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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Unite !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;Accompagn&#233; d'un coll&#232;gue, je sors du si&#232;ge de la bo&#238;te apr&#232;s une r&#233;union soporifique avec la Direction g&#233;n&#233;rale. Il fait gris et froid avec un vent fort &#224; La D&#233;fense, comme d'habitude&#8230; Pour rejoindre le parking, nous devons passer par le parvis de la tour Total. Ce n'est pas par nostalgie qu'on passe par l&#224;, c'est juste qu'on est oblig&#233;. Des travaux longs, chers et colossaux ont transform&#233; l'entr&#233;e de la tour. C'&#233;tait moche avant et &#231;a l'est toujours. C'est surtout grandiloquent et m'as-tu (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no117-decembre-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;117 (d&#233;cembre 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ratcliffe" rel="tag"&gt;Ratcliffe&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Accompagn&#233; d'un coll&#232;gue, je sors du si&#232;ge de la bo&#238;te apr&#232;s une r&#233;union soporifique avec la Direction g&#233;n&#233;rale. Il fait gris et froid avec un vent fort &#224; La D&#233;fense, comme d'habitude&#8230; Pour rejoindre le parking, nous devons passer par le parvis de la tour Total. Ce n'est pas par nostalgie qu'on passe par l&#224;, c'est juste qu'on est oblig&#233;. Des travaux longs, chers et colossaux ont transform&#233; l'entr&#233;e de la tour. C'&#233;tait moche avant et &#231;a l'est toujours. C'est surtout grandiloquent et m'as-tu vu. En m&#234;me temps, &#231;a sert &#224; filtrer davantage les entr&#233;es. Comme un ch&#226;teau fort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce parvis, nous remarquons quelques personnages qui d&#233;tonnent. Trois sont &#224; l'abri derri&#232;re une verri&#232;re avec de gros paquets, trois autres arborant des gilets rouge fluo et, s'appr&#234;tant &#224; distribuer un tract, sont dispers&#233;s sur le parvis. Il y a, enfin, deux autres qui s'affairent nerveusement autour d'un PC portable, sans doute &#224; la recherche de wifi. Intrigu&#233;s, nous regardons ce qui se passe. De m&#234;me que les multiples cam&#233;ras de vid&#233;osurveillance install&#233;es partout. Celui qui tient le PC fait un signe de la main. Ses coll&#232;gues se mettent alors en branle. Les huit gilets rouges, affichant &#171; &lt;i&gt;UNITE the union&lt;/i&gt; &#187;, se regroupent au milieu de la place, &#224; peine remarqu&#233;s par tous les employ&#233;s en costard sortis fumer leur clope. De plusieurs gros paquets, certains manifestants sortent une banderole qui avertit : &#171; &lt;i&gt;On ne laissera pas faire&lt;/i&gt; &#187;. D'autres extraient une masse informe et grise sur laquelle ils branchent un petit compresseur. La baudruche se gonfle petit &#224; petit et se mue en un rat agressif de plus de trois m&#232;tres qui reprend le m&#234;me slogan.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_904 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH612/p11-efix-cqfd117-1e288.jpg?1768670253' width='400' height='612' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Nos Anglais, enfin plut&#244;t des &#233;cossais avec des tronches des films de Ken Loach, travaillent dans une raffinerie en difficult&#233; &#224; Grangemouth, appartenant &#224; Ineos. Une soci&#233;t&#233; pr&#233;datrice qui rach&#232;te des bo&#238;tes (elle poss&#232;de en partenariat avec Petrochina la raffinerie Lavera sur l'&#233;tang de Berre) dont les autres multinationales (BP, ICI&#8230;) veulent se d&#233;barrasser pour en presser les derni&#232;res gouttes avant de les jeter. Ineos appartient &#224; James Ratcliffe, milliardaire britannique install&#233;, sans surprise, en Suisse, depuis trois ans. Le syndicat de nos &#233;cossais, UNITE the union, est la plus grosse conf&#233;d&#233;ration british et ils sont venus sur le parvis de La D&#233;fense pour faire conna&#238;tre leur situation. La raffinerie de Grangemouth, avec son millier de salari&#233;s, est dans le viseur des multinationales p&#233;troli&#232;res depuis longtemps. Mais Ratcliffe et sa clique ont fait monter la pression en pointant l'absence de rentabilit&#233; de l'entreprise. Les syndicalistes opposent &#224; cela une &#171; modeste &#187; progression des ventes de 50 % ces derni&#232;res ann&#233;es. Tout en m&#233;pris et poussant son avantage, la direction exige en contrepartie du maintien du site : r&#233;ductions salariales et diminution des jours de cong&#233; pendant les trois prochaines ann&#233;es, fermeture de leur r&#233;gime de pension de retraite et licenciement de leur d&#233;l&#233;gu&#233; syndical, Stevie Deans. Face &#224; ce chantage, les raffineurs, par r&#233;f&#233;rendum, ont r&#233;pondu qu'ils ne voulaient pas de ces menaces et refusaient de perdre leurs maigres avantages. Une gr&#232;ve &#233;tait m&#234;me pr&#233;vue mais la direction a pris les devants en arr&#234;tant les installations tandis que Ratcliffe lan&#231;ait un ultimatum de 48 heures &#224; l'ensemble de ses employ&#233;s sous peine de d&#233;chirer leurs contrats de travail. Les raffineurs ont d&#251; baisser pavillon et le travail a repris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette situation que voulaient faire conna&#238;tre nos huit syndicalistes qui sont vraiment contents qu'on s'int&#233;resse &#224; eux, m&#234;me si nous ne sommes que deux. De la tour Total, personne ne vient les voir. Ils sont juste surveill&#233;s comme des b&#234;tes curieuses et m&#234;me pas dangereuses. Un autre militant syndical qui passait par l&#224; se joint &#224; nous. Ils nous prennent alors en photo et les balancent aussit&#244;t sur la page Facebook de leur syndicat. Pour la forme, des tracts expliquant la situation sont distribu&#233;s et une sono minuscule mais tr&#232;s puissante crache le venin d'un groupe &#233;cossais politis&#233;. Certes, cela change du &#171; on l&#226;che rien &#187; de HK et les saltimbanques&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout d'une heure, les banderoles sont pli&#233;es, le rat d&#233;gonfl&#233;. Nous nous quittons, les Anglais, eux, se rendent devant le si&#232;ge de Veolia pour recommencer leur d&#233;monstration&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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