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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Jusqu'au bout des ongles</title>
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		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le cosmopolite 10e arrondissement de Paris a &#233;t&#233; t&#233;moin d'une gr&#232;ve in&#233;dite et embl&#233;matique : des manucures chinoises et des coiffeuses ivoiriennes ont fait tourner la boutique apr&#232;s la fuite de leur patron mauvais payeur et vont sans doute r&#233;ussir &#224; arracher leur r&#233;gularisation. Vendredi 21 mars, au royaume de la tresse et de la cosm&#233;tique africaine &#224; Paris. &#192; la sortie du m&#233;tro, des dizaines de jeunes rabatteurs, ivoiriens pour la plupart, apostrophent les passantes africaines d'un &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le cosmopolite 10e arrondissement de Paris a &#233;t&#233; t&#233;moin d'une gr&#232;ve in&#233;dite et embl&#233;matique : des manucures chinoises et des coiffeuses ivoiriennes ont fait tourner la boutique apr&#232;s la fuite de leur patron mauvais payeur et vont sans doute r&#233;ussir &#224; arracher leur r&#233;gularisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vendredi 21 mars, au royaume de la tresse et de la cosm&#233;tique africaine &#224; Paris. &#192; la sortie du m&#233;tro, des dizaines de jeunes rabatteurs, ivoiriens pour la plupart, apostrophent les passantes africaines d'un &#171; &lt;i&gt;coiffure, miss ?&lt;/i&gt; &#187; pour les orienter vers un salon parmi les dizaines qui se voisinent rue du Ch&#226;teau-d'Eau et tout au long du boulevard de Strasbourg. Au num&#233;ro 50, mitoyen du passage du D&#233;sir, un petit salon d'onglerie et de coiffure d&#233;tonne, &#224; cause du drapeau CGT qui pend en fa&#231;ade par-dessus les photos de mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1015 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/cam00187.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/cam00187-b650d.jpg?1768908429' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Au rez-de-chauss&#233;e, dans l'odeur agressive du vernis &#224; ongles, quatre manucures chinoises discutent &#233;nergiquement en posant des proth&#232;ses ongulaires au bout des doigts de clientes africaines. Quelques visiteurs aussi : une militante aux cheveux gris qui lit &lt;i&gt;Lib&#233;&lt;/i&gt; et Raymond Chauveau, militant CGT connu comme le loup blanc dans la lutte pour le droit des migrants. Raymond fait l'accueil, propose des caf&#233;s et blague avec les clientes. &#192; l'&#233;tage, si l'on suit l'escalier en colima&#231;on, se trouve le salon de coiffure africain, autre lieu d'intenses palabres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis d&#233;cembre, les employ&#233;es du salon n'&#233;taient plus pay&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Le patron nous promettait sans cesse de nous verser nos salaires, mais &#224; partir du 5 janvier on ne l'a plus vu. On attendait. Trois mois sans salaire, c'est dur&lt;/i&gt; &#187;, raconte Nogo, une des deux coiffeuses africaines. Tout en parlant, elle enroule des m&#232;ches, comme de petites antennes sur le cr&#226;ne d'une bambine de six mois qui s'extasie de sa nouvelle t&#234;te devant le miroir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir re&#231;u un avis d'expulsion du local pour deux ans de loyers impay&#233;s, le patron, un Ivoirien, a pris la clef des champs, plantant l&#224; le salon et ses salari&#233;es. &#171; &lt;i&gt;Dans ces cas-l&#224;&lt;/i&gt;, explique Raymond,&lt;i&gt; les patrons qui ne payent pas leurs salari&#233;s sans papiers, jouent soit l'intimidation et leur disent de d&#233;gager sous la menace&lt;/i&gt; [fictive] &lt;i&gt;d'appeler la police, soit l'usure, auquel cas, les salari&#233;s, toujours par crainte de faire des vagues, abandonnent leurs salaires dus et vont chercher du boulot ailleurs. Celui-l&#224; a pr&#233;f&#233;r&#233; se volatiliser.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Spontan&#233;ment, le 3 f&#233;vrier, les manucures chinoises sans papiers, dont certaines travaillaient depuis quatre ans dans des conditions al&#233;atoires, d&#233;cident de &#171; &lt;i&gt;se mettre en gr&#232;ve &lt;/i&gt; &#187;. Le 10 f&#233;vrier, elles viennent trouver l'union locale de la CGT qui les oriente vers le collectif des Droits des migrants du syndicat et d&#233;cident d'occuper le salon nuit et jour tout en continuant l'activit&#233; afin de se payer. Les b&#233;n&#233;fices sont mis au pot commun et divis&#233;s en parts &#233;gales. &#171; &lt;i&gt;Toutefois, on n'est pas dans une logique de coop&#233;rative&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Raymond.&lt;i&gt; La continuation de l'activit&#233;, c'est un outil au service de la lutte de fa&#231;on &#224; faire pression sur la pr&#233;fecture pour r&#233;gulariser ces travailleuses.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux Africaines avaient quitt&#233; le salon apr&#232;s la fuite du patron, mais ont rejoint le mouvement des Chinoises une semaine apr&#232;s le d&#233;marrage de la gr&#232;ve. &#171; &lt;i&gt;C'est quand la CGT est venue qu'on s'est rendu compte de ce qu'il se passait&lt;/i&gt;, raconte Nogo. &lt;i&gt;Auparavant, on ne connaissait pas la CGT. Il y avait onze filles qui tournaient dans le salon, maintenant il n'y a que moi et ma coll&#232;gue qui sommes revenues.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La permanence du salon est tenue par les gr&#233;vistes &#8211; quatre Chinoises, un jeune Chinois et les deux Ivoiriennes &#8211; avec un roulement de plusieurs militants, souvent vieux routiers du soutien aux immigr&#233;s. Les journaux chinois de l'immigration comme les r&#233;seaux sociaux se sont fait &#233;cho. L'&#233;mergence de la lutte des classes au sein d'une main-d'&#339;uvre irr&#233;guli&#232;re, donc tr&#232;s vuln&#233;rable, est susceptible de cr&#233;er une v&#233;ritable fissure dans le syst&#232;me de surexploitation des clandestins. Certains patrons chinois font la grimace : tout le monde tire avantage du travail au noir, font-ils savoir, &#233;branler le syst&#232;me est dangereux. M&#234;me refrain du c&#244;t&#233; des commer&#231;ants africains : &#171; &lt;i&gt; Les autres salons n'aiment pas &#231;a&lt;/i&gt;, commente Nogo. &lt;i&gt;C'est normal, ils pensent que &#231;a va cr&#233;er d'autres probl&#232;mes encore. Les rabatteurs du m&#233;tro font croire que le salon est ferm&#233;, mais on a des clientes fid&#232;les qui continuent &#224; venir.&lt;/i&gt; &#187; Nogo et Adja sont d&#233;termin&#233;es : &#171; &lt;i&gt;Quand tu te mets dans une histoire, tu dois aller jusqu'au bout&lt;/i&gt; &#187;, affirment-elles. &#192; l'entr&#233;e du salon, une femme en situation irr&#233;guli&#232;re arriv&#233;e en France en 2007 demande des conseils &#224; Raymond, qui, rod&#233; &#224; l'exercice, lui indique les marches &#224; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1016 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/cam00185.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/cam00185-54890.jpg?1768908430' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Samedi 5 avril. En ce d&#233;but d'apr&#232;s-midi ensoleill&#233;, une sono a &#233;t&#233; install&#233;e sur le trottoir devant le salon pour une conf&#233;rence de presse. Depuis deux semaines, on a avanc&#233;, les &#233;lections sont pass&#233;es par l&#224;. C'est d'ailleurs, apr&#232;s l'intervention de Raymond Chauveau, &#224; une petite s&#233;ance de f&#233;licitations et d'auto-congratulations &#224; laquelle on assiste avec les discours de divers repr&#233;sentants politiques : Parti de gauche, PCOF, EELV et m&#234;me&#8230; PS. Sans doute histoire de se redonner le moral apr&#232;s la claque des municipales. C&#244;t&#233; administratif, la veille et l'avant-veille, cinq travailleuses sur sept ont pu retirer des r&#233;c&#233;piss&#233;s &#224; la pr&#233;fecture, en attendant leur carte de s&#233;jour qui sera peut-&#234;tre d&#233;livr&#233;e en ao&#251;t. Li Mae et Gang, les deux travailleurs restants, obtiendront finalement le s&#233;same provisoire le vendredi 25 avril. Durant deux mois, les demandes de r&#233;gularisation ont connu les affres des tracasseries et tergiversations administratives. Passant de la menace d'expulsion &#224; la gestion prudente au cas par cas, la pr&#233;fecture a toujours refus&#233; de prendre en consid&#233;ration le caract&#232;re collectif et social de cette lutte, craignant sans doute ce fameux &#171; appel d'air &#187;, comme on dit pour qualifier la d&#233;fense des droits sociaux. Dans le m&#234;me temps, c'e&#251;t &#233;t&#233; un mauvais signal en p&#233;riode &#233;lectorale pour le gouvernement, comme pour la municipalit&#233;, d'expulser des sans-papiers en lutte, &#171; &lt;i&gt;qui plus est des femmes qui disent leur ras-le-bol de l'esclavage moderne&lt;/i&gt; &#187;, comme le rappelle Raymond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce samedi, les mines sont plut&#244;t r&#233;jouies, les &#171; gr&#233;vistes &#187; sont fi&#232;res et &#233;mues de l'issue qui s'annonce favorable, ainsi que des diverses manifestations de solidarit&#233;. Elles, qui &#233;taient r&#233;tives &#224; toute photo, posent d&#233;sormais en pleine lumi&#232;re, souriantes bien qu'intimid&#233;es. Cependant, &#224; l'&#233;cart des discours &#224; caract&#232;re politique qui d&#233;noncent &#171; &lt;i&gt; le non-respect des r&#232;gles par les commerces du quartier&lt;/i&gt; &#187;, l'air soucieux d'une jeune Angolaise contraste avec la bonne humeur g&#233;n&#233;rale. Elle vient de d&#233;barquer du train depuis la C&#244;te d'Azur o&#249; elle r&#233;side et d&#233;couvre avec surprise ce petit rassemblement. C'est l'&#233;pouse du propri&#233;taire des locaux &#8211; pas le patron du salon mais le proprio des murs. Depuis deux ans, elle essaie de r&#233;cup&#233;rer ses loyers aupr&#232;s du patron d&#233;sormais en fuite, loyers qui constituent, dit-elle, la seule source de revenus du foyer. Son mari est &#226;g&#233; et a fait une d&#233;pression : &#171; &lt;i&gt;Si on ne r&#233;cup&#232;re pas notre bien, on va bient&#244;t &#234;tre &#224; la rue avec nos enfants.&lt;/i&gt; &#187; Elle se dit favorable &#224; la r&#233;gularisation des filles et esp&#232;re surtout que cela permettra de d&#233;bloquer sa propre situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois ouverte la voie de la r&#233;gularisation, il faut s'attendre &#224; la mise en vente du salon et &#224; la fin de cette micro-exp&#233;rience d'autogestion de circonstance. Adja, une des deux coiffeuses ivoiriennes, &#233;coute le r&#233;cit de la femme du proprio avec compassion. Elle n'est pas inqui&#232;te pour autant : &#171; &lt;i&gt;Trouver un emploi ailleurs ne sera pas compliqu&#233;. Si j'ai les papiers, je vais m&#234;me pouvoir faire une formation. Plein de choses sont possibles maintenant.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
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&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH314/p04-ongerie-f5384.jpg?1768650508' width='400' height='314' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Photo D.R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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