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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>De la monoculture en Avignon</title>
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		<dc:creator>Jean-Baptiste Legars, TomJo</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;&#192; qui profite le festival d'Avignon ? Aux Avignonnais ? Aux compagnies ? Aux saisonniers de la restauration ? De la m&#234;me mani&#232;re que les nouveaux accords Unedic nuisent &#224; tous, le festival repose sur une d&#233;bauche de pr&#233;carit&#233;. Par ricochet, une gr&#232;ve des com&#233;diens met en lumi&#232;re combien la ville est pieds et poings li&#233;s &#224; l'industrie touristique. &#171; Ce que nous d&#233;fendons, nous le d&#233;fendons pour tous &#187;, disent les gr&#233;vistes. Pensent-ils si bien dire ? Avignon, sa gare TGV, son Lidl (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no124-juillet-aout-septembre" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;124 (juillet-aout-septembre 2014)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; qui profite le festival d'Avignon ? Aux Avignonnais ? Aux compagnies ? Aux saisonniers de la restauration ? De la m&#234;me mani&#232;re que les nouveaux accords Unedic nuisent &#224; tous, le festival repose sur une d&#233;bauche de pr&#233;carit&#233;. Par ricochet, une gr&#232;ve des com&#233;diens met en lumi&#232;re combien la ville est pieds et poings li&#233;s &#224; l'industrie touristique. &#171; &lt;i&gt;Ce que nous d&#233;fendons, nous le d&#233;fendons pour tous&lt;/i&gt; &#187;, disent les gr&#233;vistes. Pensent-ils si bien dire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avignon, sa gare TGV, son Lidl d&#233;saffect&#233;, ses d&#233;p&#244;ts sauvages et son Palais des papes. Un reportage dans la capitale mondiale du th&#233;&#226;tre d&#233;bute comme dans n'importe quelle ville du monde. &#192; l'entr&#233;e du parking &#171; G&#233;rard-Philipe &#187;, face &#224; la cour d'honneur, un cuisto fume sa clope pendant sa pause, le resto &#171; In &amp; Off &#187; installe ses &#233;crans plats pour le foot, une touriste am&#233;ricaine trouve les sandalettes Minelli de sa copine &#171; &lt;i&gt;really good&lt;/i&gt; &#187;, et des retrait&#233;s attendent le petit train &#171; Avignon Vision &#187;. Le ton est donn&#233; : Avignon est une usine &#224; touristes, nourris, log&#233;s, divertis. Sa niche &#233;conomique est le th&#233;&#226;tre, comme d'autres ont Eurodisney ou la f&#234;te de la choucroute. Le festival a-t-il &#233;t&#233; cr&#233;&#233; pour les commer&#231;ants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques jours avant l'ouverture, la ministre de la culture Fillipettoche tremblote &#224; l'id&#233;e d'un &#233;t&#233; noir. Elle d&#233;terre des tr&#233;sors de po&#233;sie pour dissuader les intermittents de faire gr&#232;ve : &#171; &lt;i&gt;Les festivals d'&#233;t&#233; g&#233;n&#232;rent bien s&#251;r des retomb&#233;es &#233;conomiques consid&#233;rables, mais ce sont d'abord des moments intimes, intenses et paradoxaux puisque chacun&lt;/i&gt; [&#8230;] &lt;i&gt;est renvoy&#233; &#224; sa subjectivit&#233; et la n&#233;cessit&#233; imp&#233;rieuse de donner sens &#8216;'aux changements confus d'un monde en gestation'', comme l'&#233;crit Aragon.&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le Monde, 1er juillet 2014.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187; Autrement dit : l'art est meilleur alli&#233; que la gr&#232;ve face &#224; la mis&#232;re en gestation. Paroles reprises en assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du &#171; In &#187; par un intermittent strat&#232;ge de la guerre sociale : &#171; &lt;i&gt; Jouer, c'est r&#233;sister.&lt;/i&gt; &#187; Au regard des d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux provoqu&#233;s par la d&#233;mesure de ce festival, nous pr&#233;f&#233;rerons cet adage : &#171; &lt;i&gt;Bloquer, c'est cr&#233;er&lt;/i&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1123 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;17&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH415/p04-mime2-d34ee.jpg?1779603740' width='500' height='415' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rendez-vous est pris avec Christophe et Roger, avignonnais et militants associatifs. Sur le chemin, les murs braillent l'exception culturelle marchande : &lt;i&gt;Ma voisine ne suce pas que des gla&#231;ons&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Faites l'amour avec un Belge&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Dans la peau d'une bombe&lt;/i&gt;. Des com&#233;diens se glissent p&#233;niblement entre les terrasses, d&#233;guis&#233;s en hommes-sandwichs de leur propre spectacle. &#171; &lt;i&gt;Au-del&#224; de l'assurance ch&#244;mage, on veut montrer qu'on est dans une ville attentiste&lt;/i&gt;, d&#233;bute Roger. &lt;i&gt;3 500 appartements intra-muros sont vides toute l'ann&#233;e et attendent le festival. Des restos peuvent se monter pour trois semaines. Un garage devient un distributeur automatique de bouffe. Un imprimeur, ici depuis trois ou quatre g&#233;n&#233;rations, a arr&#234;t&#233; son activit&#233; de photocomposition pour en faire un th&#233;&#226;tre trois semaines par an. L'&#233;conomie touristique fait que cette ville n'existe plus pour ses habitants.&lt;/i&gt; &#187; Le festival d'Avignon accueille 1,5 million de visiteurs et g&#233;n&#232;re plus de 40 millions d'euros de b&#233;n&#233;fices. Impossible d'arr&#234;ter la machine. Les salles du &#171; Off &#187; &#233;taient au nombre de 70 il y a quelques ann&#233;es, elles sont d&#233;sormais 132. Le directeur en imagine mille. Du d&#233;lire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville, compl&#232;tement d&#233;pendante, se d&#233;veloppe par et pour le tourisme : &#171; &lt;i&gt;La mairie se fait miroir d'elle-m&#234;me&lt;/i&gt;, explique Christophe. &lt;i&gt;Elle affiche des photos de la ville du d&#233;but du si&#232;cle compl&#232;tement id&#233;alis&#233;e, et qui ne concernent que l'hyper-centre. M&#234;me les banques s'y mettent.&lt;/i&gt; &#187; Les habitants vivent dans un d&#233;cor permanent, leur pain industriel vendu par des pr&#233;caires costum&#233;s en boulangers traditionnels. Les commerces se d&#233;veloppent en fonction de cette &#233;conomie, magasins de fringue, de luxe et fast-foods &#224; l'int&#233;rieur des remparts ; grande distribution &#224; l'ext&#233;rieur. Pendant le festival, la prostitution explose : &#171; &lt;i&gt;Les nanas peuvent se faire jusqu'&#224; 2 500 euros par jour&lt;/i&gt; &#187;, &#233;value Christophe. Comme pendant un vulgaire Mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re les grandeurs de la Cr&#233;ation, des centaines de trimards dans les cuisines, les h&#244;tels et les parkings sont pay&#233;s pour mettre la cuill&#232;re dans la bouche des consommateurs. Chaque ann&#233;e, l'Urssaf et l'Hygi&#232;ne organisent des inspections dites surprises mais annonc&#233;es &#224; l'avance. L'an dernier, 150 restos et th&#233;&#226;tres ont &#233;t&#233; redress&#233;s. Ils pr&#233;f&#232;rent souvent payer leurs amendes que leurs salari&#233;s : &#171; &lt;i&gt;L'&#233;conomie du festival ne g&#233;n&#232;re rien pour les habitants, si ce n'est quelques emplois saisonniers. Il y a 20 % de ch&#244;meurs &#224; Avignon. La ville est de plus en plus pauvre, 30 % vit sous le seuil de pauvret&#233;. Petit &#224; petit, les classes populaires sont expuls&#233;es &#224; l'ext&#233;rieur des remparts.&lt;/i&gt; &#187; Aux municipales, le Front national a fait 35 % au deuxi&#232;me tour. Un vote de ressentiment ? &#171; &lt;i&gt; Il y a peut-&#234;tre de &#231;a&lt;/i&gt;, r&#233;pond Christophe, &lt;i&gt;m&#234;me si le d&#233;chirement de l'UMP locale explique beaucoup.&lt;/i&gt; &#187; Si le festival ne profite pas aux habitants, &#224; qui est-il d&#233;di&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Indice : le pr&#233;sident du festival est Louis Schweitzer, ancien patron de Renault condamn&#233; par la justice belge pour non-respect du droit du travail, apr&#232;s la liquidation de l'usine de Vilvorde, et pr&#233;sident actuel de la branche internationale du Medef. Un artiste de l'exploitation. Une salle du &#171; Off &#187; peut rapporter jusqu'&#224; 1 500 euros par jour. Le dioc&#232;se, pour qui les voies du profit ne sont pas imp&#233;n&#233;trables, en poss&#233;derait cinquante &#224; lui seul. Roger continue : &#224; c&#244;t&#233; de l'h&#244;tellerie et de la restauration, &#171; &lt;i&gt;t'as aussi le business de la sous-location, car les h&#244;tels ne couvrent que 10 % de la demande. C'est bien souvent de la d&#233;merde individuelle, mais &#231;a cr&#233;e un vaste march&#233; noir et une sp&#233;culation locative de mai &#224; septembre.&lt;/i&gt; &#187; Dans cette &#233;conomie bien huil&#233;e, la gr&#232;ve et le blocage de l'&#233;conomie ne seraient-ils pas la meilleure r&#233;alisation de l'art ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Servitude volontaire&lt;/strong&gt;. C&#244;t&#233; compagnies, la situation n'est gu&#232;re plus reluisante, peut-&#234;tre plus inextricable. &#192; Avignon, il faut payer pour travailler. Trois &#171; interluttants &#187; du Nord-Pas-de-Calais en t&#233;moignent : &#171; &lt;i&gt; Location de salle, logement, communication, d&#233;placements, tout &#231;a co&#251;te tr&#232;s cher&lt;/i&gt;, commence Corinne Masiero, qui jouait dans le &#8220;Off&#8221; il y a quelques ann&#233;es. &lt;i&gt;Tous les jours, tu montes et tu d&#233;montes ton plateau en vitesse entre deux spectacles, tu ressors crev&#233;e, c'est l'usine. Au final, on a gagn&#233; quoi ? Une date pour l'ann&#233;e et un lumbago que je soigne encore aujourd'hui. Avant &#231;a, je travaillais dans les foires commerciales, ici &#231;a a &#233;t&#233; la m&#234;me arnaque. J'ai eu l'impression d'&#234;tre un crocodile entrant dans une maroquinerie.&lt;/i&gt; &#187; Le probl&#232;me est que tout le monde doit jouer &#224; Avignon : &#171; &lt;i&gt;On nous dit que si on ne joue pas &#224; Avignon, on est foutu. T'as des programmateurs qui viennent te voir ici mais qui ne se d&#233;placent pas quand t'es en r&#233;gion&lt;/i&gt; &#187;, poursuit Maxime Sechaud. Les compagnies s'endettent jusqu'&#224; 30 000 euros pour rencontrer les programmateurs venus faire leurs courses. Louise Wailly, acolyte interluttante, confirme : &#171; &lt;i&gt;Elles se cassent elles-m&#234;mes, et en plus elles ne peuvent pas faire gr&#232;ve, vu les sommes emprunt&#233;es. Ce discours sur l'auto-ali&#233;nation, tout le monde le porte, mais tout le monde doit jouer pour trouver des dates.&lt;/i&gt; &#187; Les spectacles en p&#226;tissent, forc&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout ils s'homog&#233;n&#233;isent comme des fromages pasteuris&#233;s : &#171; &lt;i&gt;Une pi&#232;ce n'est pas faite pour &#234;tre jou&#233;e mais pour &#234;tre vendue&lt;/i&gt;, insiste Louise. &lt;i&gt;Tu peux jouer du Brecht sans jamais rejoindre la contestation d'une mani&#232;re ou d'une autre.&lt;/i&gt; &#187; Une troupe passe, chante un refrain de Renaud et distribue ses flyers. &#171; &lt;i&gt; Regarde les affiches&lt;/i&gt;, continue Corinne, &lt;i&gt;on te pr&#233;sente les spectacles avec un nom de com&#233;dien ou de producteur, tu ne sais m&#234;me pas quel est le propos. Un spectacle doit avant tout &#234;tre bankable. Dans l'industrie du cin&#233;ma c'est pareil, tu peux avoir un bon projet, mais il te faut des noms. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas compter sur les appels d'offres publics pour enrayer cette standardisation. Louise : &#171; &lt;i&gt;Cette ann&#233;e c'est le centenaire de la guerre 14-18, alors des spectacles sur 14-18, t'en as une branl&#233;e. Il n'est plus question de savoir ce qui est pertinent de dire aujourd'hui, on est devenus des prestataires. Les discours de cr&#233;ativit&#233;, &#231;a ne veut plus rien dire, c'est une culture de la commande, on est les bouffons du Minist&#232;re.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ouais, on fait du T.O.D.&lt;/i&gt;, se marre Corinne, &lt;i&gt;du Th&#233;&#226;tre On Demand !&lt;/i&gt; &#187; Louise poursuit : &#171; &lt;i&gt;T'as encore plus pernicieux aujourd'hui, avec la mode des questions de genre ou la parit&#233; hommes-femmes voulue par Fillipetti. Avant m&#234;me de pr&#233;senter un spectacle, on sait qu'il a &#233;t&#233; mont&#233; par un &#8216;'metteur en sc&#232;ne femme'', comme si c'&#233;tait un argument de vente. D'un point de vue f&#233;ministe, c'est encore pire, on est des &#8216;'femmes'' avant d'&#234;tre des personnes consid&#233;r&#233;es pour ce qu'elles font !&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour une large part, les actions que m&#232;nent les intermittents contre les nouveaux accords Unedic gagneraient &#224; consid&#233;rer que la culture, dont Avignon est le symbole et le fer de lance, ne fait pas exception &#224; la r&#232;gle de la marchandise. Circonscrire le d&#233;bat &#224; la seule r&#233;partition des fruits (pourris) du travail &#8211; comme le font les experts en comptes publics qu'ils soient lib&#233;raux ou contestataires &#8211; c'est s'ali&#233;ner d'avance aux logiques qui tuent le spectacle vivant. Et se couper des autres travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;TomJo&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accords Unedic : ch&#244;meurs et int&#233;rimaires aussi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;A Al&#232;s, dans le Gard, &#231;a a gueul&#233; : d&#233;but juillet, des &#171; ch&#244;meurs et intermittents du travail &#187; ont s&#233;v&#232;rement gourmand&#233; les gr&#233;vistes de la culture. En effet, ces derniers auraient eu tendance &#224; limiter la lutte contre la r&#233;forme Unedic aux seuls intermittents du spectacle. C'est ballot. Car, on l'oublie trop souvent, les accords sign&#233;s le 22 mars 2014 ne concernent pas les seuls professionnels de la sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les ch&#244;meurs au r&#233;gime g&#233;n&#233;ral, il faut savoir que l'allocation minimale passe de 57,4 % du salaire de r&#233;f&#233;rence &#224; 57 %. Soit 0,4 % de coquillettes en moins tous les mois. Par ailleurs appara&#238;t le syst&#232;me de &#171; rechargement des droits &#187; au ch&#244;mage. Selon la Coordination des intermittents et pr&#233;caires d'Ile-de-France (&lt;a href=&#034;http://www.cip-idf.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CIP-IDF&lt;/a&gt;), &#171; &lt;i&gt; contrairement &#224; ce qui se fait actuellement, un contrat mieux r&#233;mun&#233;r&#233; au cours de la p&#233;riode d'&#233;puisement du capital ne pourra pas changer le montant de l'indemnit&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Autrement dit : si vous ouvrez des &#8211; petits &#8211; droits au ch&#244;mage avec un contrat mal pay&#233;, n'esp&#233;rez aucune embellie si vous d&#233;gotez entre-temps un taf plus r&#233;mun&#233;rateur. Vos droits ne seront pas recalcul&#233;s. Bossez, et circulez, les feignasses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux int&#233;rimaires, certains d'entre eux se voient mettre d'office au r&#233;gime g&#233;n&#233;ral. Auparavant, leurs journ&#233;es travaill&#233;es comptaient pour dix heures. C'&#233;tait bien trop. Elles n'en repr&#233;senteront plus que cinq. Il va sans dire que ce tour de passe-passe r&#233;duit sensiblement leurs droits aux indemnit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ch&#244;meurs, int&#233;rimaires, intermittents du spectacle, salari&#233;s pr&#233;caires (ou qui pourraient le devenir) : cet accord nous concerne tous !&lt;/i&gt; &#187;, pouvait-on lire sur un tract du collectif Avignon Off de la CIP-IDF. Cet &#233;t&#233;, comme &#224; la rentr&#233;e, P&#244;le emploi pourrait bien devenir le th&#233;&#226;tre de la lutte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Baptiste Legars&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, 1er juillet 2014.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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