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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Encore un !</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Dan n'en peut plus. Il ne supporte plus de faire les quarts, de travailler de nuit ou de devoir se lever tr&#232;s t&#244;t le matin. C'est bien simple : il ne dort plus. Et &#231;a se voit sur son visage. Lui qui &#233;tait jovial et sportif, il est d&#233;fait aujourd'hui. Cass&#233;. Un rien l'&#233;nerve, tout le monde le d&#233;go&#251;te. Dan s'engueule avec les gens de son syndicat, r&#226;le devant le contrema&#238;tre. Avec ses coll&#232;gues, il est ronchon et triste. Plus pareil, le Dan. N'avoir quasiment pas dormi de la nuit et se (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no122-mai-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;122 (mai 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dan n'en peut plus. Il ne supporte plus de faire les quarts, de travailler de nuit ou de devoir se lever tr&#232;s t&#244;t le matin. C'est bien simple : il ne dort plus. Et &#231;a se voit sur son visage. Lui qui &#233;tait jovial et sportif, il est d&#233;fait aujourd'hui. Cass&#233;. Un rien l'&#233;nerve, tout le monde le d&#233;go&#251;te. Dan s'engueule avec les gens de son syndicat, r&#226;le devant le contrema&#238;tre. Avec ses coll&#232;gues, il est ronchon et triste. Plus pareil, le Dan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'avoir quasiment pas dormi de la nuit et se retrouver vers 5 h du matin devant des consoles et des &#233;crans d'ordinateur &#224; surveiller les pressions et les temp&#233;ratures, il ne peut plus. C'est plus une vie. Auparavant, &#231;a lui plaisait plut&#244;t ce c&#244;t&#233; technique, de devoir dompter des machines pour en faire sortir des produits plus ou moins utiles. Aujourd'hui, apr&#232;s 25 ann&#233;es de bons et loyaux services, c'est fini. Il n'en peut plus, il p&#232;te les plombs. M&#234;me le caf&#233; du matin, pris avec les coll&#232;gues dans le r&#233;fectoire lui retourne le bide.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1080 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH256/p12-cqfd51efix-04163.jpg?1768658691' width='500' height='256' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dan a demand&#233; une mutation dans un autre service, au labo ou dans les bureaux, mais on lui a dit qu'il n'a pas le profil ou qu'il n'y a pas de place. Et c'est comme si tout s'&#233;croulait pour Dan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;pression que &#231;a s'appelle et Dan reste chez lui avec des m&#233;docs pour faire passer. Dans l'atelier, beaucoup le critiquent, surtout ses chefs, parce que c'est un bon &#233;l&#233;ment et que c'est compliqu&#233; de le remplacer, alors qu'il manque d&#233;j&#224; du monde. Apr&#232;s quatre mois d'arr&#234;t, il revient au boulot. &#199;a ne va pas mieux. A peine reprend-il son poste que &#231;a recommence. De nouvelles nuits sans dormir. Dan va voir le m&#233;decin du travail qui le d&#233;clare inapte au travail post&#233;. Sauf que, pour l'instant, dans l'usine, il n'y a pas d'endroit o&#249; il pourrait &#234;tre mut&#233;. &#171; &lt;i&gt;Je pourrais tr&#232;s bien vous licencier&lt;/i&gt; &#187;, dit la DRH, presque avec le sourire. Sauf que pour Dan, il n'en est pas question. Il n'est pas comme Manuel qui, &#224; force, a r&#233;ussi &#224; partir dans d'assez bonnes conditions financi&#232;res (voir &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Un-homme-en-colere&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176;121&lt;/a&gt;). Il ne peut pas &#234;tre jet&#233; apr&#232;s ses 25 ann&#233;es de bons et loyaux services, alors qu'il &#233;tait si bien not&#233; par sa hi&#233;rarchie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a accept&#233; de continuer &#224; travailler en poste, de faire les nuits, jusqu'apr&#232;s la p&#233;riode des cong&#233;s pour soulager les copains, qu'ils ne fassent pas trop d'heures suppl&#233;mentaires. Apr&#232;s, basta ! La DRH devra lui trouver un autre travail. Ou alors, il faudra partir. Mais les mois passent&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me le m&#233;decin l'appuie. Depuis quelque temps, elle n'arr&#234;te pas de rencontrer des salari&#233;s qui n'en peuvent plus. Le profil est le m&#234;me : la cinquantaine, plut&#244;t l'aspect de mecs en forme. Mais &#231;a ne va plus. L'un c'est de la d&#233;pression, l'autre du diab&#232;te&#8230; de plus en plus souvent, ce sont des &#171; &lt;i&gt;troubles musculo-squelettiques&lt;/i&gt; &#187;, comme on dit maintenant. De grands gaillards qui se sont us&#233;s d'avoir port&#233; des charges, mani&#233; des masses, man&#339;uvr&#233; des vannes et des mat&#233;riels trop vieux et gripp&#233;s. Les arr&#234;ts maladie sont de plus en plus longs pour certains. Avec comme cons&#233;quences des difficult&#233;s pour remplacer les manquants, pour constituer des &#233;quipes, pour &#233;viter une trop grave d&#233;sorganisation des services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au mois de f&#233;vrier, rentrant de courtes vacances, Dan retourne voir le m&#233;decin qui maintient son diagnostic d'inaptitude. Apprenant qu'une place se lib&#232;re au labo, Dan postule. Mais ce n'est pas simple. On dirait que la DRH veut le faire de nouveau languir. Comme si elle lui faisait un vrai cadeau en lui donnant cette place. Les semaines passent. On lui dit qu'il faudrait qu'il fasse une petite formation. Il a d&#233;j&#224; eu une formation de chimiste mais c'&#233;tait il y a longtemps. Au bout du compte, Dan obtient la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, presque du jour au lendemain, fini pour lui le travail post&#233;, en &#233;quipe. Seulement son d&#233;part est per&#231;u comme une trahison par ses chefs sur l'air connu du rat abandonnant le navire en train de sombrer. Alors les 15 jours de cong&#233;s qu'il lui reste &#224; prendre, il les passera chez lui sans pouvoir remettre un pied dans l'atelier. On ne veut plus de lui, m&#234;me pour un pot avec les coll&#232;gues de son &#233;quipe. C'est comme &#231;a, et pas autrement. Il viendra plus tard chercher ses affaires et vider ses placards. Un cas parmi d'autres et qui semble se multiplier. Le fait que la retraite soit recul&#233;e de deux ann&#233;es, &#231;a a &#233;t&#233; comme un coup de massue sur les t&#234;tes. Devoir bosser plus longtemps alors qu'on aspire &#224; arr&#234;ter tout&#8230; C'est usant pour le moral jusqu'&#224; l'inaptitude d&#251;ment diagnostiqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fait, moi aussi, j'ai &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; &#171; &lt;i&gt;inapte&lt;/i&gt; &#187;. Une autre histoire&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>M&#233;diam&#233;trie</title>
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		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


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&lt;p&gt;Souvent nous croisons des lecteurs et lectrices qui nous demandent la t&#234;te pench&#233;e par compassion, l'air anxieux : &#171; CQFD, comment &#231;a va ? &#187; Alors, par souci de transparence, un petit bilan de sant&#233; annuel s'impose. Des chiffres, n'en veux-tu ? n'en voil&#224; ! CQFD en 2013, &#231;a a &#233;t&#233; : &#8211; Plus d'une quinzaine de reportages qui nous ont conduits de Notre-Dame-des-Landes en Papouasie occidentale, d'Aulnay-PSA &#224; Istanbul, des quartiers Nord de Marseille en Slovaquie, de Banyuls-sur-Mer au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD" rel="tag"&gt;CQFD&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Sorj-Chalandon" rel="tag"&gt;Sorj Chalandon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Souvent nous croisons des lecteurs et lectrices qui nous demandent la t&#234;te pench&#233;e par compassion, l'air anxieux : &#171; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, comment &#231;a va ? &#187; Alors, par souci de transparence, un petit bilan de sant&#233; annuel s'impose. Des chiffres, n'en veux-tu ? n'en voil&#224; ! &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; en 2013, &#231;a a &#233;t&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Plus d'une quinzaine de reportages qui nous ont conduits de Notre-Dame-des-Landes en Papouasie occidentale, d'Aulnay-PSA &#224; Istanbul, des quartiers Nord de Marseille en Slovaquie, de Banyuls-sur-Mer au V&#233;n&#233;zuela, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Des sujets sur la ZAD, la prostitution, le num&#233;rique, le pu&#231;age, le ch&#244;mage, les migrants, la dette, la drogue, le sionisme, l'esclavage, les pirates somaliens, Marseille 2013, les d&#233;chets nucl&#233;aires, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Plus d'une vingtaine d'entretiens (Gilbert Achcar, Sorj Chalandon, Marcus Rediker, Roc&#233;, Pierre Stambul, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8211; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; en 2013, ce sont encore 69 plumes alertes et 44 illustrateurs-trices et photographes qui ont gratifi&#233; les colonnes du canard de leurs contributions d&#233;sint&#233;ress&#233;es ! C'est enfin une &#233;quipe compos&#233;e de quatre (d&#233;sormais trois) salari&#233;s pr&#233;caires, grassement pay&#233;s au Smig &#224; trois-quarts temps, qui s'&#233;chinent aux t&#226;ches de r&#233;daction et d'administration ainsi qu'&#224; la fabrication du 16 pages. Ils sont appuy&#233;s par trois relecteurs (m&#226;les) et trois correctrices (femelles) b&#233;n&#233;voles, une comptable, ainsi que par une poign&#233;e d'ami-e-s critiques et fid&#232;les toujours pr&#233;sent-e-s pour donner la main &#8211; ils et elles se reconna&#238;tront.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_889 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH236/newsroom_v2_0-04ada.jpg?1768816228' width='500' height='236' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#8211; Enfin, ce sont 2 000 abonn&#233;-es, &#224; peu pr&#232;s autant de ventes en kiosque, en gros la m&#234;me chose qu'en 2012. C'est honorable, compte tenu du cr&#233;neau presse d'opinion/presse militante et de la conjoncture de la presse papier, mais cela reste nettement insuffisant en regard de notre ambition de toucher les masses. La tr&#233;sorerie est moins plomb&#233;e que l'ann&#233;e derni&#232;re &#224; la m&#234;me date &#8211; gr&#226;ce aux dons de f&#233;vrier-mars et &#224; la belle op&#233;ration du concert de &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Un-concert-pour-CQFD'&gt;Keny Arkana&lt;/a&gt; en soutien &#8211; mais la question du pognon n'en reste pas moins pr&#233;occupante &#224; terme. En dehors de la commission paritaire qui nous donne droit &#224; un tarif postal pr&#233;f&#233;rentiel et des deux emplois aid&#233;s, le journal, rappelons-le, ne b&#233;n&#233;ficie ni d'aides publiques, ni de subventions d'aucune sorte, ni de revenus publicitaires, ni d'emprunt &#224; la banque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, le Chien rouge passera-t-il l'ann&#233;e ? Cela fait juste presque 11 ans qu'on ne donne pas cher de sa peau&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Br&#232;ves</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Breves</link>
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		<dc:date>2013-04-20T03:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>L'&#233;quipe de CQFD</dc:creator>


		<dc:subject>En bref</dc:subject>
		<dc:subject>voir</dc:subject>
		<dc:subject>f&#233;vrier dernier</dc:subject>
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		<dc:subject>Nid b&#233;arnais</dc:subject>
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		<dc:subject>Ragnar Gr&#237;msson</dc:subject>
		<dc:subject>CRS venus</dc:subject>
		<dc:subject>Gr&#237;msson</dc:subject>
		<dc:subject>&#211;lafur Ragnar</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Hors du nid C'&#233;tait le 13 f&#233;vrier dernier. Une expulsion aux petits oignons. Une trentaine de cars de CRS venus de Marseille, aid&#233;s d'une vingtaine de policiers de Pau, ont vir&#233; la dizaine d'occupants retranch&#233;s dans le Nid b&#233;arnais (Voir l&#224; !). &#171; On savait qu'ils allaient d&#233;barquer. Mais franchement, on ne s'attendait pas &#224; voir autant de flics &#187;, a d&#233;clar&#233; l'un des squatteurs. De son c&#244;t&#233;, le directeur r&#233;gional de la Croix-Rouge, la main sur le c&#339;ur (et donc le portefeuille), a jur&#233; ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no109-mars-2013" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;109 (mars 2013)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fevrier-dernier" rel="tag"&gt;f&#233;vrier dernier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/n-en" rel="tag"&gt;n'en&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nid" rel="tag"&gt;nid&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nid-bearnais" rel="tag"&gt;Nid b&#233;arnais&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Fora" rel="tag"&gt;Fora&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Ragnar-Grimsson" rel="tag"&gt;Ragnar Gr&#237;msson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CRS-venus" rel="tag"&gt;CRS venus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Grimsson" rel="tag"&gt;Gr&#237;msson&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Olafur-Ragnar" rel="tag"&gt;&#211;lafur Ragnar&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Hors du nid&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le 13 f&#233;vrier dernier. Une expulsion aux petits oignons. Une trentaine de cars de CRS venus de Marseille, aid&#233;s d'une vingtaine de policiers de Pau, ont vir&#233; la dizaine d'occupants retranch&#233;s dans le Nid b&#233;arnais (Voir &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Lo-Nid-Biarnes'&gt;l&#224; !&lt;/a&gt;). &#171; &lt;i&gt;On savait qu'ils allaient d&#233;barquer. Mais franchement, on ne s'attendait pas &#224; voir autant de flics&lt;/i&gt; &#187;, a d&#233;clar&#233; l'un des squatteurs. De son c&#244;t&#233;, le directeur r&#233;gional de la Croix-Rouge, la main sur le c&#339;ur (et donc le portefeuille), a jur&#233; ses grands dieux que tous les moyens ont &#233;t&#233; mis en &#339;uvre pour reloger les occupants. En vain. Et pour couper court &#224; toute r&#233;cidive : le chemin d'acc&#232;s a &#233;t&#233; condamn&#233; et les serrures des b&#226;timents chang&#233;es. Certes, tous ces d&#233;placements de troupes casqu&#233;es risqueraient de ruiner le tr&#233;sor public, qui n'en a pas besoin.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous les pav&#233;s, la banquise ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Nous avons laiss&#233; les banques faire faillite et nous nous sommes occup&#233;s des citoyens, &#231;a a march&#233;&lt;/i&gt; &#187;, a martel&#233; le pr&#233;sident islandais, &#211;lafur Ragnar Gr&#237;msson &#224; Davos. Alors qu'il avait fr&#244;l&#233; le d&#233;p&#244;t de bilan en 2008, l'autre pays des geysers affiche aujourd'hui une sant&#233; plut&#244;t insolente au regard de ses voisins europ&#233;ens. Tous ces fameux indicateurs &#8211; PIB, ch&#244;mage, &#233;quilibre budg&#233;taire &#8211;, qui sont devenus la fixette parano&#239;aque de nos gouvernements, sont l&#224;-bas en train de virer au vert. Un miracle ? M&#234;me pas. Un simple retour &#224; certains fondamentaux : &#171; &lt;i&gt; Je me suis dit : la partie la plus importante dans nos soci&#233;t&#233;s&lt;/i&gt; [&#8230;], &lt;i&gt;ce ne sont pas les march&#233;s financiers&lt;/i&gt;, poursuit Gr&#237;msson, &lt;i&gt;c'est la d&#233;mocratie, les droits de l'homme, l'&#201;tat de droit.&lt;/i&gt; &#187; Visiblement le froid fouette le sang, ce qui n'est pas sans cons&#233;quence sur l'activit&#233; c&#233;r&#233;brale.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Debout les morts !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Fora ! Fora ! Fora j&#224; daqui ! A fome, a miseria e o FMI !&lt;/i&gt; &#187; (Dehors ! Dehors ! Dehors et tout de suite ! La faim, la mis&#232;re et le FMI !) C'&#233;tait le samedi 2 mars o&#249; le pays connaissait un nouveau d&#233;ferlement historique : un million de p&#233;kins, deux fois la population de Lisbonne, r&#233;unis par l'inusable &#171; &lt;i&gt;Que se lixe a tro&#239;ka !&lt;/i&gt; &#187; (Que la tro&#239;ka aille se faire foutre !). Dans le viseur des manifestants : la schlague aust&#233;ritaire de l'Europe et de ses gouvernements vassalis&#233;s. Et le message est on ne peut plus clair : on n'en peut plus, on n'en veut plus ! C'est toute l'urgence de la survie qui m&#232;ne &#224; une certaine po&#233;sie lucide : &#171; &lt;i&gt;A minha dor &#233; uma arma !&lt;/i&gt; &#187; (Ma douleur est une arme !) ont cri&#233; certains. De quoi &#234;tre rassur&#233; sur le stock in&#233;puisable de munitions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Une paire de sandales pour quatre</title>
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		<dc:date>2012-03-14T05:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Michel Papazian</dc:creator>


		<dc:subject>ferri</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
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		<dc:subject>Empereur B&#226;bur</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'Afghanistan, c'est les talibans, la barbarie contenue par l'Occident, les soldats fran&#231;ais qui distribuent des bonbons au m&#233;pris de leur vie, les envoy&#233;s sp&#233;ciaux qui crapahutent entre civilisateurs et preneurs d'otages. Celui de CQFD n'a rien vu de tout &#231;a. Le con ! Il est vir&#233;. Il n'en faut pas beaucoup pour sortir les armes. Un khan mongol, B&#226;bur, a envahi l'Afghanistan parce qu'il avait go&#251;t&#233; les melons de Kaboul. Je suis dans le jardin fleuri de la maison o&#249; j'habite et mange un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Afghanistan, c'est les talibans, la barbarie contenue par l'Occident, les soldats fran&#231;ais qui distribuent des bonbons au m&#233;pris de leur vie, les envoy&#233;s sp&#233;ciaux qui crapahutent entre civilisateurs et preneurs d'otages. Celui de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; n'a rien vu de tout &#231;a. Le con ! Il est vir&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il n'en faut pas beaucoup&lt;/strong&gt; pour sortir les armes. Un khan mongol, B&#226;bur, a envahi l'Afghanistan parce qu'il avait go&#251;t&#233; les melons de Kaboul. Je suis dans le jardin fleuri de la maison o&#249; j'habite et mange un melon. Empereur B&#226;bur, t'es pardonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est r&#234;che, comme pays. Deux cent six dollars de revenu par an et par habitant, 70 % d'analphab&#232;tes, une esp&#233;rance de vie de quarante-quatre ans pour les hommes, moins pour les femmes. Enfin un peu de justice sur cette plan&#232;te : l'Afghanistan est le seul pays au monde o&#249; les hommes vivent plus longtemps que les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le jardin, une photographe fran&#231;aise me montre des images d'Afghans de Paris. Elle vient juste de les remettre &#224; leurs familles de Kaboul, dont la plupart ont tout vendu pour donner &#224; leur meilleur fils une autre vie. Un jeune homme sourit sur fond de Notre-Dame, belle lumi&#232;re, cadrage soign&#233;. La photo trouvera une place de choix sur le mur de la grande pi&#232;ce. Puis elle me sort les tirages qu'elle n'a pas os&#233; montrer aux parents : on y voit le m&#234;me jeune homme en sans-papiers allong&#233; sur un banc dans&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_271 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH441/97_ferri_afg-63242.png?1768678656' width='400' height='441' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par ferri
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;un square de la gare de l'Est, un sac Tati pour oreiller, s'endormant dans le froid avec pour couverture la pression terrible d'incarner l'espoir et les r&#234;ves de toute une famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De retour &#224; Kaboul, direct chez le merlan. Rh&#226;a ! Le frisson du rasoir wahhabite crissant sur ma nuque infid&#232;le. J'aime bien me faire rafra&#238;chir chez les muslims. Tu t'assoies dans un fauteuil de dentiste russe totalement d&#233;truit, tu &#233;coutes une musique lancinante, les coiffeurs sont des pros silencieux au geste assur&#233;, &#231;a ne co&#251;te presque rien et surtout t'es pas oblig&#233; de parler. Avant de me raser, Ramiro (je trouve que &#231;a lui va bien comme nom) me masse les mandibules, une main sur la hanche tout en roulant des yeux. &#199;a a quelque chose de rassurant de savoir que m&#234;me &#224; Kaboul r&#232;gne la loi universelle de la physique capillaire r&#233;gissant le monde myst&#233;rieux du cheveu, insensible &#224; la temp&#233;rature, indiff&#233;rent aux contractions de l'espace-temps. Respect Ramiro, ici il en faut beaucoup plus que dans le Marais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rentre dans deux jours et me force &#224; faire prendre l'air &#224; mon Leica. Nico, le Belge pour qui je bosse, m'emm&#232;ne au c&#233;l&#232;bre palais du roi Zaher ou de ce qu'il en reste apr&#232;s sa r&#233;fection &#224; l'artillerie lourde. Le palais en ruine cribl&#233; d'impacts tr&#244;ne au sommet d'une butte, en contre-bas des Hazaras jouent au foot en cette douce fin d'apr&#232;s-midi d'Orient. Les Hazaras, c'est un peu leurs bougnoules, aux Afghans, leurs Untermenschen &#224; eux, ceux qui se font piquer leurs terres, qui accomplissent les t&#226;ches les plus d&#233;gradantes et les plus dures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre m&#244;mes, des Kouchis &#8211; les gitans afghans &#8211; nous entourent. Ils ont sept ou huit ans, sont en haillons, sales, tr&#232;s maigres. Sur les quatre, deux n'ont d&#233;j&#224; plus des regards d'enfants. Ils viennent mendier. Le plus maigre pleure sur commande, il a une t&#234;te vraiment sympa, il part dans des sanglots bien huil&#233;s ponctu&#233;s de hurlements stridents. Nico lui demande en dari combien de temps il peut pleurer sans &#233;clater de rire. Le m&#244;me se marre instantan&#233;ment puis se remet &#224; pleurer, et se remarre. Je fouine dans mes poches, je n'ai que trois billets de monnaie locale. Les trois gosses se jettent dessus, le pleureur n'a pas &#233;t&#233; assez rapide, il n'a rien et il se remet &#224; chialer mais pour de bon ce coup-ci. On n'a plus d'argent &#224; lui filer, le gosse couine la d&#233;tresse, on se dirige vers la voiture. Trouver quelque chose, vite. Il n'y a qu'un paquet de clopes, un bidon d'huile et un foulard afghan. On lui donne le foulard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re fois, il a quelque chose de neuf et de propre &#224; se mettre. Il se pare avec gravit&#233; de ce bout de tissu &#224; un dollar, il se tient droit, il rayonne tel un proph&#232;te, fier et paniqu&#233; &#224; la fois de ne plus tout &#224; fait ressembler &#224; un gueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On les raccompagne, ils s'agrippent &#224; chaque index de nos deux mains. Sur le chemin du retour, une bombe de cinq cents kilos a creus&#233; un crat&#232;re parfait de six m&#232;tres de diam&#232;tre sur trois de profondeur. Ils nous l&#226;chent et vont jouer. Ce qui les fait marrer, c'est de courir &#224; toute vitesse sur les bords du crat&#232;re, ils sont tr&#232;s pench&#233;s, presque &#224; l'horizontale, &#231;a les amuse, ils adorent &#231;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce jardin d'enfants farci de shrapnels et d'&#233;clats d'obus, ils ne jouent jamais ensemble, mais chacun &#224; son tour, attendant sagement l'unique paire de sandales qu'ils se partagent pour courir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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