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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Les contrats fant&#244;mes de Montes del Plata</title>
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		<dc:creator>Cheru Corisco</dc:creator>


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&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, un chef d'&#201;tat urugayen, Pepe Mujica, le &#171; pr&#233;sident des gens &#187;, qui d&#233;nonce la &#171; civilisation contre la simplicit&#233;, contre la sobri&#233;t&#233;, contre tous les cycles naturels &#187;. De l'autre, un pays livr&#233; aux m&#233;gaprojets industriels men&#233;s par des multinationales peu scrupuleuses qui presse comme du citron sa main-d'&#339;uvre &#171; d&#233;tach&#233;e &#187;. Exemple de travailleurs serbes pris dans les filets de la mondialisation. La firme Montes del Plata est le r&#233;sultat d'une fusion entre l'entreprise (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no121-avril-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;121 (avril 2014)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D'un c&#244;t&#233;, un chef d'&#201;tat urugayen, Pepe Mujica, le &#171; pr&#233;sident des gens &#187;, qui d&#233;nonce la &#171; civilisation contre la simplicit&#233;, contre la sobri&#233;t&#233;, contre tous les cycles naturels &#187;. De l'autre, un pays livr&#233; aux m&#233;gaprojets industriels men&#233;s par des multinationales peu scrupuleuses qui presse comme du citron sa main-d'&#339;uvre &#171; d&#233;tach&#233;e &#187;. Exemple de travailleurs serbes pris dans les filets de la mondialisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La firme Montes del Plata est le r&#233;sultat d'une fusion entre l'entreprise foresti&#232;re chilienne Arauco qui s&#233;vit en territoire &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Une-chamane-en-prison&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;mapuche&lt;/a&gt; et le groupe forestier-papetier finno-su&#233;dois Stora Enso. Non content de cette base chilienne, le groupe s'est rendu propri&#233;taire de plus de 130 000 hectares de terres en Uruguay, o&#249; il a b&#226;ti un gigantesque complexe industriel papetier sur le rio de la Plata.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1040 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;12&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH564/p05-urugay-ab2c9.jpg?1768657035' width='400' height='564' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Aurel.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'impact environnemental d'un tel projet est d'ores et d&#233;j&#224; pr&#233;visible : la monoculture expansive de l'eucalyptus &#8211; qui n&#233;cessite 500 litres d'eau par kilo de bois &#8211; risque d'ass&#233;cher les nappes phr&#233;atiques au d&#233;triment des &#233;leveurs et agriculteurs locaux. Avec l'utilisation de pesticides et la production de d&#233;chets industriels, la biodiversit&#233; est menac&#233;e. Malgr&#233; tout, l'entreprise promet, sur son site web, &#171; &lt;i&gt;un respect scrupuleux des contrats de travail, des normes de s&#233;curit&#233; et de sant&#233;, des logements et une alimentation de qualit&#233; sur les chantiers ainsi que des r&#233;mun&#233;rations sup&#233;rieures &#224; la moyenne nationale, et l'embauche de main-d'&#339;uvre locale&lt;/i&gt; &#187;. V&#339;u pieux car Montes del Plata a aussi besoin d'employ&#233;s qualifi&#233;s que le march&#233; du travail uruguayen ne fournit pas encore : des soudeurs &#224; l'argon, &#233;lectriciens de haut vol capables de travailler dans des conditions de s&#233;curit&#233; tendues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2013, gr&#226;ce &#224; un v&#233;ritable jeu de poup&#233;es russes de groupes sous-traitants, Montes del Plata recrute 70 travailleurs serbes par le biais de l'entreprise russo-serbe Termoelektro. Le groupe industriel papetier autrichien Kresta op&#232;re le casting d'ouvriers qualifi&#233;s pour l'entreprise serbe, puis les recommande &#224; son alter ego uruguayen Felvok, prestataire de services pour Montes del Plata. Apr&#232;s avoir sign&#233; des contrats de 6 mois aux conditions habituelles pour eux, les ouvriers serbes sont missionn&#233;s en Uruguay, munis de simples visas touristiques, avec la promesse d'une r&#233;gularisation de leur statut de travailleurs &#233;trangers une fois sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Branko Drinic, 45 ans et p&#232;re de deux enfants, ouvrier &#233;lectricien pour Termoelektro, qui a d&#233;j&#224; effectu&#233; des dizaines de missions &#224; travers le monde, a pu nous raconter sa gal&#232;re. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s notre arriv&#233;e, Felvok a retenu nos passeports et billets retours. On a commenc&#233; &#224; s'en inqui&#233;ter, et c'est seulement par l'entremise de Sunca (syndicat local de la construction) qu'on pourra les r&#233;cup&#233;rer apr&#232;s quatre bonnes semaines d'attente. De mi-mai &#224; juillet, on a d&#251; travailler 10 &#224; 12 heures par jour, week-end compris, sans jamais voir la couleur de notre salaire. L&#224; encore, l'intervention du Sunca nous a permis de toucher une avance d'environ 600 euros, puis par la suite, quelques virements sporadiques en pesos uruguayens, qui n'atteindront jamais le montant d&#251; et qui ne sont justifi&#233;s par aucune fiche de paie.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ces irr&#233;gularit&#233;s, les ouvriers serbes, incit&#233;s par le Sunca, d&#233;cident de se mettre en gr&#232;ve pendant quatre jours pour r&#233;clamer la totalit&#233; de leur salaire. Ils sont loin de leur pays, et nombreux sont ceux qui doivent subvenir aux besoins de leur famille. &#171; &lt;i&gt; Le syndicat nous a promis que tout allait s'arranger, mais lorsqu'on a d&#233;cid&#233; de reprendre le travail, on s'est aper&#231;us que nos cartes d'acc&#232;s avaient &#233;t&#233; bloqu&#233;es &lt;/i&gt; &#187;, pr&#233;cise Branko. Felvok leur signifie qu'on n'a plus besoin d'eux. Bref, ils sont tout simplement vir&#233;s sans aucune forme de pr&#233;avis. C'est aussi &#224; ce moment que le syndicat officiel se d&#233;sint&#233;resse de leur sort. Coinc&#233;s dans le campement de travailleurs, sans argent, sans soutien et sans parler la langue ni comprendre les codes du pays, ils d&#233;cident, suivant les conseils d'un camarade, de porter plainte et choisissent une avocate dans les pages jaunes. &#171; &lt;i&gt;On a choisi l'avocate Alba Berreta parce que son nom nous paraissait sympathique&lt;/i&gt; &#187;, raconte Branko en rigolant.
Dans un premier temps, une plainte est d&#233;pos&#233;e au tribunal de Conchillas pour escroquerie, mais finalement le dossier, relevant du droit du travail, est transf&#233;r&#233; &#224; Montevideo o&#249; Montes del Plata a son si&#232;ge. Selon l'avocate, Montes del Plata se d&#233;clare favorable &#224; un accord, mais Felvok refuse de payer. D'ailleurs, Felvok n'est en mesure de fournir ni contrats, ni re&#231;us, ni m&#234;me grilles de travail. Pour la plupart des travailleurs, cette situation de pr&#233;carit&#233; qui tra&#238;nait en longueur devient invivable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#233;dant &#224; diverses pressions &#8211; comme la r&#233;tention de leurs billets de retour, les menaces et tentatives violentes d'expulsion de leurs logements ouvriers, une situation de ch&#244;mage de fait, le temps qui passe et le manque d'argent &#8211;, la grande majorit&#233; de ces travailleurs accepte de signer des documents produits par Felvok actant leur d&#233;mission. De fait, ils doivent s'asseoir sur la totalit&#233; de l'argent que l'entreprise leur doit. &#171; &lt;i&gt;&#192; la signature, chaque r&#233;sign&#233; a eu droit &#224; un billet de 1 000 pesos&lt;/i&gt; [environ 35 euros]&lt;i&gt;, et retour &#224; la maison !&lt;/i&gt; &#187;, s'indigne Branko.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre, seuls spt ouvriers serbes sont encore d&#233;termin&#233;s &#224; se battre. Du 21 au 29, ils s'installent sur la Plaza Independencia, face au palais pr&#233;sidentiel, en plein centre de Montevideo, pour entamer une gr&#232;ve de la faim. Leur action attire la sympathie des passants et de militants qui se mettent &#224; organiser collectes d'aliments et h&#233;bergements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Branko et un de ses camarades d&#233;cident d'envoyer le r&#233;cit de leur lutte &#224; divers journaux serbes en esp&#233;rant trouver chez eux un soutien. L'ASI (Anarcho-syndicalist initiative), branche serbe de l'AIT&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'IWA-AIT est un r&#233;seau qui s'appuie sur les principes du syndicalisme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, prend contact avec eux et leur mandate H&#233;ctor, un militant originaire des Canaries et install&#233; depuis peu en Uruguay. H&#233;ctor est un personnage &#233;nergique, rompu aux confrontations avec les patrons et autres repr&#233;sentants des autorit&#233;s. Il ne plie jamais face au pouvoir du guichet et peut faire tourner en bourrique n'importe quel rond-de-cuir herm&#233;tique. C'est lui qui les accompagne dans toutes leurs d&#233;marches. Gr&#226;ce &#224; sa ma&#238;trise de l'anglais (seule langue de communication avec les Serbes), il facilite aussi les rapports avec l'avocate et avec les institutions. Le 12 mars dernier, un rassemblement est organis&#233; devant le si&#232;ge de Montes del Plata au World Trade Center (sic !) de Montevideo. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; &#171; gentiment &#187; invit&#233;s par la police &#224; s'&#233;carter de la cour priv&#233;e du centre d'affaires, H&#233;ctor prend la parole sur un ton d&#233;licatement fleuri : &#171; &lt;i&gt;Nous reviendrons ici autant de fois qu'il le faudra pour distribuer nos tracts jusqu'&#224; ce que l'entreprise daigne d&#233;crocher son t&#233;l&#233;phone et propose enfin un accord acceptable &#224; ces ouvriers pour qu'ils puissent enfin repartir. Ou alors il nous faudra r&#233;unir des centaines de personnes pour venir foutre le feu &#224; cet immeuble et &#224; toute cette bande de canailles, car c'est une sacr&#233;e merde de savoir que ces ouvriers sont ici, &#224; l'autre bout du monde, parce que ces fils de la grande pute qui nous regardent d'en haut de leur tour avec leurs avocats qui gagnent 4 &#224; 5 fois plus que ce que ces ouvriers r&#233;clament, nous envoient leurs flics et leurs espions parce qu'ils n'ont m&#234;me pas le courage de descendre parler ici ! Ce sont des putain de l&#226;ches de merde ! Voil&#224; ce qu'ils sont !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s bient&#244;t un an pass&#233; sur le sol uruguayen et huit mois de r&#233;sistance, les cinq derniers travailleurs serbes pugnaces r&#233;clament toujours les six mois de salaire pour lesquels ils avaient initialement sign&#233;. Les autorit&#233;s ne les ont toujours pas re&#231;us malgr&#233; les diverses manifestations publiques organis&#233;es en faveur de leur lutte. L'&#233;ch&#233;ance de leurs billets retours est pr&#233;vue pour le 19 avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ravalant sa rage d'avoir &#233;t&#233; trait&#233; comme un esclave, Branko pr&#233;f&#232;re envisager l'avenir positivement : &#171; &lt;i&gt;Quand je rentrerai au pays, je ne travaillerai plus pour ces salauds ! Peut-&#234;tre que je me consacrerais &#224; cultiver mon jardin&lt;/i&gt; &#187;, me disait-il en regardant pousser les tomates de notre potager.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mujica nomin&#233; dans le r&#244;le de la grande conscience &#233;colo-humaniste&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Celui qu'on surnomme le &#171; &lt;i&gt; pr&#233;sident le plus pauvre du monde&lt;/i&gt; &#187; est devenu, en prenant des mesures soci&#233;tales progressistes (l&#233;galisation de l'avortement, mariage homosexuel, d&#233;p&#233;nalisation du cannabis), la coqueluche des m&#233;dias occidentaux. Le 24 septembre dernier, lors de son intervention &#224; l'ONU et devant les cam&#233;ras du r&#233;alisateur serbe Emir Kusturica qui lui consacre son prochain film, Mujica fustigeait l'argent roi et l'hyst&#233;rie consum&#233;riste : &#171; &lt;i&gt;Nous avons sacrifi&#233; les anciens dieux immat&#233;riels, et nous occupons le Temple avec le dieu March&#233;. C'est lui qui organise pour nous l'&#233;conomie, la politique, nos comportements, la vie, et nous propose un bonheur de fa&#231;ade, en mensualit&#233;s ou avec des cartes de cr&#233;dit.&lt;/i&gt; &#187; Tel Chirac en son temps, Mujica endosse la panoplie de la grande conscience &#233;colo : &#171; &lt;i&gt; Ce que la science appelle &#8220;empreinte carbone&#8221; nous dit que si toute l'humanit&#233; aspire au niveau de vie d'un Nord-Am&#233;ricain moyen, il nous faudra au moins trois plan&#232;tes.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au m&#234;me moment, le gouvernement de gauche uruguayen n'en finit pas de brader les ressources du pays aux capitaux &#233;trangers. Son secteur &#233;conomique le plus porteur est la production et l'exportation de soja transg&#233;nique Monsanto. Un autre m&#233;gaprojet tr&#232;s controvers&#233; en Uruguay risque de s'imposer d'ici peu : l'ouverture d'une gigantesque mine de fer &#224; ciel ouvert qui s'accompagnera d'un long viaduc vers un autre port industriel en projet sur la plus belle et plus sauvage c&#244;te du pays. Il est aussi question d'ouvrir des concessions d'exploitation de p&#233;trole offshore &#224; Total, BP et Petrobras. On est loin des discours d&#233;croissants et t&#233;l&#233;g&#233;niques de Pepe Mujica.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;L'IWA-AIT est un r&#233;seau qui s'appuie sur les principes du syndicalisme r&#233;volutionnaire. Sa branche serbe, l'ASI a &#233;t&#233; fond&#233;e &#224; Belgrade en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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