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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Garrincha, &#171; la joie du peuple &#187;</title>
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		<dc:creator>Nicolas Rami</dc:creator>


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&lt;p&gt;Le 27 mai 2014, la police charge une manifestation d'Indiens et de travailleurs sans-abri autour du nouveau stade de Brasilia. Ce stade, la construction la plus ch&#232;re du Mundial qui a d&#233;but&#233; le 12 juin au Br&#233;sil, porte le nom de Man&#233; Garrincha. Les officiels du football et leur police ne pouvaient salir davantage ce descendant d'Indiens qui, toujours, fut du peuple. Manoel Francisco dos Santos, dit &#171; Garrincha &#187; est n&#233; en 1933 &#224; Pau Grande, dans une cit&#233; ouvri&#232;re qui appartenait &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 27 mai 2014, la police charge une manifestation d'Indiens et de travailleurs sans-abri autour du nouveau stade de Brasilia. Ce stade, la construction la plus ch&#232;re du Mundial qui a d&#233;but&#233; le 12 juin au Br&#233;sil, porte le nom de Man&#233; Garrincha. Les officiels du football et leur police ne pouvaient salir davantage ce descendant d'Indiens qui, toujours, fut du peuple.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_1116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH464/foot-garrincha16-6b252.jpg?1768654757' width='400' height='464' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Manoel Francisco dos Santos, dit &#171; Garrincha &#187; est n&#233; en 1933 &#224; Pau Grande, dans une cit&#233; ouvri&#232;re qui appartenait &#224; l'America Fabril, l'usine textile o&#249; travaillait son p&#232;re. Descendant d'Indiens, il portait le nom du propri&#233;taire terrien qui r&#233;duisit ses anc&#234;tres en esclavage. On dit que son enfance fut celle d'un enfant sauvage, ne subissant aucune r&#232;gle, qui ne rentrait chez lui que lorsque la faim le tenaillait. On dit aussi qu'il parlait peu, ne criait jamais mais souriait tout le temps. Voil&#224; pourquoi on l'appela &#171; Garrincha &#187; ; c'est le nom d'un petit oiseau inutile et laid, un petit oiseau farouche, au chant tr&#232;s joli, mais qu'on ne peut entendre que dans la nature car il meurt sit&#244;t captur&#233;. Mais nulle fausse tendresse, car la passion de Garrincha, c'&#233;tait de chasser les oiseaux. Et de jouer au foot, partout, sur la terre battue, contre les murs, dribblant les arbres malgr&#233; ses jambes tordues, car Garrincha &#233;tait n&#233; avec une malformation cong&#233;nitale. Bien entendu, il n'eut pas grand-chose &#224; faire sur les bancs d'une &#233;cole et tr&#232;s t&#244;t il entra &#224; l'America Fabril. D&#232;s l'&#226;ge de quinze ans, Garrincha jouait pour l'&#233;quipe de son usine. Sur le terrain, on ne voyait que lui et son dribble impayable d&#233;routait toutes les d&#233;fenses. Il avait 19 ans lorsqu'un agent de Botafogo, un club de Rio, lui donna une lettre de recommandation. Il participa &#224; un test de recrutement, c'est-&#224;-dire un match contre l'&#233;quipe principale. Face &#224; lui, il trouva rien moins que l'arri&#232;re-gauche de l'&#233;quipe du Br&#233;sil, Nilton Santos. Il lui fit tout voir, jusqu'au petit pont, et Nilton Santos demanda aussit&#244;t qu'on l'engage. Le dimanche suivant, lors de son premier match professionnel, c'est lui qui marqua le but de la victoire pour Botafogo. On dit que les h&#233;ros du peuple sont immortels. En tout cas, la l&#233;gende de Garrincha &#233;tait n&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le dribble &amp; la joie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Balle au pied, Garrincha marche tranquillement vers son d&#233;fenseur et s'arr&#234;te devant lui. Brusquement, il fait pencher tout son corps vers la gauche, au bord du d&#233;s&#233;quilibre. On croit qu'il va s'&#233;crouler. Mais c'est un d&#233;fi &#224; la science, Garrincha ! Et tout en poussant le ballon sur sa droite, il se remet d'aplomb avec une fulgurance impensable. Son d&#233;marrage est si d&#233;routant et si puissant que le d&#233;fenseur se retrouve le nez dans le gazon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dribble improbable, c'est la signature de Garrincha. Mais son jeu n'&#233;tait pas qu'un simple sujet d'admiration. Quand Garrincha surgissait sur un terrain, c'&#233;tait le rire qui d'un coup gagnait le stade, une hilarit&#233; que l'on disait incroyablement contagieuse. Garrincha y gagna plus tard un deuxi&#232;me surnom : &lt;i&gt;alegria do povo&lt;/i&gt;, &#171; la joie du peuple &#187;. Car comment rester triste &#224; la vue de ce g&#233;nie farouche, tout distordu mais puissamment muscl&#233;, qui se moquait des meilleures d&#233;fenses ? Garrincha refusait constamment de se plier aux sch&#233;mas tactiques : c'&#233;tait l'individualiste forcen&#233; qui ne repassait jamais la balle avant de s'&#234;tre un peu diverti aux d&#233;pens de l'adversaire, avant d'avoir amus&#233; la foule. Mais l'instant d'apr&#232;s, c'&#233;tait le passeur munificent qui offrait &#224; n'en plus compter les balles de buts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Carri&#232;re &amp; caillasse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne sied si mal &#224; Garrincha que le terme de carri&#232;re. Garrincha n'a jamais nourri d'autres ambitions que de pratiquer le jeu qu'il aimait. Le reste, il s'en foutait. Les dirigeants de Botafogo abus&#232;rent largement de son d&#233;sint&#233;ressement. Garrincha signait ses contrats en blanc et gagnait deux fois moins que d'autres joueurs du club. La ruse qu'il affichait sur le terrain se conjuguait avec toute la na&#239;vet&#233; et l'innocence dont il faisait preuve en dehors. Lorsqu'il travaillait encore &#224; l'usine, Garrincha s'illustrait par son absent&#233;isme et son indiscipline. Mais les petits chefs n'y pouvaient rien, il jouait trop bien au football pour &#234;tre mis &#224; la porte. Quand il passa professionnel &#224; Botafogo, c'&#233;taient les amateurs de son village qui venaient le chercher. Ils avaient deux ou trois buts de retard &#224; la mi-temps et lui, Garrincha, il y allait. Sinon, disait-il, ils allaient virer son fr&#232;re qui &#233;tait le gardien de but ! La joie de Garrincha sur un terrain &#233;tait indissociable de son insouciance dans la vie. Jusqu'au d&#233;but des ann&#233;es 1960, il continua d'habiter &#224; Pau Grande et les jours de victoire, il revenait du Maracan&#224; avec les camions de ses supporters. C'est dans les bars de la cit&#233; ouvri&#232;re qu'il s'en allait alors f&#234;ter le succ&#232;s de Botafogo. Nilton Santos disait de lui qu'il aimait boire comme il aimait les femmes : beaucoup ! que c'&#233;tait son bonheur ; que dans son village, &#224; Pau Grande, il n'y avait qu'un terrain de foot, une &#233;glise et un bar ; avant le foot, certains allaient &#224; l'&#233;glise, lui, il allait au bar. Alors, quand il s'est mari&#233; avec la chanteuse Elza Soares en 1963, il est devenu alcoolique. Elle travaillait la nuit et lui passait ses soir&#233;es &#224; l'attendre dans les clubs o&#249; elle chantait. Et en l'attendant, il buvait. Il s'est mis &#224; boire beaucoup, parce qu'il n'a jamais rien su faire &#224; moiti&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1117 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH436/foot-noinferno-0b9db.jpg?1768657748' width='400' height='436' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pel&#233; &amp; Garrincha&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'opposition entre Pel&#233; et Garrincha est grav&#233;e dans la l&#233;gende du football. Ensemble, ils gagn&#232;rent deux Coupes du monde. Pour certains, d&#232;s les ann&#233;es 1950, Pel&#233; annonce ce qu'il y a de plus p&#233;nible dans le football moderne. Depuis son enfance, il &#233;tait programm&#233; pour r&#233;ussir. Fils d'un ancien joueur qui avait d&#251; tirer un trait sur ses r&#234;ves de grandeur &#224; la suite de blessures aux genoux, Pel&#233; grandit avec en t&#234;te cette seule obsession : r&#233;ussir dans le football et effacer l'&#233;chec de son p&#232;re. D&#232;s l'&#226;ge de 15 ans, il fut conduit aux portes d'un des plus grands clubs de l'&#233;tat de S&#224;o Paulo : le Santos Futebol Clube. Sur place, il habitait en permanence dans la &lt;i&gt;concentra&#231;ao&lt;/i&gt;, l'h&#244;tel o&#249; s'isolaient les joueurs avant les matchs. Il mena une vie spontan&#233;ment asc&#233;tique, s'abstenant de tabac et d'alcool, excluant toute vie nocturne, pour ne s'occuper que de sa condition d'athl&#232;te. Cette discipline professionnelle, v&#233;ritable pr&#233;figuration des centres de formation modernes, amena tr&#232;s vite Pel&#233; &#224; la r&#233;ussite. En 1958, &#224; l'&#226;ge de 17 ans, il remportait sa premi&#232;re Coupe du monde en Su&#232;de.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pel&#233; a toujours su conjuguer le football avec les bonnes affaires. En 1975, il signe un juteux contrat au Cosmos de New York. Vingt ans plus tard, il est nomm&#233; ministre des Sports au Br&#233;sil. En 2000, la FIFA le d&#233;signe &#171; &lt;i&gt;joueur du si&#232;cle&lt;/i&gt; &#187;. Mais d'autres vous diront, &#224; juste titre sans doute, que la &lt;i&gt;concentra&#231;ao&lt;/i&gt; de Santos n'avait rien &#224; voir avec un centre de formation moderne o&#249; l'on dresse des footballeurs comme on &#233;l&#232;ve des poulets en batterie ; que Pel&#233; &#233;tait bien libre de mener sa vie comme il l'entendait et qu'il y avait quelque chose d'admirable dans cet asc&#233;tisme, dans cette recherche de l'excellence par la simple m&#233;diation d'un jeu. Car sa virtuosit&#233; &#233;tait loin du jeu st&#233;r&#233;otyp&#233; des footballeurs modernes qui &#233;voluent sans joie, avec au ventre juste la peur de prendre un but, avec dans le c&#339;ur si peu d'allant collectif. Il y a un monde entre Pel&#233; et les poulets d'aujourd'hui ; il y a toute la diff&#233;rence entre le libre artisan et l'employ&#233; en col blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fin de la &#171; joie du peuple &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le 20 janvier 1983. On raconte un homme min&#233; par l'alcool. Garrincha habitait alors &#224; Bangu, dans une maison que daignait louer pour lui la Conf&#233;d&#233;ration br&#233;silienne de football, au c&#339;ur d'une ancienne cit&#233; ouvri&#232;re, comme celle o&#249; il &#233;tait n&#233;. Il &#233;tait parti &#224; No&#235;l 1982 jouer une vingtaine de minutes d'un match amical &#224; Brasilia. C'est juste apr&#232;s qu'il aurait sombr&#233; dans une funeste d&#233;pression alcoolique. Du dimanche 16 au mercredi 19 janvier, il n'aurait pas arr&#234;t&#233; de boire dans les bistrots de son quartier. Lorsqu'enfin il rentra chez lui, son &#233;tat &#233;tait si lamentable qu'il fallut appeler une ambulance. Admis &#224; l'h&#244;pital, il est retrouv&#233; mort au petit matin. Le corps de Garrincha fut veill&#233; au Maracan&#224; toute la journ&#233;e du 20 janvier, et le lendemain, le long du convoi fun&#233;raire qui devait l'emmener &#224; 65 kilom&#232;tres de l&#224;, jusqu'au cimeti&#232;re de Pau Grande, c'est une foule immense qui vint saluer la d&#233;pouille de Garrincha. Il y avait l&#224; tout le petit peuple qui hante habituellement les &lt;i&gt;gerais&lt;/i&gt;, ces tribunes &#224; l'anglaise, sans grande visibilit&#233;, et qui sont les moins ch&#232;res du stade. Mais celui que l'on d&#233;signe comme le plus grand joueur du si&#232;cle, celui qui avait pourtant remport&#233; deux Coupes du monde avec Garrincha, celui-l&#224; n'avait pas daign&#233; se d&#233;placer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1118 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;20&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH478/une-garrinchagold-c8688.jpg?1768657748' width='400' height='478' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Caroline Sury.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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