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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>De d&#233;mocratie lasse</title>
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		<dc:creator>Christophe Goby</dc:creator>


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&lt;p&gt;C'est &#224; une arch&#233;ologie du chaos que nous invite l'ethnologue Panagiotis Grigoriou dans son dernier essai. Sous la f&#233;rule des &#171; Troikans &#187;, &#171; il s'agit de faire de la Gr&#232;ce un cobaye pour exp&#233;rimenter le mod&#232;le de faillite contr&#244;l&#233;e en Europe &#187;. Pas moins. Et l'auteur de nous raconter, depuis son blog [Greek Crisis-&gt;http://www.greekcrisis.fr, le quotidien des Grecs de la capitale, mais aussi, au gr&#233; de ces excursions, le lent suicide du pays. Les &#233;lections sous &#171; protectorat allemand &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est &#224; une arch&#233;ologie du chaos que nous invite l'ethnologue Panagiotis Grigoriou dans son dernier essai&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Gr&#232;ce Fant&#244;me &#8211; Voyage au bout de la crise 2010-2013, Fayard, octobre 2013.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. Sous la f&#233;rule des &#171; Troikans &#187;, &#171; &lt;i&gt;il s'agit de faire de la Gr&#232;ce un cobaye pour exp&#233;rimenter le mod&#232;le de faillite contr&#244;l&#233;e en Europe&lt;/i&gt; &#187;. Pas moins. Et l'auteur de nous raconter, depuis son blog &lt;a href=&#034;http://www.greekcrisis.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Greek Crisis&lt;/a&gt;, le quotidien des Grecs de la capitale, mais aussi, au gr&#233; de ces excursions, le lent suicide du pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_981 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH649/p14-gre_ce-fayard-bd06f.jpg?1768667887' width='400' height='649' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Les &#233;lections sous &#171; protectorat allemand &#187; n'ont rien chang&#233;. A chaque nouveau tour de scrutin, le pays subit les coupes budg&#233;taires cens&#233;es le remettre d'aplomb. Une des cons&#233;quences des m&#233;morandums de la Tro&#239;ka BCE-UE-FMI est toutefois le d&#233;saveu vertigineux de la classe politique : les d&#233;put&#233;s du Pasok, les socialistes client&#233;listes qui ont gouvern&#233; le pays durant trente ans, sont hu&#233;s dans tout le pays. Quand la police arr&#234;te un manifestant qui agresse un &#233;lu socialiste en Thessalie, le car est bloqu&#233; et la police oblig&#233;e de lib&#233;rer le fautif. Conspu&#233;s lors de d&#233;fil&#233;s, bombard&#233;s de yaourts, les &#233;lus de la collaboration europ&#233;enne ne peuvent plus mettre un pied dans la rue. Pourtant, rares sont ceux qui finissent incarc&#233;r&#233;s, c'est tout de m&#234;me le cas d'Akis Tsokhatzopoulos, un des fondateurs du Pasok, en prison pour des malversations, justement avec des entreprises allemandes. Le journal satirique &lt;i&gt;To Pontiki&lt;/i&gt; (La Souris) se fait l'&#233;cho de ce pourrissement de la d&#233;mocratie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proche de Theodorakis ou de Manolis Glezos, des figures de Syriza, l'auteur raconte aussi l'ascension du parti de la gauche radicale dans les &#233;lections et le coup de projecteur sur Aube Dor&#233;e organis&#233; par les m&#233;dias. En mai 2012, Syriza &#233;tait arriv&#233; en seconde position dans le pays et en premi&#232;re &#224; Ath&#232;nes, au Pir&#233;e et dans les grandes villes. Ce m&#234;me parti se droitise d'apr&#232;s ses militants les plus &#224; gauche, notamment &#224; Salonique. Lors du troisi&#232;me m&#233;morandum (2012), ces syrizistes de gauche sont tomb&#233;s d'accord sur un point : &#171; &lt;i&gt; La lutte conventionnelle ne m&#232;ne plus &#224; rien. Nos d&#233;put&#233;s et les autres du KKE devraient quitter le b&#226;timent et rejoindre la manifestation. &lt;/i&gt; &#187; Mais l'&#233;pouvantail de l'extr&#234;me droite est utilement agit&#233; devant les yeux du peuple comme une injonction &#224; accepter les diktats de l'Europe financi&#232;re, lesquels renforcent &#224; leur tour cette m&#234;me extr&#234;me droite, enfermant le peuple grec dans un milieu carc&#233;ral eurolandais, comme l'&#233;crit l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise au pas des m&#233;dias et r&#233;volte journalistique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux &#171; &lt;i&gt; There is no alternative&lt;/i&gt; &#187; r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; l'envi par les &#233;lites politiques grecques, Panagiotis Grigoriou nous fait d&#233;couvrir les envol&#233;es rageuses du journaliste de centre droit, Georges Trangas, qui a d&#233;pos&#233; une plainte pour g&#233;nocide du peuple grec. &#171; &lt;i&gt;Eh salopards, il n'y a aucune guerre civile, il y a 95 % de ce peuple qui rejette cette politique du pire, le pays n'est pas divis&#233;, entrepreneurs, classe moyenne, ouvriers, militaires, secteur priv&#233; et public, tous d&#233;testent ce gouvernement, cela devient une affaire nationale, d&#233;passant la lutte des classes&#8230;&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;mission de Georges Trangas, REAL FM, novembre 2011.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &#187; Toute la propagande des &#171; grands &#187; journalistes, alternant promesses et menaces, allant jusqu'&#224; expliquer que le premier ministre Samaras r&#233;siste &#224; la Tro&#239;ka, est finalement mise &#224; nu. Ainsi, alors que la d&#233;mocratie vacille, &lt;i&gt;To Vima&lt;/i&gt;, un journal pro-gouvernemental, &#233;voque, lors de la visite d'Angela Merkel, le pr&#233;tendu putsch &#233;vit&#233; d'octobre 2011. Si vous ne voulez ni l'extr&#234;me droite ni l'arm&#233;e, acceptez la dictature des march&#233;s. Une belle aporie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin 2012, les purges aboutissent &#224; la fermeture de la t&#233;l&#233;vision publique grecque. Son crime ? Avoir &#233;voqu&#233; le climat policier lors de manifestations. Plusieurs journalistes seront limog&#233;s ou inqui&#233;t&#233;s dont Kostas Vaxevanis et A. Khondroyannis, mis en examen, l'un pour avoir publi&#233; la liste Lagarde, l'autre pour avoir sorti des photos montrant des policiers et des &#171; aubedoriens &#187; c&#244;te &#224; c&#244;te &#224; Corcyre. Dans le m&#234;me temps, un cadre d'Aube Dor&#233;e se permettait de frapper une &#233;lue communiste sur un plateau de t&#233;l&#233;vision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tro&#239;kanocide, mendicit&#233; ou &#233;migration.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quence d'une impossible r&#233;volte, les suicides se d&#233;veloppent comme celui du pharmacien retrait&#233; Dimitri Christoulas, qui r&#233;sonne dans tout le pays en avril 2012. Dans sa lettre, il signe : &#171; &lt;i&gt;Je crois qu'un jour les jeunes sans avenir prendront les armes et iront pendre les tra&#238;tres du peuple, sur la place Syntagma&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Panagiotis Grigoriou se fait l'&#233;cho de cette rage qui gronde, y compris chez les plus &#226;g&#233;s, mais il partage aussi les doutes d'un ami lorsque celui-ci lui dit : &#171; &lt;i&gt;Je ne sais pas. Les gens sont en col&#232;re, certes, mais ils restent assez immobiles, c'est sous le couvercle que l'&#233;bullition continue.&lt;/i&gt; &#187; Beaucoup pr&#233;f&#232;rent se d&#233;brancher des m&#233;dias afin d'&#233;chapper &#224; cette strat&#233;gie du choc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; une mendicit&#233; devenue end&#233;mique, certains reprennent le chemin de l'&#233;migration et parfois vers l'Allemagne, responsable affich&#233; de la crise &#233;conomique. D'autres veulent continuer la lutte, notamment parmi les syndicalistes. Mais une des cons&#233;quences imm&#233;diates du m&#233;morandum a &#233;t&#233; de faire sauter les conventions collectives. D&#232;s le 18 avril 2012, l'Union patronale grecque les a d&#233;nonc&#233; toutes. Las, les &#171; Tro&#239;kans &#187; en veulent toujours plus : passage aux six jours travaill&#233;s par semaine sans augmentation de salaire, suppression des indemnit&#233;s de licenciement, suppression de toutes les allocations sociales restantes et licenciement imm&#233;diat de 15 000 agents de la fonction publique&#8230; &#171; &lt;i&gt;Une punition exemplaire&lt;/i&gt; [inflig&#233;e] &lt;i&gt;&#224; la Gr&#232;ce&lt;/i&gt; &#187;, comme le rapporte cet ancien fonctionnaire du FMI, Panagiotis Roumeliotis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;criture, subtile, raconte la mort d'Antigone, une jeune femme de la r&#233;gion de Volos, morte apr&#232;s l'explosion de son chauffe-eau pour avoir tent&#233; de sauver ses &#233;conomies. Dans les derniers mois de 2011, un demi-million de personnes ont &#233;t&#233; licenci&#233;es. Les d&#233;partements ont &#233;t&#233; abolis et les communes regroup&#233;es. Les fonctionnaires territoriaux ont perdu de 40 &#224; 50 % de leur salaire. Le fuel devenu trop cher, les po&#234;les &#224; bois voient leurs ventes grimper. Jamais les Grecs n'auront autant manifest&#233; que ces trois derni&#232;res ann&#233;es. En septembre 2012 ce sont les policiers qui vont s'y mettre. Pourtant, c'&#233;tait bien la seule cat&#233;gorie &#233;pargn&#233;e par la diminution des salaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'humour tragique affleure au fil des pages. Au sujet des M&#233;t&#233;ores, un site historique bien connu des visiteurs de la Gr&#232;ce, l'auteur &#233;crit &#171; &lt;i&gt;Je propose que ce site soit aussi class&#233; patrimoine mondial du FMI&lt;/i&gt; &#187;. Panagiotis Grigoriou analyse, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, qu'en 2012, le temps &#233;lectoral aura mobilis&#233; la population, sans aucun d&#233;bouch&#233; politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fayard.fr/la-grece-fantome-9782213671109&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Gr&#232;ce Fant&#244;me&lt;/a&gt; &#8211; Voyage au bout de la crise 2010-2013&lt;/i&gt;, Fayard, octobre 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&#201;mission de Georges Trangas, REAL FM, novembre 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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