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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Apr&#232;s les morts &#233;crabouill&#233;s, la confiance r&#233;tablie</title>
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		<dc:date>2014-06-19T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Olivier Cyran</dc:creator>


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&lt;p&gt;&#171; La crise vue comme une opportunit&#233; &#187;, titrait avec allant le principal quotidien anglophone du Bangladesh &#224; l'occasion du premier anniversaire de l'effondrement du Rana Plaza (The Daily Star, 25/04/14). Un an apr&#232;s la pire tuerie jamais commise dans l'histoire de l'industrie textile (1 135 morts, 2 500 bless&#233;s, une centaine de disparus), les milieux d'affaires de Dacca c&#233;l&#232;brent leur optimisme retrouv&#233;. Les carnets de commande sont pleins, de San Diego &#224; Montlu&#231;on le &#171; made in Bangladesh &#187; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;La crise vue comme une opportunit&#233;&lt;/i&gt; &#187;, titrait avec allant le principal quotidien anglophone du Bangladesh &#224; l'occasion du premier anniversaire de l'effondrement du Rana Plaza (&lt;i&gt;The Daily Star,&lt;/i&gt; 25/04/14). Un an apr&#232;s la pire tuerie jamais commise dans l'histoire de l'industrie textile (1 135 morts, 2 500 bless&#233;s, une centaine de disparus), les milieux d'affaires de Dacca c&#233;l&#232;brent leur optimisme retrouv&#233;. Les carnets de commande sont pleins, de San Diego &#224; Montlu&#231;on le &#171; &lt;i&gt;made in Bangladesh&lt;/i&gt; &#187; inonde les rayons des marchands de frusques. La hantise du boycott n'a pas r&#233;sist&#233; &#224; l'int&#233;r&#234;t bien compris du consommateur occidental. Bonne f&#233;e, la crise qui frappe les pays riches rend toujours plus irrempla&#231;ables les petites fourmis &#171; &lt;i&gt;low cost&lt;/i&gt; &#187; qui s'&#233;chinent au bout du monde dans leurs sarcophages v&#233;tustes.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1077 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH436/p03-bangladesh-remi-2-9ea6a.jpg?1768651308' width='400' height='436' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;mi.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Pour le patronat bangladais, ce regain de forme marque l'aboutissement des r&#233;formes cosm&#233;tiques adopt&#233;es aux lendemains de la catastrophe. Hausse mirobolante du salaire minimum (&#224; 50 euros par mois), reconnaissance des droits syndicaux (sur le papier), embauche de deux cents inspecteurs pour v&#233;rifier la &#171; conformit&#233; &#187; des cinq mille usines textiles du pays (et d&#233;livrer des certificats de bonne conduite &#224; leurs propri&#233;taires) : de la poudre aux yeux pour ass&#233;cher les larmes des crocodiles et stimuler leur fringale. &#171; &lt;i&gt;Les horribles d&#233;bris des huit &#233;tages du Rana Plaza ont donn&#233; le jour &#224; des changements constructifs qui vont assurer un avenir radieux &#224; tout le secteur&lt;/i&gt; &#187;, exulte le &lt;i&gt;Daily Star&lt;/i&gt;. Interrog&#233; par le journal, le directeur ex&#233;cutif des op&#233;rations au Bangladesh pour le compte de l'Organisation internationale du travail (OIT), un certain Rob Wayss, pr&#233;dit lui aussi un &#171; &lt;i&gt; impact positif des inspections, qui devraient accro&#238;tre la confiance des acheteurs internationaux dans les produits bangladais&lt;/i&gt; &#187;. Peu importe si les commanditaires du Rana Plaza se foutent de leurs victimes comme de leur premier b&#233;nard : aux mortes ensevelies, aux survivantes bris&#233;es et &#224; leurs familles d&#233;sormais sans ressources, Auchan, Carrefour et Benetton refusent de verser un centime de d&#233;dommagement, tandis que Wal-Mart, Gap, Mango, Cama&#239;eu et les autres n'ont distribu&#233; que des miettes &#8211; 15 millions de dollars au total, trois fois moins que l'aum&#244;ne r&#233;clam&#233;e par les ONG. Les multinationales peuvent cracher dans la main qui les nourrit, la seule chose qu'on leur demande, c'est leur confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la confiance a un prix. Comme l'a calcul&#233; l'exportateur Rubana Huq, le patron d'une petite usine qui aurait l'id&#233;e saugrenue de respecter les normes de s&#233;curit&#233; devrait s'acquitter en moyenne de 132 000 dollars en frais de r&#233;novation et &#224; peu pr&#232;s autant pour pr&#233;venir les risques d'incendie. Dans l'hypoth&#232;se d'une production annuelle de 1,4 million de chemises, une telle d&#233;pense lui imposerait de porter le tarif de ses nippes &#224; 4,19 dollars pi&#232;ce, soit une majoration de 29 cents. Impensable, car &#171; &lt;i&gt;nos acheteurs &#233;trangers ne sont pas pr&#234;ts &#224; payer davantage&lt;/i&gt; &#187; &#8211; mani&#232;re polie d'indiquer qu'en r&#233;alit&#233; les multinationales exigent des produits toujours moins chers. Le prix de la confiance, c'est de compter pour du beurre les fac&#233;ties internationales sur la s&#233;curit&#233;. Et d'attendre tranquillou la prochaine horreur industrielle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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