution du CQFD d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de t'abonner... Le dossier : 1983 : la marche pour l'&#233;galit&#233;, &#233;chec &#224; l'auto-organisation Le 15 octobre 1983, quelques dizaines de marcheurs et marcheuses partent de Marseille dans une relative indiff&#233;rence, et finissent par rassembler plus de 60 000 personnes &#224; l'arriv&#233;e &#224; Paris, le 3 (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;115 (octobre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/une1_sommaire" rel="tag"&gt;une1_sommaire&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeunes-immigres" rel="tag"&gt;jeunes immigr&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/jeunes-d-origine" rel="tag"&gt;jeunes d'origine&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L117xH150/arton1073-c811b.jpg?1783485466' class='spip_logo spip_logo_right' width='117' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;CQFD n&#176;115, en kiosque &#224; partir du 15 octobre 2013&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les articles sont mis en ligne &lt;a href='https://cqfd-journal.org/CQFD-no115-octobre-2013'&gt;au fil de l'eau&lt;/a&gt; apr&#232;s la parution du &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; d'ensuite. D'ici-l&#224;, tu as tout le temps d'aller saluer ton kiosquier ou de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Ce-qu-il-faut-debourser'&gt;t'abonner&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le dossier : 1983 : la marche pour l'&#233;galit&#233;, &#233;chec &#224; l'auto-organisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le 15 octobre 1983, quelques dizaines de marcheurs et marcheuses partent de Marseille dans une relative indiff&#233;rence, et finissent par rassembler plus de 60 000 personnes &#224; l'arriv&#233;e &#224; Paris, le 3 d&#233;cembre 1983. Dans un contexte de tension entre policiers et jeunes d'origine immigr&#233;e de la banlieue lyonnaise, il s'agissait &#224; l'origine de sortir de l'&#171; isolement collectif &#187;, d'&#233;chapper &#224; la violence entretenue par les forces de l'ordre et de cr&#233;er des ponts entre les quartiers populaires et le reste du pays. Tr&#232;s vite, seuls le geste pacifique de la main tendue &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise et l'image apais&#233;e de la jeunesse maghr&#233;bine ont &#233;t&#233; retenus par les m&#233;dias et le pouvoir socialiste.&#171; &lt;i&gt;Ce n'est pas aux jeunes immigr&#233;s de jouer les &#233;claireurs de la France &#339;cum&#233;nique&lt;/i&gt; &#187;, affirmaient &#224; l'&#233;poque les jeunes de la cit&#233; Gutenberg de Nanterre, en contre-pied &#224; l'ambiance consensuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s trente ans de tentatives de captation politique et de stigmatisation durable des quartiers, et tandis qu'on nous bassine encore et toujours avec l'&#171; int&#233;gration &#187;, retour sur ce moment o&#249;, en d&#233;pit de &#8211; ou gr&#226;ce &#224; &#8211; sa na&#239;vet&#233;, l'on osait affirmer : &#171; &lt;i&gt;On est chez nous !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_783 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;18&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH329/dossier-flambeau1983-e345c.jpg?1783485466' width='500' height='329' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Amadou Gaye.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;On n'a pas fini de marcher !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &gt; Mogniss H. Abdallah est l'animateur de l'agence IM'm&#233;dia et l'auteur de &lt;i&gt;Rengainez, on arrive ! Chroniques des luttes contre les crimes racistes ou s&#233;curitaires&lt;/i&gt; (&#233;d. Libertalia, 2012). T&#233;moin et acteur pivot des trente ann&#233;es &#233;coul&#233;es, il revient pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sur l'histoire des luttes de l'immigration et des banlieues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous &#233;tions modestes et d&#233;termin&#233;s&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &gt; Que reste-il de &#171; La Marche pour l'&#233;galit&#233; des droits et contre le racisme &#187; de 1983 ? Trente ans plus tard, cet &#233;v&#233;nement, qui marque d'une pierre blanche la vocation des immigr&#233;s &#224; rester en France, appelle un inventaire en demi-teinte. Certains participants de l'&#233;poque &#233;voquent aujourd'hui une situation encore plus d&#233;grad&#233;e. Bref retour sur le pass&#233; et &#233;tat &#8211; non exhaustif &#8211; des lieux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1973 : un &#233;t&#233; raciste&lt;/strong&gt; &gt; Au d&#233;but des ann&#233;es 1970, apr&#232;s une vague massive d'immigration &#233;conomique suscit&#233;e par les besoins de main-d'&#339;uvre des secteurs industriels (b&#226;timent, automobile), le gouvernement d&#233;cide de fermer la porte&#8230; brutalement et rapidement. En 1972, alors que la crise &#233;conomique se profile &#224; l'horizon, la circulaire Fontanet restreint la circulation des travailleurs maghr&#233;bins en liant l'attribution de la carte de s&#233;jour &#224; un titre de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le dossier : Mexique : qui fait la police ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une police et une justice communautaires&lt;/strong&gt; &gt; &#171; &lt;i&gt; Ici nous ne parlons pas d'autonomie, car c'est un mot qui donne de l'urticaire au gouvernement, mais nous la pratiquons&lt;/i&gt; &#187;, ont coutume de dire les Indiens me'phaa (tlapan&#232;ques) ou &#241;u saavi (mixt&#232;ques) organis&#233;s pour assurer la s&#233;curit&#233; de leur territoire et rendre la justice. Leur police communautaire est une &#233;manation de la vie sociale, et la vie sociale s'en trouve renforc&#233;e. Son rayon d'action touche aujourd'hui plus de 70 communaut&#233;s r&#233;parties sur 11 municipalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La police communautaire face &#224; la guerre de basse intensit&#233;&lt;/strong&gt; &gt; article exclusivement disponible sur internet. Suivre &lt;a href='https://cqfd-journal.org/La-police-communautaire-face-a-la'&gt;le lien&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les articles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&#244;le emploi 2015 : Quand la radiation devient une fonctionnalit&#233; du logiciel&lt;/strong&gt; &gt; Le pr&#233;c&#233;dent quinquennat ne les a pas &#233;pargn&#233;s. Et si les trois millions de ch&#244;meurs ont cru souffler avec le d&#233;but de l'&#232;re hollandaise, les derni&#232;res &#233;volutions de P&#244;le emploi en mati&#232;re de num&#233;rique d&#233;multiplient les possibilit&#233;s du flicage. Au nom bien s&#251;r de la lutte contre le ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Musiques tsiganes : Tsig boum tsoin tsoin&lt;/strong&gt; &gt; La musique tsigane existe-t-elle ? Filippo Bonini Baraldi, ethnomusicologue et violoniste, a publi&#233; une th&#232;se intitul&#233;e &lt;i&gt;Tsiganes, musique et empathie&lt;/i&gt;, apr&#232;s des ann&#233;es d'&#233;tude sur le terrain &#224; Ceuas, village de musiciens, en Transylvanie (Roumanie). Il revient pour &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; sur une identit&#233; en voie de r&#233;cup&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Litt&#233;rature : &#171; &lt;i&gt;Je vis avec la mort et la trahison en essayant de me garder de l'une et de l'autre.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &gt; Journaliste au &lt;i&gt;Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt;, Sorj Chalandon est aussi un romancier dont un des grands talents consiste &#224; larguer des personnages &#171; ordinaires &#187; dans les crat&#232;res fumants de l'Histoire contemporaine. Apr&#232;s le th&#233;&#226;tre d'ombre et de guerre irlandais avec &lt;i&gt;Mon tra&#238;tre&lt;/i&gt; (2009) et &lt;i&gt;Retour &#224; Killybegs&lt;/i&gt; (2011), Chalandon sort &lt;i&gt;Le Quatri&#232;me Mur&lt;/i&gt; (Grasset, 2013) ou le r&#234;ve fou de monter &lt;i&gt;Antigone&lt;/i&gt; au c&#339;ur d'un Beyrouth en ruines, en 1982, avec des acteurs issus de toutes les communaut&#233;s libanaises. Rencontre avec l'homme, au Cirque &#233;lectrique &#224; Paris, le 29 septembre, en marge d'un festival organis&#233; par la librairie Le Monte-en-l'air.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les chroniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Casse Noisette&lt;/strong&gt; &gt; Bonne pr&#233;sentation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Saute Fronti&#232;res : &#171; &lt;i&gt;Seuls les morts pourront rester.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/strong&gt; &gt; Le 4 octobre dernier, les quelque 400 noy&#233;s et disparus au large de l'&#238;le italienne de Lampedusa ont fait revenir le &#171; probl&#232;me migratoire &#187; sur le devant de la sc&#232;ne. Une quinzaine de jours auparavant, un assaut en masse sur l'enclave espagnole de Melilla d&#233;frayait &#233;galement la chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gu&#232;re civil&lt;/strong&gt; &gt; Tuez tous les Roms, la R&#233;publique ne les reconna&#238;t pas&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/strong&gt; &gt; P&#233;nible&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nouvelle chronique : &lt;strong&gt;Viva la Muerte !&lt;/strong&gt; &gt; Dictateurs d'anthologie, g&#233;nocidaires patent&#233;s, criminels contre l'humanit&#233;, meurtriers de masse, serial killers, snipers ultrafondamentalistes de toutes ob&#233;diences, tontons macoutes, barbouzes, mercenaires ou porte-flingues de r&#233;publique banani&#232;re, c'est qu'ils sont nombreux les ennemis du peuple, de la raison et de la vie. Sans oublier ces d&#233;mons mineurs, incubes et succubes, qui prolif&#232;rent dans les m&#233;dias, l'&#233;conomie, les arts, la politique, la religion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit s'&#233;tonner de l'exceptionnelle long&#233;vit&#233; de nombre de ces assassins reconnus et monstres en tous genres, morts dans leur lit, sinon paisiblement, quand d'autres sont pass&#233;s pr&#233;matur&#233;ment d'avoir d&#233;fendu quelque noble id&#233;e humaniste en s'exposant sur les barricades &#224; l'arbitraire imb&#233;cile et &#224; la brutalit&#233; du pouvoir. Patrick Watkins et Jean-Pierre Le Nestour proposent ici une nouvelle rubrique dans &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, histoire de r&#233;gler leur compte postmortem &#224; ces canailles et autres psychopathes, dont on retiendra tout de m&#234;me que, rendus au &#171; terminus des pr&#233;tentieux &#187;, ils sont tous &#233;gaux &#224; pr&#233;sent du point de vue des asticots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mois-ci : Milton Friedman (1912-2006). Cat&#233;gorie : Id&#233;ologues mortif&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais qu'est-ce qu'on va faire du&#8230;&lt;/strong&gt; &gt; Crowdfunding&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Media&lt;/strong&gt; &gt; Presse sous perf'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cap sur l'utopie&lt;/strong&gt; &gt; A nous de d&#233;passer les &#171; horizons ind&#233;passables &#187; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ma cabane pas au Canada : Au petit bazar la chance&lt;/strong&gt; &gt; Dans ce quartier populaire proche de la gare Saint-Charles, la fa&#231;ade de cette boutique est banale, semblable &#224; celle de ces autres vieux locaux &#233;quip&#233;s de volets en bois. Aucun signe particulier ne signale ce magasin plein &#224; craquer de livres, de vaisselles, de v&#234;tements et de quantit&#233; d'autres objets, tous d'occasion, comme &#233;tant un lieu destin&#233; &#224; r&#233;colter quelques menues monnaies pour une terrifiante association nomm&#233;e Article 13.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#192; travers les villes imaginaires et les cit&#233;s-laboratoires</title>
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		<dc:creator>No&#235;l Godin</dc:creator>


		<dc:subject>Cap sur l'utopie !</dc:subject>
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&lt;p&gt;Le binocle bakouninien au bout du nez, faisons un petit tour dans les livres r&#233;cents ax&#233;s sur la r&#233;imagination de la vie sociale. &#171; Utopie, j'&#233;cris ton nom &#187; (Les Ar&#232;nes), le n&#176;16 de la revue XXI du &#171; journalisme debout &#187; sans pubs, commence mal. On y ramasse toute l'histoire de l'utopie en trois noms : le cagot Thomas More, le prosa&#239;que Voltaire (dont le Candide pr&#233;f&#232;re l'agriculture potag&#232;re &#224; la ripaille dans l'Eldorado) et le r&#233;v&#233;rend Martin Luther King. Apr&#232;s, &#231;a va mieux. Car c'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no96-janvier-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;96 (janvier 2012)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cap-sur-l-utopie" rel="tag"&gt;Cap sur l'utopie !&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remi" rel="tag"&gt;R&#233;mi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-on" rel="tag"&gt;l'on&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Thomas-More" rel="tag"&gt;Thomas More&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/recents-axes" rel="tag"&gt;r&#233;cents ax&#233;s&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/prosaique-Voltaire" rel="tag"&gt;prosa&#239;que Voltaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le binocle bakouninien au bout du nez, faisons un petit tour dans les livres r&#233;cents ax&#233;s sur la r&#233;imagination de la vie sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Utopie, j'&#233;cris ton nom &#187; (Les Ar&#232;nes), le n&#176;16 de la revue &lt;a href=&#034;http://www.revue21.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;XXI&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; du &#171; journalisme debout &#187; sans pubs, commence mal. On y ramasse toute l'histoire de l'utopie en trois noms : le cagot Thomas More, le prosa&#239;que Voltaire (dont le Candide pr&#233;f&#232;re l'agriculture potag&#232;re &#224; la ripaille dans l'Eldorado) et le r&#233;v&#233;rend Martin&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_256 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH414/96-Remi-Godin-6a967.jpg?1782651223' width='400' height='414' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par R&#233;mi
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Luther King. Apr&#232;s, &#231;a va mieux. Car c'est sans complaisance qu'on y explore la cit&#233;-laboratoire Auroville o&#249; l'on cultive bio, o&#249; l'on fusionne avec la nature, on l'on se shoote au supra-mental sous la houlette d'une &lt;i&gt;&#171; esp&#232;ce d'&#201;tat centralis&#233; qui contr&#244;le tout &#187;&lt;/i&gt;. Et qu'on assiste &#224; la r&#233;surrection d'un village d'Ard&#232;che &#224; travers la relance &#233;puisante de la derni&#232;re filature de la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Cha&#239;bi sort aux &#233;ditions L'Harmattan la biographie fort bien fricass&#233;e de &lt;a href=&#034;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;obj=livre&amp;no=27999&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Jules Lechevalier, pionnier de l'&#233;conomie sociale&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (1806-1862), un sympathique illumin&#233; totalement m&#233;connu qui propagea la pens&#233;e de Fourier, Proudhon et Saint-Simon. &#171; Passant du r&#234;ve &#224; l'outil &#187;, il tenta, en 1839, de faire surgir une contre-soci&#233;t&#233; &lt;i&gt;&#171; associationniste &#187;&lt;/i&gt; en Guyane dont la premi&#232;re mesure aurait &#233;t&#233; d'abolir l'esclavage puis &lt;i&gt;&#171; d'acheter des esclaves &#224; l'&#233;tranger pour les &#233;manciper sur les terres fran&#231;aises &#187;&lt;/i&gt;.
On peut &#233;tudier aussi, mais avec le recul f&#233;roce et agac&#233; qui s'impose, &lt;a href=&#034;http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100743200&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'&#201;thique de la libert&#233;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; de Murray Rothbard (Les Belles Lettres), la profession de foi des libertaliens am&#233;ricains (1982) pr&#244;nant un appariement visqueux entre la propension &#224; la libert&#233; individuelle maximale des anarchistes et la religion toxique du laisser-faire des capitalistes. C'est &#233;galement &#224; un compromis anti-utilitariste cracra entre le socialisme, l'anarchisme, le communisme et, pouah !, le lib&#233;ralisme, que vise &lt;i&gt;Pour un manifeste du convivialisme&lt;/i&gt; (Le Bord de l'Eau) d'Alain Caill&#233;, un zigomar autrement inspir&#233; il y a une d&#233;cennie quand il boulonnait sur l'anthropologie du don.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour se requinquer, y a heureusement, orchestr&#233; par Jean-No&#235;l Mouret (Mercure de France), &lt;a href=&#034;http://www.mercuredefrance.fr/livre-Le_go%C3%BBt_des_villes_imaginaires-9782715230958-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Le Go&#251;t des villes imaginaires&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; o&#249; l'on d&#233;rive youpitamment avec comme guides Maurice Leblanc, Tristan Tzara, Italo Calvino, Lovecraft, Berlioz, P&#233;rec, Borges, F&#233;val, Poe et le g&#233;nial feuilletoniste s&#233;ditieux Gustave Le Rouge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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