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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>&#171; L'arr&#234;t de la gr&#232;ve n'est pas la fin de la lutte &#187;</title>
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		<dc:date>2022-11-04T15:57:21Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jonas Schnyder</dc:creator>


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		<description>
&lt;p&gt;Le 13 octobre dernier, alors que la gr&#232;ve s'est &#233;tendue &#224; presque toutes les raffineries de France, les travailleurs d'Esso-ExxonMobil, &#224; Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rh&#244;ne), suspendent leur mouvement. Lionel Arbiol, d&#233;l&#233;gu&#233; syndical CGT, revient sur ce choix qui, &#224; premi&#232;re vue, semble &#224; contretemps. C'est que face &#224; l'emballement m&#233;diatico-politique, explique-t-il, il &#233;tait urgent de changer de strat&#233;gie. Entretien. La gr&#232;ve presque g&#233;n&#233;rale des raffineries fran&#231;aises est assur&#233;ment un des (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no214-novembre-2022" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;214 (novembre 2022)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/negociations-salariales" rel="tag"&gt;n&#233;gociations salariales&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L150xH113/web_2211_cqfd_essence_fos_-2-ac3bf-e769c.jpg?1782945320' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 13 octobre dernier, alors que la gr&#232;ve s'est &#233;tendue &#224; presque toutes les raffineries de France, les travailleurs d'Esso-ExxonMobil, &#224; Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rh&#244;ne), suspendent leur mouvement. Lionel Arbiol, d&#233;l&#233;gu&#233; syndical CGT, revient sur ce choix qui, &#224; premi&#232;re vue, semble &#224; contretemps. C'est que face &#224; l'emballement m&#233;diatico-politique, explique-t-il, il &#233;tait urgent de changer de strat&#233;gie. Entretien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_4814 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;26&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://cqfd-journal.org/IMG/jpg/web_2211_cqfd_essence_fos_-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH375/web_2211_cqfd_essence_fos_-2-8036f.jpg?1782945320' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_credits '&gt;Illustration de Mickomix
&lt;/div&gt;
&lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;lettrine&#034;&gt;L&lt;/span&gt;a gr&#232;ve presque g&#233;n&#233;rale des raffineries fran&#231;aises est assur&#233;ment un des &#233;v&#233;nements marquants de cette rentr&#233;e sociale. Premier acte : face &#224; la crise inflationniste, les syndicats tentent d'imposer des n&#233;gociations salariales aux directions des entreprises, celles du d&#233;but de l'ann&#233;e &#233;tant d&#233;j&#224; compl&#232;tement obsol&#232;tes. L&#224;-dessus arrive le d&#233;bat public sur les ind&#233;cents superprofits de multinationales si peu promptes au partage. Le cocktail d'indignation est d&#233;tonnant : d&#232;s la fin septembre, plusieurs raffineries se mettent en gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a beau conna&#238;tre la musique, la suite est particuli&#232;rement violente, entre un gouvernement alternant m&#233;pris paternaliste et menace de r&#233;quisition des gr&#233;vistes ; et cha&#238;nes d'information d&#233;ballant les sempiternelles images de files d'attente, d'embrouilles &#224; la pompe et de micro-trottoirs plaintifs. &#192; Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rh&#244;ne), c'est d&#232;s mars dernier que les syndicats avaient interpell&#233; leur direction afin de rouvrir les n&#233;gociations salariales pour 2022. En face : silence radio. Mi-juin, les syndicats posent un premier ultimatum : des discussions ou la gr&#232;ve. Lionel Arbiol, ancien op&#233;rateur &#224; la raffinerie et d&#233;l&#233;gu&#233; syndical CGT, nous raconte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s plusieurs mois de silence, la direction a finalement accept&#233; de s'asseoir &#224; la table des n&#233;gociations. Que vous a-t-elle propos&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On nous a propos&#233;, non pas de rouvrir les n&#233;gociations salariales de 2022, mais d'avancer &#224; septembre les n&#233;gociations pour 2023, tout en fournissant quelques compensations. Nos revendications &#233;taient claires, et cela n'y r&#233;pondait pas du tout. On avait d&#233;j&#224; fait une semaine de gr&#232;ve fin juin, mais comme nous &#233;tions seuls &#224; Fos, on avait d&#233;cid&#233; d'arr&#234;ter, tout en r&#233;p&#233;tant &#224; la direction que ses propositions unilat&#233;rales ne nous convenaient pas, qu'on ne leur faisait pas confiance et qu'on serait au rendez-vous en septembre ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez tout de m&#234;me accept&#233; de participer aux n&#233;gociations salariales pour 2023 organis&#233;es en septembre...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Oui, mais les quatre syndicats (CFDT, FO, CGT et le syndicat de cadres CFE-CGC) avaient un message commun : on voulait compenser les salaires de 2022 face &#224; l'inflation, augmenter la prime de partage de la valeur&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Instaur&#233;e en ao&#251;t 2022 en remplacement de la prime exceptionnelle de pouvoir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; et pr&#233;voir 2023 sur la base de l'&#233;volution de l'inflation. Cela n'a pas dur&#233; longtemps et on est tous sortis avec le m&#234;me constat : alors que l'entreprise fait du pognon &#224; pas savoir quoi en faire, annonce un chiffre d'affaires historique, le pouvoir d'achat diminue et la direction refuse nos demandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste apr&#232;s cette r&#233;union, un premier mouvement de gr&#232;ve est lanc&#233; le 20 septembre sur le site ExxonMobil de Port-J&#233;r&#244;me-sur-Seine (Seine-Maritime). Nous les avons rejoints d&#232;s le lendemain. Cette gr&#232;ve &#233;tait in&#233;dite pour deux raisons : c'&#233;tait la premi&#232;re fois que les deux sites ExxonMobil de France &#233;taient en gr&#232;ve en m&#234;me temps, et aussi la premi&#232;re fois que les quatre syndicats se d&#233;claraient non signataires des n&#233;gociations salariales. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est &#224; ce moment-l&#224; que d'autres raffineries ont rejoint le mouvement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le 27 septembre ont eu lieu les n&#233;gociations salariales de branche, organis&#233;es par l'Union fran&#231;aise des industries p&#233;troli&#232;res (Ufip). Les entreprises voulaient vraiment trouver un accord pour &#233;viter que d'autres entrent en gr&#232;ve. Mais les propositions n'&#233;taient pas &#224; la hauteur et leur message &#233;tait clair : si on refusait, ils nous proposeraient encore moins ! Le chantage fait partie de leur vision du dialogue social. La gr&#232;ve s'est progressivement &#233;tendue &#224; d'autres sites. Dans les semaines qui ont suivi, six des sept raffineries de France m&#233;tropolitaine en activit&#233; se mettaient &#224; l'arr&#234;t, auxquelles s'ajoute l'ancienne raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) qui fait aujourd'hui office de d&#233;p&#244;t de carburant.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip_poesie&#034;&gt;&lt;div&gt;&#171; Le chantage fait partie de leur vision du dialogue social... &#187;&lt;/div&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de l'&#201;tat, d'un c&#244;t&#233; il a tent&#233; de se rassurer comme il pouvait alors que c'&#233;tait le d&#233;but des probl&#232;mes d'approvisionnement et que tout le monde commen&#231;ait &#224; gal&#233;rer, nous y compris. De l'autre, le gouvernement a commenc&#233; &#224; interpeller les entreprises pour trouver une issue. La direction nous r&#233;invite donc d&#233;but octobre pour nous faire une nouvelle proposition. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le mouvement de gr&#232;ve s'&#233;tend et les n&#233;gociations reprennent&#8230; Le rapport de force porte ses fruits ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Au-del&#224; de l'effet d'annonce, dans les faits les entreprises proposaient une augmentation qui aurait favoris&#233; les cadres au d&#233;triment des bas salaires. C'&#233;tait leur mani&#232;re d'essayer d'obtenir la signature de la CFE-CGC. On a appris apr&#232;s coup que la CGC s'&#233;tait fait taper sur les doigts par la direction et que la CFDT avait re&#231;u des pressions d'en haut. En c&#233;dant, ils ont permis &#224; la direction d'obtenir un accord majoritaire l&#233;galement valable, mais qui ne correspondait pas aux attentes du personnel gr&#233;viste. De nombreux travailleurs se sont sentis trahis et la plupart ont continu&#233; la gr&#232;ve. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est l&#224; que le conflit devient majeur...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; ce moment-l&#224;, la Premi&#232;re ministre &#201;lisabeth Borne commence &#224; parler de r&#233;quisitionner les gr&#233;vistes. C'&#233;tait un appel &#224; la guerre : le droit de gr&#232;ve est inscrit dans la Constitution ! Il n'y a pas eu de r&#233;quisitions &#224; Fos, on est trop petits, mais plusieurs en Normandie, dans les raffineries dont d&#233;pendent Paris et les a&#233;roports. L'emballement m&#233;diatique a &#233;t&#233; pire que d'habitude. M&#233;dias et politiques parlaient de moins en moins de nos revendications et de plus en plus des questions juridiques autour des r&#233;quisitions et des cons&#233;quences des p&#233;nuries. Or, nous, on s'en foutait des r&#233;quisitions, on &#233;tait l&#224; pour parler superprofits, augmentation des salaires et inflation ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le 13 octobre, alors que d'autres sites sont toujours en gr&#232;ve, vous d&#233;cidez d'arr&#234;ter. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Entre le tapage m&#233;diatique, des propos d&#233;natur&#233;s et des mensonges &#233;hont&#233;s, on passait notre temps &#224; &#233;viter la r&#233;cup&#233;ration politique et &#224; tenter de rectifier le discours m&#233;diatique. Nos revendications n'existaient plus. Apr&#232;s 23 jours de gr&#232;ve, les travailleurs ont pr&#233;f&#233;r&#233; sortir de la gr&#232;ve pour continuer les n&#233;gociations en interne. On ne s'est pas arr&#234;t&#233;s parce qu'on &#233;tait satisfaits : c'&#233;tait un choix strat&#233;gique. L'arr&#234;t de la gr&#232;ve n'est pas la fin de la lutte. Except&#233; &#224; Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime) et &#224; Feyzin (Rh&#244;ne), les autres raffineries ont fait de m&#234;me, et pour les m&#234;mes raisons, dans les semaines qui ont suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'a pas obtenu ce qu'on voulait, mais aujourd'hui [24 octobre] la raffinerie n'a pas encore red&#233;marr&#233;. Sous-effectifs, absence d'investissements, manque de moyens&#8230; Des sites industriels comme celui-ci ne tiennent que gr&#226;ce aux efforts des travailleurs. Apr&#232;s cette gr&#232;ve, les esprits sont devenus vindicatifs et on ne sera plus forc&#233;ment l&#224; &#224; bricoler au quotidien pour compenser les lacunes r&#233;sultant des choix de la direction. La conflictualit&#233; sociale va in&#233;vitablement empirer, et pas que sur notre site. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vous voyez votre combat &#224; plus long terme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; On sait tr&#232;s bien que le secteur p&#233;trolier n'a pas vraiment d'avenir et qu'il faudra se r&#233;orienter. On subit &#224; la fois une ins&#233;curit&#233; au pr&#233;sent en termes de salaires, de s&#233;curit&#233; et de sant&#233;, et une ins&#233;curit&#233; par rapport &#224; la p&#233;rennit&#233; du site et des emplois. Comment imaginer se projeter quand le pr&#233;sent lui-m&#234;me se d&#233;labre ? On fait face &#224; l'indiff&#233;rence d'un patronat avide de superprofits, &#224; un gouvernement m&#233;prisant et &#224; des m&#233;dias d&#233;connect&#233;s de nos r&#233;alit&#233;s. Le mouvement continue d'une autre mani&#232;re. Il y aura un avant et un apr&#232;s cet &#233;pisode de gr&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, on est fiers d'avoir pu participer &#224; d&#233;clencher un mouvement de gr&#232;ve qui d&#233;passe le secteur p&#233;trolier, tout en mettant en avant l'absence de partage des richesses et les superprofits. M&#234;me si on n'a pas les m&#234;mes revendications et les m&#234;mes passifs au sein des diff&#233;rentes entreprises, on est en contact avec d'autres secteurs toujours en gr&#232;ve. Notre objectif : aboutir &#224; des manifestations interprofessionnelles d'ampleur sur la question des salaires. Rendez-vous le 10 novembre dans la rue ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Jonas Schnyder&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Instaur&#233;e en ao&#251;t 2022 en remplacement de la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat (Pepa), la prime de partage de la valeur (PPV) est une prime facultative vers&#233;e par les entreprises aux salari&#233;s et exon&#233;r&#233;e de cotisations sociales (et d'imp&#244;t sur le revenu pour les salari&#233;s gagnant jusqu'&#224; trois fois le Smic). Son montant net est de 3 000 euros maximum pour 2023 et 2024 (6 000 euros dans certains cas tr&#232;s sp&#233;cifiques).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Derni&#232;re saison</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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		<dc:subject>raffineries Total</dc:subject>
		<dc:subject>raffineries</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, Christophe de Margerie, PDG de Total, a d&#233;clar&#233; dans Ouest-France que son groupe allait r&#233;duire la voilure en Europe et fermer des raffineries. Une annonce qui n'en est pas vraiment une : en 2010, en plein conflit des raffineries Total sur le point de paralyser le pays, ce m&#234;me Margerie avait d&#233;clar&#233; qu'il ne ferait rien avant 2015. Eh bien &#231;a y est, on s'en approche. Donc les salari&#233;s des raffineries de La M&#232;de, Feyzin, Grandpuits, et peut-&#234;tre Donges, ont du souci &#224; se faire. La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no125-octobre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;125 (octobre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/raffineries" rel="tag"&gt;raffineries&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, Christophe de Margerie&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D&#233;c&#233;d&#233; depuis lors dans un accident d'avion &#224; Moscou. Lire, &#224; ce sujet, les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, PDG de Total, a d&#233;clar&#233; dans &lt;i&gt;Ouest-France&lt;/i&gt; que son groupe allait r&#233;duire la voilure en Europe et fermer des raffineries. Une annonce qui n'en est pas vraiment une : en 2010, en plein conflit des raffineries Total sur le point de paralyser le pays, ce m&#234;me Margerie avait d&#233;clar&#233; qu'il ne ferait rien avant 2015. Eh bien &#231;a y est, on s'en approche. Donc les salari&#233;s des raffineries de La M&#232;de, Feyzin, Grandpuits, et peut-&#234;tre Donges, ont du souci &#224; se faire. La multinationale, par ailleurs soutien ind&#233;fectible de l'amiti&#233; franco-russe, ne maintiendrait en Europe que deux raffineries, &#224; Gonfreville-l'Orcher (pr&#232;s du Havre) et &#224; Anvers. La raison invoqu&#233;e au sujet de ces fermetures serait la surcapacit&#233; de production en France (on importe pourtant des tonnes de gasoil). En fait, Total a nettement investi au Moyen-Orient, et notamment &#224; Jubail, en Arabie Saoudite, o&#249; un immense complexe industriel, inaugur&#233; l'an dernier, va bient&#244;t constituer l'essentiel de ses capacit&#233;s de raffinage.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1236 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;11&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L400xH524/p13-fx-125-cqfd54-67b31.jpg?1782644277' width='400' height='524' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par Efix.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Total n'est pas seul &#224; baisser pavillon : LyondellBasell, dans les Bouches-du-Rh&#244;ne, est sous cocon depuis 2012, avant fermeture ; Exxon annonce des r&#233;ductions de capacit&#233;s en Europe, avec l'arr&#234;t probable de la raffinerie du Havre, et la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, pr&#232;s de Rouen, a d&#233;j&#224; mis la cl&#233; sous la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moralit&#233; ? On va peut-&#234;tre mieux respirer &#224; proximit&#233; des sites de production mais il y aura beaucoup plus de supertankers en mer et de camions-citernes sur les routes.
Il y a quelques jours, j'ai assist&#233; &#224; l'AG traditionnelle du jeudi qui se tient toujours devant les portes de la raffinerie Petroplus. Une trentaine de personnes, dont &#224; peine la moiti&#233; de Petroplus, &#224; &#233;couter Jean-Luc, d&#233;l&#233;gu&#233; CGT, nous pr&#233;senter un &#233;ni&#232;me projet de reprise du site. On se dit &#224; chaque fois que c'est la derni&#232;re AG, que certains vont s'apercevoir que c'est fini, mais il reste quelques militants qui se bercent d'illusions. Par peur du vide de l'apr&#232;s, sans doute. Cette fois, il est question d'un repreneur nig&#233;rian. Pourtant tout est pli&#233;. Bollor&#233; a pr&#233;sent&#233; un projet qui semble avoir convaincu les &#233;lus de la r&#233;gion et de l'agglom&#233;ration ainsi que le port : un site de d&#233;pollution et de stockage de carburant. Voir Jean-Luc et quelques autres s'accrocher &#224; des chim&#232;res a quelque chose de path&#233;tique alors qu'un peu plus loin, d'autres ouvriers sont en train de d&#233;samianter et commencent &#224; d&#233;monter les installations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'arrive &#224; &#171; la mienne &#187;, d'usine. Les fum&#233;es sont bizarres, signe que les ateliers ne marchent pas correctement. Malgr&#233; des travaux tr&#232;s lourds &#233;tal&#233;s sur trois mois, malgr&#233; des dizaines de millions d'euros investis, les ateliers en sont presque au m&#234;me point. L'atelier d'ammoniac n'arrive pas &#224; produire, il y a toujours une turbine, un &#233;changeur, des soupapes qui l&#226;chent. Quant &#224; l'atelier de fabrication d'engrais, il est &#224; l'arr&#234;t un jour sur deux &#224; cause d'avaries. Est-ce parce que ces travaux sont arriv&#233;s trop tard ? Est-ce qu'il aurait fallu mettre encore quelques dizaines de millions suppl&#233;mentaires ? Est-ce que les travaux ont vraiment &#233;t&#233; faits ? Rien ne change et les coll&#232;gues sont de plus en plus d&#233;go&#251;t&#233;s et fatigu&#233;s de devoir effectuer des man&#339;uvres sans arr&#234;t pour des ateliers qui ne tournent toujours pas rond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des bruits courent, comme quoi le nouvel acqu&#233;reur, suite aux probl&#232;mes techniques, envisagerait de garder le site mais de ne l'utiliser que comme une plate-forme de chalandise. C'est-&#224;-dire monter des hangars et des stockages pour importer et exporter des engrais (encore plus de bateaux et de camions). C'est aussi ce que souhaite le port autonome de Rouen, ainsi que les &#233;lus locaux (surtout qu'&#224; pr&#233;sent des bateaux gigantesques qui s'arr&#234;taient au Havre peuvent monter jusqu'&#224; Rouen).
Voil&#224;, le d&#233;cor est plant&#233; pour les quelques mois &#224; venir et pour ma derni&#232;re saison de &#171; Je vous &#233;cris de l'usine &#187;. Oui, je vieillis, j'ai nettement d&#233;pass&#233; l'&#226;ge maximum que je m'&#233;tais fix&#233; pour partir de l'usine mais c'est comme &#231;a. Je n'aurai pas envoy&#233; ma lettre de d&#233;mission, comme il en &#233;tait question dans &lt;i&gt;Putain d'usine&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Pierre Levaray, Putain d'usine suivi de Apr&#232;s la catastrophe et de Plan (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. Si le gouvernement Valls ne change pas la donne, si la Carsat a bien calcul&#233;, il me reste un an &#224; bosser dans cette taule avant de partir en retraite. Normalement, dans la derni&#232;re saison d'une s&#233;rie, tout doit se conclure et la bo&#238;te devrait fermer au dernier &#233;pisode. Ce sera sans doute remis &#224; un peu plus tard, mais ne comptez pas sur moi pour faire du rab !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;D&#233;c&#233;d&#233; depuis lors dans un accident d'avion &#224; Moscou. Lire, &#224; ce sujet, les &#034;Condol&#233;ances prol&#233;tarienne de Jean-Pierre Levaray dans le &lt;a href=&#034;http://cqfd-journal.org/Au-sommaire-du-126&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176;126 de &lt;i&gt;CQFD &lt;/i&gt;&lt;/a&gt; en kiosque depuis le 07 novembre. Note du webmaster.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Jean Pierre Levaray,&lt;i&gt; Putain d'usine&lt;/i&gt; suivi de&lt;i&gt; Apr&#232;s la catastrophe et de Plan social&lt;/i&gt;, Agone, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Coup de pompe</title>
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		<dc:date>2010-05-02T11:35:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Pierre Levaray</dc:creator>


		<dc:subject>Je vous &#233;cris de l'usine</dc:subject>
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&lt;p&gt;MARDI 23 F&#201;VRIER, je suis &#224; La D&#233;fense, avec quelques camarades (c'est comme &#231;a qu'on dit). J'y suis en tant qu'&#171; &#233;lu des travailleurs &#187; chez Total, pour un Comit&#233; central d'entreprise (CCE) extraordinaire concernant la cession du site de Mazingarbe (pr&#232;s de Lens). Cela se fera avec soixante-quinze suppressions d'emplois. A priori des pr&#233;retraites, mais sans doute pas uniquement. On est au d&#233;but des r&#233;unions et c'est parti pour six mois au minimum. Il s'agit de r&#233;unions pour la forme, o&#249; on (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no76-mars-2010" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;76 (mars 2010)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Je-vous-ecris-de-l-usine" rel="tag"&gt;Je vous &#233;cris de l'usine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Efix" rel="tag"&gt;Efix&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/qu-on-dit" rel="tag"&gt;qu'on dit&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;MARDI 23 F&#201;VRIER, je suis &#224; La D&#233;fense&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour conna&#238;tre mon sentiment sur ce quartier et sur les cadres dirigeants (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;, avec quelques camarades (c'est comme &#231;a qu'on dit). J'y suis en tant qu'&#171; &#233;lu des travailleurs &#187; chez Total, pour un Comit&#233; central d'entreprise (CCE) extraordinaire concernant la cession du site de Mazingarbe (pr&#232;s de Lens). Cela se fera avec soixante-quinze suppressions d'emplois. A priori des pr&#233;retraites, mais sans doute pas uniquement. On est au d&#233;but des r&#233;unions et c'est parti pour six mois au minimum. Il s'agit de r&#233;unions pour la forme, o&#249; on obtiendra quelques menus am&#233;nagements. Il y aura peut-&#234;tre des r&#233;actions des copains, gr&#232;ves et autres, mais pour l'instant c'est plut&#244;t&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_390 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;10&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L434xH370/efix76-ff60f.jpg?1782638370' width='434' height='370' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;par Efix
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;calme. D'autant que, vu l'&#233;tat des ateliers et les manques d'investissements, c'est d&#233;j&#224; dans la t&#234;te des salari&#233;s que le site est en danger. Total se d&#233;sengage de ses canards boiteux et de ses filiales (Hutchinson, GPN, d&#233;p&#244;ts de carburants) pour se concentrer sur l'exploitation directe du p&#233;trole et surtout sur ses immenses unit&#233;s de production, construites derni&#232;rement, au Qatar, en Arabie Saoudite et en Indon&#233;sie. Une restructuration de plus, donc : &#224; titre personnel, depuis le temps que je suis dans la bo&#238;te, &#231;a fait un paquet de copains qui ont disparu ainsi de mon univers. En sortant, au pied de la tour Total, on croise la d&#233;l&#233;gation CGT-SUD des raffineries. Ils sont aussi en pourparlers avec la direction suite &#224; l'annonce de la fermeture de la raffinerie des Flandres, &#224; Dunkerque.La pression sur Total est forte:les salari&#233;s des six raffineries sont en gr&#232;ve et ont arr&#234;t&#233; la production, la presse a rapidement parl&#233; de p&#233;nurie d'essence, les automobilistes ont fait la queue. Pr&#232;s de 200 stations-service ferm&#233;es, la panique vient vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la d&#233;l&#233;gation, il y a Charly, une grande gueule de la CGT, un mec de SUD et trois autres de la CGT que j'ai souvent vus dans des manifs ou r&#233;unions. Ils ont l'air crev&#233;, comme on peut l'&#234;tre apr&#232;s plusieurs jours de bagarre et de n&#233;gociations. &lt;i&gt;&#171; On a obtenu de belles avanc&#233;es. Maintenant c'est fini&lt;/i&gt;, dit Charly. &lt;i&gt;Pour nous,et si les assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales de gr&#233;vistes le d&#233;cident, on peut arr&#234;ter le mouvement.
&#8211; Et c'est quoi, ces avanc&#233;es ?
&#8211; H&#233; bien, justement, l'avancement du CCE au 8 mars ; deux tables rondes, l'une sur l'emploi dans la r&#233;gion de Dunkerque, l'autre avec le minist&#232;re de l'Industrie sur l'avenir du raffinage et ses enjeux en France ;ainsi que la promesse de Total de ne pas fermer d'autres raffineries dans les cinq ans &#224; venir. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes plut&#244;t d&#233;concert&#233;s devant ces pseudo avanc&#233;es : des &#171; tables rondes &#187; qui ne servent &#224; rien, si ce n'est &#224; endormir tout le monde, et des promesses qui n'engagent que ceux qui veulent bien y croire. Et rien pour la raffinerie des Flandres (majoritairement SUD, elle n'est sans doute pas une priorit&#233; pour la CGT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'on quitte ces syndicalistes, on est d&#233;go&#251;t&#233;s : raffineries Total en gr&#232;ve depuis une semaine, raffinerie des Flandres occup&#233;e, pr&#233;avis de gr&#232;ve dans celles d'Exxon et de P&#233;troplus pour le lendemain, p&#233;nurie de carburant&#8230;, il y avait une carte &#224; jouer. On a comme un go&#251;t d'inachev&#233;. Les raffineries sont un des derniers secteurs strat&#233;giques et quand il est en gr&#232;ve,&#231;a peut encore peser. Et rien. Comme si les copains calaient devant l'obstacle. La CFDT Total avait appel&#233; &#224; reprendre le travail la veille et peut-&#234;tre y avait-il un flottement chez les gr&#233;vistes,mais on s'attendait &#224; mieux de la part d'une CGT qui se veut combative et oppos&#233;e &#224; la politique de Bernard Thibault. Le lendemain, les gr&#233;vistes ont repris le travail, sauf &#224; Dunkerque o&#249; l'occupation continue. Je sais que &#231;a continue &#224; discuter ferme au sein de la CGT Total et que tout le monde n'est pas d'accord avec ces prises de position, n'emp&#234;che que le mal est fait. Une nouvelle grosse manifestation est organis&#233;e &#224; La D&#233;fense, le 8 mars&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pendant que, ce jour l&#224;, la direction de Total annon&#231;ait depuis son si&#232;ge de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;. D&#233;lais de bouclage obligent, je ne sais pas ce que &#231;a va donner. Au mois de janvier, ils &#233;taient un millier &#224; d&#233;filer et &#224; investir la tour de Total, mais l&#224;&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pour conna&#238;tre mon sentiment sur ce quartier et sur les cadres dirigeants qui y r&#232;gnent, lisez mon nouveau bouquin : &lt;i&gt;Tue ton patron&lt;/i&gt; (&#233;d. Libertalia).
&lt;i&gt;NDLR&lt;/i&gt; : Camarade Jean-Pierre, les (auto)copinages &#233;hont&#233;s, statutairement, c'est dans &lt;a href='https://cqfd-journal.org/Agenda'&gt;l'agenda&lt;/a&gt; de page 2 !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Pendant que, ce jour l&#224;, la direction de Total annon&#231;ait depuis son si&#232;ge de la D&#233;fense la fermeture du site de Dunkerque,deux &#224; trois cents manifestants p&#233;n&#233;traient dans le hall du b&#226;timent avant d'&#234;tre gaz&#233;s et matraqu&#233;s par les forces de l'ordre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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