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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La banalit&#233; du fichage</title>
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		<dc:date>2014-06-16T04:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Julien Tewfiq</dc:creator>


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&lt;p&gt;Quelques mois avant que n'&#233;clate l'affaire Snowden, le 6 juin 2013, le groupe Marcuse publiait La Libert&#233; dans le coma (&#233;ditions La Lenteur, 2013). Un manifeste qui d&#233;nonce la num&#233;risation de nos vies dans ses aspects aussi bien policiers que nourriciers : tout en cr&#233;ant une situation de fichage g&#233;n&#233;ralis&#233;, elle nous rend surtout de plus en plus perm&#233;ables aux logiques marchandes et bureaucratiques, dixit Matthieu Amiech, l'un des auteurs. CQFD : Les r&#233;v&#233;lations d'Edward Snowden sur (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Caroline-Sury" rel="tag"&gt;Caroline Sury&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/d-un" rel="tag"&gt;d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Grandes" rel="tag"&gt;Grandes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/monde" rel="tag"&gt;monde&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quelques mois avant que n'&#233;clate l'affaire Snowden, le 6 juin 2013, le groupe Marcuse publiait &lt;i&gt;La Libert&#233; dans le coma&lt;/i&gt; (&#233;ditions La Lenteur, 2013). Un manifeste qui d&#233;nonce la num&#233;risation de nos vies dans ses aspects aussi bien policiers que nourriciers : tout en cr&#233;ant une situation de fichage g&#233;n&#233;ralis&#233;, elle nous rend surtout de plus en plus perm&#233;ables aux logiques marchandes et bureaucratiques, dixit Matthieu Amiech, l'un des auteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1066 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH504/p04-colombeok-1fa6e.jpg?1782641294' width='400' height='504' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Les r&#233;v&#233;lations d'Edward Snowden sur l'ampleur de l'espionnage num&#233;rique &#233;tasunien, et r&#233;cemment &#171; l'affaire Heartbleed&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Heartbleed est le nom donn&#233; &#224; une erreur de codage contenue dans le logiciel (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;, ont donn&#233; toute son actualit&#233; &#224; votre livre. Vous avez d'ailleurs publi&#233; des tribunes dans la presse pour enfoncer le clou&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. &#171; Mis&#232;re de notre addiction num&#233;rique &#187;, dans Le Monde du 3 janvier 2014 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Matthieu Amiech :&lt;/strong&gt; Dans &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-la-liberte-dans-le-coma-2014-03-22&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Libert&#233; dans le coma&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, on s'est demand&#233; ce que le fichage nous faisait vraiment. On a essay&#233; de d&#233;passer le simple r&#233;flexe d'indignation (compl&#232;tement l&#233;gitime, bien s&#251;r) face &#224; un ph&#233;nom&#232;ne qui existe depuis longtemps, m&#234;me si l'informatique et Internet lui ont donn&#233; une autre dimension. On est arriv&#233; &#224; l'id&#233;e que le fichage g&#233;n&#233;ralis&#233; est le revers de notre extraordinaire d&#233;pendance vis-&#224;-vis de l'&#201;tat et des entreprises. D&#233;pendance morale et mat&#233;rielle : nos vies sont administr&#233;es par de grandes organisations, publiques et priv&#233;es, qui nous nourrissent, nous distraient, nous soignent, nous logent, et bien s&#251;r nous permettent de &#171; &lt;i&gt;garder le contact avec notre tribu&lt;/i&gt; &#187; tout en virevoltant aux quatre coins des m&#233;tropoles ou des continents. Le revers de tout &#231;a, c'est que pour produire et distribuer ces biens et services dont nous ne savons pas nous passer, ces grandes organisations r&#233;clament toujours plus de renseignements sur nous. Pour &#234;tre efficaces, elles ont besoin d'informations de plus en plus pr&#233;cises et nombreuses sur leurs clients, leurs administr&#233;s, etc. Bref, une de nos conclusions, c'est qu'il est difficile de s'indigner du fichage aujourd'hui sans mettre en cause tout un mode de vie consum&#233;riste et assistanciel, bas&#233; sur la production et la gestion de masse.
L&#224;-dessus, peu apr&#232;s la sortie de notre bouquin, &#233;clate l'affaire Snowden. Un employ&#233; de la National Intelligence Service (NSA) d&#233;nonce publiquement la surveillance par son agence des communications t&#233;l&#233;phoniques et &#233;lectroniques du monde entier. Un geste courageux, comme on aimerait en voir plus souvent de la part de personnes qui travaillent pour de grandes institutions ! Depuis, quasiment tous les mois, la presse internationale sort de nouvelles r&#233;v&#233;lations &#224; partir des informations qu'a livr&#233;es Snowden. Mais qu'est-ce que ces r&#233;v&#233;lations nous apprennent ? Que les services de renseignement de la premi&#232;re puissance mondiale emploient tous les moyens &#224; leur disposition pour se renseigner, y compris l'Internet. Mazette !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oui, et c'&#233;tait m&#234;me devenu un sujet assez courant de films, de s&#233;ries t&#233;l&#233;&#8230; Ces r&#233;v&#233;lations ont quand m&#234;me l'avantage de mettre en lumi&#232;re que tout &#231;a n'&#233;tait pas de la parano&#239;a.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, d'accord. On peut se dire qu'on en sait un peu plus sur les modalit&#233;s pr&#233;cises de cette surveillance, par exemple quand &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; annonce que des ing&#233;nieurs d'Orange travaillent directement pour la Direction g&#233;n&#233;rale de la S&#233;curit&#233; ext&#233;rieure (DGSE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'emp&#234;che que le type d'informations dont la presse est la plus friande, c'est le fait que les services secrets anglais ont acc&#232;s aux images de webcam qui circulent le long des c&#226;bles transatlantiques, sachant qu'une partie importante des gens qui communiquent par webcam se filment nus. Le groupe Marcuse est bien emb&#234;t&#233; de savoir que des agents lubriques de sa Gracieuse Majest&#233; violent parfois l'intimit&#233; de ces internautes revenus &#224; l'&#233;tat sauvage, mais &#231;a ne changera probablement pas le cours de leur vie. Ce qui p&#232;se sur le cours de nos vies, et lourdement, c'est que Google et Facebook revendent des masses colossales d'informations sur les trajets, les go&#251;ts et les activit&#233;s de chaque internaute aux groupes industriels et &#224; leurs instituts de marketing, pour que ceux-ci proc&#232;dent &#224; un profilage de plus en plus fin de la population, qu'ils ajustent leur com' et leurs promotions afin que le plus grand nombre de consommateurs terminent dans leurs filets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais tout cela, on le sait aussi. De plus en plus de gens sont au courant que Facebook collecte des donn&#233;es sur ses utilisateurs, que Google enregistre toutes les recherches qui lui sont demand&#233;es, etc., dans le but de vendre ces informations aux entreprises, aux publicitaires&#8230; Mais &#231;a n'a pas l'air de traumatiser grand monde, non ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est que l'on n'arrive pas &#224; consid&#233;rer cette emprise de l'industrie et du marketing sur notre vie quotidienne comme une atteinte &#224; notre libert&#233;. La plupart des gens ne voient de la domination que dans les rapports personnels asym&#233;triques, ou alors dans la r&#233;pression exerc&#233;e par des sbires en uniforme, qui les emp&#234;cheraient de se tenir par la main dans la rue ou leur arracheraient leur lecteur mp3 pour v&#233;rifier la provenance de la musique. Or, dans les pays industriels &#171; avanc&#233;s &#187;, le type de domination que nous subissons depuis plusieurs d&#233;cennies n'est pas, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, de cette sorte ; elle ne s'en prend pas constamment &#224; l'int&#233;grit&#233; des individus par la violence physique ou par des injonctions coercitives. Elle consiste surtout &#224; &#233;tudier les comportements, &#224; les mettre en chiffres pour y d&#233;celer des r&#233;gularit&#233;s et ainsi agir dessus. Cette domination gestionnaire, par les algorithmes, attente rarement &#224; notre sentiment de libert&#233;, d'int&#233;grit&#233;, alors qu'elle agit sur nous, sur nos choix dans de nombreuses circonstances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une domination qui n'est pas &#224; notre &#233;chelle : elle rassemble des informations sur notre psychisme, sur nos relations &#8211; l'informatique permet de le faire automatiquement &#8211; et elle en d&#233;duit des strat&#233;gies commerciales, des dispositifs de gestion et de communication qui se d&#233;ploient &#224; l'&#233;chelle d'un pays ou d'un continent, face auxquels l'intelligence ou la volont&#233; d'un individu, d'un petit groupe, ne p&#232;se pas grand-chose. Pourtant, malgr&#233; la puissance &#233;vidente de ces dispositifs, beaucoup de gens continuent de penser, par exemple, que la publicit&#233; n'a pas d'impact sur eux, voire qu'elle n'a pas d'impact sur la soci&#233;t&#233; &#8211; &#171; &lt;i&gt;il ne faut pas prendre les autres pour des idiots, la plupart des gens savent se d&#233;fendre contre la propagande, etc.&lt;/i&gt; &#187; La critique de la soci&#233;t&#233; de consommation a &#233;t&#233; faite mille fois depuis les ann&#233;es 1960, elle est connue de tous, mais on n'arrive pas &#224; la prendre compl&#232;tement au s&#233;rieux. Le fait que nos besoins et nos vies soient presque enti&#232;rement programm&#233;s par des bureaucraties ne para&#238;t jamais aussi grave, pour la cause de la libert&#233;, que le r&#233;tablissement de l'interdiction d'avorter en Espagne ou la condamnation d'un dissident chinois suite &#224; un commentaire insolent sur son blog.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que ce n'est pas parce qu'on ne voit pas quelle autre soci&#233;t&#233; pourrait prendre forme ? On se r&#233;signe &#224; cette vie de faux besoins, faute de mieux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a de &#231;a, mais c'est aussi que cette soci&#233;t&#233; administr&#233;e, et en particulier les NTIC, r&#233;pondent assez bien &#224; la conception de la libert&#233; qui s'est impos&#233;e en Occident depuis plusieurs d&#233;cennies. &#224; la fin du deuxi&#232;me chapitre de notre livre, on explique que l'id&#233;e de la libert&#233; qui domine &#224; notre &#233;poque, c'est la libert&#233; par rapport &#224; la nature &#8211; le fait d'&#233;chapper aux cycles naturels, celui des saisons par exemple, et aux efforts pour produire ses conditions d'existence au contact des &#233;l&#233;ments naturels &#8211; et la libert&#233; par rapport aux autres &#8211; le fait de ne d&#233;pendre de personne en particulier, ni de sa famille, ni de ses voisins, d'aucune figure incarn&#233;e en fait. Pour &#233;chapper &#224; ces d&#233;pendances-l&#224;, l'homme contemporain est pr&#234;t &#224; d&#233;pendre d'un syst&#232;me anonyme de production de masse, c'est-&#224;-dire qu'il fait reposer sa libert&#233; individuelle sur l'exploitation des autres, la destruction du milieu naturel, l'expropriation des paysanneries, les guerres pour le contr&#244;le de ressources strat&#233;giques, etc.
Sortir du capitalisme implique la promotion d'une tout autre id&#233;e de la libert&#233; : une libert&#233; collective, anim&#233;e notamment par le d&#233;sir de produire ses conditions d'existence en commun, hors des logiques salariale et industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces valeurs que vous mettez en avant sont aussi port&#233;es dans une certaine mesure par le courant du logiciel libre, de la &#171; connaissance partag&#233;e &#187;, des hackers et autres anarcho-geeks. Mais leurs conclusions ne sont pas les m&#234;mes que vous sur le r&#244;le des nouvelles technologies.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des gens tr&#232;s diff&#233;rents dans ce &#171; courant &#187;, aussi bien des id&#233;ologues &#224; la solde des &#233;lites dirigeantes, genre &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Mais-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Stiegler&lt;/a&gt;, que des programmeurs sinc&#232;res qui s'efforcent de diffuser des pratiques de coop&#233;ration, de gratuit&#233;, d'auto-organisation, sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les utopistes du logiciel libre sous-estiment structurellement la contribution des nouvelles technologies au d&#233;sastre &#233;cologique en cours. L'id&#233;e de d&#233;mat&#233;rialisation masque la r&#233;alit&#233; de la production mat&#233;rielle des ordinateurs, t&#233;l&#233;phones, tablettes et autres liseuses, qui est aussi peu reluisante que celle de bien des industries mieux connues pour leurs m&#233;faits humains et environnementaux. Ils sous-estiment aussi &#224; quel point le mode de vie connect&#233; est un accomplissement de la civilisation marchande : il cr&#233;e une soci&#233;t&#233; o&#249; chacun, chez lui comme dans l'espace public, passe une grande partie de son temps riv&#233; &#224; une machine qu'il ne pourra jamais ni produire ni r&#233;parer lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fin des ann&#233;es 1930, Max Horkheimer, un des fondateurs de l'&#201;cole de Francfort &#8211; le groupe de r&#233;flexion dont est issu Herbert Marcuse &#8211; avait &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;Qui ne veut pas entendre parler du capitalisme doit aussi se taire sur le fascisme&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Max Horkheimer, &#171; Pourquoi le fascisme ? &#187; (1939).&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &#187;. Aujourd'hui, on peut dire de m&#234;me : qui ne conteste pas l'emprise num&#233;rique&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;f&#233;rence au livre de C&#233;dric Biagini, L'Emprise num&#233;rique, &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e).&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; n'a rien de s&#233;rieux &#224; dire sur le capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Angry Birds : proies de la NSA ou pigeons des publicitaires ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans sa version magazine du 08/02/14, &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; reprend une information livr&#233;e par le &lt;i&gt;New-York Times&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;The Guardian&lt;/i&gt; du 27/01, elle m&#234;me issue des r&#233;v&#233;lation de Snowden : la NSA serait en mesure de g&#233;olocaliser, espionner, fouiller, voir prendre le contr&#244;le de smartphones dont les utilisateurs aurait t&#233;l&#233;charg&#233;&#8230; le jeu vid&#233;o mobile le plus populaire du monde et surtout chez les jeunes enfants, Angry Birds. Ce jeu o&#249; il s'agit de catapulter des oiseaux sur des cochons pour les faire tomber, serait un v&#233;ritable cheval de Troie pour espions ricains. Rovio, la bo&#238;te qui produit la chose, se d&#233;fausse sur les publicitaires &#224; qui elle vend les infos des joueurs. Et &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; de s'inqui&#233;ter que ces publicitaires ne prot&#232;gent pas assez les donn&#233;es acquises des grandes oreilles de la NSA. Mais que tous les minots adeptes d'Angry Birds soient fich&#233;s, espionn&#233;s et leurs infos achet&#233;es par ces m&#234;mes publicitaires &#224; des fins sans doute peu &#233;ducatives... l&#224;, &#231;a ne d&#233;frise personne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Heartbleed est le nom donn&#233; &#224; une erreur de codage contenue dans le logiciel libre de cryptage le plus utilis&#233; sur Internet &#8211; y par les sites les plus commerciaux et/ou fr&#233;quent&#233;s, qui permettait &#224; n'importe qui d'avoir acc&#232;s &#224; toutes les informations sensibles que l'internaute laissait sur ces sites.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Cf. &#171; &lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/01/02/misere-de-notre-addiction-numerique_4342308_3232.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mis&#232;re de notre addiction num&#233;rique&lt;/a&gt; &#187;, dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; du 3 janvier 2014 ; et &#171; Informatique ou libert&#233; ? &#187;, dans &lt;i&gt;L'&#201;cologiste&lt;/i&gt; n&#176;42, avril 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Max Horkheimer, &#171; Pourquoi le fascisme ? &#187; (1939).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;R&#233;f&#233;rence au livre de C&#233;dric Biagini, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Pris-dans-la-toile-des&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Emprise num&#233;rique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &#233;ditions L'&#233;chapp&#233;e).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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