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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>Histoire : &#171; Il faut oser le d&#233;sordre &#187;</title>
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		<dc:creator>Mathieu L&#233;onard</dc:creator>


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&lt;p&gt;A l'heure o&#249; l'on r&#233;active le roman national &#224; grand coup de best-sellers, un collectif d'enseignants, Aggiornamento hist-g&#233;o, d&#233;cide de questionner ce rapport &#171; actif et collectif &#187; &#224; l'histoire et les pesanteurs de son apprentissage. Rencontre avec Laurence De Cock, professeure en lyc&#233;e, V&#233;ronique Servat, professeure de coll&#232;ge et &#201;ric Fournier, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; la Sorbonne-Paris I. CQFD : Sur quel constat et avec quels objectifs le collectif a-t-il &#233;t&#233; cr&#233;&#233; ? Laurence De (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no125-octobre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;125 (octobre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Remy-Cattelain" rel="tag"&gt;R&#233;my Cattelain&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Blois" rel="tag"&gt;Blois&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'heure o&#249; l'on r&#233;active le roman national &#224; grand coup de best-sellers, un collectif d'enseignants, Aggiornamento hist-g&#233;o, d&#233;cide de questionner ce rapport &#171; actif et collectif &#187; &#224; l'histoire et les pesanteurs de son apprentissage. Rencontre avec Laurence De Cock, professeure en lyc&#233;e, V&#233;ronique Servat, professeure de coll&#232;ge et &#201;ric Fournier, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; la Sorbonne-Paris I.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; : Sur quel constat et avec quels objectifs le collectif a-t-il &#233;t&#233; cr&#233;&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurence De Cock :&lt;/strong&gt; Le &lt;a href=&#034;http://cvuh.blogspot.fr/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Comit&#233; de vigilance&lt;/a&gt; face aux usages publics de l'Histoire (CVUH) est n&#233; en r&#233;action au vote de la loi du 23 f&#233;vrier 2005, dont l'article 4 insistait sur les &#171; &lt;i&gt;effets positifs de la colonisation&lt;/i&gt; &#187; et en prescrivait l'enseignement. Avec des coll&#232;gues, nous avons lanc&#233; un premier travail sur &#171; la fabrique de l'histoire&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laurence De Cock, Emmanuelle Picard (dir.), La Fabrique scolaire de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &#187;. Puis je suis tomb&#233;e sur un article de 1968 de l'historienne Suzanne Citron &#171; Pour l'aggiornamento de l'histoire-g&#233;ographie &#187;, qui d&#233;non&#231;ait la trame tr&#232;s roman national dans l'enseignement et les pesanteurs institutionnelles de l'&#233;cole. Cet article, d'une incroyable actualit&#233;, m'a fait penser qu'&#224; chaque d&#233;bat sur l'histoire-g&#233;o se jouait le m&#234;me revival de cette probl&#233;matique. Cela m'a conduite, le 31 d&#233;cembre 2010, &#224; envoyer un appel &#224; des coll&#232;gues pour construire une r&#233;flexion autour des programmes scolaires. Puis le site &lt;a href=&#034;http://aggiornamento.hypotheses.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Aggiornamento hist-g&#233;o&lt;/a&gt; s'est ouvert en avril 2011, avec comme id&#233;e essentielle, outre le fait d'une orientation revendiqu&#233;e &#224; gauche, que les travailleurs parlent de leur travail, c'est-&#224;-dire que ce soient les profs qui parlent de leur mati&#232;re, au sens de leur mat&#233;riau de base. Sur le plan structurel, le collectif reste n&#233;anmoins informel. On a un noyau de 20&#8200;personnes tr&#232;s actives et plus de 200 sur notre liste de diffusion. Le but est de constituer un lieu d'interpellation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour rafra&#238;chir la m&#233;moire de nos lecteurs qui auraient s&#233;ch&#233; les cours, comment enseigne-t-on l'histoire dans les coll&#232;ges et les lyc&#233;es aujourd'hui ? Qui d&#233;cide des programmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V&#233;ronique Servat :&lt;/strong&gt; Au coll&#232;ge, on est sur un sch&#233;ma classique o&#249; l'on consid&#232;re qu'il faut que les &#233;l&#232;ves aient vu les quatre p&#233;riodes canoniques&#8200;de&#8200;l'Histoire (l'Antiquit&#233;, le Moyen &#194;ge, la p&#233;riode moderne et l'&#233;poque contemporaine), les sujets restent tr&#232;s politiques, tr&#232;s militaires, tr&#232;s masculins&#8200;&#8211;&#8200;&#224; l'exception de Jeanne d'Arc et Marie-Antoinette, les femmes sont compl&#232;tement absentes. Avec la r&#233;vision des programmes en 2010, on a, d'une part, renforc&#233; le contr&#244;le des enseignants et, d'autre part, sous la pression des fi&#232;vres m&#233;morielles, conduit &#224; un entassement des th&#232;mes &#224; enseigner, en troisi&#232;me notamment. L'enseignant est soumis &#224; un tas d'injonctions et &#224; une surcharge encyclop&#233;dique, qui sont tr&#232;s probl&#233;matiques et conduisent &#224; des situations de &lt;i&gt;burn-out&lt;/i&gt;, mais qui sont encore plus dramatiques pour les &#233;l&#232;ves en termes de compr&#233;hension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux programmes, ils ont fait l'objet de tout un circuit d'&#233;criture dans lequel interviennent des universitaires et l'inspection g&#233;n&#233;rale, mais aussi ce nouvel organisme manag&#233;rial qu'on appelle la DGESCO (Direction g&#233;n&#233;rale de l'enseignement scolaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;ric Fournier :&lt;/strong&gt; On feint de consulter la base et les syndicats sans rien prendre en compte. Qui d&#233;cide ? C'est un conglom&#233;rat m&#234;lant un ancien syst&#232;me jacobin &#224; un syst&#232;me n&#233;olib&#233;ral et manag&#233;rial qu'est la DGESCO. C'est assez compliqu&#233; de s'y retrouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le poids r&#233;el du politique ? Sous le quinquennat Sarkozy, l'histoire a &#233;t&#233; convoqu&#233;e &#224; des fins d'instrumentalisation politique : suppression de la discipline pour les terminales scientifiques, lettre de Guy M&#244;quet, projet de Maison de l'histoire de France, etc. Depuis 2012, la gauche au pouvoir est-elle en reste sur le plan de la r&#233;cup&#233;ration historique ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. D. C. :&lt;/strong&gt; Le niveau d'inf&#233;odation est tr&#232;s variable selon les cycles. A l'&#233;cole primaire, qui reste sur le mod&#232;le de l'&#233;cole de Jules Ferry, il y a un enjeu symbolique excessivement fort. Ceux qui &#233;crivent le programme de primaire font partie de commissions totalement opaques, sur lesquelles il y a une pression politique tr&#232;s forte. L&#224; o&#249; il faut chercher le politique&#8200;&#8211; la droite comme la gauche se valent en la mati&#232;re&#8200;&#8211; c'est dans tous ces processus d'emp&#234;chement de travailler par un brouillage complet des directives qui est d&#251; &#224; la n&#233;o-lib&#233;ralisation du syst&#232;me. La plaie du syst&#232;me &#233;ducatif, c'est r&#233;ellement le pilotage par l'&#233;valuation. On est &#224; la fois dans un syst&#232;me de r&#233;sultat et un flou politique &#224; propos de ce qu'on doit enseigner. Ce flou politique vient de la recherche de consensus qui doit rassurer tous les groupes porteurs de m&#233;moire (pieds-noirs, esclavage, etc.). Les programmes de 2008 ont &#233;t&#233; une distribution &#233;quitable de toutes les demandes faites par les diff&#233;rents groupes, qui donnent un ensemble incompr&#233;hensible et sans aucune ligne de coh&#233;rence. C'est &#231;a aussi qui permet la r&#233;&#233;mergence du d&#233;bat au sujet du roman national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entre le retour du roman national (les grands hommes, les grandes dates militaires) et l'agr&#233;gat de r&#233;cits m&#233;moriels, quelle porte de sortie trouver pour l'enseignement d'une histoire critique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. F. :&lt;/strong&gt; Il ne s'agit pas de remplacer le roman national &#233;difiant, bas&#233; sur un continuum identitaire, par un alter-roman, qui serait, lui, r&#233;volutionnaire. Ce serait revenir &#224; des propositions &#233;quivalentes : Clovis ou les Noirs Marrons&#8230; Pourquoi l'un et pas l'autre ? Ce sont l'approche g&#233;n&#233;rale et l'injonction identitaire qui doivent &#234;tre mises en cause.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;V. S. : &lt;/strong&gt; Il faut surtout nous donner la libert&#233; d'agir dans nos classes. Nous sommes des praticiens et experts dans nos disciplines. Au lieu d'assommer les &#233;l&#232;ves avec un empilement de connaissances dont on retient peu de choses, une approche th&#233;matique pourrait redonner de la saveur &#224; la discipline car les choix permettraient de d&#233;gager du temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. D. C. :&lt;/strong&gt; En r&#234;vant un peu, ce serait de chercher des th&#232;mes f&#233;d&#233;rateurs &#224; l'int&#233;rieur des programmes qui croisent l'histoire sociale, l'histoire par en bas, le genre, l'histoire connect&#233;e, l'immigration, les circulations. Ces programmes ne pourraient &#234;tre que th&#233;matiques. Par exemple, si on prend &#171; le travail &#224; travers les &#233;poques &#187;, ce th&#232;me permet au professeur d'enseigner des &#233;v&#233;nements factuels et aux enfants de se saisir de l'histoire, d'interroger les sources, les conflits sociaux, etc. On prend toujours les gamins pour des d&#233;biles en disant qu'il faut leur pr&#233;senter les choses dans l'ordre, c'est-&#224;-dire qu'il faut d'abord apprendre la chronologie pour comprendre le reste. Selon moi, il faut au contraire oser le d&#233;sordre, &#224; partir de quoi les &#233;l&#232;ves sauront se construire une intelligibilit&#233; de la r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une question sur l'influence des th&#233;ories conspirationnistes&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ne pas rater le prochain num&#233;ro de CQFD, en kiosque le vendredi 5 d&#233;cembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt; qui peuvent exercer une fascination sur des lyc&#233;ens. Avez-vous &#233;t&#233; confront&#233;s &#224; cette insidieuse &#233;rudition occulte dans vos rangs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. F. :&lt;/strong&gt; Ces th&#233;ories empruntent les m&#234;mes proc&#233;d&#233;s que ceux du roman national en offrant un grand r&#233;cit englobant dans lequel tout peut rentrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. D. C. :&lt;/strong&gt; C'est un ph&#233;nom&#232;ne qui est int&#233;ressant car il r&#233;v&#232;le la faillite d'un des objectifs&#8200;&#8211; par ailleurs &#171; tarte &#224; la cr&#232;me &#187; et placebo &#8211; du syst&#232;me &#233;ducatif, c'est-&#224;-dire le fameux apprentissage de l'esprit critique. Avec ces th&#233;ories, l'esprit critique op&#232;re ailleurs et de fa&#231;on d&#233;voy&#233;e, sous la forme de &#171; je ne crois pas ce qu'on me dit &#187;. Au lieu de questionner, d'interroger le savoir, celui-ci est directement per&#231;u comme un moyen d'oppression. Pour contrer ces th&#233;ories, l'&#233;cole devrait devenir un lieu o&#249; l'on interroge la substance des savoirs et leur utilit&#233;. Mais, en raison des cadences infernales, de la structure du cours magistral et du fait que l'&#233;cole est aussi un lieu de reproduction de l'ordre social dominant, ce n'est pas possible. Il faudrait pourtant pouvoir d&#233;construire ces discours et les d&#233;miner, en laissant les &#233;l&#232;ves interroger le savoir et en les interrogeant &#224; leur tour, afin d'expliquer comment on arrive &#224; une v&#233;rit&#233; en histoire. Quand je parle du n&#233;gationnisme, j'&#233;voque toujours le cas de Jean-Claude Pressac, un bel exemple d'un ancien n&#233;gationniste qui, &#224; partir des sources, va revenir sur son erreur initiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une pol&#233;mique traverse les milieux historiens en ce d&#233;but d'automne. Le 30 juillet dernier, l'&#233;crivain Edouard Louis et le philosophe Geoffroy de Lagasnerie se sont indign&#233;s, dans une tribune dans &lt;i&gt;Lib&#233;ration&lt;/i&gt;, que la conf&#233;rence inaugurale &#171; Rendez-vous de Blois &#187; dont le th&#232;me choisi cette ann&#233;e est &#171; Les rebelles &#187;, soit confi&#233;e au philosophe Marcel Gauchet, r&#233;put&#233; r&#233;actionnaire et hostile aux droits des homosexuels, entre autres. Outre le fait qu'on imagine mal les &#171; Rendez-vous de Blois &#187; virer &#224; l'&#233;meute anarcho-queer, est-ce qu'on assiste l&#224; &#224; une temp&#234;te dans un verre d'eau acad&#233;mique, &#224; une op&#233;ration publicitaire de deux jeunes radicaux bourdieusiens ou &#224; une v&#233;ritable question sur la crise de l'engagement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E. F. :&lt;/strong&gt; On sait que Blois, ce ne sont pas les rendez-vous d'une histoire critique, mais en m&#234;me temps, il y a une magie qu'on ne peut pas ignorer, est le principal rendez-vous de l'Histoire en France, c'est le week-end de l'ann&#233;e de remise &#224; niveau des connaissances historiographiques, o&#249; l'on croise une foule d'enseignants du secondaire qui, Camelbak D&#233;cathlon au dos, courent les conf&#233;rences de 9&#8200;h &#224; 20 h. Il y a forc&#233;ment une sorte de off o&#249; l'histoire critique peut s'ins&#233;rer. Quant &#224; savoir si le concept &#171; rebelles &#187; est forc&#233;ment progressiste, c'est une question encore &#224; d&#233;finir : apr&#232;s tout, les Sudistes, l'OAS, etc. sont aussi des rebelles. La controverse permet de politiser un rendez-vous que l'on sait tr&#232;s institutionnel &#224; la base, autour des r&#233;seaux de Jean-No&#235;l Jeanneney, du magazine &lt;i&gt;L'Histoire&lt;/i&gt;, de Pierre Nora et de Gallimard. Pour moi, il ne s'agit pas de boycotter Blois mais de souligner que la pr&#233;sence de Gauchet nous r&#233;v&#232;le le positionnement id&#233;ologique des organisateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L. D. C. :&lt;/strong&gt; Selon moi, &#201;douard Louis et Lagasnerie ont eu le m&#233;rite de bousculer un monde d'historiens feutr&#233; et imbu de lui-m&#234;me, camp&#233; sur des conservatismes et ayant perdu le go&#251;t du d&#233;bat politique. Ils disent qu'ils n'ont aucune raison d'aller &#224; Blois pour ne pas cautionner un simulacre de d&#233;bat, neutralis&#233; d'avance. Louis et Lagasnerie veulent au contraire marquer des lignes de clivage. Je trouve leur r&#233;action tr&#232;s saine. On a vu cet &#233;t&#233; une premi&#232;re lev&#233;e de bouclier du monde historien contre ces deux &#233;nergum&#232;nes qui ne sont pas du s&#233;rail, puis progressivement, certains historiens critiques ont d&#251; un peu sortir du r&#233;flexe de solidarit&#233; de corps. Tout cela nous pousse &#224; nous d&#233;terminer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1242 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH412/p14-blois-copie-c06f9.jpg?1782649461' width='500' height='412' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Par R&#233;my Cattelain.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Laurence De Cock, Emmanuelle Picard (dir.),&lt;i&gt; La Fabrique scolaire de l'histoire : Illusions et d&#233;sillusions du roman national&lt;/i&gt;, &#201;ditions Agone, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Ne pas rater le prochain num&#233;ro de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt;, en kiosque le vendredi 5 d&#233;cembre dont le dossier, &#034;Dragons et complots&#034;, sera consacr&#233; au complotisme !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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