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	<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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	<description>Mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales - en kiosque le premier vendredi du mois.</description>
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		<title>CQFD, mensuel de critique et d'exp&#233;rimentation sociales</title>
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		<title>La &#171; flore rouge &#187; squatt&#233;e par une barbouze</title>
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		<dc:date>2014-12-10T03:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Cyran</dc:creator>


		<dc:subject>centre social</dc:subject>
		<dc:subject>l'extr&#234;me droite</dc:subject>
		<dc:subject>Rote Flora</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Pendant six ans, une fonctionnaire de police de Hambourg a noyaut&#233; la Rote Flora. Les militants de ce squat ont mis huit ans &#224; d&#233;masquer leur fausse camarade. Une affaire pas si surprenante, qui d&#233;montre que la hantise de l'infiltration souvent &#224; l'&#339;uvre dans les groupes contestataires est peut-&#234;tre l&#233;gitime mais inop&#233;rante : quand la police y met les moyens, ses mouchards sont de toute fa&#231;on ind&#233;tectables. Du moins, jusqu'&#224; un certain point&#8230; Le centre social autog&#233;r&#233; Die Rote Flora, &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no127-decembre-2014" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;127 (d&#233;cembre 2014)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centre-social" rel="tag"&gt;centre social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/l-extreme-droite" rel="tag"&gt;l'extr&#234;me droite&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Rote-Flora" rel="tag"&gt;Rote Flora&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/nobles-besognes" rel="tag"&gt;nobles besognes&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Die-Rote" rel="tag"&gt;Die Rote&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant six ans, une fonctionnaire de police de Hambourg a noyaut&#233; la Rote Flora. Les militants de ce squat ont mis huit ans &#224; d&#233;masquer leur fausse camarade. Une affaire pas si surprenante, qui d&#233;montre que la hantise de l'infiltration souvent &#224; l'&#339;uvre dans les groupes contestataires est peut-&#234;tre l&#233;gitime mais inop&#233;rante : quand la police y met les moyens, ses mouchards sont de toute fa&#231;on ind&#233;tectables. Du moins, jusqu'&#224; un certain point&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le centre social autog&#233;r&#233; Die Rote Flora, &#171; squat &#187; historique de Hambourg et foyer de quelques luttes &#233;piques contre l'extr&#234;me droite, le racisme et la gentrification, vient de verser une pi&#232;ce de choix au dossier des nobles besognes polici&#232;res. Dans un communiqu&#233; mis en ligne le 3&#8200;novembre sur un &lt;a href=&#034;http://verdeckteermittler.blogsport.eu/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;blog&lt;/a&gt; anonyme cr&#233;&#233; pour l'occasion, des proches de la &#171; Flore rouge &#187; r&#233;v&#232;lent qu'une de leurs anciennes camarades &#233;margeait en fait &#224; la maison poulaga. De 2000 &#224; 2006, celle que tout le monde connaissait sous le nom d'Iris Schneider s'&#233;tait illustr&#233;e comme une militante pure et dure, &#224; la fois par son d&#233;vouement &#224; la vie du centre et par la place tr&#232;s offensive qu'elle occupait au sein du comit&#233; d'actions. Pour d&#233;bouler dans une cage &#224; riches ou inciter &#224; la baston avec les fafs, Iris n'&#233;tait jamais la derni&#232;re, rameutant copines et copains pour ensuite les balancer en flag' &#224; ses coll&#232;gues. La taupe avait m&#234;me r&#233;ussi &#224; prendre les r&#234;nes d'une &#233;mission sur FSK, une radio associative proche des squatteurs. Activiste d&#233;vou&#233;e et journaliste alternative, deux casquettes de r&#234;ve pour camoufler le k&#233;pi.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_1262 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;7&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://cqfd-journal.org/local/cache-vignettes/L500xH281/p15-rote-flora-2e28b.jpg?1779602705' width='500' height='281' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;D. R.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les occupants de la Rote Flora ne sont pourtant pas n&#233;s de la derni&#232;re pluie. Depuis l'ouverture du lieu en 1989, cet ancien th&#233;&#226;tre converti en QG d'autonomes, r&#233;guli&#232;rement en proie aux menaces d'expulsion et aux attaques des n&#233;o-nazis, a vu d&#233;filer quantit&#233; de mouchards et de flicaillons de tout poil. Comme le reconna&#238;t un ancien, &#171; &lt;i&gt;l'infiltration, c'est une &#233;vidence avec laquelle il faut vivre&lt;/i&gt; &#187;. Inutile de soumettre chaque nouvelle recrue &#224; un interrogatoire serr&#233;, ou de refouler X ou Y pour d&#233;faut de cooptation, comme cela se voit en France : les flics sont en g&#233;n&#233;ral les mieux form&#233;s pour endormir les paranos et les na&#239;fs, qui sont souvent les m&#234;mes&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En mai dernier, un envoy&#233; sp&#233;cial de CQFD s'est ainsi vu jeter &#224; la porte de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;. A la Rote Flora, le comportement un chou&#239;a trop &#171; parfait &#187; d'Iris Schneider a bien &#233;veill&#233; quelques soup&#231;ons, sans que cela l'emp&#234;che de s'incruster pendant six ans. &#171; &lt;i&gt;La crainte d'exclure injustement une camarade l'a emport&#233; sur notre m&#233;fiance&lt;/i&gt; &#187;, r&#233;sume le t&#233;moin. D'autant que l'adr&#233;naline de la vie militante agit parfois comme une colle forte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout&#8200;comme&#8200;Mark Kennedy, le flic anglais passablement tordu qui a parasit&#233; le groupe dit &#171; de Tarnac &#187;&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire David Dufresne, Tarnac, Magasin g&#233;n&#233;ral, Calmann-L&#233;vy, 2012.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;, l'agente de Hambourg a pouss&#233; le go&#251;t de sa fonction jusqu'&#224; multiplier les escapades amoureuses avec les camarades qu'elle fliquait. Au prix de quelles complications pour son psychisme ? L'histoire ne le dit pas. En 2006, quand Iris s'arrache de la Rote Flora &#224; destination, dit-elle, des &#233;tats-Unis, les plus aff&#251;t&#233;s de ses camarades n'ont plus le moindre doute. Il faudra pourtant attendre encore sept ans pour que lumi&#232;re se fasse : en septembre 2013, une militante de la sc&#232;ne autonome de Hambourg la croise par hasard &#224; l'h&#244;tel de police. Le temps de mener l'enqu&#234;te, et les camarades d&#233;couvrent qu'Iris Schneider s'appelle en fait Iris Plate, qu'elle fait la fiert&#233; de la flicaille locale et qu'elle officie d&#233;sormais au &#171; service de pr&#233;vention contre l'extr&#233;misme islamiste &#187;. L&#224;-bas comme ici, l'imp&#233;rieuse urgence de terrasser la &#171; mouvance anarcho-autonome &#187; a c&#233;d&#233; le pas &#224; d'autres priorit&#233;s. Les modes passent, les m&#233;thodes demeurent. Au d&#233;but des ann&#233;es 1980, des &#171; totos &#187; parisiens v&#233;curent d&#233;j&#224; ce cauchemar qui consiste &#224; tomber nez &#224; nez sur un ancien compagnon de lutte en tenue de flic&#8200;&#8211; un souvenir &#233;voqu&#233; par Guy Dardel dans son roman &lt;i&gt;Un tra&#238;tre chez les totos&lt;/i&gt;&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Publi&#233; chez Actes Sud en 1999.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A Hambourg, les victimes de la fourberie polici&#232;re se sont fait (un peu) justice : dans le texte d&#233;goupill&#233; sur Internet figurent l'identit&#233; de la polici&#232;re infiltr&#233;e, sa date de naissance, sa qualit&#233; et son adresse. Sa photo aussi a fait le tour de la Toile, ce qui amenuise consid&#233;rablement ses chances de r&#233;it&#233;rer ses exploits ailleurs. Effet inattendu de ce d&#233;ballage : somm&#233;s de s'expliquer par des &#233;lus de Die Linke, le parquet et la police de Hambourg ont admis avoir commandit&#233; l'op&#233;ration, mais dans le &#171; &lt;i&gt; cadre autoris&#233; par la loi &lt;/i&gt; &#187;, assertion farfelue qui a eu don d'agacer tout le monde. C'est qu'en Allemagne l'onde de choc suscit&#233;e par l'affaire des &#233;coutes de la NSA a rendu l'opinion un brin chatouilleuse sur les questions de flicage. Pour les m&#233;dias, passe encore que la police espionne des militants politiques de gauche, f&#251;t-ce au m&#233;pris de la loi, qui&#8200;&#8211; rions un peu&#8200;&#8211; interdit en principe au policier &lt;i&gt;undercover&lt;/i&gt; de pi&#233;ger ses victimes en les incitant &#224; commettre des actes susceptibles de les envoyer en taule. Mais que de surcro&#238;t le flic se fasse passer pour un journaliste, &#231;a, c'est pousser le bouchon un peu loin. Indignation du syndicat de la presse, menace de porter plainte pour violation de la Constitution, effets de manche et tr&#233;molos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire devrait encore faire le bouillon quelques semaines. Apr&#232;s quoi elle se tassera : la mairie SPD de Hambourg pourra alors reprendre ses projets d'embourgeoisement du Schanzenviertel, le quartier popu de la Rote Flora, en comptant sur l'aide de la police et de ses barbouzes. Les squatteurs, eux, promettent qu'ils continueront de faire ce qu'ils font depuis vingt-cinq ans : un peu mieux que r&#233;sister.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;En mai dernier, un envoy&#233; sp&#233;cial de &lt;i&gt;CQFD&lt;/i&gt; s'est ainsi vu jeter &#224; la porte de la &#171; commission actions &#187; de la Coordination des intermittents et pr&#233;caires d'Ile-de-France (CIP-IDF) au motif qu'il n'avait pas &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt; coopt&#233;&lt;/i&gt; &#187;. Vraisemblablement, ses remarques au sujet de la strat&#233;gie &#224; adopter avec les m&#233;dias (feu ! feu ! feu !) avaient &#233;t&#233; interpr&#233;t&#233;es comme un sympt&#244;me de radicalit&#233; dont seul un agent provocateur stipendi&#233; par la place Beauvau pouvait &#234;tre l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Lire David Dufresne, &lt;i&gt;Tarnac, Magasin g&#233;n&#233;ral&lt;/i&gt;, Calmann-L&#233;vy, 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;Publi&#233; chez Actes Sud en 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Centre social et autog&#233;r&#233; ? C'est pas maintenant&#8230;</title>
		<link>https://cqfd-journal.org/Centre-social-et-autogere-C-est</link>
		<guid isPermaLink="true">https://cqfd-journal.org/Centre-social-et-autogere-C-est</guid>
		<dc:date>2012-07-17T04:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Gilles Lucas</dc:creator>


		<dc:subject>Toulouse</dc:subject>
		<dc:subject>centre social</dc:subject>
		<dc:subject>centre</dc:subject>
		<dc:subject>C&#233;cile Duflot</dc:subject>
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		<dc:subject>AFPA</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La sentence est tomb&#233;e, le 29 juin, contre le Centre social autog&#233;r&#233; (Crea) de Toulouse : le tribunal administratif laisse un d&#233;lai d'un mois avant d'expulser la quarantaine de personnes, dont dix familles et quinze enfants, qui habitent cet immeuble de l'all&#233;e des Demoiselles, un centre de l'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) laiss&#233; &#224; l'abandon depuis plusieurs ann&#233;es. Le fait que cet organisme soit consid&#233;r&#233;, par ses liens &#233;troits avec les minist&#232;res et P&#244;le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://cqfd-journal.org/CQFD-no102-juillet-aout-2012" rel="directory"&gt;CQFD n&#176;102 (juillet-ao&#251;t 2012)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Toulouse" rel="tag"&gt;Toulouse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centre-social" rel="tag"&gt;centre social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/centre" rel="tag"&gt;centre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/Cecile-Duflot" rel="tag"&gt;C&#233;cile Duflot&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/social-autogere" rel="tag"&gt;social autog&#233;r&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/tribunal-administratif" rel="tag"&gt;tribunal administratif&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/administratif-laisse" rel="tag"&gt;administratif laisse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/delai-d-un" rel="tag"&gt;d&#233;lai d'un&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/formation-professionnelle" rel="tag"&gt;formation professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://cqfd-journal.org/AFPA" rel="tag"&gt;AFPA&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La sentence est tomb&#233;e, le 29 juin, contre le &lt;a href=&#034;http://creatoulouse.squat.net&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Centre social autog&#233;r&#233; (Crea)&lt;/a&gt; de Toulouse : le tribunal administratif laisse un d&#233;lai d'un mois avant d'expulser la quarantaine de personnes, dont dix familles et quinze enfants, qui habitent cet immeuble de l'all&#233;e des Demoiselles, un centre de l'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) laiss&#233; &#224; l'abandon depuis plusieurs ann&#233;es. Le fait que cet organisme soit consid&#233;r&#233;, par ses liens &#233;troits avec les minist&#232;res et P&#244;le emploi, comme partie prenante du service public n'y aura rien fait : ni l'activit&#233; des occupants, dont le relogement de personnes &#224; la rue, ni l'interpellation des &#233;lus concern&#233;s n'auront jou&#233; en faveur des squateurs. Il faut dire que ces derniers ont l'outrecuidance de pallier les carences de l'&#201;tat dans le domaine de l'h&#233;bergement social en &#8211; quel toupet ! &#8211; s'auto-organisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant des semaines, les nouvelles ministres des Affaires sociales (propri&#233;taires du lieu) &#8211; Marisol Touraine &#8211; et du Logement &#8211; C&#233;cile Duflot &#8211; ont laiss&#233; leur 06 sur r&#233;pondeur, &#233;cartant ainsi toute opportunit&#233; d'annuler la d&#233;cision d'expulsion en demandant, par exemple, l'arr&#234;t de la proc&#233;dure judiciaire. Pour cette &#171; gauche &#187; de gouvernement, occuper des logements et y accueillir des personnes vivant &#224; la rue est s&#251;rement un &#171; changement &#187; trop brusque. N'en d&#233;plaise aux camarades socialistes et &#224; leurs affid&#233;s, l'aventure du Crea fait des &#233;mules dans le pays : l'Internat occup&#233; &#224; Dijon, la Patate Chaude &#224; Grenoble&#8230; Combien faudra-t-il d'ouvertures de lieux pour que C&#233;cile Duflot, la V&#233;ronique Jannot de l'&#233;cologie, daigne d&#233;crocher son portable ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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