<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://cqfd-journal.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
	<link>https://cqfd-journal.org/</link>
	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://cqfd-journal.org/spip.php?id_mot=10796&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
		<url>https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L144xH50/siteon0-2-e90fe.png?1782637830</url>
		<link>https://cqfd-journal.org/</link>
		<height>50</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Un avion dans votre salon ?</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Un-avion-dans-votre-salon</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Un-avion-dans-votre-salon</guid>
		<dc:date>2022-02-18T11:02:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Manuel Traimond avec le collectif Passerelle</dc:creator>


		<dc:subject>Marseille</dc:subject>
		<dc:subject>Nice</dc:subject>
		<dc:subject>Bordeaux</dc:subject>
		<dc:subject>Nantes</dc:subject>
		<dc:subject>fret</dc:subject>
		<dc:subject>Vite</dc:subject>
		<dc:subject>fret a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>a&#233;rien</dc:subject>
		<dc:subject>extensions d'a&#233;roports</dc:subject>
		<dc:subject>faut transporter</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au fret a&#233;rien, on peut acheter du raisin chilien en janvier et se faire livrer en quelques jours une babiole en plastique fabriqu&#233;e en Chine. Dans la famille des &#233;metteurs de gaz &#224; effet de serre, le fret a&#233;rien est un secteur des plus absurdes, et des plus m&#233;connus. Les extensions d'a&#233;roports se multiplient partout en France : Nantes, Nice, Marseille, Bordeaux, Lille, Rennes, Montpellier, Caen... Et cela avec la complicit&#233; &#8211; voire au nom &#8211; des collectivit&#233;s locales, alors m&#234;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rien-que-pour-le-web" rel="directory"&gt;Rien que pour le web&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Marseille" rel="tag"&gt;Marseille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nice" rel="tag"&gt;Nice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Bordeaux" rel="tag"&gt;Bordeaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Nantes" rel="tag"&gt;Nantes&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fret" rel="tag"&gt;fret&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Vite" rel="tag"&gt;Vite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fret-aerien" rel="tag"&gt;fret a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/aerien" rel="tag"&gt;a&#233;rien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/extensions-d-aeroports" rel="tag"&gt;extensions d'a&#233;roports&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/faut-transporter" rel="tag"&gt;faut transporter&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH87/03-nddl-d190d.jpg?1783086594' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='87' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Gr&#226;ce au fret a&#233;rien, on peut acheter du raisin chilien en janvier et se faire livrer en quelques jours une babiole en plastique fabriqu&#233;e en Chine. Dans la famille des &#233;metteurs de gaz &#224; effet de serre, le fret a&#233;rien est un secteur des plus absurdes, et des plus m&#233;connus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4372 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;45&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH534/02-nddl-7e0ee.jpg?1783086594' width='500' height='534' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Dessin de Karine Bernadou (CQFD n&#176;106)
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;es extensions d'a&#233;roports se multiplient partout en France : Nantes, Nice, Marseille, Bordeaux, Lille, Rennes, Montpellier, Caen... Et cela avec la complicit&#233; &#8211; voire au nom &#8211; des collectivit&#233;s locales, alors m&#234;me qu'elles affichent des strat&#233;gies de r&#233;duction des &#233;missions de CO2. Ces projets montrent bien la schizophr&#233;nie de nos dirigeants. Loin de r&#233;duire cette pollution, ils l'acc&#233;l&#232;rent. Et le fret a&#233;rien y prend pleinement sa part. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arr&#234;ter un avion qui vole n'est pas une chose ais&#233;e, l'emp&#234;cher d'agrandir son nid mortif&#232;re est bien plus &#224; la port&#233;e de l'action citoyenne et militante. Les cr&#233;neaux sont satur&#233;s ? Les infrastructures sont insuffisantes pour les pr&#233;visions de croissance ? La r&#233;ponse pragmatique &#224; apporter n'est pas d'augmenter la taille du territoire sacrifi&#233; mais bien de r&#233;duire cette activit&#233;. On critique d&#233;j&#224; &#224; juste titre le projet discutable d'&#233;tendre le glorieux statut de touriste aux 90 % de l'humanit&#233; qui n'en jouissent pas encore. Mais on oublie un autre abus, celui du fret a&#233;rien, r&#233;sum&#233; en une phrase simple : le smartphone moyen a, quelques jours apr&#232;s sa naissance, d&#233;j&#224; parcouru bien plus de kilom&#232;tres en avion que n'importe quel humain moyen. &lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; 120 millions de tonnes de CO2 &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Parlons d'abus et non d'usage : le fret a&#233;rien nous rend un fier service lorsqu'il faut transporter d'urgence des vaccins souffrant de dates de p&#233;remption, des m&#233;dicaments vers des zones de catastrophes, des pi&#232;ces de rechange pour les blocs des h&#244;pitaux, des organes pour les greffes. Applaudissons. Puis revenons au supermarch&#233; du coin et constatons, Parisienne, Bordelais, ou Strasbourgeoise, qu'en janvier nous pouvons acheter du raisin. Au XIXe si&#232;cle, il fallait la fortune et l'extravagance mondaine de la Pa&#239;va ou de la Belle Otero pour offrir &#224; ses invit&#233;s du raisin en janvier. En 2022, quel Europ&#233;en s'&#233;tonne de pouvoir d&#233;guster une grappe chilienne juste apr&#232;s No&#235;l ? Qui s'&#233;tonne que tel objet indispensable, essentiel &#8211; pantalon fluorescent &#224; haut-parleur incorpor&#233;, presse-quinoa connect&#233;, compteur de calories pour croque-monsieur, taille-crayons &#224; batterie rechargeable &#8212; puisse &#234;tre command&#233; en ligne &#224; un esclavagiste (pardon, un fabricant) chinois, produit en deux heures, empaquet&#233; et mis dans une palette, la palette roul&#233;e dans une soute d'Airbus, et le taille-crayons &#224; batterie rechargeable livr&#233; vingt-quatre heures apr&#232;s avoir &#233;t&#233; command&#233; ? Mais inoffensif taille-crayons &#224; batterie rechargeable et d&#233;licieuse grappe de raisins sont devenus les armes du crime climatique. Parce que les torch&#232;res des avions crachent du CO2. Beaucoup de CO2. Combien ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;Ce que nous mangeons, c'est d'abord et avant tout du p&#233;trole.&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;La nourriture transport&#233;e par avion ne compte que pour 1 % des transports mondiaux de nourriture. Mais d&#232;s 2009 elle &#233;mettait 11 % du CO2 rejet&#233; par tous les transports de nourriture&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir le rapport intitul&#233; &#034;Air Freight, the impact&#034;.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. En 2021, le fret a&#233;rien &#233;tait en &#171; &lt;i&gt;en pleine forme&lt;/i&gt; &#187;, se r&#233;jouissait r&#233;cemment &lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#171; Le fret a&#233;rien en pleine forme &#187;, 12/10/21.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Cette seule ann&#233;e, il aura transport&#233; 66 millions de tonnes de marchandises dans ses soutes&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chiffre disponible ici.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;. Ce qui signifie qu'il aura rejet&#233; 120 millions de tonnes de CO2, soit 17 000 fois la masse de la Tour Eiffel, ce qui g&#233;n&#232;re un effet de serre consid&#233;rable. Et quelle obsc&#233;nit&#233; que de rejeter 120 millions de tonnes de CO2 dans l'air pour des si&#232;cles pour des objectifs aussi frivoles que, par exemple, d&#233;guster en quelques secondes des grains de raisin&#8230; qui ont d&#233;j&#224; n&#233;cessit&#233; du p&#233;trole pour leur culture. N'oublions pas qu'en d&#233;finitive, on a tant m&#233;canis&#233; l'agriculture contemporaine que ce que nous mangeons, c'est d'abord et avant tout du p&#233;trole.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-center&#034; style=&#034;text-align:center;&#034;&gt;&lt;strong&gt;&#171; Transporter vite pour vendre vite &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le fret a&#233;rien parle. Si on l'&#233;coute, il parle autant qu'un marlou un peu l&#226;che qui donne ses comp&#232;res pour sauver sa peau. Le fret a&#233;rien avoue que le capitalisme, en toxicomane du profit et de la croissance, cherche sa came partout, et maintenant dans le double eldorado du &#171; juste-&#224;-temps &#187; et de la mondialisation. Tr&#232;s avantageuse la mondialisation, puisqu'elle gomme les saisons et permet de ne produire que l&#224; o&#249; les salaires sont les plus bas. Mais ensuite, il faut transporter le pantalon fluorescent ou la grappe de raisin d'un bout &#224; l'autre de la plan&#232;te. De nos jours, c'est le bateau qui transporte presque tout, et pour un prix d&#233;risoire. Mais les bateaux, c'est lent. Ce que l'on transporte, on ne le vend pas. Plus tard on vend, moins on gagne, plus t&#244;t on vend, plus on gagne. L'immobilisation par les stocks, voil&#224; l'ennemi du profit ; le &#171; juste-&#224;-temps &#187;, voil&#224; son ami. Bref, si l'on veut vendre dans les d&#233;lais fulgurants auxquels on a rendus les consommateurs accros en les rendant d&#233;pendants aux pixels et aux claviers, il faut transporter toujours plus vite et toujours plus s&#251;r, ce que le transport a&#233;rien accomplit &#224; merveille. D'ailleurs les tarifs d'assurance, plus bas, refl&#232;tent la plus grande s&#233;curit&#233; du transport a&#233;rien, une autre raison de l'utiliser. Sait-on que transporter 450 000 iPhones en avion depuis la Chine jusque dans le Tennessee ne co&#251;tait en 2013 que 250 000 dollars&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#034;It's Cheaper To Send Apple's iPhones By Air Than By Sea&#034;, Forbes, 2013.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt; ? 250 000 dollars, c'est beaucoup ? Non, ce n'est que 0,55 dollars par bo&#238;te &#224; hypnose, c'est-&#224;-dire 0,06 % de son prix de vente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Revenons &#224; ce cercle vicieux, cette spirale infernale de la temporalit&#233; sans cesse acc&#233;l&#233;r&#233;e du capitalisme. Pour gagner plus, il faut vendre plus, pour vendre plus il faut vendre plus vite, donc produire plus vite. Le temps gagn&#233; par l'employ&#233; qui produit plus vite est aussit&#244;t consacr&#233; &#224; produire encore plus. Paradoxalement, plus on produit vite, moins on a de temps pour vivre. Ironie tragique du capitalisme : l'informatique et le t&#233;l&#233;travail se combinent pour que le temps libre soit d&#233;sormais intol&#233;rable, inacceptable, voire impossible. Les rapidit&#233;s de l'ordinateur, de l'imprimante 3D, de la livraison par Amazon, du fret a&#233;rien sont en train de tuer la saveur de la vie. Encore un peu de litchis au k&#233;ros&#232;ne ?&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Collectif Passerelle&lt;/div&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir le rapport intitul&#233; &#034;&lt;a href=&#034;https://www.aef.org.uk/uploads/AirFreightReport.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Air Freight, the impact&lt;/a&gt;&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &#171; &lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/societes/le-fret-aerien-en-pleine-forme-20211012&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le fret a&#233;rien en pleine forme&lt;/a&gt; &#187;, 12/10/21.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Chiffre disponible &lt;a href=&#034;https://www.statista.com/statistics/564668/worldwide-air-cargo-traffic/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Voir &lt;a href=&#034;https://www.forbes.com/sites/timworstall/2013/09/12/its-cheaper-to-send-apples-iphones-by-air-than-by-sea/?sh=388c043535f7&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;It's Cheaper To Send Apple's iPhones By Air Than By Sea&lt;/a&gt;&#034;, &lt;i&gt;Forbes&lt;/i&gt;, 2013.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fret SNCF : &#171; On regarde travailler la concurrence &#187;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Fret-SNCF-On-regarde-travailler-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Fret-SNCF-On-regarde-travailler-la</guid>
		<dc:date>2014-10-04T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S&#233;bastien Navarro</dc:creator>


		<dc:subject>Benoit Guillaume</dc:subject>
		<dc:subject>C'est</dc:subject>
		<dc:subject>travail</dc:subject>
		<dc:subject>soci&#233;t&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>SNCF</dc:subject>
		<dc:subject>fret</dc:subject>
		<dc:subject>fret ferroviaire</dc:subject>
		<dc:subject>ECR</dc:subject>
		<dc:subject>Yannick</dc:subject>
		<dc:subject>r&#233;forme ferroviaire</dc:subject>
		<dc:subject>ferroviaire</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ouvert &#224; la concurrence depuis 2005, le fret ferroviaire aiguise les app&#233;tits de soci&#233;t&#233;s priv&#233;es peu regardantes sur le droit du travail et les normes de s&#233;curit&#233;. A Cerb&#232;re (Pyr&#233;n&#233;es-Orientales), la gare de fret prend des allures de cimeti&#232;re. Samedi 21 juin 2014, fin de la gr&#232;ve contre la r&#233;forme ferroviaire. Dans son bureau en pr&#233;fabriqu&#233;, Yannick a la gueule de bois. Par la fen&#234;tre ouverte, le d&#233;l&#233;gu&#233; c&#233;g&#233;tiste regarde les rails des voies de triage vides. Les entrep&#244;ts fig&#233;s. (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no124-juillet-aout-septembre" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;124 (juillet-aout-septembre 2014)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Benoit-Guillaume" rel="tag"&gt;Benoit Guillaume&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/C-est" rel="tag"&gt;C'est&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/travail" rel="tag"&gt;travail&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/societe" rel="tag"&gt;soci&#233;t&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/SNCF" rel="tag"&gt;SNCF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fret" rel="tag"&gt;fret&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/fret-ferroviaire" rel="tag"&gt;fret ferroviaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ECR" rel="tag"&gt;ECR&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Yannick" rel="tag"&gt;Yannick&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/reforme-ferroviaire" rel="tag"&gt;r&#233;forme ferroviaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/ferroviaire" rel="tag"&gt;ferroviaire&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvert &#224; la concurrence depuis 2005, le fret ferroviaire aiguise les app&#233;tits de soci&#233;t&#233;s priv&#233;es peu regardantes sur le droit du travail et les normes de s&#233;curit&#233;. A Cerb&#232;re (Pyr&#233;n&#233;es-Orientales), la gare de fret prend des allures de cimeti&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Samedi 21 juin 2014, fin de la gr&#232;ve contre la r&#233;forme ferroviaire. Dans son bureau en pr&#233;fabriqu&#233;, Yannick a la gueule de bois. Par la fen&#234;tre ouverte, le d&#233;l&#233;gu&#233; c&#233;g&#233;tiste regarde les rails des voies de triage vides. Les entrep&#244;ts fig&#233;s. Quelques wagons immobiles. Officiellement, le travail a repris, m&#234;me si tout respire l'abandon. Ici, c'est Cerb&#232;re, village des Pyr&#233;n&#233;es-Orientales abritant un peu plus d'un millier d'habitants. Plein sud, &#224; quelques centaines de m&#232;tres, le tunnel ferroviaire des Balitres, creus&#233; dans la roche, m&#232;ne jusqu'au village espagnol de Port-Bou. Il faut imaginer la ruche, il y a trente ans, les centaines de cheminots qui trimaient sur les voies. L'&#233;cartement des voies n'&#233;tant pas le m&#234;me entre les deux pays, les man&#339;uvres ne manquaient pas entre changement des essieux et transbordements. 70 % du fret ferroviaire franco-espagnol passait par l&#224; et tout ce mouvement faisait vivre le village. Yannick l&#226;che quelques bribes de son CV : &#171; &lt;i&gt;Je suis rentr&#233; au fret en 2000, au triage du Bourget, qui doit &#234;tre un des seuls &#224; fonctionner encore puisque tous les autres ont &#233;t&#233; ferm&#233;s. Avant, on triait les wagons, c'&#233;tait la technique du &#8220;wagon isol&#233;&#8221;, un wagon par client. Aujourd'hui, cette activit&#233; n'existe plus. Il n'y a plus de tri dans le fret pour des questions de rentabilit&#233;. En 2007, je suis arriv&#233; &#224; Cerb&#232;re et &#231;a travaillait encore. On &#233;tait 95 personnes sur le site, maintenant on n'est plus que 26 : agents de man&#339;uvre, ma&#238;trise et encadrement compris.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1173 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;23&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH265/guillaume-fret_cqfdp16--42e9a.jpg?1782641284' width='400' height='265' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Beno&#238;t Guillaume.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;En 2003, les technocrates de Bruxelles pondent une directive lib&#233;ralisant le secteur du fret ferroviaire. Pour la France, il s'agissait d'enrayer le d&#233;clin du transport par le fer au profit du transport routier. Les lois &#233;conomiques et leurs m&#233;chantes fac&#233;ties en d&#233;cid&#232;rent autrement : la part modale&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Report modal : fait de remplacer un mode de transport satur&#233; par un autre. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; du fret ferroviaire, d&#233;j&#224; faiblarde &#224; 12,6 %, chuta &#224; 10 % en l'espace de dix ans. La truffe excit&#233;e par l'odeur du flouze, des op&#233;rateurs priv&#233;s se lanc&#232;rent dans l'aventure, tandis que les gars de la SNCF voyaient leur activit&#233; se dissoudre &#224; la vitesse d'une m&#233;duse se d&#233;shydratant sous un soleil &#224; 40&#176;. Yannick : &#171; &lt;i&gt;On a commenc&#233; &#224; subir la concurrence en 2010. ECR&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Euro Cargo Rail, op&#233;rateur priv&#233; de fret ferroviaire, filiale de la DB (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;i&gt;a mis la main sur la soci&#233;t&#233; espagnole Transfesa, sp&#233;cialis&#233;e dans le changement des essieux. La perte de ce gros trafic a provoqu&#233; la suppression de 40 postes chez nous. En 2011, on a perdu deux autres march&#233;s au b&#233;n&#233;fice de la concurrence allemande, avec encore une quarantaine de postes d'agents supprim&#233;s. La plupart des gens ont &#233;t&#233; reclass&#233;s, d'autres sont rest&#233;s &#224; l'EME&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Espace Mobilit&#233; Emploi, service mis en place &#224; la SNCF et cens&#233; proposer des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;i&gt;pendant deux ans. Ils viennent sur le site mais comme ils sont exc&#233;dentaires, ils n'ont pas de travail &#224; part quelques rares missions par-ci par-l&#224;. Pour eux, c'est vraiment catastrophique.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Cerb&#232;re, la situation se corse lorsque ECR d&#233;cide de sous-traiter le march&#233; des man&#339;uvres &#224; une soci&#233;t&#233; espagnole, Slisa. Outre le nouveau d&#233;graissage de personnel impos&#233; &#224; la SNCF, la col&#232;re des cheminots enfle lorsqu'on apprend que la soci&#233;t&#233; ib&#233;rique emploie du personnel espagnol sur le sol fran&#231;ais&#8230; en filoutant le droit du travail local. &#199;a porte un nom : dumping social. L'inspection du travail finit par s'en m&#234;ler. Fin 2013, la fraude est caract&#233;ris&#233;e : &#171; &lt;i&gt;Travail dissimul&#233; par dissimulation d'activit&#233; et dissimulation d'emploi salari&#233;.&lt;/i&gt; &#187; De son c&#244;t&#233;, ECR est &#233;galement reconnue coupable d'avoir eu recours au travail dissimul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au t&#233;l&#233;phone, l'homme est assez d&#233;sagr&#233;able, sur la d&#233;fensive. Il ne veut pas parler. Et s'il finit, enfin, par accepter de r&#233;pondre &#224; quelques questions, c'est pour rappeler plusieurs fois qu'il tient &#224; garder sa &#171; &lt;i&gt;libert&#233; d'expression&lt;/i&gt; &#187;. Manuel Martinez est d&#233;l&#233;gu&#233; CFDT chez ECR. La bo&#238;te priv&#233;e op&#232;re sur le r&#233;seau ferr&#233; fran&#231;ais depuis une dizaine d'ann&#233;es. D&#233;sireuse de faire juter rapidement la past&#232;que &#224; dividendes, elle a fait bosser ses agents comme des b&#234;tes de somme. En 2013, le tribunal de police de Paris condamnait Alain Thauvette, pr&#233;sident d'ECR, et la soci&#233;t&#233; &#224; payer chacun une amende de 116 000 euros pour de multiples infractions aux dur&#233;es de temps de travail. Autre grief contre la soci&#233;t&#233; : un respect plus que douteux des normes de s&#233;curit&#233;. Le 9 avril 2011, dans un silence m&#233;diatique assourdissant, un tract de la CGT relayait le d&#233;raillement d'un train ECR dans Les Landes. Un d&#233;raillement qui s'ajoutait &#171; &lt;i&gt;&#224; d'autres accidents/incidents caus&#233;s par des entreprises ferroviaires priv&#233;es circulant sur le r&#233;seau national.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tableau, certes un peu brutal, ne pla&#238;t pas &#224; Manuel. Il pr&#233;cise cependant : &#171; &lt;i&gt;Le risque de dumping social a &#233;t&#233; introduit avec l'ouverture &#224; la concurrence. C'est vrai qu'avec moins de personnel, on a &#233;t&#233; oblig&#233;s de travailler dans des conditions&#8230; particuli&#232;res. On nous a pouss&#233;s &#224; faire des choses &#224; la limite de la r&#233;glementation. Il m'est arriv&#233; de conduire des trains pendant 15, voire 17 heures d'affil&#233;e.&lt;/i&gt; &#187; Une page qui semble &#234;tre tourn&#233;e puisque &#171; &lt;i&gt;avec la nouvelle direction, on va vers un mieux social et le but de l'entreprise est d'&#234;tre dans les clous au niveau r&#233;glementation&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dominique Jacquet, d&#233;l&#233;gu&#233; CGT chez ECR, sera plus disert, m&#234;me s'il n'h&#233;site pas &#224; noyer le poisson lorsqu'on aborde le probl&#232;me de la s&#233;curit&#233; des trains affr&#233;t&#233;s par la soci&#233;t&#233; priv&#233;e. Est-il vrai que les points de contr&#244;le de la SNCF ne sont pas les m&#234;mes que ceux d'ECR ? &#171; &lt;i&gt; Moi je ne connais qu'un syst&#232;me : celui dans lequel je travaille. Or, pour comparer, faut conna&#238;tre les deux. On a &#233;t&#233; form&#233;s par des anciens de la SNCF. Des gars relativement cal&#233;s, des anciens TGVistes. &#192; la SNCF, avant d'&#234;tre l&#226;ch&#233;s, les mecs &#233;taient mis sur les triages pour essayer de prendre en main la machine et la signalisation. Ils circulaient sur des voies de service avant d'&#234;tre mis sur des grandes lignes. Nous, on n'avait pas cette possibilit&#233; : on &#233;tait l&#226;ch&#233;s de suite dans le grand bain. On apprenait sur le tas et, forc&#233;ment, il est arriv&#233; des b&#234;tises&#8230; Comme les gens travaillaient beaucoup, il y avait des risques d'hypovigilance. Faut pas se voiler la face. On n'est pas sur les m&#234;mes crit&#232;res.&lt;/i&gt; &#187; Le c&#233;g&#233;tiste r&#233;sume : &#171; &lt;i&gt;La gestion, comme la s&#233;curit&#233;, &#231;a a un co&#251;t. Et si tu veux baisser les co&#251;ts de gestion, suffit de limiter les co&#251;ts de s&#233;curit&#233;.&lt;/i&gt; &#187; Et, &#224; l'instar de son camarade de la CFDT, de se faire aussit&#244;t rassurant : &#171; &lt;i&gt;Tout ce qui est s&#233;curit&#233;, c'est beaucoup plus carr&#233; maintenant. Je veux pas d&#233;fendre ma soci&#233;t&#233;, mais ils ont fait beaucoup d'efforts&#8230;&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un discours qui ne convainc pas vraiment Yannick. Plusieurs fois, photos &#224; l'appui, lui et quelques coll&#232;gues sont all&#233;s pr&#233;venir le pr&#233;fet quant au danger de faire rouler certains trains jug&#233;s &#171; &lt;i&gt; catastrophiques&lt;/i&gt; &#187;. Sans aucun r&#233;sultat. &#171; &lt;i&gt;On a peur qu'un train de marchandises croise un TER avec des gosses dedans qui reviennent de l'&#233;cole, et que le train d&#233;raille&#8230;&lt;/i&gt; &#187; Ce sc&#233;nario est tr&#232;s pr&#233;sent dans la t&#234;te des cheminots de la SNCF pour qui le fret, avant d'&#234;tre un business, est un service public. Si, lors des appels d'offres, le public est plus cher que le priv&#233;, c'est en raison d'une certaine intransigeance quant au respect des normes de s&#233;curit&#233;. L'accident de Br&#233;tigny-sur-Orge (Essonne) survenu en juillet 2013 revient beaucoup dans les discussions et est per&#231;u comme le signal d'alerte li&#233; au risque de laisser se d&#233;labrer des infrastructures publiques pour mieux les brader aux app&#233;tits du priv&#233;&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous apprenons le 7 juillet que le compte-rendu des experts enqu&#234;tant sur (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques kilom&#232;tres de Cerb&#232;re, plus de 16 000 camions venant d'Espagne passent quotidiennement la fronti&#232;re au col du Perthus. Yannick : &#171; &lt;i&gt;Il faut arr&#234;ter de tout mettre sur les camions. Si on agrandit les autoroutes, c'est pour eux. Rien n'est fait pour le fer. Du coup, on se fait laminer, m&#234;me par les petites soci&#233;t&#233;s qui viennent de se monter. Le service public du fret, ils n'en veulent plus. Pour eux, le fret doit rapporter de l'argent et n'est pas l&#224; pour l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crissement suraigu des roues sur le rail, un train de marchandise d&#233;boule. Yannick, d'un geste las : &#171; &lt;i&gt;On ne sait pas si dans cinq ans on sera encore l&#224;. En attendant, c'est la concurrence qui travaille et nous on les regarde travailler.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Report modal : fait de remplacer un mode de transport satur&#233; par un autre. En France, le transport routier absorbe plus de 80 % du trafic de transport de marchandises.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Euro Cargo Rail, op&#233;rateur priv&#233; de fret ferroviaire, filiale de la DB Schenker Rail.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Espace Mobilit&#233; Emploi, service mis en place &#224; la SNCF et cens&#233; proposer des missions aux agents dont le poste de travail a &#233;t&#233; supprim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Nous apprenons le 7 juillet que le compte-rendu des experts enqu&#234;tant sur l'accident ferroviaire de Br&#233;tigny-sur-Orge, qui a caus&#233; la mort de sept personnes, rel&#232;ve plus de 200 points de s&#233;curit&#233; non conformes. Un &#171; &lt;i&gt; &#233;tat de d&#233;labrement jamais vu ailleurs&lt;/i&gt; &#187; d'apr&#232;s eux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
